Il faut de tout pour faire un monde...

  Il faut de tout pour faire un monde, une société, une vie… Un pays. « Il faut de tout », une phrase qui renvoie à un certain équilibre des « choses », à toute cette diversité qui fait la richesse d’un monde, d’une société, d’une vie… D’un pays. Une expression qui sonne comme une évidence, qui reflète tout ce dont nous pourrions rêver, nous, habitants de cette tendre terre… Qui appelle à toute cette tolérance, dans son sens le plus absolu : L’acceptation et le respect de l’autre. Je pourrais m’arrêter sur le sens du respect et en faire mon projet de vie, une dissertation qui ne finirait jamais, une éternelle succession de mots, d’idées, de constats et de coups de gueule. Car le respect semble revêtir un tout autre aspect, lorsqu’il s’agit de ces libertés que nous sommes aujourd’hui réduits (es) à quémander , alors qu’elles figurent NOIR sur BLANC dans toutes les conventions que NOUS avons signées pour draguer les « autres », pour solliciter ces autres, pour paraître grands… Ce respect devient « religieux », ou, pour être plus précise, ce respect se laisse pousser la barbe, prône la tolérance, en remuant un foulard. Ce respect devient « autre », lorsqu’il ne concerne que ceux qui « répondent aux critères » d’un bon, d’un « juste » précepte sorti du LIVRE… Ou bien sorti de ce livre qui paraît nouveau, différent de celui qu’on connait depuis des siècles. Il faut de tout pour faire ce monde, cette société, cette vie… Ce pays. Même s’ils deviennent trop nombreux, même si l’on apprend aux plus jeunes comment faire pousser la barbe, comment remuer le foulard et ne respecter que ceux qui font comme eux… Les marchands de foulards, hommes et femmes… Ceux...