Hasard ou providence? Jan09

Tags

Related Posts

Share This

Hasard ou providence?

La providence serait la manière dont Dieu mènerait les choses sur Terre, et par extension partout ailleurs dans l’univers. Sachant, toutes les qualités et les vertus qu’on attribue à Dieu, je persiste à croire que si nous étions vraiment gouvernés par la providence, il n’y aurait pas autant d’injustices sur notre globe. La providence de Dieu doit être juste et elle ne l’est pas ! Par conséquent, l’Homme est seul dans cette immensité indifférente de l’univers d’où il a point par hasard.

Il en résulte que son destin, son devoir n’est écrit nul part. C’est à l’Homme de choisir dans la plupart des cas, entre les lumières et les ténèbres, le juste et l’injuste, la logique et l’absurde.

Reste le hasard ! Le hasard, une intensité d’un phénomène qui est à l’origine d’évènements inexplicables…

Quelqu’un disait que la providence était le nom de baptême du hasard ; des dévots pourraient affirmer que le hasard est un sobriquet de la providence. Moi je me hasarde juste à poser une question : Dieu s’il existait, serait-il aveugle ?

Le hasard est pluriel, il peut être merveilleux, comme il peut être inintelligent, il peut être la volonté des autres, comme il peut être une ingéniosité de la nature… Le hasard fait tant de besognes et de bonnes actions qu’il a le mérite, partagé avec la nécessite, d’avoir contribué à l’existence de l’univers…

La philosophie du hasard est vaste et soulève de nombreuses interrogations : lorsqu’il frappe (le hasard), lorsqu’il semble jouer à la surface, est-il sous l’emprise de lois internes cachées ? Des lois qu’il faudrait donc découvrir ; le hasard deviendrait alors une science…

Le hasard s’associe à d’autres phénomènes naturels, pour perturber ou arranger notre existence comme par exemple les rêves, les coïncidences, les objectifs, les jeux… Si dans les grandes lignes, nous sommes persuadés d’être libres et que nous sommes maîtres de nos décisions, pour ce qui est des « choses de la vie », le hasard les dirige beaucoup plus que nous. Certes notre raison agit, mais dans tout ce que l’on entreprend, il y a pertinemment une petite part due au hasard… parfois, cette petite part, on se la donne (dans la mesure du possible) juste pour être pusillanime mais sans être cependant téméraire.

Souvent, le hasard ne nous donne même pas l’occasion de marchander avec lui ! il fait d’une manière singulière les choses pour nous empoisonner l’existence ; à titre d’exemple : les raisons mystérieuses d’aimer que nous impose le hasard. Qui anime, motive et dirige nos choix et nos recherches d’aimer si ce n’est l’espièglerie du hasard ? Au début, on aime d’abord par hasard ou par un de ses complices : jeu, curiosité, rêves ou illusion… Ensuite, on emprunte différents sentiers, au hasard, le plus souvent sans en connaître les destinations… Dans le cas d’un parcours sans destination ou d’un chemin sans issu, c’est le hasard qui mène encore le jeu pour s’en sortir… Un jeu sans règles, sauf celles du hasard ! Certains fatalistes diront que dans ce dernier cas, le temps est le meilleur remède. Je leur dirais que le temps n’y est certainement pour rien ; en occurrence, ce sont les évènements survenus par hasard au cours de ce laps de «temps», qui sont responsables de défaire les maux et aider à oublier quand il le faut…

Pourquoi cette réflexion à propos du hasard ? Ma foi, je ne sais trop ! Ou peut être si : ma manière à moi de tirer une révérence au Hasard.

Par hasard, ces dernières semaines j’ai eu affaire à surmonter des évènements qui m’affaiblissaient l’âme et m’abrutissaient… et c’est par un grand hasard que je m’en suis sortie… heureuse et amoureuse du hasard ! Je suis persuadée que le Hasard, Sait ce qu’il me faut mieux que moi. Et je ne le remercie point, il ne doit pas aimer cela !

 

Par Souad Debbagh