My Close Death, my blessing...

Many people from my entourage criticise me for the fact that I am not getting a job, any job I find, with a steady income and all of that in order to be, as they say, « a normal person »; and that it is dangerous that I do not think seriously to prepare for the future aged life that is usually full of problems and hardship (that money will magically solve); and that I will face great risks of having a future miserable life without big savings… I do not blame them. They are sunk in the bubble of conformism. I am not against the idea of having a job and a routine life. However, I guess sitting 8 hours in an office doing things we do not like to do every day, complain about it, pretend it’s gonna be okay after, and still do it anyway for years doesn’t seem as a good deal for me. Yet there is a reason behind all this, besides being lazy or financially fulfilled that some of you might think is the reason.. It is not ! Back in the days during my childhood, I was taught about the fundamentals of my religion, Islam, by my grandfather (may he rest in peace). He was the only one in my family talking to me about this, maybe because my parents were not that religious or because they preferred to leave the matter for a wiser man. I have been taught by my grandpa that life goes on, then it ends. It is precious, because it ends. The time is important and is to be spent doing the right things. Nobody knows when it is going to end and there is wisdom in that by the Creator so...

Quoi mon voile? Qu’est ce qu’il a mon voile? Déc05

Quoi mon voile? Qu’est ce qu’il a mon voile?...

  Oui c’est bien à toi que je m’adresse. Toi qui me dévisages. Toi qui envisages de me coincer au coin d’une rue ou d’un couloir pour me dire que je ne le porte pas bien. Je m’adresse à toi qui trouves que je fais honte à l’étoffe qui couvre ma tête. Toi qui mesure ma piété et mon respect du droit chemin par la longueur de mon étole et de sa totale opacité. Toi qui m’accuses de porter un voile dévoilé en oubliant qu’avant tout, toi et moi sommes des êtres humains qui commettons des erreurs et devrons plutôt s’acharner pour nous faire pardonner. Qu’est ce qu’il a mon voile ? Toi qui écarquilles les yeux, qui murmures à ton voisin ta consternation en en me voyant manifester ma joie sur les gradins pour encourager mon équipe favorite ou en entendant des insultes ou injures qu’un automobiliste me force à proférer. Toi qui me regardes du coin de l’œil quand je mets mon voile après une séance de sport déchainée ou de soins chez le salon de coiffure. Qu’est ce qu’elle a ma tête voilée, toi la vendeuse de la boulangerie huppée qui balbuties pour demander, dans un français approximatif, la commande aux clients devant moi et qui une fois, mon tour arrivé, me dis en arabe/darija « oui lalla ». Encore cette situation me fait sourire ainsi que celle du Stewart de notre compagnie nationale qui avec un faux sourire demande aux passagers ce qu’ils désiraient dans la langue de Molière, sachant que le vol desservait un pays germanique et bien sur une fois à mon niveau, me lance sèchement « chrifa djaj oula lham » autrement « poulet ou bœuf ». J’ai manqué de lui répondre : « Chiken for me...