Campus : les règles de survie Fév29

Campus : les règles de survie...

Campus : les règles de survie Posté par Marame Zouhir le 29 fév 2012 dans Focus | 10 commentaires Dans notre établissement , il existe des règles implicites, qu’il faudrait suivre religieusement pour gagner l’approbation de la tribu… Les gens ici développent alors des instincts de survie, essayent tant bien que mal de se résoudre aux fades aspects de leurs existences … Ces règles sont un patrimoine gravé sur les murs de notre école… 1ère règle : « Tout le monde doit saluer tout le monde, ou du moins faire semblant de saluer tout le monde ! » Notre école est une communauté ! Nous devons faire preuve de solidarité extrême ! Tu peux éprouver la même haine qu’éprouvait Hitler pour les juifs , mais te plier au sourire mécanique, aux paroles recyclées du bonjour matinale ! Ceci dit, les dieux de l’école sont cléments : Tu pourrais , dissoudre ta haine, en intégrant des rassemblements, spécialement conçus pour évacuer tout ce stress accumulé !! En somme : « Ne m’appréciez pas , parlez derrière mon dos , mais souriez moi tout de même » tel est notre label !! 2nd règle : « Toute frustration sexuelle doit être libérée derrière le resto et ses alentours à partir de 18h l’hiver , et 20h l’été , horaire dépendant du coucher du soleil ! » Un couple peut s’afficher en tant que tel, sans pour autant se permettre des petites attentions affectueuses en public… Bisous timides , câlins furtifs sont à bannir ! J’explique ! X est en couple avec Y , X couche avec Y derrière le resto , mais X lâche la main de Y , une fois arrivés aux alentours de la buvette ! Sachant que tout le monde sait que X...

سكس شوب في كازا : و من بعد؟...

سكس شوب في كازا : و من بعد؟ Posté par Fatima Zohra Riad le 27 fév 2012 dans Un oeil sur la ville | 2 commentaires عشرة أشياء يجب أن تعلمها قبل الذهاب للسكس شوب : لستُ ممن يكتبن هذا المقال لإشهار المحل ، لستُ أعرف حقّا شوارع الدار البيضاء كي أدلك عليه و لا أفتي في ما سأكتبه إلا أنني أحاول أن أضع تصميما عقليا و دليلا عمليــّاً حتى لا تتهمني ب « الفهامة الخاوية » اللهم إني قد بلغت ! محاولة في استخلاص معنى للأدوات الجنسية : لكل فعل موارد و لكل أجرأة للفعل أدوات متخصصة تؤدي إلى الهدف المنشود ، طبعا أتحدث عن المشهد التعليمي و في نفس سياقه حين نرتاد المكتبات في أول الموسم الدراسي باحثين لمفهوم التعلّم عن نسق من الأشياء التي بها يُفعّلُ فعل التعلّم .فمعنى الأدوات هُنا بمعنى الآلة هو ما يُستعان به لإنجاز غرض من الأغراض ، فلا يمكن لنشاط تعلمي ما أن يُتمّ كفايته إلا عبر أقلام و دفاتر و كُتب و مناهج و أنشطة قبلية و تذكير و تقويم و هلما جرى من التقنيات الديداكتيكية ، فالوسائل و الأدوات إذن أساس كل المفاهيم الفضفاضة التي تتيح أجرأةً سليمة لإعطاء نتائج أحسن و هي في تطور دام الإنسان في حركية ! عزيزي المندهش من غرابة المحل إليك الخبر المفرح أننا لسنا البلد الإسلامي الذي يفتتح حصريا هذا المحل لكن تجربة البحرين كانت سابقة لأوانها من طرف سيدة بحرينية تدعى « خديجة أحمد محمد » سنة 2010 و تنتوي الآن افتتاح فروع جديدة في كل من مصر و الإمارات و الأردن بعد النجاح الذي لقيه المحل رغم انتقاده الشديد ! المحل يبيع أشياء أتفق معك في غرابتها و في كونها أشياء دخيلة ربما على مجتمع يعتبر نفسه « محافظا » لكن ما العيب في تواجد ألبسة متخصصة في علم ندّعي استخفافنا به طالما أغلبنا يتفق على...

« Le Liban ; Pays Hors Sujet ? »...

« Le Liban ;  Pays Hors Sujet ? » de Jamil Berry : un livre patiemment fait , foisonnant de sujets , de méditations, de paysages et de personnages… Une sobriété stylistique. Un minimalisme. Une grande grâce. Un souffle haletant et perceptible . Un côté léger … Un côté grave… Une obsession à la beauté… Des raccourcis élégamment tournés qui émerveillent . Des phrases qui dansent et qui glissent en diagonale. Des rayons volatils qui s’évadent du chaos pour chuter délicieusement sur la page. Des sons et des éclats qui hérissent et qui ricochent . Des mots affublés d’épithètes inattendus .L’amour de la langue se faufile partout dans les coins des pages et le couperet tombe toujours de façon subtile ! On emboite le pas à l’auteur et on bascule en contre champ avec lui dans ses souvenirs d’enfance et ses méditations d’homme .Une effervescence créatrice et des allers retours frénétiques entre sa vie et celle de son pays . Les parallèles et les projections ne manquent pas d’élan . Le Liban est à la fois sujet et toile de fond. Il donne substance et nervures au livre. L’auteur a réussi une subtile fresque de la société libanaise qui fait oublier plein d’écrits divers et qui renvoie plein de fadaises habituelles. Il révèle avec lucidité les dessous d’un conflit Israélo-libanais éternel et écœurant. On se fige sur certaines scènes et on est rapidement saisi par cette urgence et emporté dans une action et une réflexion fiévreuse. Des passages tout frais, tout saignants. Des villes bombardées et dévastées. Des moments où le ciel et la terre se confondent. Des hommes et des femmes dignes qui défient l’horreur. Il  parvient aussi à garder parfois cette horreur hors champ et à l’apaiser miraculeusement, tantôt par une muette rivalité, tantôt par des sourires et...

التهمة : امرأة Fév23

التهمة : امرأة...

أكتب لكم هنا، لقطات واقعية، أسوقها كما سمعتها من أفواه لا أكذبها. أكتب لكم عن معنى أن تكون امرأة في عالم، لا أدري هل أصفه بالعربي أو الإسلامي أو الثالث أو المتخلف، ولعلي أفعل خيرا بأن أتجاوز الوصف لأن واقع الحال أبلغ.1 : اللقطة الأولى بعد أن وصلت بها الكآبة حدا لا يتحمل، قررت، لأنها امرأة عاملة تكسب قوتها بعرق جبينها ( جبينها فقط)، أن تسافر إلى مكان بعيد ومنعزل وهادئ، لعلها تجد السلام الذي افتقدته في مدينتها الكبيرة. بحثت عن فندق على الانترنت، فوجدت مكانا جميلا وبسيطا يبعد عن إحدى المدن بمسافة غير كبيرة. ولأنها لا تملك سيارة، فقد استقلت القطار، ثم الحافلة، ثم سيارة الأجرة (كم هي مريحة وسائل النقل عندنا)، لتصل في النهاية لوجهتها التي وجدتها كما أرادتها، منعزلة وهادئة. أمضت ليلة استمتعت فيها بصفاء الطبيعة ونقاء الجو ولذة الطعام ( لذة الطعام فقط)، وقررت الرجوع في اليوم الموالي لأن الميزانية لا تسمح بقضاء وقت أطول. وبينما كانت تنتظر سيارة الأجرة لتقلها إلى محطة الحافلات، فإذا بالسلطات العمومية تحاصر المكان (في مشهد يليق بفيلم مغربي حامض)، وتسأل صاحب الفندق عن رخصة الاستغلال (كذا !!!). وفق موقع الانترنت الذي حجزت به في الفندق، فهذا الأخير يشتغل منذ 5 سنوات، وفي كتابه الذهبي العشرات من توقيعات الزوار، فجأة إذن، اكتشفت السلطات إنه يعمل دون ترخيص، والأرجح هو أن المالك لم يدفع الإتاوة (والله أعلم). السيد المحترم المبجل الهمام ممثل السلطة العمومية، طلب منها بطاقتها الشخصية، ورفض إعادتها إليها. سألها عن سبب مجيئها من مدينتها إلى هذا المكان البعيد، وكانت تجيبه بكل ثقة واعتداد يخفيان التوتر الذي بداخلها، هي التي لم تكلم شرطيا قبل اليوم، باستثناء شرطي المرور اللطيف. ولأن ثقتها أزعجت السيد المحترم المبجل الهمام ممثل السلطة العمومية، فقد تفتقت عبقريته الذكورية عن فكرة جهنمية ليكسر « عجرفة » هاته المرأة التي تجرأت ودفعت مالا وسافرت لوحدها لتستمتع بالهدوء والطبيعة دون محرم يرافقها. وليثير الرعب...

Cuisine et identité : un mariage réussi...

Années 70, province, France profonde, je viens d’arriver à Tours faire mes études de journalisme. Franco-Marocaine de Marrakech, j’exulte de vivre enfin librement et pouvoir exhiber ma « francité » dont je ne suis pas peu fière! Mais dès les premiers jours, il s’avère qu’être Française ne suffit pas, à plus forte raison ne l’être qu’à demi : il faut pouvoir se référer à une province, à un terroir, à un folklore bien hexagonal, les Bretons se révélant dans cet art les maîtres incontestés. A ce rythme je ne peux espérer conquérir un centimètre de terrain, ni même entrer dans la ronde des fiertés identitaires régionales et je fais ce que finalement chacun fait pour ne pas se laisser submerger : on se pose en s’opposant, et puisque visiblement ne peux être Française à part entière, je vais donc leur montrer, à ces Françaouis, de quel bois (marocain) je me chauffe… et pour commencer, je mets au placard le prénom européen dont ma mère m’a gratifiée pour ne plus mentionner que celui, « royal », que mon père et Lalla m’ont donné : Malika.   La vie estudiantine a ses rites et à la Cité universitaire s’instaure rapidement une espèce de parcours du combattant : il faut montrer aux autres ce qu’on a dans le ventre, au sens propre du terme : chaque étudiant se doit de défendre les couleurs de ses origines en confectionnant un repas de sa région pour régaler la galerie ! « Et toi, la Marocaine, fais-nous du couscous, chérie, fais-nous du couscous », la la lère, la la la…. sur un air musical connu à l’époque! Estomaquée, si j’ose dire, par la proposition, je promets tout ce qu’on veut en espérant que, le temps passant, on va finir par m’oublier car, aussi étonnant que cela...

Comment gagner de nouveaux lecteurs ? Fév21

Comment gagner de nouveaux lecteurs ?...

Comment faire la promotion du livre ? Inciter les Marocains à lire ? Certains esprits éclairés semblent avoir trouvé la solution. L’idée, il faut l’avouer est un peu « trash », mais parole de journaliste : ça marche très fort ! La formule a été concoctée dans un bureau obscur (ou éclairé, ça dépend de quel côté on est), dont personne ne semble connaître le fonctionnement par des personnes que personne ne connaît, qui se sont mobilisées pour les besoins de la cause. L’intelligencia du pays s’est donc réunie et voilà ce qui s’est dit : «Il faut absolument interdire quelques livres pour inciter les gens à les lire !», annonce un des protagonistes du bureau invisible. Pour certains responsables, c’était tout simplement du délire. Pour d’autres, le lecteur marocain est « malade » et a besoin d’un « traitement choc ». Le plan a été mis en place, Le dernier combat du captain Ni’mat de Mohamed Leftah jouera le rôle du héros sacrifié de l’opération suicide. (Mais bien sûr tout cela n’est qu’un jeu !). Il faut saluer la délicatesse du choix : le livre est beau, poétique, l’auteur est marocain. Même si on  peut noter quelques dysfonctionnements dans l’opération de communication, la presse a fait son travail; On a crié au scandale, hurlé à la censure, on a dénoncé, lancé une pétition….Résultat : ceux  qui n’ont pas l’habitude de lire, les passionnés de mangas et les amateurs des feuilletons à l’eau de rose se sont intéressés à ce livre, ont décidé de l’acheter et même, de le lire ! Depuis quelques mois, l’engouement a dépassé les prévisions espérées. Tous ceux qui partent en France reviennent avec le livre dans leurs bagages. Le dernier combat du captain Ni’mat est devenu une affaire de fierté nationale. Le livre a créé un vrai débat, a rassemblé… de nouvelles façons de combattre...

Amoureuse mais Vierge… Fév20

Amoureuse mais Vierge…...

Dans le Maroc de nos jours, qui est aussi paradoxal que le jour et la nuit, où le papa interdit à ses enfants d’avoir un(e) petit(e) copain(ine) alors qu’il a une maîtresse, où la maman les punit d’être allé en boîte en cachette alors qu’elle l’a fait à maintes reprises, où le policier arrête un couple qui s’embrasse dans la rue, alors qu’il drague la jeune passante, Hind et son petit ami Ayman, eux, comme chaque Vendredi après-midi, après les cours, partent louer un appartement pour passer le week-end en amoureux loin des regards et préjugés de la société. Et comme chaque vendredi, elle se promet de bien profiter de son week-end en couple, tout en respectant les mœurs marocaines qui interdisent les rapports sexuels avant le mariage. Comme chaque Vendredi, elle se promet un dîner, un film et des rires. Elle se promet de se restreindre à cela et uniquement à cela. Une fois à l’intérieur de l’appartement , juste après avoir fermé la porte à clé derrière eux, elle se dit tout bas : « juste un regard !», ensuite « juste un contact de main », et puis «juste une caresse » suivie de « juste un baiser ». Jusqu’à ce qu’ils se retrouvèrent, comme chaque vendredi, nus, en corps à corps, la tête étourdie entre les souffles mêlés aux mots d’amour et aux gémissements de plaisir qui raisonnent sous le rythme des battements de leurs cœurs. Ceci dure tout le week-end jusqu’à ce qu’ils quittent, claquant la porte, laissant derrière eux des baisers brûlants de désir et des mots enrobés de passion et de promesses. A ce moment, Hind se retrouve face aux regards de son partenaire à la fois neutres et accusateurs, pleins de doute et d’incertitude, suite auxquels...

Légitimité de la censure et gêne de la subversion Fév17

Légitimité de la censure et gêne de la subversion...

L’écriture subversive constitue une rupture des normes et conventions qui érigent le socle d’une société donnée. Elle prend de plus en plus d’ampleur, iconoclaste, elle se heurte à beaucoup de résistances. Conservatisme et totalitarisme s’opposent à toute tentation de renversement de normes et d’usages canoniques. Les écrits subversifs sont qualifiés de perturbants et de nocifs. Ces écrits avant-gardistes permettent au lecteur de dévoiler la face occultée de ce qui l’entoure. L’Histoire témoigne de la pression qu’a pu faire cette écriture et de la véhémence avec laquelle était combattue. Mettre à l’index toute écriture qui enfreint les lois et les règlements fut le moyen de garder en silence ces idées qui secouent les jougs. De ce fait, tabouiser et censurer garantit la stabilité du système culturel, le maintien des individus dans une certaine position et le contrôle des esprits. Elles sont subversives dés l’instant où elle bifurque vers un autre chemin, ces écritures s’éloignent du centre pour emprunter un itinéraire périphérique. Les intersections leur permettent une vision éclairée et exempte de codes symboliques. En effet, c’est un espace propice de réflexion critique qui puise d’un référentiel à la fois composite et antinomique. En rupture avec un conformisme non seulement social mais aussi scripturaire, l’écriture subversive se détache des règles de l’écriture standard qui répertorie les textes chacun dans un genre précis. En fait, cette acception peut sembler répandue cependant, elle suscite un sentiment d’insécurité qui remet en cause toutes les convictions censées être avérés et intouchables. D’un autre côté, un sentiment d’animosité jalonne le processus de réception de ces écrits ; ils guettent les appartenances et les rendent fragiles. Il s’agit donc d’un déséquilibre qui secoue le répertoire identitaire et le soumet à un perpétuel questionnement sur la vérité et le bien-fondé de la structure socioculturelle....

Shamablanca au Maroc Fév16

Shamablanca au Maroc

Sonia Terrab nous rassure. Son livre est non seulement disponible mais il vient d’être réédité au Maroc pour le plaisir de ses fans. La jeune auteure, actuellement présente au Salon du livre, participera à plusieurs tables rondes et séances de lecture.  Dans ce qui suit, des extraits choisis par ses soins de son roman, de son premier bébé, Shamablanca…   (Extraits)   Shama S. Dans la rue, tu marcheras.   – Psst, psst zine, zwina, zine !! – Juste un mot ma jolie, wallah, juste un ?! – Laghzala, tu marches seule ? Mskina, ma daha fik had, nji nawssek ana… – Malek zwina? Malek khayba? Malek mnafkha ?   Dans la rue, tu marcheras. Juste marcher, sans qu’on me prête attention, sans qu’on me dise que je suis belle ou que j’ai un cul d’enfer, sans qu’on commente mes chaussures ou qu’on fixe mes lolos. Marcher et être superbement ignorée, comme un comique qui ne fait plus rire personne, un clodo dont tout le monde se fout, une feuille qu’emporte l’automne. Me fondre dans une foule où les gens sont pressés, courent, ont un but et n’ont pas le temps de tricher sur le temps, en restant assis dans un café, devant une téléboutique, derrière une poubelle. J’aimerais écrire un hymne à la gloire de marcher dans la rue, faire des rimes sur le bonheur de marcher dans la rue. Marcher dans la rue devrait être l’article numéro un de toute constitution qui se respecte, le fondement de toute démocratie qui se proclame, la base de toute communauté qui se crée. Le rythme serein des pas sur l’asphalte, le son de la liberté.   Quand ce ne sont pas des hommes, ce sont des gosses. Des gamins, hauts comme trois pommes, la frimousse qui défie l’innocence,...

La Saint Valentin, une journée comme les autres Fév15

La Saint Valentin, une journée comme les autres...

All the single ladies, come on, souriez…Le 14 février est une date comme les autres!! Warning:  Cette chronique est inspirée de faits et de personnages réels, si vous vous reconnaissez dans cette histoire, ce n’est donc pas par coïncidence. Dans la vie d’une femme, il y a des jours et des dates qui ne sont jamais les bienvenues, et qui se font beaucoup redouter, premières règles, premier rencard, premier rendez-vous chez l’orthodontiste, premier entretien d’embauche, première fois (Halal, voyons) … Mais dans la vie d’une femme célibataire, la date la plus appréhendée est sans surprise celle du 14 février, connue pour être la commémoration annuelle de l’amour (et donc de leur échec à le trouver) et communément appelée Saint-Valentin. Qui oserait prétendre n’avoir jamais entendu son amie baser son calendrier de rencontres autour de cette date : «Bon moi, je multiplie les rencards. Impossible que je reste seule pour la St-Valentin». Se plaindre à J-10 de l’arrivée de celle-ci « Putain j’arrive pas à croire que je serai célibataire le jour de la St-Valentin », Accuser le coup à J-5 « Mais quel crime odieux ai-je commis contre l’humanité pour mériter ça ? » Hurler de désespoir à J-1 jusqu’à se casser la voix « C’est injuste, injuste, injuuuste ! » et écouler le dernier son qui lui reste en annonçant : « Bon c’est décidé, je poke les mecs sur facebook, si ça marche pas, j’ouvre un compte sur Meetic » Et le jour J, se la couler douce en se reconvertissant en « The Artist », devenant une vraie Jean Dujardin pour l’occasion : Super muette, et surtout super expressive, hypocrisie oblige, en feignant d’être subjuguée par le chocolat et les cadeaux que sa copine casée a reçu, sans pour autant s’empêcher...

Maroc : le bateau ivre…...

On savait que 2012 serait l’année de tous les dangers, elle est en train de tenir toutes ses promesses. Pour être plus précis, elle est en train de payer le prix des promesses non tenues du 9 mars 2011. Incapable de véritable despotisme, mais totalement récalcitrant à la démocratie, le Makhzen est maintenant aux commandes d’un bateau entre la voile et la vapeur, mais dépourvu de gouvernail. Un bateau ivre. Cruelle ironie que celle de cette ivresse quand on a appelé à son secours… des islamistes. Mais l’heure est à la gueule de bois. Emeutes, jacqueries, insurrections, rébellions, révoltes : les colères collectives prennent toutes les formes. Feux de forêts qui menacent de converger en un gigantesque incendie. Les colères individuelles, quant à elles, ne prennent de plus en plus qu’une seule forme, celle de la torche humaine. Une, puis cinq, puis dix, puis on ne compte plus… Obsession Bouazizi. Abbas éteignait ces incendies en les aspergeant de dirhams, mais il n’y plus de dirhams. Pauvre Abdelilah. Mais il n’y a pas que le feu de la colère qui se propage, celui de l’irrévérence aussi : Mouad L7a9ed, Abdessamad Haidour, Walid Bahomane… les jeunes franchissent toutes les bornes. faites les taire, ressucitez la sacralité, vite , vite, au diable le 9 mars! Pendant ce temps, Ramid se substitue au procureur. Ministre ou substitut du Procureur ? Il faut offrir du sang au peuple en colère. Benallou, Alioua. Petit gibier qui sent le ranci, mais le gros gibier est encore une espèce protégée… il faut faire avec ce qu’on trouve sous le bras. Il ne reste plus que cinq mois de devises ? Vite, il faut économiser le salaire de Gerets ! Avec ça, on pourra payer au moins une journée d’importations du Morocco Mall. Et dix...

Où va le livre au Maroc? Fév14

Où va le livre au Maroc?...

Hormis le manuel scolaire, l’édition souffre d’une morosité chronique. Le livre n’arrive toujours pas à séduire les lecteurs potentiels en raison de la défaillance des maillons de la chaîne éditoriale, de l’étroitesse du marché, de l’absence d’une tradition de la lecture, du taux élevé d’analphabétisme, d’un enseignement où la lecture n’a pas encore de place, d’une quasi-absence de bibliothèques et de vraies émissions culturelles, absence également de formation continue des professionnels, d’une stratégie incitative de la part des pouvoirs publics, et surtout l’absence du soutien gouvernemental. En témoigne d’ailleurs la production qui ne dépasse guère les 1.000 à 1.200 titres par an pour une population de 35 millions d’habitants. Environ 2700 ouvrages, essentiellement des livres culturels et scientifiques ont été publiés entre 2002 et 2004. 31,91%, en majorité littéraires, sont publiés à compte d’auteur. Plus de 55% sont en langue arabe, 40% en français et seulement 0,53% en amazigh, avec un tirage ne dépassant pas en moyenne 1500 exemplaires. Des chiffres qui restent dérisoires face à un pays comme la France qui peut se prévaloir d’une production annuelle de 67.278 titres (2010) pour une population de 65 millions d’habitants ou l’Espagne, dont la production atteint 66.270 titres (2006) pour une population de 47 millions d’habitants. Si le livre scolaire se porte bien, il constitue pour la poignée d’éditeurs qui s’en accapare un créneau juteux. Aussi, le livre pour enfants et jeunes reste le parent pauvre de l’édition. Jusqu’en 1990, on pouvait compter 12 livres édités par an. Leur contenu était fortement dominé par l’enseignement de la morale et de la religion laissant peu de place à l’imaginaire et au ludique. L’illustration était quasiment absente ou quand elle existait, elle était en noir et blanc et de qualité médiocre. Parallèlement, nous pouvions constater une grande...

!متقيش كتابــي Fév13

!متقيش كتابــي...

هذا ليس بغريب أن نأتي بعبارات استعملت من ذي قبل ، عبارات كررناها من سخطنا و من قهر ما عانيناه من  لامسؤولية من لا مسؤولية له ! ذلك و أن شريحة واسعة من فلذات أبناءنا تعرضوا لانتهاكات جنسية و أمكنة ببلادي شوهتها إيديولوجيات دينية متطرفة ، اليوم جاء جيل جديد ينادي بشرف ميتافيزيقي و نخُبوي طُمر في المكتبات دون التفاتة متأبط لحقيبة ، كتب نالت مما نال منه الحائط من قراديات و كلوروفيل جراء نسيان أو إعتزام إحباط أو تقزيم أقلام مغمورة تمارس شغبها و هلوساتها على أمكنة بيض تسر الناظرين… هو نتــاج أحزان و خلاصات معتقة لرؤية حقب من الزمن و تخمر لنسق التفكر حيث يأتيك الإبداع من حيث لا تدري و ما كنا لنصبح ذوات أقلام إلا بعد قدرة القادر على ضخ جرعات من التفلسف و تراكم التجارب على مر الرأس فتحاصرني في البال و أنا أكتب مقالي هذا  مقطع لمجموعة الغيوان عندما تسمعهم بحسرة  إيقاع رجل واحد « بحر الغيوان ..ما دخلتُ بلعاني !  » من ذا الذي شاء أن يُعذب نفسه و الغير و أن يُحرف ما أحسه في وقت من زمن ؟؟ من ذا الذي يشاء أن يعتزل الناس و أن يبكي وراء كل حرف مغموس بالحزن و يشربه بمرارة قدح المواقف حتى يهديها طبقا عاجيا لقارئ و منتج عابثين؟؟؟ من ذا الذي يشاء أن يقض مضجع نومه و القوم نيام لا يستصيغ سنة و لا يمس حلما يأتيه جن الحروف بعذابات الأبطال ، فيكتب و يَكْبَتُ حسّ الروح فيه كي يخمد بركان الضمير فيه؟؟؟ من ذاك الذي يكتب حتى تُصادر بنات أفكاره وِفقاً لميول الناس و أهوائهم ؟؟؟؟ الكتابـــة أول الحريات و أول علم رسا على قواعد أمتنا ، تُدوِّن المسكوت عنه و تُفصحُ عن الهواجسِ و الدّواخل فتكون بمثابة طبيب نفسي مجاني نحيله على أشياءنا الخفية ..يرانا العوام عُراةً حُفاةَ..نُكلّم الأبكم و نعشق الأصم و نتبنى قضايا بجرة حرف !  ...

Lettre ouverte au censeur...

Monsieur, Ce mot de simple civilité vous sied à merveilles, comme un gant ! Cela a l’avantage de consacrer, pour ces mêmes règles de courtoisie, votre identité : vous êtes un bel anonyme !C’est pourquoi je vous invite avec instance, me pliant aux règles de l’urbanité et invoquant cette vertu que l’on appelle d’un nom si précieux mais redevenu, en ces temps de grisaille morale, si banal;  je vous invite donc au courage ! Courage du nom et de la parole ! Vous n’avez pas le courage de votre nom, bien qu’on ait, en des temps certainement immémoriaux, sacrifié une bête pour célébrer votre naissance !  Et vous n’avez pas le courage de votre voix, ce bien inestimable :    Interdiction de fait, censeur anonyme ! Ose dire, petit monsieur : j’interdis ! قلها ومت آ صاحبي Ai-je envie de dire pour reprendre un chant célèbre. Faute de connaître votre nom – vous vous entêtez à rester anonyme – je vous appellerai désormais par ce que vous savez si bien faire : la censure. Je ne me déleste pas, voyez-vous, des règles de courtoisie et vous apostrophe par cette formule de politesse dont seuls nous, amis de Leftah, connaissons les subtilités et le sens : Monsieur le censeur ! Vous interdisez, dans l’ombre et sans état d’âme, au nom de je ne sais quelle morale rétrograde un livre de fiction fait de papier et d’encre, et vous foulez de multiples droits : ceux de l’auteur empêchant la circulation de ses idées, ceux du lecteur que vous infantilisez en le privant de découvrir sa littérature et de se former, en son âme et conscience, un jugement. De quel droit vous vous érigez en juge des consciences et statuez sur une jouissance exigible par le lecteur...

كيمياء الراديكالية...

 في علم الكيمياء و عالمها و مجتمع الذرات و الجزيئات، كل جزيئة تحتوي على « راديكال حر » تعتبر من أقل الجزيئات ثباتا في محيطها و أشدها عرضة للتفاعل. لأنها في العرف الكيميائي لم تستكمل خواص و شروط المواطنة و النضج الكيميائي، و تسبب ب ذلك حالة من عدم التوازن و اللانظام في محيطها، مما قد يجعل الفضاء الذي تشغله عرضة للانفجار في أي لحظة إذا ما توفرت شروطه. كما أنها تكون سهلة الاستقطاب و الشحن من جديد حسب الظروف الفيزيائية لمحيطها.1 و لعلكم تلاحظون هنا مدى التشابه الموجود بين الراديكالية في شقها الكيميائي و الراديكالية في شقها الإنساني. لأن الشخص الراديكالي هو شخص يتسبب حسب درجة تأثيره في خلق حالة من اللانظام و الدعوة للفوضى من أجل إعادة خلق نظام و فضاء يتسع له وحده و حسب هواه. و لعل القارئ قد يتفق معي على أن الراديكالي هو شخص لم يستكمل بعد شروط المواطنة الكاملة في المجتمع الديمقراطي الذي يتسع للجميع و يقبل باختلافهم، و من منا لا يحلم ب هكذا مجتمع.1 إن الراديكالية في كل تجلياتها هي ذلك التمسك الرهيب بأقصى جوانب و هوامش الفكر و الإيديولوجية و إراحة النفس و العقل من تبعات التفكير و إعادة التفكير المتكررة و التهرب من كل أسئلة الشك التي تعترضنا دائما أينما ولينا وجهتنا. فالراديكالي (هذا المصطلح يشمل جميع التوجهات الفكرية و الإيديولوجية الراديكالية و التي تدعو أساسا لإقصاء كل من يخالفها الراي) كي يريح نفسه من عناء التعايش بكل شقاءه المتمثل في التجديد المستمر للأفكار و تدويرها في شكل إبداعي و بناء، يسعى لإقصاء خصومه و تصفيتهم قصد التخلص من مصادر الشك و التساؤل التي لا تجف، هذا الإقصاء صار يتجلى في شكل تبني قوانين مجحفة و غريبة و تأويلها وإضفاء الشرعية عليها بإعتماد أساليب خبيثة و مثيرة للإشمئزاز. فالخطر إذن يتجلى حين تصل الراديكالية إلى مرحلة إعادة خلق النظم و القوانين، لأنها بالطبع ستخيط قوانينها...

Ma révolution culturelle Fév08

Ma révolution culturelle...

Saison des poussières et de la pleine lune, journées de soleil et de révélations… Un ouvrage, une mélodie, une lettre puis des personnes… qui par leur paroles, leurs regards et leurs contact m’ont marqué et m’ont fait chambardé cette pompe à sang qu’on appelle cœur. Ils se sont adressé à moi, à mon tour de m’adresser à mon monde, à ma terre à ceux qui auront assez d’altruisme en eux pour me lire. En ces temps d’agitation, où se confronte ma génération de soldats, je me retrouve sur un champ de bataille où je fus partisane et combattante ardue.. N’ayant plus de souffle, je reviens deux pas en arrière,  le temps de respirer et de prendre du recul. Mais  que fût désolant et triste mon constat… Une guerre acharnée, où le bras de fer est de mise. De partout des messages et des idées affluent, mais tels des facteurs flemmards aucun message n’arrive à destination… Maroc, bercail doux et violent, tu bouillonnes d’énergies, de talents et de sagesse, nous te rendons très mal ton histoire, on faillit à notre devoir de reconnaissance. Une idée, un rêve tout simple, et j’y crois jusqu’à en imaginer la petite tortue  trainant sa carapace peinte par une âme pleine d’espoir. Une ouverture, un exutoire, un espace d’échange et de partage…Un loft, un garage en ruine à qui on donnera une vie par la touche et l’empreinte de tout un passant. Une cantine des ardus de culture, de partage et d’expression cherchant des espaces et des récepteurs de leurs énergies. L’espace sera aménagé, imaginé et vu par des jeunes qui s’y seront identifiés. Le but étant de créer un cercle, une communauté faite de personnes désirant donner, transmettre , voulant tendre une perche et laisser une consigne, ou tout simplement,  ...

M20F : où sont les revendications féministes ? (reportage radio) Fév07

M20F : où sont les revendications féministes ? (reportage radio)...

2 Avril 2011. En marge d’une conférence sur le preintemps arabe aux Abattoirs de Casablanca, deux jeunes militantes se livrent. pour ces étudiantes d’Agadir comme pour de nombreu.ses.x Marocain.e.s, le Mouvement du 20 février est porteur de l’espoir du Grand Soir. Mais leur révolution, elles la voient bien plus profonde. Elles ont une idée bien précise de l’ennemi à abattre : le patriarcat. En prime, témoignages frappants sur les méthodes de répression. Les militantes féministes du 20 février : une guerre contre le patriarcat Par Hind Aissaoui...

“Paris Marrakech : luxe, pouvoir et réseaux » : les bonnes feuilles Fév04

“Paris Marrakech : luxe, pouvoir et réseaux » : les bonnes feuilles...

“Paris Marrakech : luxe, pouvoir et réseaux » a de fortes chances de déranger l’Oncle Censeur au Maroc. Le dernier livre de Jean-Pierre Tuquoi et Ali Amar, sorti en France chez les éditions Calmann-lévy, revient sur les amours malsaines du Royaume avec son ex… colonisateur. Dans ce qui suit, les « bonne feuilles » offertes par l’éditeur.     LA NOUVELLE SODOME À Marrakech la paisible, quel que soit le lieu de sortie, le sexe tarifé est omniprésent et les prix aussi variés que les prestations. Tarif de la soirée pour une « ambianceuse » croisée dans un endroit à la mode dans le quartier huppé de l’Hivernage : environ 200 euros, soit à peine moins que le smic local. Certes, les hôtels ont pour consigne d’interdire à une femme seule, qu’elle soit mariée ou célibataire, d’entrer dans une chambre occupée par un tiers. « La police est très stricte là-dessus et la consigne est respectée », assure le responsable d’un palace du centre-ville. Mais rien de plus simple que de contourner la législation, précise-t-il. « Il suffit au client de louer deux chambres, ajoute l’homme. C’est dans la seconde qu’il ira rejoindre la prostituée. L’hôtel y trouve son compte et la loi est respectée. Tous les hôtels font ça, même les plus huppés. » Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à tirer profit du commerce du sexe. Depuis qu’une crise immobilière sévit à Marrakech, des centaines de meublés sont disponibles pour des durées très brèves, parfois une seule nuit, et des rencontres éphémères et tarifées. Au total, elles seraient à Kech plus de 20 000, âgées de 16 à 30 ans, à offrir leurs services avec l’espoir de gagner jusqu’à 15 000 euros par mois pour les plus sollicitées. La passe furtive, elle, se négocie aux alentours de 10...

La francophobie Fév03

La francophobie

« Le rendez-vous est maintenu madame, par contre, je vous prie de bien vouloir me répondre a une question anodine : ETES VOUS DARIJOPHONE ? » Dieu du ciel ! Sacrebleu ! par tous les saints et ceux qui le sont moins aussi, assisterait-on à l’intronisation officielle d’une nouvelle langue ici ?! Issue d’un mariage mixte, consommé officieusement  il y a un peu moins d’un siècle, issu lui-même d’un conflit d’intérêt pour un territoire, une colonisation à vrai dire d’un peuple et de l’annexion d’une nation que l’on voulait aliéner a défaut de se l’allier ?! La recette est simple… Elle est digne d’un appareil de cuisine à l’ancienne. Entendez, je vous prie, d’un processus de réalisation sans engins électriques : Prenons donc cette belle langue Arabe, ajoutons-y un peu d’allemand (j’adore Goethe et je salue le génie macabre de mein kampf…Je répète le génie pas l’idéologie) jouxtée par un patois modelable  par ci par là et ça donne « l’arabe dialectal »… dialecte parlé par tous, compris suivant les régions ( avez-vous déjà eu l’infime et délicieux privilège de poser en profonde discussion une fassiya pure souche et une chamaliya ascendant chaouen dans ses astres? au temps pour moi! ) réadapté et finalement… La realpolitik de nos partis s’en empare, la markette, l’envoie comme une roquette (l’arme pas la salade) sur le devant de la scène médiatique pour « unifier » et « faire proliférer notre richesse et patrimoine culturel ». Mais, pincez-moi si le Français n’est pas parlé d’Agadir à Dakhla, en passant par les villes impériales, les villes « roturières » et les recoins confinés de notre Royaume ! Non le Français, langue cartésienne n’ayant pas les nuances de l’Arabe certes, n’est plus un glorieux glaive, à travers lequel nous, modestes consommateurs de...

Harcelées au quotidien (Reportage radio) Fév02

Harcelées au quotidien (Reportage radio)...

Khmisset AÏt A3mira. Plaine du Souss.   Dans un paysage dominé par les serres de l’agriculture industrielle exportatrice, des ouvrières dénoncent le harcèlement sexuel dont elles sont victimes dans et en dehors des fermes.   Reportage radio en darija du vécu « banal » de femmes qui luttent…   Ecoutez ici :   Harcèlement sexuel à Aït A3mira   Musique de l’association Tamawast à Imin Tanout. Par Hind Aissaoui...