Bilan d’incompétence Mar09

Bilan d’incompétence...

Comme l’heure est aux résultats des évaluations annelles et aux bilans de compétences… et comme les campagnes électorales approchent, dressons un bilan de nos incompétences. On y va par ordre chronologique : Il faut dire qu’on joue à un drôle de jeu avec mère Nature. D’abord nous déplorons la sécheresse, ensuite nous prions inlassablement pour la pluie, pour finalement pleurer nos morts frappés par les intempéries et ramassés dans des camions poubelle. Mais est-ce vraiment la faute de mère nature ? Dans mon travail, quand les organismes font face à des crises et à de mauvaises gestions de crise, je commence par des descriptifs et une carte de responsabilités, et je termine par un bilan de compétences, qui peut au final s’avérer un vrai bilan d’incompétence. Pour définir la carte des responsabilités, posons-nous quelques questions : Qui est responsable des routes, ponts, et sous ponts ? Qui est responsable des cahiers de charge et appels d’offres qui définissent la qualité des œuvres ? Qui est responsable du suivi technique et de la validation de la conformité des ponts et routes aux normes de sécurité, avant de les ouvrir au passage public ? Qui doit connaître par cœur les régions à risque, et les zones touchées par le passé par des accrues ? Et sur la base des informations concernant les zones à risque, qui doit établir un plan préventif de secours et d’évacuation en cas de catastrophe ? Gagné, j’ai nommé Monsieur le Ministre de l’équipement. Et force est de constater que l’on est drôlement bien équipé, au point où nous transportons nos morts dans des bennes à ordures ! J’explique cela dit, pour les éventuels questionnements à propos de la nature et du coût de ce plan préventif (je sais anticiper, moi) : ça ne coûte absolument rien, pas un rond, si ce n’est...

On ne naît pas femme Nov14

On ne naît pas femme...

« On ne naît pas femme, on le devient », disait Simone De Beauvoir. Elle n’aurait pas dit mieux, si elle était encore parmi nous aujourd’hui, mais dans un autre sens peut-être.Mais alors, y’aurait-il des femmes qui ne sont pas finies, qui sont nées de sexe féminin, mais qui auraient raté leur vocation de devenir une femme ? Personnellement, je commence à croire que certaines femmes, ennemies de la femme, n’ont pas achevé leur cheminement personnel pour devenir une femme parmi leurs sœurs. Des exemples ? Des preuves pour appuyer cette théorie ? Deux noms bien de chez nous : Mayssa, la dilettante prêcheuse, et Bassima, la parachutée au mauvais ministère. Deux illustrations parfaites de la femme qui assume complètement son côté « masculin » et phallocratique, jusqu’au machisme et la misogynie. Jusqu’à la rupture totale avec toute notion de féminisme, de féminité, ou d’appartenance au sexe féminin. J’ajouterais à ces deux noms, une longue liste de femmes, ennemies et traîtresses, vis-à-vis de leurs propres sœurs et filles. Ayant assisté au procès de deux jeunes filles ayant subi un viol, et en déambulant dans le couloir du tribunal ou devant la porte en attente d’une sentence qui tarde à venir, parce que la méthode dilatoire marche encore, et on n’y voit que du feu, j’ai eu l’occasion d’entendre des aberrations des inepties et des discours surannées, et pourtant ruminés encore et toujours. Un discours sur fond de jugement et de culpabilisation des victimes et de leurs familles. Dans le style « qu’est ce qu’elles portaient ? Que faisaient-elles là ? Que font les parents ?… ». Comme si la tenue, le lieu où l’on se trouve, ou l’éducation « ouverte ou pas » que l’on reçoit, pouvait excuser un viol ! Depuis quand, peut-on...

Chère Itissalat Al Maghrib… Juin27

Chère Itissalat Al Maghrib…...

  Chère Itissalat Al Maghrib, Ou devrai-je dire : chère Inqitaate Al Maghrib ? en raison de la qualité de connexion et du réseau en général. Bref, ceci est une requête, et je vous demande, je vous supplie même, d’arrêter de m’importuner, me harceler, et polluer ma messagerie avec vos SMS publicitaires ! D’abord, il se trouve que nous n’avons pas d’affinités en ce qui concerne les goûts musicaux, Cheb Bilal et chebba dahdouha, que vous proposez dans votre pub « aghani » ne me conviennent pas du tout ! sans jugement, aucun, les goûts et les couleurs étant une affaire personnelle, je vous prie de respecter les miens. Pour ce qui est des pubs pour clubs de fitness, je m’excuse, mais je préfère courir gratuitement dans un parc ou en bord de mer et en profiter pour aérer mes poumons, plutôt que de suer dans un espace fermé, avec pour seule perspective, des machines, et le dos des machins machines qui s’essoufflent sur l’appareil devant moi. Concernant les fabuleuses offres pour les résidences secondaires, je suis encore désolée, de vous informer, que c’est à peine si j’arrive à payer ma résidence principale, l’idée ne me viendrait même pas à l’esprit, vous perdez du temps avec une mauvaise cliente comme moi. Pour toutes les coupes et tous les matchs, j’ai une autre mauvaise nouvelle pour vous : je ne m’intéresse pas, mais alors, pas du tout au ballon rond, à moins que ce ne soit celui des gamins du voisinage qui viendraient par accident casser une de mes vitres. Les chiffons, et les boutiques, ce n’est pas mon dada. Et je n’irais jamais dépenser l’équivalent d’un SMIC pour acheter une paire de chaussures. Alors ces pubs pour nénettes et médinettes, ne me concernent ni...

8 mars, dégage! Mar09

8 mars, dégage!

  A-t-on besoin d’une journée par an pour célébrer la femme ? C’est quoi la valeur ajoutée de cette journée ? À l’anti- huit mars et anti-Saint-Valentin que je suis, on me rappelle que c’est l’occasion de célébrer nos valeureuses ancêtres qui ont bataillé pour s’affirmer et nous léguer un héritage de valeurs et de droits, tout en rappelant de faire un bilan par rapport à la situation de la femme aujourd’hui, une sorte de check-up annuel. Je réponds au premier prétexte, ce qu’une amie m’a inspiré sur Face Book « c’est comme la journée du soldat inconnu, ça ne ressuscite personne » j’ajouterai, et en plus sa veuve n’a jamais touché de pension à ma connaissance ! Au deuxième prétexte, je réponds que c’est plutôt l’inverse que je constate, au lieu que ce soit l’occasion de dresser des bilans annuels, par tous les intéressés réunis ensemble (associations féministes actives et ministère concerné), en vue d’avancer ensemble, de dresser une liste des dysfonctionnements sociaux et juridiques, ou à la limite de dresser un plan d’action validé par tous pour l’année à venir, avec des statistiques précises, qui permettront d’améliorer la vie des femmes (congé maternité, crèches obligatoires sur les lieux de travail, budgets pour micro crédits, branchement en eau et électricité dans le milieu rural, une loi pour régler définitivement le problème de l’abandon scolaire, un budget pour soutenir les associations féministes, une subvention pour les coopératives féminines…), c’est l’occasion d’offrir des roses à des citadines qui n’en ont rien à battre, d’organiser des soirées exclusivement « ladies » pour danser toute la nuit un verre à la main, des smart phones, et des réductions pour les poudriers et les rouge à lèvres ! C’est comme toutes les autres fêtes, même les fêtes religieuses,...

Caisse de compensation : qu’en pensez-vous? Fév19

Caisse de compensation : qu’en pensez-vous?...

Les faits sont là : Le déficit budgétaire en 2012 est autour de 6,5% du PIB. Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais en solo, c’est sur la base du déficit déjà réalisé à fin novembre (47 milliards de DH). Tout ça nous dit-on, c’est la faute aux dépenses ordinaires. Que faire alors ? Dans un article précédent, je vous ai expliqué comment la nouvelle loi de finance se terminera en extermination de la classe moyenne. Mais ce n’est pas fini, on entend parler de hausses de prix touchant directement les produits de première nécessité. Autant exterminer les pauvres, et vivre entre riches dans un monde où tout le monde est beau, tout le monde est gentil. Alors cette hausse de prix, est-elle logique ? Non ! Puisque personne n’a envie de vivre une année Komira bis repetita. Est-elle nécessaire ? Oui, elle est même vitale ! Que faire alors ? Il est clair que le problème, c’est que l’État aujourd’hui subventionne des produits censés rendre la vie d’une classe démunie, un peu moins pénible, l’intention est bonne et honorable, ok ! Mais le problème, c’est que ça profite plus à des industries, des géants de l’agro-alimentaire et aux riches businessmen dans le secteur de l’élevage et le tourisme.  Comment ? Le sucre par exemple, croyez-vous que c’est le berrad de thé à la mente quotidien d’un pauvre ménage qui dérègle la balance ? non ! ce sont les usines de production de boisson gazeuses (sans vouloir citer de nom, mais suivez mon regard), de jus (recommandés de hauts responsables ou pas), de conserves en tout genre, de yaourt, et autres produits, qui profitent de cette subvention. Le gaz, par exemple, ce n’est pas la malheureuse petite bonbonne de gaz d’une famille qui cuisine ses maigres repas qui créent ce dysfonctionnement, mais bien des fermes immenses...

Viens voir les politiciens Fév17

Viens voir les politiciens...

– texte inspiré de la chanson d’Aznavour-   Viens voir les politiciens Voir les comédiens Voir les magiciens Qui arrivent Les politiciens ont installé leurs bureaux Ils ont dressé leur estrade Et tenu des micros Les politiciens ont parcouru les alentours Ils ont donné la parade A grand renfort de tambour. Au parlement, ils mettent le monde à l’envers Avec les sièges d’un théâtreà ciel ouvert, Et derrière eux comme un cortège en folie Ils drainent tout le pays, les politiciens. Viens voir les politiciens Voir les comédiens Voir les magiciens Qui arrivent   Si vous voulez voir confondus les coquins Dans une histoire un peu triste Où tout s’arrange à la fin Si vous aimez voir trembler les ambitieux Vous lamenter sur le destin élitiste Ou rire en imbécile heureux, Poussez le portail et entrez donc vous installer, Sous les applaudissements le rideau va se lever. Quand les séances commenceront dans le bruit Ils vont renaître à la vie, les politiciens Viens voir les politiciens Voir les comédiens Voir les magiciens Qui arrivent   Les politiciens ont démonté leurs chapiteaux Ils ont ôté leur estrade Et plié les dossiers vitaux Ils laisseront au fond du coeur de chacun Un peu de sérénade Et d’illusions pour demain Demain matin quand le soleil va se lever Ils seront loin, et nous croirons avoir rêvé Mais pour l’instant ils traversent dans la nuit Nos villes et villages endormis, les politiciens   Dans ce grand cirque nommé « scène politique » Un parlementaire, parle et ment Comme son nom l’indique Pour mieux se visser sur un siège Il vous fera son jeu de séducteur, ardemment Avant de filer sans réponses et sans répliques. Vous laissant  sa photo en affiche Collée sur vos murs  lors des élections, Comme pour mieux...