الاغتصاب و مشكل العقوبة Juil31

الاغتصاب و مشكل العقوبة...

 ان كل  القوانين في بلاد العالم المتقدمة منها و المتخلفة تجمع على تجريم العنف الجنسي كشكل من اشكال امتهان كرامة الانسان و الاعتداء على حرمة جسده , ولعل من ابشع صور هذا العنف الجنسي  بلا منازع الاغتصاب الذي يخلف اضرارا جسيمة على المستوى الجسمي و النفسي و الاقتصادي. فكل القوانين لا تختلف في تجريم هذه الجريمة ولكن تتباين فيما يخص العقوبة التي من شأنها تحقيق الردع العام و الخاص. العقوبة تختلف من بلد إلى آخر، فتتراوح ما بين السجن لمدد تصل للمؤبد كما هو معمول به في بعض الولايات المتحدة الأمريكية وبعض دول أوروبا، ومدد تتراوح مابين الخمس سنوات إلى خمسة عشر أو عشرون عاما كما هو معروف في معظم دول العالم. إلا أن هناك دول تعاقب مرتكبي جريمة الاغتصاب بكافة أنواعها بعقوبة الإعدام، كما هو الحال في في المملكة العربية السعودية و بعض الدول الإسلامية.1< في المغرب، يعاقب القانون الجنائي  بعقوبة تتراوح مابين خمس و عشر سنوات، طبقا للفصل 486. و في الواقع، لم يقض حتى بالحد الأدنى للعقوبة، بل نزل عن ذلك بحكم ظروف التخفيف. فإذا كان سن المجنى عليها يقل عن 15 سنة فإن العقوبة هي السجن من 10 إلى 20 سنة. لكن القضاء المغربي لم يتعامل مع هذه النصوص بطريقة صارمة. في هذا الصدد نسوق مثالا  لقرار صادر عن محكمة الاستئناف بالرباط  ورد فيه أن الضحية تقدمت بشكايتها في شأن اغتصابها من طرف المتهم، و هو أخ لزوجها الذي هاجمها في فراشها و قام بخنقها بيده و حقق رغبته الجنسية. فقضت المحكمة بمؤاخذة المتهم من أجل ما هو منسوب إليه و حكمت عليه بسنتين سجنا نافذا. الملاحظ هو أن القاضي في هذه القضية كما في العديد من القضايا لم يحكم بالحد الأدنى للعقوبة المقررة قانونا فقط، بل نزل عن ذلك بموجب سلطته التقديرية المخولة له. و في نازلة أخرى للاغتصاب المقرونة بالضرب و الجرح، حكمت نفس المحكمة على المتهم بسنة واحدة. و في قضية أخرى ناتجة عن افتضاض بكارة قاصر،...

Coupable… de manger Juil30

Coupable… de manger...

(En 2013 et sous la nouvelle constitution qui respecte le droit à tout un chacun de pratiquer (ou pas) la religion qu’il confesse, de jeunes gens sont condamnés à la prison pour avoir rompu le jeûne en public). 1964… J’ai 14 ans et je viens de lâcher une bombe… Enfin, c’est « eux » qui le disent : j’ai refusé de jeûner et j’ai osé dire que j’attendais de réfléchir à la question et de décider si oui ou non, je faisais le ramadan… Cris, protestations, supplications, menaces : rien n’y fait jusqu’à ce qu’on me propose benoîtement de… manger en cachette. On me ferait à manger, le principal étant de taire soigneusement la chose sinon « ache ghadi igoulou nasse » (que vont dire les gens?), question capitale pour le Marocain moyen pour qui berner le Tout-Puissant est moins grave que de choquer son voisin ! Extrait de l’agenda de cette année de ma mère… « On lui a proposé de la nourrir… et cette petite sotte, du haut de sa rébellion, a décrété que, puisqu’on faisait pression sur elle et que son père avait menacé de quitter la maison pour fuir la mécréante, elle refusait avec hauteur de tricher et ferait donc le jeûne dans les règles : on n’avait rien compris, on ne l’avait pas comprise, a-t-elle rajouté…« . Presque 50 ans après, vous le voyez, on n’a pas bougé d’un pouce et on continue à reprocher aux dé-jeûneurs de se produire en public car, vous l’aurez deviné, le Maroc est un pays « où on peut vivre librement, il suffit d’y mettre les formes »… Comprenez : cachez-vous ! Oui, cachez-vous comme le voleur dans la maison vide, le violeur suivant sa proie, le tricheur ou l’assassin. Qu’ils se le disent une fois pour toutes : la foi...

Hiba : ce n’est pas de notre faute Juil25

Hiba : ce n’est pas de notre faute...

Je me présente à vous tous et toutes, je m’appelle Hiba, j’ai 17 ans , je viens d’obtenir mon Bac et j’ai été victime de viol/agression sexuelle. Avant tout, je tiens à vous remercier tous et toutes pour votre solidarité qui fait chaud au cœur et qui témoigne de la grandeur d’âme dont les marocains peuvent faire preuve… Car après tout, le Maroc n’est pas fait que de violeurs, agresseurs, et fils de « flane » qui se croient supérieurs à leur semblables et qui, en plus de faire preuve de sauvagerie et de manque d’humanité, sont des (comme on dirait en dialecte marocain) des « 7OUGARAS ». Je tiens à éclaircir déjà le contexte dans lequel cet acte horrible a été commis. Oui, mon amie et moi voulions fêter notre réussite et l’un des deux agresseurs, qui est un ami à Jihane et que je ne connaissais pas, lui a proposé de nous conduire là où on avait l’intention d’aller retrouver nos amis. Et comme l’on croit aux valeurs nobles de l’amitié, on lui a fait confiance… Tout naturellement. Il s’avère qu’il y a un présumé cousin avec lui… Mais comme nos agresseurs sont venus nous chercher de chez les parents de mon amie, on ne pouvait pas imaginer que leur insolence dépasserait les limites et qu’ils oseraient nous nuire d’une quelconque façon. On a tourné en rond à travers Rabat et ils ont invoqué une multitude de raisons pour justifier ces déplacements qui n’étaient pas au programme. et là encore, on a été naïves… Jusqu’à ce qu’ils nous conduisent dans un coin perdu à Birkacem .. Il était clair que leur intention n’était pas de nous emmener rejoindre nos amis ( je pense que là, on peut clairement parler de kidnapping puisqu’ils nous ont interdit l’usage de...

Jihane et Hiba : que la honte change de camp! Juil24

Jihane et Hiba : que la honte change de camp!...

  Aujourd’hui, Fatim-Zahra Yaakoubi et Jamila Sayouri nous ont donné une belle leçon de courage. Elles ont rejeté toute forme de compromis avec les agresseurs de leurs jeunes filles, malgré la pression et le poids de la tradition dans une société patriarcale, où les droits de la femme sont bafoués au quotidien. Ces femmes se sont insurgée contre le crime, avec bravoure et dignité, soutenues par leurs conjoints, des amies et de parfaits inconnus ayant répondu aux nombreux appels à soutien spontanés sur facebook. Les faits : Dans la nuit du 4 au 5, une sortie normale en compagnie d’un ami de la famille s’est vite transformée en cauchemar pour Jihane et Hiba, lorsque le jeune R.T., accompagné par K.B., un individu plus âgée (33 ans) méconnu du groupe d’amis, a changé de destination pour isoler les jeunes filles. Menacées avec des armes blanches et des battes en fer, frappées et surtout humiliées, Jihane et Hiba se débattent jusqu’au bout… Viol et agression à caractère sexuelle ont lieu. Les agresseurs recourent aux menaces pour intimider les jeunes filles et les empêcher de porter plainte. Statut social aidant (l’un des agresseurs est fils de haut gradé de l’armée et le second est le gendre d’un ancien haut responsable, père d’un malheureux enfant en très bas âge) les agresseurs comptent s’en sortir impunément. La plainte : Après des heures interminables de violence et de terreur, le choc est tel que les victimes perdent la voix. Mais soutenues par Maitre Jamai et Maitre Saadia Weddah, elles parviennent à rédiger un récit des faits… Dans les familles, c’est la panique. Les parents sont horrifiés, déprimés, en colère, mais entament la procédure légal pour prouver l’agression sexuelle et rechercher l’autre individu. 15 jours s’écoulent avant que les deux familles...

Les Égyptiens en quête d’une seconde révolution...

  Bien que l’envie ne manque pas – quand on s’appelle Marianne et que l’on est Française on naît forcément avec une sensibilité de révolutionnaire – j’ai choisi de ne pas prendre part aux manifestations organisées par le mouvement Tamarod (Rébellion) dimanche dernier. En tant qu’étrangère cela peut être risqué pour moi (un jeune étudiant américain a été tué vendredi dans le quartier de Sidi Gaber à Alexandrie) mais aussi pour mes amis égyptiens que l’on pourrait soupçonner de fréquenter des « espions ». Installée depuis près de trois semaines en Égypte, à Alexandrie, je découvre ce pays que je ne connaissais qu’à travers la littérature, le cinéma et bien évidemment la musique. L’Égypte, pour quelqu’un qui étudie les pays arabes, est la terre des fantasmes orientalistes par excellence. Sans n’y être jamais allée j’étais déjà submergée par les émotions et laissais mon imagination divaguer entre les romans de Naguib Mahfouz et les envolées lyriques d’Oum Kalthoum. Je nourrissais néanmoins quelques appréhensions au vu des nouvelles alarmantes diffusées dans les médias, notamment en ce qui concerne le harcèlement sexuel et l’intégrisme. Après avoir travaillé ces deux dernières années au Maroc, étudié en Tunisie quelques mois avant la révolution j’allais découvrir désormais le Machrek et fouler le sol d’Oum El Dounia (La mère du monde). Très rapidement mes appréhensions se sont envolées. Je marche tous les jours pour aller travailler et je croise peu de barbus, presque aucun en réalité. Par ailleurs, cela peut en étonner certains mais le harcèlement sexuel n’est pas pire ici que dans les rues de Casablanca (du moins c’est mon ressenti pour l’instant). À vrai dire, je m’y sens beaucoup plus en sécurité. Les magasins sont ouverts jusque très tard dans la nuit et les rues grouillent souvent encore de...

L’islamisme, une machine politique rouillée...

Il ne date pas d’hier le combat des islamistes égyptiens pour ce pouvoir, pris, il y a un an. On se souvient qu’il y a trois décennies déjà, ils investissaient les universités, prédicateurs enthousiastes et patients. Hormis quelques chercheurs, personne ne les prenait très au sérieux, quand eux prenaient très au sérieux l’idée d’un grand soir. C’est ainsi qu’en 2011, après ce que le monde, – et le monde arabe avaient traversé de guerres, d’horreurs, d’ismes et de fins, – celle, supposée de l’Histoire, celle avérée, du Communisme, du moins celui des origines – les islamistes, en 2011 donc, furent les seuls à disposer d’une machine idéologique à même de produire la critique sociale, morale et croyaient-ils, les instruments à même de réformer et refonder l’ordre d’une Egypte dont il faut dire, au passage, qu’elle se portait, à ce moment-là, économiquement mieux que deux ou trois années auparavant… Alors, aujourd’hui, l’islamisme, – cette autre histoire de dialectique, des croyants contre les incroyants, mais aussi des pauvres contre les riches, de la fin et du début de quelque chose, avènement d’un califat ou d’une société pure, retour de la Vraie Loi… Oui, l’islamisme ne tombe-t-il pas à son tour dans le vide où s’écrasa la grosse machine de fer du communisme ? Parenthèse : même vision de l’état, fort. Même vision du pouvoir, unique. Même rapport à une idéologie devant tout expliquer et tout définir : le passé, le présent, l’avenir, soi et les autres, les hommes et les femmes, le travail, et surtout, la place, le rôle, et la morphologie de l’ennemi. Même usage, aussi, d’un népotisme visant à gratifier les frères et à faire taire les ennemis… Ainsi la nomination à Louxor comme gouverneur d’un ancien djihadiste repenti, ou niant l’avoir jamais été,...