Gouvernement : Ben alors? Déc26

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Gouvernement : Ben alors?

Cette histoire de gouvernement traîne tellement que ça en devient lassant. Ce qui est le moins sympa dans cette affaire, c’est tous les journaux, web ou papier, qui se déchaînent sur les touches de notre ascenseur émotionnel, nous ballottant entre espoirs et frayeurs avec leurs fausses listes bouffeuses de clics et de sous ! Même nos amis boycotteurs, qui s’en foutent royalement (il n’y a pas de jeu de mots) de la composition de la nouvelle team, s’amusent comme des petits malins à partager « l’infaux »…

Moi, je propose autre chose. Pour rester honnête avec le lecteur et pour diluer ludiquement cette insupportable tension, je propose de faire la bookmaker et de prendre vos paris ! A 1000 dhs le pari, celui qui arrive à deviner les noms exacts des 30 « heureux élus » remporte la cagnotte qui lui permettra de s’envoler au Caraïbes!

Oui, nous savons tous que c’est dur. Nous savons qu’il n’est pas facile de traiter avec des dinosaures dont les écailles ont râpé les pauvres sièges du gouvernement.  Nous savons même que Benkirane finira par courber l’échine sous le joug de ces colosses à la machine rodée, rodées à la machination et qui le feront sauter si jamais il s’obstine. Nous ne nous faisons pas d’illusions. Enfin, nous n’en faisons plus.

C’est à peine si la victoire spectaculaire du PJD nous a secoués, que les souffrances de Benkirane ont fini par calmer nos espoirs. Comprenez l’espoir d’avoir de nouveaux interlocuteurs, d’abord qui écoutent (même de travers), qui répondent (en langage humainement compréhensible) et puis qui réagissent, même de façon réac, aux revendications du peuple.

Ce retard dans les « négociations » n’augure rien de bon. A supposer que le gars ne soit pas un autre assoiffé du pouvoir, qu’il soit muni de toutes les bonnes intentions du monde, incorruptible et intélécommandable, il aura toujours à lutter contre les moulins à paroles, qui nous sèment du vent. Bonne chance Don Quichotte!

Quoi qu’il en soit, en tant que Qandisha parmi tant d’autres, je supplie M. Benkirane de nous servir son gouvernement car nous n’avons rien à nous mettre sous la dent…

En attendant, qui veut parier?

 

Par FEDWA MISK