Moi, Qandisha, Femme normale Juin07

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Moi, Qandisha, Femme normale

« Femme normale ». Le mot est lâché…

Est-ce normal cela dit, que je le ressente comme une agression ?

Je vous explique : c’est que j’ai horreur des étiquettes et des moules préconçus. L’OVNI que je suis, se sent à l’étroit dans un moule, c’est limite de la claustrophobie, avec crise de panique, étouffements, sueurs et tout et tout !

Qu’est ce qu’une « femme normale » ? Qu’est ce qui ne l’est pas ?

Ma question est sincère puisque je n’ai pas compris qui a posé le cadre et défini les normes de cette « normalité » ? Normale par rapport à qui ? À quoi ? Quelle est la référence ? Quelle est l’unité de mesure ? Sur quelle échelle ? Selon quels critères ? Quel est le seuil de tolérance au dessus duquel on n’est plus normales ?…. des tonnes de questions sont à poser. J’ai besoin de savoir !

En dehors de cela, poser l’étiquette « femme normale », n’est-il pas un jugement de valeur ?

Si en effet, on prend en considération la complexité de tout être humain, la subjectivité de son raisonnement, son mode de fonctionnement atypique, sa vérité unique, son système de croyances et de valeurs très personnel et individuel, son identité propre… comment peut-on parler de « Normalité » sans être dans le jugement et le préjugé ? On peut tout reprocher à l’humain, sauf qu’il reste toujours unique. Parler de normalité, c’est enlever à l’être humain la première chose positif qu’il a en lui : il n’est pas normal, puisqu’il n’y a aucune norme, on est tous différents et uniques.

Suivant ce raisonnement, toute personne est normale, mais uniquement selon ses critères et ses propres normes : le barbu est normal, le rasé de près est normal, le minet en slim est normal, la dame en niqab est normale, la dame en tailleur chignon est normale, celle en short ras les fesse est normale… Qandisha est normale. Moi, Qandisha, femme normale.

Ce qui n’arrange rien à ma confusion : qui est normal ? et qui ne l’est pas ?

 

Par IMANE HADOUCHE