Qandisha : un an de vie Nov14

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Qandisha : un an de vie

Il y a exactement un an, Qandisha est née.

Nous étions une dizaine de femmes à guetter la naissance d’un bébé conçu avec beaucoup d’amour, de foi et d’espoir. Nous voulions créer cet espace décalé, outrageusement subjectif, qui apporterait la lumière sur les vraies problèmes et centres d’intérêt des femmes, mais qui permettrait également de les sensibiliser davantage à la politique du pays qui se trouve être à l’origine d’un grand nombre de nos déboires.

Qandisha, qui se voulait magazWine porteur de valeurs (et de fraicheur!), a réussi son pari en fédérant un très grand nombre de contributeurs. La communauté s’est agrandie, de jour en jour, de femmes et d’hommes issus de milieux et d’horizons différents, qui ne partagent pas forcément les mêmes avis sur tout, mais qui embrassent tous un idéal commun d’un Maroc libre et juste envers ses citoyens. Au total, ce sont 80 collaboratrices et quelques dizaines de contributeurs qui ont pris part à cette expérience. Un nombre que nous espérons voir augmenter à l’avenir.

Sans spécialement le chercher, et par la force des choses, Qandisha a « attrapé » un caractère féministe. Une étiquette dont nous sommes fières, mais qui n’est qu’une face de l’humanisme que nous prônons et revendiquons.

Au fil du temps, nous avons reçu des messages fort encourageants, spécialement de femmes qui se sentaient terriblement seules face à l’injustice, la discrimination ou le jugement à l’emporte pièce dont elles font l’objet. Elles nous ont rejoins et ont porté, en tant que contributrices ou fidèles lectrices, l’étendard de la cause. En déclarant notre appartenance à la communauté Qandisha, nous avons signalé notre présence, notre refus de l’ordre établi et notre intention de lutter pour changer la donne.

Le magazWine a également créé un espace de débat qui manquait au paysage et qui restera ouvert à tout et à tous. Nous avons fait le choix de ne pas censurer les commentaires, car c’est en exerçant son droit à l’expression, même de façon anarchique, que l’on apprend à débattre. C’est d’ailleurs dans cette optique là que nous avons également publié des articles qui ne reflétaient pas l’esprit de Qandisha, mais qui pouvaient être à l’origine de réflexion sur la société.

Au cours de cette année, nous avons certes été applaudis et encouragés, mais nous avons été piratés, lynchés aussi. Et pourtant, nous n’avons jamais désespéré, car si ces différents actes sont des indicateurs d’hostilité et de rejet, ils sont également les symptômes de la fragilité des antagonistes.

Nous avons eu plein d’expériences très instructives sur tous les plans. Nous avons certes commis des erreurs, mais également appris des leçons, cerné les préférences du lectorat. Nous nous sommes blindés face aux attaques et aux critiques acerbes, pour les intégrer dans notre processus d’amélioration. Nous remercions donc tous ceux qui ont contribué de près ou de loin, à « l’éducation » de Qandisha et nous espérons qu’elle grandira davantage de vos contributions et votre solidarité.

Pour demain?
Nous comptons nous pencher un peu plus sur les problématiques socio-politiques nationales, susciter plus de débats tout en maintenant ce caractère subjectif et personnel des écrits. Nous espérons aussi représenter davantage de femmes marocaines en quittant le cadre virtuel, pour nous engager dans la vie réelle sur des terrains souvent hostiles à tout changement. Mais le magazWine restera toujours cette fenêtre d’expression ouverte aux coups de gueules et aux états dames…

Que de rêves pour l’avenir!

En sommes-nous seulement capables sans votre soutien?

Non, puisque Qandisha est d’abord écrit par vous.

Nous continuerons à marcher.

Joignez-vous à nous !

 

Par FEDWA MISK