MRE : Marocain Résolument Enervé...

Oui, je suis une MRE, même si j’ai cru comprendre qu’on nous avait affublés  entretemps d’autres initiales et je veux rester MRE, soit Marocaine Résolument Enervée. Depuis le temps que je me sentais bien loin de tout et oubliée de tous, voilà que cet été j’ai enfin entendu parler de mon Ambassade. Des gens charmants du reste, mais dont on  n’entend jamais parler et qui, surtout, ne veulent jamais entendre parler de nous. Un passeport, une carte nationale à faire renouveler? A chacun de faire des centaines de kilomètres, dispersés que nous sommes en Allemagne du Nord pour gagner Berlin. L’accueil y est aimable, on vous prévient qu’il faut des photos biométriques faisables uniquement dans un studio « tout près de là », m’assure-t-on, en me donnant toutefois un plan du quartier… Au bout de 20 minutes de marche dans un dédale de rues par un froid sibérien, j’arrive dans un studio de photographe un peu minable où d’autres visages aussi typés que le mien me rassurent tout de suite : je ne suis pas la seule Marocaine à avoir échoué ici… et le  mot « échouer » n’est pas déplacé : nous sommes nombreux, femmes et enfants aussi, patients, attendant notre tour, résignés comme des réfugiés attendant le bateau qui va les emmener… ou comme des Marocains dans les couloirs d’une administration ! Quand toutes les démarches seront faites, on va apprendre qu’une fois les papiers enfin revenus du Maroc, il va falloir refaire le chemin (240 km aller, 240 km retour) pour tendre la main, avec le sourire si faire se peut, et récupérer le céleste document. Pour d’autres démarches, il est prévu une fois par an (je répète : une fois l’an) une tournée consulaire à Hambourg même, mais la date reste résolument top secret,...

Il faut sauver le Captain Ni’mat ! Nov29

Il faut sauver le Captain Ni’mat !...

Dans leur temps, nos aïeux se laissaient transporter par la poésie mélodieuse d’Abu Nawass, de Cheikh Nefzaoui et de ces autres, que l’on ne connait plus dans le monde arabe depuis ses siècles de déclin intellectuel. Chez leur descendance contemporaine, une anomalie trépigne dans l’air, depuis plus d’un mois. Cherchez l’erreur dans la librairie la plus proche de vous, même dans celles que vous connaissez ou ne connaissez pas, il n’en est rien : Le dernier Combat du Captain Ni’mat est livre introuvable. L’autocensure forcée : Ouvrage posthume de Mohammed Leftah, le roman a été promu par le prix de la Mamounia en fin octobre 2011, rendant un hommage mérité à son auteur décédé en 2008, comme il ne l’a jamais reçu de son vivant. Depuis, vous vous êtes peut-être rendus à nombre de librairies pour vous procurer l’ouvrage avant rupture des stocks, sauf que vous vous êtes rendus compte que les stocks sont d’emblée inexistants. Pour cause, aucune librairie ne parvient à commander un exemplaire du livre de Leftah. Recherchez l’erreur, aucune note officielle du ministère de la Culture ni la Communication n’exige l’interdiction de l’ouvrage, qui est en revanche, depuis son apparition en 2010, un de succès de ventes en France. L’affaire est tantôt qualifiée de « futilités », tantôt passées sous silence, faisant une controverse silencieuse telle qu’aucune personnalité politique n’ose s’y aventurer, pour une raison ou pour une autre, malgré les appels à la levée de l’interdiction sur le livre. Un réserviste en rédemption : L’histoire se passe au Caire des années 2000. Le protagoniste est un réserviste égyptien à la retraite. Au dessus de ses soixante ans, il se rappelle avec remord de la défaite de l’armée égyptienne contre Israël, en 1967. Allongé au bord d’une piscine, dans la monotonie ambiante d’une vie de...

L’économie marocaine entre le Ciel et la Rente Nov28

L’économie marocaine entre le Ciel et la Rente...

Ce fut un débat passionnant au Café Culturel de l’Institut Agronomique et Vétérinaire, auquel j’ai eu le plaisir de participer auprès du Professeur Najib Akesbi, économiste et enseignant chercheur, et qui m’a permis de constituer une image sur l’état actuel de l’économie marocaine. Le titre est plus que parlant, mais l’explication s’impose. LE CIEL Par le Ciel, le clin d’œil s’adresse aux « forces célestes » qui ont assigné au Maroc des ressources naturelles rares, fragiles et capricieuses : une insuffisance en surfaces agricoles utiles ; une pauvreté en ressources minières, mais surtout des aléas et des changements climatiques qui, par leurs conséquences sur les ressources en eau, sur la désertification et sur l’érosion, pèsent fortement et particulièrement sur l’agriculture et accentuent les risques de sècheresse. Ces problématiques multiples s’entrecroisent, interagissent et finissent par avoir des incidences quasi directes sur l’agriculture et par conséquent, sur toute la dynamique économique du pays : L’agriculture était et demeure le nerf névralgique de l’économie nationale. Elle continue d’y occuper une place important en générant 15% du PIB en moyenne. En effet, cette situation est confirmée, entre autres, par les informations essentielles que révèle une figure représentant l’évolution (depuis l’indépendance et jusqu’à la situation actuelle) du PIBA (agricole), des données de la pluviométrie et du PIB général : la corrélation des trois courbes est absolument déconcertante et ahurissante. L’économie nationale reste fortement marquée par l’activité agricole, aussi bien pour la production que pour la commercialisation. Au Maroc, l’agriculture est donc bel et bien placée au carrefour des problématiques et d’enjeux essentiels économiques, sociaux, environnementaux, et autres. Ce diagnostic conduit à une interrogation manifeste et irrécusable : comment ce secteur d’agriculture, avec un faible pourcentage de PIB et subissant uns situation bien précaire, régit l’ensemble de l’économie nationale? Le...

Fable à l’eau de javel...

Sur Atlantic Radio, le député PJD Najib Boulif s’est dit favorable à une expression artistique et culturelle « propre ». Réponse à ce monsieur qui veut récurer l’art comme un fond de marmite poisseux. Dimanche 27 novembre, la Toile fleurait bon la lavande. Toiletté, Facebook arborait une nouvelle trogne, un peu hébétée, certes, comme après le Hammam, mais les traits étaient sereins et réjouis. C’était ravissant à voir. Hardiment, les internautes emboîtèrent le pas à Najib Boulif, un député PJD connu pour la blancheur de ses cols et l’exquise senteur de ses auréoles. D’ailleurs, ils le baptisèrent M. Propre ; sous son œil paternel, sans nulle trace de crottes, ils aseptisèrent les murs, purgèrent listes et albums de toute souillure. Il y eut des récalcitrants, bien sûr. Ces pourceaux éructèrent : «Mais c’est proprement scandaleux !». On les fit taire pour ne point faisander l’atmosphère. Sur les profils désormais, un seul mot d’ordre : «Pour une expression artistique et culturelle propre !» La phrase de M. Boulif fondait sur toutes les langues, comme une pastille mentholée. On s’en gargarisait et la recrachait à l’infini, comme un bain de bouche. Ces effluves parvinrent au peintre Melehi, qui, épouvanté, troqua l’abstrait – Certaines formes pouvant vaguement s’apparenter à des taches – contre le figuratif ou, mieux, la nature morte : À une vente aux enchères, les collectionneurs s’arrachèrent les toiles «Produits d’entretien et de nettoyage» et «Monologue d’un Aspirateur». Voyant la côte de son compère grimper, Mahi Binebine fit porter des scaphandres à ses corps nus. Il cessa de les entremêler, car l’acrylique empestait la sueur. Latefa Ahrare se produisit en burnous. Abdellatif Laâbi enterra sa pétition contre la censure du Dernier combat de Leftah et s’assura qu’on émiette les quelques exemplaires disponibles de ce brûlot,...

ياسين عدنان : عن المرأة و السياسة و أشياء أخرى Nov25

ياسين عدنان : عن المرأة و السياسة و أشياء أخرى...

حوار مع الشاعر و الإعلامي ياسين عدنان          لنبدأ بسؤال تقليدي حول بداياتك مع الأدب: كيف اكتشفت موهبتك في الشعر والقصة   ؟  بدايتي مع الأدب تعود إلى المرحلة الابتدائية، حيث كانت تقطن بحينا أسرة  نموذجية اتسم أبناؤها بتربية حسنة و بأخلاق حميدة. وحين اختطفت يد المنون معيلها بغثة ذات يوم ليجد أطفالها- وهم في عمر الزهور- أنفسهم أيتاما أحسست لأول مرة بمدى قسوة القدر. أحدث   هذا الحادث في نفسي وروحي جرحا غائرا، وهكذا وجدت نفسي أكتب أول قصة لي، كانت قصة هؤلاء الأطفال وقصة هذا الموت المباغت… وهكذا كانت البداية .في المرحلة الثانوية دشنت علاقتي مع الشعر، ثم شاركت وأنا في الجامعة في  مسابقة « جائزة مفدي زكرياء »  المغاربية للشعر التي تقام بالجزائر وفزت بها، فكانت الانطلاقة ليأتي اسمي أول مرة إلى المغرب من الشقيقة الجزائر      قلت في أحد تصريحاتك أن سبب قلة  البرامج الثقافية في المغرب راجع بالأساس إلى أن الثقافة ليست أولوية في بلادنا … الآن ونحن على أبواب تشكيل حكومة جديدة ، ما هي في نظرك أهم التدابير التي يجب أن تتخذ من أجل النهوض بالمجال الثقافي؟  أنا دائماً أحمل المسؤولية للسياسيين، يجب أن يفهم ممارسو السياسة ومدبرو الشأن العام  في هذا البلد أن لا أفق لديهم لبناء مجتمع عصري حديث بمعزل عن الثقافة وعن دور المثقف. فإذا ذهبنا بعيدا في التحليل، سنجد أن كل مشاكل اليوم  لها عمق ثقافي يتواطأ المجمتع المغربي لمصادرته، فمثلا عندما طرحت مشكل الرشوة مؤخرا في برنامج مشارف تساءل البعض عن علاقة هذا الموضوع بالثقافة. أنا أعتقد أن عمق الظاهرة ثقافي وحلها ثقافي بالأساس. إذ أن تغلغل ثقافة الفساد في المجتمع المغربي تحتاج إلى أكثر من الإعمال الصارم للقوانين والعقوبات الزجرية حيث يجب بلورة إستراتيجية شاملة بأضلاع تربوية ثقافية تواصلية لمواجهتها. وهنا لا يمكن الاستغناء عن الفاعل الثقافي والتربوي في مثل هذا المعركة  هذا مثال صغير فقط. لكن العديد من التحولات التي يشهدها المجتمع المغربي هي في عمقها تحولات قيم. ويجب أن يتصدى لها المثقفون...

Najat Anwar contre les pédophiles Nov24

Najat Anwar contre les pédophiles...

Elle était inconnue du grand public. Mais c’est en 2004 que Najat Anwar, juriste de formation, brise un grand tabou, celui de la pédophilie. En effet, pour partir en guerre contre la pédophilie, elle fonde «Touche pas à mon enfant», une association à but non lucratif. Najat a été bouleversée par l’affaire d’un enfant de trois ans qui a été abusé par le gardien de la crèche, en 2003. En 2004, le Maroc est cette fois secoué par l’affaire du pédophile et tueur en série de Taroudant. Des enfants ont subi un sort atroce puisqu’ils ont été ainsi tués et enterrés sur place par le pédophile après avoir essuyé les pires sévices sexuels. Najat, en créant l’Association «Touche pas à mon enfant», va crever l’abcès en lançant plusieurs actions de sensibilisation et une large campagne médiatique pour dénoncer toutes les formes d’abus dont sont victimes les enfants et adolescents. L’Association met un point d’honneur à porter sur la place publique les crimes perpétrés contre des enfants afin de dénoncer pareils actes et de sensibiliser la société à l’ampleur du phénomène. En effet, l’Association part en guerre contre les pédophiles nationaux, mais également contre les «pédotouristes» qui viennent au Maroc, encouragés par un certain laisser-aller. «Ma colère, ma révolte face à l’abus sexuel commis sur les enfants m’a donné le courage de me dresser contre ce fléau et de mobiliser tous les gens qui étaient aussi révoltés que moi. J’ai pensé à la Justice, à celle des enfants qui n’ont pas les moyens de se défendre et de lutter pour leurs droits». Aboutir au militantisme associatif n’était pas tellement évident dans la vie de Najat. Juriste de formation, elle fait carrière dans le commerce avant de laisser s’exprimer son engagement pour la cause des enfants....

Promenons nous dans les bois Nov23

Promenons nous dans les bois...

« le gouffre désert de mon âme aspira les moindres détails de sa beauté radieuse ». Lolita, Vladimir Nobokov Nouvelle à paraître dans le prochain recueil de Bahaa Trabelsi prévu pour 2012   Ni le confort de mon lit, ni le somnifère ne m’aideront décidément à trouver le sommeil. Une douleur récurrente me traverse les côtes et m’empêche de respirer. Ma femme et mes enfants arrivent demain de Montréal en fin de matinée. Cela suppose contraintes et cachotteries. En ce mois de Ramadan, je n’ai pas envie de jeûner, et c’est encore la seule liberté que je peux m’octroyer. Avec eux dans la maison, je suis piégé. Du plus loin que je me souvienne, tout n’a été que prières et simagrées, le prix à payer quand on est né dans une famille de chorfas. Je regardais mes parents se gargariser du nom de Dieu à longueur de journée. Allah par-ci et Allah par-là. Sur leurs tapis de prières, ils se mettaient à genoux et se tapaient la tête contre le sol, mécaniquement, cinq fois par jour. Mon père avait sur le front la fameuse zitouna, trophée ostentatoire de sa ferveur. Considéré comme un saint homme, on venait des quatre coins du pays lui rendre hommage. Moi, il me donnait envie d’être un truand. En silence, j’ai enduré. En silence aussi, j’ai appris à mentir, tricher, dissimuler. Enfant, j’étais réservé, secret, à tel point que ma mère s’inquiétait pour moi, me couvrant d’attentions de tout genre qui rendaient fous de jalousie mes frères et sœurs. On peut dire que j’étais un enfant gâté, ou encore le fils à sa maman, comme disait mon frère. Plus tard, adolescent, j’avais l’éloquence et le verbiage prolixe du mythomane en herbe. Toute cette hypocrisie qui avait commencé par m’enrager devenait un...

Les mini-épouses du Maroc...

La révolution sociale qu’a voulu impulser le nouveau code de la famille n’a pas eu lieu. Six ans après l’entrée en vigueur de la nouvelle Moudawana, qui a pratiquement interdit le mariage des mineurs et rendu très difficile la polygamie, le mariage ‘orfi, coutumier, est toujours une réalité dans ce Maroc de 2011 qu’on dit moderne et équitable envers ses citoyens. Surtout dans les zones rurales du pays, restées totalement à l’écart de cette avancée notoire, et où le code de la famille demeure inconnu. Dans les régions d’Azilal et d’Imilchil, où nous a menés notre enquête, les mariages sont encore prononcés par la seule fatiha – le verset inaugural du Coran –, en présence de douze témoins, parfois même moins. Sans aucun acte écrit. Dans la majorité des cas, ils unissent à de jeunes hommes des filles de moins de 18 ans. Parfois même de six ou sept ans. Les régions d’Azilal et d’Imilchil présentent de grandes similitudes géographiques et humaines. Toutes deux sont montagneuses. Les douars y souffrent le plus souvent d’un grand enclavement. Dans la plupart de ces rassemblements de maisons, la population n’a ni l’eau ni l’électricité. Pas d’écoles. Pas de dispensaires. Ou alors des écoles désertées par les instituteurs et des dispensaires fermés. A Azilal et Imilchil, la condition des femmes est la même : elles s’occupent de tout. De la maison bien sûr, puisque toutes les tâches ménagères leur incombent. Mais ce sont elles aussi qui vont aux champs, qui coupent et ramènent le bois. C’est que, pour les hommes de la région, il n’est pas convenable de travailler dans les champs… « Nous sommes traités pire que des animaux », lance cette jeune femme de 22 ans, originaire du douar d’Anefgou (à près de 44 km d’Imilchil),...

Porter son cri

Tout commence naturellement. Par un cri. Une lutte primaire dans l’arène des bras. Une souffrance originelle comme une belle explosion, une célébration. Fulgurance de l’instant, l’entre-deux. Le nouveau-né au berceau de sa vie se heurte à la nudité des murs, à la puissance de l’invisible. Crier pour vaincre, vaincre la vie qui l’étouffe et qui pourrait le nourrir. Son corps le sait avant le reste. Alors il crie, il crie de tous ses petits muscles. Il crie, se libère et s’émancipe. Les cordes vocales portent le funambule jusqu’à la rive : une issue devant ses yeux embués. « Tatoue le ciel de ta pleine voix et monte respirer le jour, à toi le voyage de la vie. » Naître sous silence c’est rester au seuil du monde, à sa fenêtre, le cœur baissé et l’âme absente. Crier c’est vaincre la vie pour enfin la vivre. Le cri sommeille sous le regard bienveillant et les mains caressantes. Il s’apaise mais ne s’estompe jamais. Il grandit et apprend les bonnes manières, va à l’école et s’attable sagement au pupitre des lettres. On le dompte, on le maquille, on le déguise pour le carnaval de la vie. Il a alors le destin d’un clown, l’allure joviale et le cœur lourd, il crie tous les jours un petit peu, il crie gaiement pour amuser les enfants. Mais il est des cris comme il est des êtres. Rebelles. Ils détestent l’école, les pupitres et les bonnes manières. Ces cris strient les sillages, bousculent et créent l’échiquier de la vie, leur échiquier. Ces cris logent au fond de l’âme, dans les yeux des mots, dans l’envol des pas. Aussitôt, on écrit comme on danse pour placer sa voix, on écrit comme on chante pour saccader le pas. On écrit pour...

PROSTITUTE YOU SAY? BE IT! Nov20

PROSTITUTE YOU SAY? BE IT!...

Everyone is alarmed and concerned: it seems Moroccan girls are prostitutes. How interesting! It’s nothing new to me, I mean I heard many comments about this throughout the years, but strangely enough; it only came from Moroccan girls themselves. As a journalist, I traveled a lot; met people from the 6 continents (are they still 6?) but no one ever addressed the subject with me. I would always hear remarks like “Oh, I love Couscous”, or “I know how to say Choukghan.” I personally never met a Moroccan prostitute abroad; I saw most of them in Blvd Mohammad V in Casablanca, in a very narrow street in Laayoun and in some other Moroccan cities. Is there anything strange about that? Nope, I’m sure every country in this world has its very own prostitutes. Bear with me please, I’m not naïve, I do know there are Moroccan prostitutes in Dubai’s amazing hotels, others in Pigalle street or in the gorgeous L.A. Yes, indeed, there are Moroccan prostitutes all over the world working with their “colleagues” from Romania, Russia, Iran, Egypt…. So why is it that we only talk about the Moroccan ones? Why do they get the biggest coverage? Hmm, let me think. Could it be that they are simply unforgettable? Could it be that among 10 prostitutes from different countries, one tends to only remember the Moroccan one for some meticulously well-done job. Well yes, I’m tired of defending, justifying or denying. I’m adopting another approach! ‎Prostitutes are from all over the world…but we tend to only remember the ..best ones; So, Hail hail our prostitutes! Let me stop you right now, I’m not defending prostitution nor am I encouraging it. I’m just tired of hearing the same discussions, as if the world is...

العادة السرية Nov20

العادة السرية...

سأكون كاذبة إن قُلتُ أنّه ليس من عادتي كتابة المواقف بشكلها التراجيدي الحرفي ، بل إني هاوية شقية « زئبقية » تنالُ من المعنى الباطن في غموضه لذة و شهوة و روحانية لا يُضاهيها وضوح ! الغموض وحده..سيد الإثارة و التخفي هو خيط الملوع الباحث عن الأشياء الثمينة من الأزمنة الغابــرة و البحث عن مكامن التّعلي و النُّخب هو في التّرفّع عن كل ما هو مدهون بارز ومألوف ! العادة السّرية هي البحث عن امرأة قادت التاريخ بوصل سحرها كجيش عرمرم مُطيع لحاكمه الناهي و الآمر ! هي « انسانة » باذخة الوصف ، مُختلفة حتى تخلفت عليها طلاسم الخُبث و تعجنت ملامحها بالأرض ..هي امرأة تدعك شعرها ب »الغاسول » و تطمر وجهها بالصباح و لا تسعى أن تكونَ إلاّ هــي.. هكذا كانت الفكرة ، أن لا تكون غيرها.. العادة التي مارستها السيدة « عائشة » التي لُقبت بعدها برعب تام ب »القنديشة » لم تكُن إلا ملامحاً للمرأة التي تلتحف الرجل وقت المحن ، تسخر نفسها و حياتها للتاريخ و تُسدل خلفها باب الخوف _ نفس الخوف الذي اجتره بعدها الشعب_ و تحكم قبضة القلب بكف مُقاوم دافع بحب و أنثوية عن أرض الوطن و مارس الغِواية و الرّقص على أوتار الوجع و ترمي الشهوانية سيفاً غامداً مسلولا في وجه المعتدين حتى تُضاجع في سقف الليل حُلما في مغربٍ غير مُغتصب حر أبيّ.. سيدةُ المستنقعات، تلك التي أرهقت عرش الجان و دوّخت كتب المُأسطرينَ و سادت في دماء الشعب تتجول كهروين مُرعب خفيّ لا جدور له..حتى أصبح اسمها مزلزلا ينام على وقعه الأطفال المشاغبون و تُتمتم به النساء على بعضهن ألقاب سبٍّ و قدفٍ و تُلقب به الزوجة « النّاشز » في نشازٍ تامّ للمعنى و جوهره و في اللقب و صحّته ! العادة السرية ..هي أن تصنع تناقُضاً يُحرك عقل المخيلة و يرهقها في الزائف و اللامنطقي ..هي أن تصنع لك « إسماً » و « مجداً » و صورة سوريالية تُحاكي الأذهان في تثاقل الأسئلة و تناغمها مع التفكر في...

…يا أمة ضحكت Nov18

…يا أمة ضحكت...

أصدرت مؤخرا هيئة الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر بالسعودية ، قرارا بإجبار النساء على تغطية عيونهن خاصة « المثيرة منها » ، وتعد هذه الهيئة بمثابة  « الشرطة الدينية » التي تسهر على تطبيق أحكام الشريعة الإسلامية في الأماكن العامة للمملكة… 1 إن مثل هذه القرارات القاضية بتضييق الخناق على النساء والحد من حرياتهن ، لا تعد الأولى من نوعها في مملكة آل سعود ، حيث لا يسمح للمرأة أن تقود سيارة ، ولا أن تترشح أو تدلي بصوتها في الإنتخابات ، ما يدل على حجم التخلف السياسي و « الميزوجينيا » اللذان يسودان بهذا البلد. والخطير في الأمر، أنه يتم فرض كل هذا الحظر على النساء بإسم الدين وتطبيق مقتضيات الشريعة الإسلامية التي سبق وأن أجمع بعض العلماء على أنها براء من مثل هذه الأحكام الجائرة والحاطة من كرامة المرأة.  1 مشكلتنا في العالم العربي والإسلامي ، أننا نهاب جسد المرأة ونخشاه بشكل جنوني ، والدليل على هذا ، ذاك الكم الهائل من الفتاوى المتعلقة بالمرأة التي أصبحت تخلق جدلا واسعا في مجتمعاتنا المتعبة بعقدها الشرقية، فتارة يحرمون جلوس النساء على الكرسي ، وتارة أخرى يفتون بجواز رضاعة الكبار ، بل وقد ذهب أحد الفقهاء إلى أبعد من ذلك بتحريمه اختلاء الأب بابنته تفاديا للوقوع في الرذيلة … 1 هل نحن مهووسون بجسد الانثى إلى درجة إصدار فتاوى من هذا النوع ؟ هل وجدنا حلولا لكل المشاكل الإقتصادية والسياسية والإجتماعية التي تتخبط فيها مجتمعاتنا ولم يبق لنا سوى الإنشغال بمثل هذه التفاهات ؟ و الغريب في الأمر ، أنه في ظل كل هذا الحراك الذي يعرفه العالم العربي، من احتجاجات ومظاهرات للمطالبة بالمزيد من الحريات ، تفاجئنا السعودية بقرار يتنافى تماماً مع مبادئ حقوق الإنسان الرامية إلى احترام الكرامة الإنسانية بصفة عامة وكرامة المرأة بصفة خاصة باعتبارها نصف المجتمع وعاملا أساسيا في الرقي بالشعوب … 1 أظن أن الوقت قد حان لمطالبة المرأة السعودية بحقوقها وفرض وجودها وإثباته داخل...

Politiques : faites vous (s)coacher!...

Parlons  des partis politiques, à qui incombe le devoir d’accompagner tout mouvement de changement dans une société. Le problème pour nos partis politiques c’est que indépendamment des changements radicaux que notre société a connu durant les vingt dernières années, les partis eux, sont restés figés, et dans la forme et dans le fond. Aujourd’hui dans tout parti politique, il y’a des cadres, des jeunes ayant fait de grandes écoles, encore faut-il accepter de leur laisser de la place, les impliquer, les écouter, les consulter, et les mettre sur la scène. Je reviens propose donc quelques options aux partis politiques ! 1- améliorez votre image et rajeunissez-la : un petit lifting s’impose, avez-vous vu les affichettes vieillottes et désuètes distribuées, et je ne parle même pas des têtes d’affiches qu’on connaît par cœur ? Proposez des flyers frais et bien étudiés, cela ne nuira pas au budget j’imagine ! 2- identifiez votre zone d’affichage : distribuez les flyers et placardez dans des endroits fréquentés par vos cibles. 3- vérifiez votre politique de communication : ne communiquez plus occasionnellement, soyez accessibles (le net est un moyen de communication massive : ayez un blog, une page facebook…), allez à la rencontre des gens (conférences, débats…) 4- intéressez les jeunes : allez à la rencontre des jeunes, organisez des évènements qui peuvent les intéresser, expliquez leur l’importance de leurs choix politiques, comment cela les implique, comment ils peuvent agir et contribuer par eux-mêmes au changement et l’amélioration de leur avenir 5- vérifiez vos programmes  Un  programme réussi, repose sur plusieurs points, voilà quelques uns : 1-    un programme doit être représentatif de la société dans son intégralité, chacun doit pouvoir s’y retrouver et s’y intéresser 2-    un programme doit faire sens pour l’adhérent et l’impliquer, refléter des valeurs communes, exprimer des besoins communs, construire des projets collectivement approuvés…...

Photo insolite Nov17

Photo insolite

Vu Sur Facebook Sans commentaire…

ديمقراطية الخناجر...

 برسيبوليس فيلم رسوم متحركة يحكي قصة فتاة إيرانية من عائلة متحررة وتقدمية، ساندت الثورة ضد الشاه، لتفاجأ بحكم أكثر طغيانا وجورا هو حكم آيات الله، قضى أول ما قضى على حلفائه القدامى، الشيوعيين. فيلم ممتع وبسيط، لا يشعرك بالملل حين مشاهدته. لماذا إذن قامت الدنيا ولم تقعد (ولا أظنها ستقعد قريبا)، حين قامت قناة نسمة بدبلجته إلى اللهجة التونسية وعرضه ؟ المحتجون الهائجون (كالثيران) الغاضبون الراغون المزبدون، أغلبهم لم يشاهد الفيلم، وإن كنت لا أرى فارقا بين مشاهدتهم له وعدمها. هؤلاء الناقمون على القناة المستعدون لتهشيمها فوق رؤوس أصحابها وموظفيها ثاروا وغاروا لأن الفيلم تجرأ على تجسيد الذات الإلهية (في مشهدين لا يتجاوزان 3 دقائق) من 95 دقيقة هي مدة الفيلم… 1 حين شاهدت الاحتجاجات والصراخ والعويل أمام مقر قناة نسمة، تساءلت: لماذا هم غاضبون؟ وما الذي أزعجهم إلى هذه الدرجة؟ وبعد تفكير لم يأخذ مني وقتا طويلا، وجدت أن هناك جوابين لا ثالث لهما. الأول هو أنهم فعلا ناقمون لأن امرأة (مخرجة الفيلم) جعلتهم يشاهدون وجه الله، وهذا من وجهة نظري هو ما يحرك العامة التي يكون رد فعلها عنيفا كلما تعرض أحد مقدساتها للنقد.1 الجواب الثاني هو أن وراء هذه الجموع الثائرة فئة أكثر ذكاءا وأثقب فكرا، تستغل انسياق العوام وراء عاطفتهم لتسويق خطاب ظاهره حق وباطنه مغلوط. هاته الفئة لم يزعجها وجه الله المرسوم في الفيلم، بقدر ما أزعتجها الصفعات التي وجهها الفيلم للنظام الإيراني المتأسلم، والذي يمثل النموذج الذي تسعى هاته الفئة إلى تطبيقه في دولة كانت إلى عهد جد قريب، علمانية. لم يزعجها صوت الله، بقدر ما أزعجها صوت بطلة الفيلم الثائر على الظلم الذي تعرضت له بعد ثورة قيل لها إنها ستضع حدا للظلم. هذه الفئة لم تزعجها اللحية التي صور بها الله بقدر ما أزعجهم الخمار الذي ألقت به البطلة وراء ظهرها بعد أن نفاها والداها خارج وطنها خوفا عليها.1 كانت تونس تعتبر نموذجا للدولة المدنية التي...

La très courte saga de Buro le bref...

Jour troisième : Mercrediz morning…​ je pénètre dans la salle de réunion (oui madame, kb ne rentre pas, kb pénètre…​) et me met à fredonner « l’ile aux enfants » en voyant la boss moulée dans un habit orange à pois jaunes et rouges… »​ Casimir, ô mon beau visiteur du mercredi, servez moi un café pour changer ! » qu’elle me fait avec son plus hypocrite des sourires​ !!!!  ...

La très courte saga de Buro le bref...

Jour deuxième :  Ze mardizes morning…​c’est comme les lundiz avec les cheveux de la boss qui frisent… je lui ai conseillé le look Sinead o’connor..​.ô connard toi même qu’elle a répondu !  ...

Touria Tazi : la militante des trois Rois Nov15

Touria Tazi : la militante des trois Rois...

Elle est de la fibre de ceux qui ne travaillent pas pour la gloire et la reconnaissance. Preuve en est, Touria Tazi a consacré plus de 40 ans de sa vie au social. Et durant toute cette période, la Présidente du bureau préfectoral de Casablanca fera de rares sorties médiatiques, mettant toujours en avant l’effort du comité avec lequel elle travaille plutôt que son propre parcours. Son engagement dans le domaine social dépasse largement le cadre d’une carrière : c’est l’engagement de toute une vie. Hommage donc à une grande dame qui a servi sous trois règnes ! Des crèches, des classes, des clubs de jeu, des repas, plus la tendresse et l’écoute, voilà le quotidien des enfants de la Ligue marocaine de protection de l’enfance. Au centre El Fida, on entend de loin ce rire heureux d’une enfance insouciante. Et pourtant, il s’agit d’enfants issus des familles les plus démunies qui trouvent ici une main qui les prépare pour l’avenir. Et l’une des chevilles ouvrières de la LMPE est Touria Tazi. Tout commence à Fès, où elle voit le jour au sein d’une grande famille, où elle s’imprègne des valeurs de solidarité. Elle est d’ailleurs profondément marquée par la générosité et l’exemple de son grand-père «El Aissaoui Tazi» qui n’hésitait jamais à venir en aide aux personnes en détresse. Elle est également éprise de politique, un outil qu’elle considère indispensable pour le progrès et le développement de son pays. Pendant de nombreuses années Touria a lutté pour l’indépendance du Maroc. En 1963, elle a même été choisie par le parti communiste pour représenter le Maroc au Congrès international de la Femme et quelle ne fut sa surprise de se retrouver à la même table que Valentina Terechkova, la première femme cosmonaute qui, à ce...

Le féminisme émasculé...

Je vous avoue sans une once de honte et avec juste une petite pinte de sarcasme que j’ai toujours trouvé les magazines féminins un peu tartes. Les mièvreries impénitentes, la bouche en cul de poule brossant la sempiternelle histoire des malheurs de Sophie, franchement, je trouve cela d’une grande léthargie désopilante… soporifique et gnangnan comme pas deux. Les conseils de beauté qui, malgré tout le savant de leurs recommandations, n’arriveront certainement pas à ravaler l’état de délabrement avancé de cette grande majorité bovine croyant encore avoir quelque rapport, ne serait-ce qu’éloigné, avec cette chose que l’on appelle femme (les pôvresses). C’est pas trop mon truc tant je n’aime pas mentir aux faibles créatures que le bon dieu a faites simples d’esprit. En tant qu’homme je suis responsable devant Dieu, la postérité, la femme, les enfants, choumicha et surtout Linda Rfaly pour avoir fait les grands jours d’un féminisme « rose » sur les plus grandes revues féminines de la place. Non mesdames, je ne participerai pas à ce grand mensonge qui consiste à vous faire croire que la mocheté n’est pas une fatalité et que l’on peut y remédier par l’artifice de quelque fard ajout, juste pour les besoins consuméristes de multinationales voraces sacrant la femme en dinde aux œuf d’or. Allons ! Vous méritez mieux, beaucoup mieux que ça. Si vous êtes bonnes à « ça », vous n’êtes certainement pas bonnes qu’à « ça ». Je suis même sûr, sans en être encore tout à fait certain, que vous excellez dans beaucoup d’autres domaines comme… euh… ne vous en faites pas ; en collaborant étroitement, vous et moi, on en trouvera certainement puisque dorénavant vous allez souvent me retrouver sur cette page pour votre plus grand bien… C’est vrai que je trouve...

La très courte Saga de Buro le bref...

Jour premier :   Lundi morning. La boss arrive bronzée ce matin… »i​l était bon le sun of the beach? » je lui lance tout guilleret.​.. »son of a bitch toi même! » qu’elle me cingle l’autruche​ rôtie… décidément, notre relation sera un éternel malentendu…  ...