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Epouser son violeur… pour être libre

Gulnaz, afghane de 19 ans, sort enfin de prison après y avoir passé 2 ans. Son crime ? avoir été violé alors qu’elle était mariée !!!
 Mais l’histoire ne finit pas là. Gulnaz, qui était condamnée au départ à 12 ans de prison, a été libérée sous condition. Une condition, qui selon la justice, a pour but de la protéger et l’aider à retrouver son honneur : EPOUSER SON AGRESSEUR !

Elle a été incarcérée pour adultère et finira mariée à son violeur dont elle a eu un enfant qu’elle a élevé dans sa cellule de prison…
Mais, elle a eu quand même son mot à dire, signalons-le : elle a exigé que son frère épouse la sœur de son futur mari afin d’être sûre que celui-ci ne l’agresserait plus…

Ce qui m’a le plus interpellé, c’est le mot adultère. Selon la définition officielle, il s’agit de l’acte de rompre volontairement la fidélité dans un couple en ayant des rapports sexuels avec une autre personne que son conjoint. Mais dans ce cas, de quelle fidélité s’agit-il et surtout de quelle volonté parle-t-on ????

Et le violeur ? personne n’en pas parlé !!!! les coups de fouet réglementaires ne sont pas appliqués dans ces cas-là ?

Et cette liberté, suite à une pétition signée par 5 000 personnes ? Est ce vraiment une liberté ? Se retrouver tous les soirs dans le même lit que celui qui a fait son malheur ?

Et cette hypocrisie de dire que Gulnaz a consenti à cette union ? Est-il possible qu’une femme accepte pareille condition ?

Et cette exigence de sa part que son frère épouse sa future belle-sœur ? En quoi la protégera-t-elle ?

Ceci n’est qu’un cas parmi tant d’autres, des actes sauvages soutenus par une justice qui se cache derrière la protection de la femme, cet être fragile, ce sexe faible !!!!!

Un monde de brutes, de barbares, d’ignorants, de machos où tant que la femme restera soumise et acceptera les lois des hommes, sera toujours… « violée » ! non ? ce n’est pas politiquement correct ? Je n’ai pas d’autres mots malheureusement…

 

Par Ghalya Lataoui