Tags

Related Posts

Share This

Le cliché de la Marocaine dans les médias

Les résultats de l’étude, portée sur l’image des femmes marocaines, réalisée par le cabinet LMS-CSA et présentée lors du Somment arabe des nouvelles technologies et de l’équité des genres à Rabat, sont très éloignés de la réalité et ne reflètent pas l’image de la gent féminine marocaine. «Écervelées», «manipulatrices», «soumises», «peu instruites», «victimes», «inexpérimentées»… sont les termes qui sont ressortis le plus souvent par les 1500 femmes interrogées âgées entre 15 et 55 ans.

Selon ce rapport : «L’image des femmes véhiculée par les médias n’est pas représentative de la place réelle qu’elles occupent dans la société et de la pluralité des rôles, professionnel, familial et social qu’elles remplissent ».

Source :
http://www.lesechos.ma/medias/16383-limage-des-femmes-un-cliche-.html

Depuis la nuit des temps, les femmes sont les piliers des familles. Nos grand-mères sous leurs airs de femmes soumises, ont toujours pris les grandes décisions qui orientaient et cadraient tous les hommes de la famille. Elles ont toujours su arrondir les angles pour garder le ciment qui unit tous les membres « du clan ». Ce sont ces femmes qui ont porté, nourrie, élevé, éduqué, transmis les valeurs …

Aujourd’hui, la femme est une tête à plusieurs casquettes. Et selon la position du soleil dans le ciel, elle passe d’un rôle à l’autre. Au réveil, elle est maman, épouse et maîtresse de maison, le temps que tout son petit monde commence sa journée. Elle se met ensuite dans la peau de la femme active où elle retrouve ses dossiers, ses réunions et ses patrons tout en jonglant, à chaque fois qu’il le faut, avec les autres rôles qui lui sont assignés. La fin de la journée retrouve la maîtresse d’école en faisant les devoirs, la chef cuisto, la belle-fille, la fée du logis, la psy…

Alors comment peut-on retrouver un aussi grand décalage entre notre vécu quotidien et les résultats de cette étude ?

Ce rapport choque. 

Il ouvre un débat sur un gap entre la femme/objet de la publicité et des feuilletons et la femme de la réalité marocaine. Il met l’accent sur l’image négative que renvoie la télévision des femmes.

Mais, la question que je me pose : est-ce qu’il suffit qu’un feuilleton ou une publicité dresse un tableau erroné de nous pour que l’on y croit ?

Peut-être. Mais ce n’est pas la composante la plus importante. Les femmes elles-mêmes n’ont pas la confiance nécessaire en elles pour refléter cette image qu’elles revendiquent. Elles se voient toujours à travers le regard de l’homme, ce qu’il pense d’elles, ce qu’ils croient ou veut croire qu’elles sont. Qu’elle veuille le contenter ou se rebeller contre lui, c’est à travers lui d’abord qu’elle se voit, qu’elle vit…

 

La clé du changement réside en chacune de nous. A nous de trouver la confiance en nos capacités, en nos compétences, en nos valeurs, ne nous attendons pas à ce que les autres viennent nous les offrir. Imposons une autre image de la Marocaine et faisons en sorte que le prochain rapport soit largement en notre faveur !

 

Par Ghalya Lataoui