Mon premier mariage Sep19

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Mon premier mariage

Contrairement à ce que vous devez spéculer dans vos crânes pollués, je me suis bel et bien marié deux fois !! Volontairement, de bonne foi et sous aucune intimidation parentale ou chantage juridique. J’ai épousé deux femmes…responsables cliniquement, vaccinées de la méningite et libérées intellectuellement…quoique complètement différentes.

Vous vous demandez certainement comment un salaud comme moi, peut-il convoler en juste noce tel un brigadier crédule en défaillance éthylique….Et à deux reprises en plus !!

J’ai croisé ma première épouse, alors que je briguais le calvaire absolu pour décrocher mon  MCI (master en commerce international) à l’université de Nantes. J’absorbais quelques chopes de whiskey avant d’attaquer un énième soir de besogne estudiantine chez L’Univers Speakeasy (un ancien bar clandestin spécialiste des cognacs et des whiskies…Intestins fragiles s’abstenir), lorsque j’ai rencontré quelques potes débarqués de Paris. Il y avait parmi eux une captivante jeune femme nommée Maria. J’ai appris qu’elle était  franco-espagnole, fragmentée entre la Corridas De Toros en España par son père, et la galette des rois gauloise par sa mère.

Elle était ingénieur en génie des bioprocédés, et on avait exactement le même âge à quelques différences près. J’étais fasciné par son instruction intellectuelle, son urbanité épurée et  sa culture bigarrée sur divers enclins (ça change de toutes les blondasses plantureuses siliconées qui te répliquent…Ouais j’adore ce créateur… lorsque tu abordes Antigone). Je ne pouvais pas dénier qu’elle avait une anatomie aussi affriolante qu’un Harley Davidson 1200 et une putain de maléfice louable à la plus révélée des prêtresses madones. Chevelure vermeille soyeuse, prunelle des yeux verdâtre et olivâtre, esprit autonome et affranchi à la Carolina Coronado et un caractère saillant digne d’une bohèmia catalana.J’étais assurément et entièrement mordu de Maria…..Ho Maria Maria Mi canto la Esperanza ahora vengo mama chola…Wa matin Maria (Elle m’a rendu fou, Maria) !!

Après plusieurs mois de Pseudo-Dating, amarrés de béguin pour sa créature authentique, de passion érotique  pour son anatomie et de dénouement attractif pour son entité, Je lui fis ma demande chez A Cantina. Nous avons déterminé qu’il serait judicieux de se marier et de s’installer au Maroc, un pays qu’elle ne connaissait qu’à travers quelques vidéos scrutées hâtivement sur Youtube. Une fois au courant, mes parents avaient chopé le premier vol Casa-Paris pour comprendre pourquoi leur fils ainé, vénéré et adulé par toutes les cousines célibattantes délaissées et périmées des entrailles de notre lignée, allait épouser une nsraniya rencontré quelques mois auparavant seulement?!…Et dans un bar en plus !!…Yak ma elle est enceinte, me lança ma mère craintivement.

Pour être honnête, mes parents n’ont jamais apprécié Maria, d’ailleurs le contraire m’aurait étonné. Ils auraient voulu que j’épouse une BEN dont le père serait le cousin germain à la tante consanguine de la cousine à ma mère (et on se demande pourquoi il y a des mongoliens dans notre lignée de fassi refoulée et rétrograde). Face à mon obstination coriace d’hominidé têtu, ils acceptèrent finalement notre union, et nous organisâmes un mariage féerique et magnifique qui dura sept  jours (d’après les décimètres éthiques de la ligue Fassie). Ce fut un mariage de rêve malgré quelques désagréments décrétés par quelques décalages culturels…. un mariage internationalisé et mâtiné entre les airs éthérés de Ba Jdoub, les tubes prenants des Gipsy Kings et les tercets populaires de Daoudi (que m’ont offert mes salopards de potes comme cadeau de noce…..nsker ou nsha ya salam)…la pastilla satinée aux pigeons et aux amandes, la paella valenciana repue de langoustines et les différentes galettes gauloises enfournées  de fruits confis, additionnées à une pile de Kaab Ghzal locale ….Une mixtion paralytique barbouillée qui m’a non seulement bravé une gastrite chronique et une diarrhée aiguë mais aussi un accident de voiture presque fatal quelques jours après ….Pchakhhh…Eye of people (500 personnes= 1000 œil propulsés sur toi tels des rayons électromagnétiques à forte propulsion…Wa salama).

Plusieurs mois se sont écoulés après notre alliance chimérique, digne du film indien Devdad. Nous nous sommes finalement établis sur Casablanca où j’avais réussi à choper un boulot très intéressant (grâce au beau père de ma tendre sœur ykhaliha lili).Bon, je n’étais pas complètement satisfait de ma vie de conjoint  parce que ce n’était pas ce que j’ambitionnais au fond. J’avais certes un boulot très intéressant (fructueux monétairement, en plus j’arrivais à doubler mes fins de mois grâce à quelques magouilles fiscales), une jolie blonde pas très nonne au lit (louche jusqu’aux bous des pieds….Non Non je ne suis pas fétichiste juste pseudo sodomite actif),un logement très spacieux enjolivé par ses soins (elle avait bon goût saraha… en plus ça occupait ses journées de chômeuse inactive) et deux domestiques thaïlandaises qui s’occupaient de tout à la maison ( Madame ne savait même pas cuisiner le mssemen….en plus j’adore le Khao Niao= riz thaï gluant…J’adore quand c’est visqueux et sirupeux en sauces…HUHUH).

Il m’arrivait de rentrer tardivement à cause de mes réunions interminables ( j’étais et je suis toujours un homme important ). Un jour je suis rentré hâtivement parce que j’avais oublié un dossier important sur ma table d’office. Il était presque 16H de l’après midi, j’ai ouvert la porte de la maison diligemment, et je me suis dirigé  vers mon bureau. En escarpant les marches, je saisis quelques bruits biscornus et bizarres qui émanaient de notre chambre à coucher. Je m’y suis dirigé pour comprendre ( d’habitude Maria avait son cours de Pilate avec  Mustapha, un coach sportif personnel)…. Je ne pourrais jamais vous décrire ce que j’avais vu ce jour là ! Elle…Lui…Levrette….Notre Lit….Quelle horreur!!!

J’ai délogé ma demeure complètement dégouté et totalement écœuré, bondissant viscéralement tel les cyber-activistes « The anonymous » traqués par le FBI. J’étais tourmenté par les clichés agnostiques d’une femme  adultère que j’avais réellement aimé, et totalement martyrisé par son acte immorale que je n’arrivais pas à comprendre. Pourquoi…Comment….Depuis quand…..Avec qui….J’étais grisé par la salissure physique et la souillure morale que je tentais de noyer par un taux d’alcoolémie flambant. Je ne voulais plus rien savoir, le mal était fait ! Mon cœur était disloqué en plusieurs milliers de micros morceaux !!

Les seuls pensées qui m’implantèrent mon crâne d’arabisant orientaliste étaient…TUE LA….TUE LA….TUE LA…!! J’étais certes fan de Dexter sur Facebook, mais je ne voulais pas encrasser notre illustre généalogie de Ben, truffée de nobles Chorfa et de pseudo Oulamas. J’ai finalement renoncé à  poignarder ses poumons  vauriens avec la dague de notre  jardinier, et à l’étrangler avec les cordons de nos nouveaux rideaux. Tailler son anatomie  crasseuse en coupures n’allait que m’envoyer en soins psychiatriques au centre de Berrechid pour un long moment.

Finalement, je suis rentré chez moi après plusieurs jours d’éloignement corporel, de remise en question spirituelle et de kaas moura kaas. Maria était entrain de scruter la TV, entièrement insoucieuse et blasée ( awdi ala ayalat akher zman= Oh miséricorde, femmes de dernières décennies). Elle n’a même pas osé me regarder dans les yeux !! Je faisais mine de ne pas flairer sa présence, et je l’ai ignoré telle une incube mésopotamienne congédiée des enfers. J’ai appelé Mahassine, une prostituée étrange que j’avais l’habitude de border, et je l’ai baisé insensiblement sous ses yeux. Pendant les trois jours qui suivirent, je fis venir une multitude de prostituées débauchées aussi dégradées que la guerre Bosnie-Herzégovine, que j’ai baisé (pénétration par tous les orifices contingents) énergiquement et excessivement ( Sex is the best thérapie anti-chagrin).

Ne supportant plus mes agissements de marocain inepte et immoral (elle a cru que j’étais devenu fou…Elle n’a peut être pas tort), elle ramassa toutes ses affaires et demanda le divorce Illico Presto. Je ne revis plus jamais Maria, et j’espère ne jamais avoir à la rencontrer…..Mes pulsions meurtrières peuvent refaire surface…Who knows !!

J’avais 32ans, j’étais fraichement divorcé et entièrement cocu. J’avais désormais une frénésie anti Espagne aussi titanesque que les jambes d’Adriana Karembeu, et une rancœur hystérique et inébranlable contre toutes les femmes !! …A partir de ce jour,   je n’aurais plus aucune forme de considération pour aucune d’entres elles…Puisque après tout, ce sont  toutes des salopes !!!

 

Par YASMINE NACIRI