Le complément « abject » direct Oct06

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Le complément « abject » direct

Deux ans, que je suis en thérapie.
Mon psy (un moustachu condescendant) me dit que je m’en sors plutôt bien et que ma guérison (si l’on guérit de soi-même) est en bonne voie.
Je matures quoi !!!
Ceux qui ont connu ce blog à ses débuts ne le savent que trop bien, je souffrais de misogynie féroce, de machisme outrageux et d’obscurantisme dédaigneux envers le sexe faible.
Psy : « attention, rechute…on dit le beau sexe, le genre féminin, notre alter-ego, mais pas sexe faible »
Ok d’accord….. je disais donc d’obscurantisme dédaigneux envers le beau sexe.
Et voilà que ce matin… que vois-je ?
Sur Qandisha, je lis une chronique sur l’infidélité masculine, dans laquelle une des contributrices du Magazwine dresse une typologie des concubines des temps modernes et dissèque les motivations qui animeraient le sexe for…..enfin le genre masculin
Psy : « voilà, bien joué…continue ».
Hmmm…..Ainsi nous succomberions à la tentation de différents profils allant de la catin à la virtuelle en passant par le gibier….
Je ne suis pas d’accord.
Psy : « intéressant !! »
Commençons par le début, le texte ne semble parler d’infidélité qu’entre gens mariés.
Je considère pour ma part que la fidélité n’a aucun rapport avec un quelconque acte de mariage, il s’agit tout d’abord d’un engagement moral entre deux personnes de sexes opposés…
Psy : « rappelle-moi à la fin de ta thérapie sur la misogynie, d’entamer une nouvelle sur l’homophobie ».
Euh Ok d’accord….je disais donc que cet engagement est celui par lequel deux personnes choisissent d’associer leurs vies et peu importe le cadre juridique ou social.
Psy : « Bravo, c’est très bien dit…la fidélité est d’abord un engagement moral ».
Euh….Ensuite, le texte semble déresponsabiliser l’homme, en conférant un caractère « normal » à sa traitrise, et renvoie ses actions répréhensibles au stade de « reflexe naturel »
Psy : « Super, plein de bon sens, j’applaudis»
hmmm…… je continue alors
En plus cette typologie, positionne la femme de façon dégradante puisqu’elle semble être au second plan dans une partition où le rôle central est encore et toujours joué par l’homme.
Psy : « magnifique, j’applaudis… »
Doucement le moustachu….donc, j’exprime mon désaccord quant à la justification que donne cet article à l’injustifiable et…..
Psy : «Witi witi, Xoxo »
Et puis merde….
Bon on arrête la déconnade.
Mes bonnes petites femmes, sexe faible manquant de religion et de cerveau…..je suis outré par tant de questionnements fallacieux sur l’évidence même..
Psy : « attends.. »
Ta gueule.
Mes petites mignonnes, vous croyez vraiment qu’on serait à la recherche d’un quelconque bonheur qui nous ferait défaut en couple….Pchaaaaaakh
Psy : « Mais….
Tu te la fermes…
Mes douces niaises, vous pensez sérieusement qu’on serait grandement animé par la nostalgie d’une passion éphémère remplaçant une autre éteinte……Repchaaaaakh
Psy : « je.. »
Boucle la….
Mes ravissantes tites choses, vous « crédulez » sincèrement que nous opérons des choix intellectuels entre McDo et salade Bio ? et même que l’intellect aurait un quelconque rôle dans l’histoire…..pchachachakh
Psy : « Suff… »
ZZZZDAFFF….
Mes adorables petites chéries, vous espèrez benoitement que notre âme est torturée par culpabilités, questionnements et autres doutes ?
Mais Arrêtez toute suite ….il n’y a ni profil type, ni positionnement quelconque, ni rôle préétabli et même pas de niveau scolaire minimum. ….C’est juste du sexe.
Il n’y ni bonheur, ni défi, ni passion, ni nostalgie…..
Votre cambrure est juste un miroir…miroir sur lequel on peut admirer (et flatter) notre ultime raison d’être : Notre Ego ….
Tout le reste est pure invention masculine.
Car comme disait le grand philosophe de l’inquisition masculine :
« Baisez les toutes, Dieu Reconnaitra (et vous pardonnera) les plus moches. »
Voilà c’était deux ans de thérapie partie en fumée.
Merci Qandisha 🙂