Ma petite fille, victime d’inceste… Mai13

Ma petite fille, victime d’inceste…...

Je suis maman de deux petites filles, deux petits anges, et comme toute maman normalement constituée, mes filles sont la prunelle de mes yeux, ma raison de vivre! Et si une personne venait à essayer de leur faire du mal, je les défendrais corps et âme au péril de ma vie. C’est ça être maman : aimer, prendre soin de ses enfants et les protéger. Seulement aujourd’hui, mon coeur saigne! J’ai une blessure qui ne pourra jamais cicatriser! … Un monstre a fait du mal à ma fille aînée qui avait lors des faits 3 ans! Un homme l’a sexuellement agressée à plusieurs reprises! Que feriez vous à ma place? Et lorsque cet être diabolique, son bourreau n’est autre que son « PAPA »! C’est un mot qu’il ne mérite pas de porter. Un papa ne peut pas faire ça, il devrait au contraire la protéger envers et contre tout au lieu de commettre l’irréparable! Le ciel m’est donc tombé sur la tête il y a deux ans, lorsque la pédo-psychiatre du CHU Ibn Rochd de Casablanca a certifié qu’il n’y avait aucun doute, que ma fille était bien la victime d’un père incestueux! L’inceste c’est quelque chose à laquelle on ne pense pas et on ne veut pas penser car c’est tellement contre nature, tabou! Malheureusement, ça existe, et c’est ma réalité, celle de ma fille! Ni mes parents avec lesquels je vis ni moi ne pouvions penser à une chose pareille. Mais lorsque vous y êtes confronté, c’est la où on se rend compte que cela n’arrive pas qu’aux autres et que ce n’est pas que dans les films! Sans vouloir vous effrayer, cela pourrait être votre nièce, votre cousine, votre petite voisine! … Ma fille avait commencé à avoir des changements dans son comportement, des attitudes...

Je suis l’Africaine Août20

Je suis l’Africaine...

Je suis l’africaine Noire ébène A ma blanche peau Ne prêtez d’importance Je suis la fille des sables Mon âme est tannée Mon cœur bat de sang brun Si noir Ne me parlez plus de Méditerranée Je suis née africaine Marcher nu-pieds Me sied mieux Mon regard pleure l’olive Brune Noire Je Suis Fille Des Sept Collines Tuez-moi encore Je reviendrai demain Noire comme à mon premier jour Ne prêtez guère d’attention A ma langue pure D’arabe, à mon français Châtié ou même A mon sang d’amazighe Je m’alourdis de chaînes Et Marche Vers Mon Afrique Expier les crimes de ma race Je me tiens debout Ensanglantée et ouvre mes bras A mon ami africain Je maudis les négriers De toutes les histoires Anciennes ou si proches Sur le sable je m’allonge Me livre à la marée noire Vigoureuse Ils m’ont spoliée de toi Mon Afrique Mais je te reviens Gorgée de feu Je te reviens Et mon poème Est d’écriture royale Bamoun est mon poème Cousin du Tifinagh Saint Augustin sourit Njoya est assis sur son trône Il bénit la sueur de mes mots Il n’est d’Orient ni d’Occident Mais des deux à la fois Il trace la Bible le Coran Sur un unique parchemin Et les signes anciens Ouvre-moi tes bras Njoya Ouvre-moi Et je dormirai Sur Ton Cœur Moi la fille aux yeux de jais  Moi l’africaine  Que l’on assassine  Qui renais toujours Ma géographie N’est pas simple Mais je ne m’y perds pas Je sais ce que mes courbes recèlent Mon dos plantureux Mes reins Et ce que ma main Supportent Mon viatique est si mince Mais qu’importe ? La Méditerranée me noie Dans ce que je ne comprends pas Je nage et étouffe D’excédent D’iode M’aveugle de blancheur Laissez-moi à...

Regarder le racisme et la racialisation en face Août20

Regarder le racisme et la racialisation en face...

 Hicham Tahir et le corps vulnérable de « Mama Africa » Dans son recueil de nouvelles intitulé Jaabouq (2013), Hicham Tahir a raconté l’histoire tragique d’une immigrée Burkinabée qui arrive au Maroc. Elle cherche à économiser suffisamment d’argent pour payer les passeurs de Tanger et gagner les côtes espagnoles. « Mama Africa » est arrivée à Rabat avec son jeune fils né durant les deux années qu’elle a mis à parcourir le désert avant d’arriver au Maroc. La nouvelle de Hicham Tahrir donne la voix aux personnes sans voix de l’immigration clandestine, victimes de stigmatisation racistes et de mépris social. C’est en tant que femme, pauvre et noire que « Mama Africa » doit faire face aux différentes violences qui s’exercent sur la vulnérabilité de son corps. Celle-ci a parfaitement intériorisé que le fait « d’écarter les jambes » est une façon de surmonter provisoirement les difficultés : « On avait beau me dire que quand Dieu fermait une porte, il ouvrait une fenêtre…C’était la seule façon pour nous, ici, de nous faire accepter cette vie carnivore qui nous tuait dès notre naissance […] il ne fallait pas toujours croire ce proverbe parce que, jusqu’ici, Dieu fermait une porte, ça finissait toujours avec moi ouvrant mon vagin ». Dès l’enfance, « Mama Africa » a été confrontée à la violence des rapports transactionnels entre les sexes. Pour avoir la protection de son père, de son oncle et du marabout de son village, elle avait dû coucher avec eux. Arrivée à Rabat, elle avait commencé à mendier mais pour gagner davantage d’argent elle avait été contrainte de se prostituer, en laissant son jeune fils dormir seul dans l’appartement : « Mes quelques heures de mendicité dans les rues de l’Agdal à Rabat se sont prolongées en journées complètes, parfois 24h/24h. Quand je décidais que la somme récoltée n’était...

Homme et Femme : égalité des genres dites-vous ? Août14

Homme et Femme : égalité des genres dites-vous ?...

C’est vrai que je ne me suis jamais vraiment arrêté sur cette question. À remémorer les différentes étapes de ma vie. Étant passé dans différents bords politiques et idéologiques à l’époque où je me cherchais une appartenance à quelque chose. Pouvoir exister tout court. Tout ce que je sais, c’est que quand je me penche sur cette question, il y a toujours l’image de ma mère qui couvre mon esprit, son sourire pudique et surtout sa force à faire face à toutes les difficultés qu’on peut imaginer. Elle a bien élevé et éduqué une fratrie multiple et a su gérer de mains de maître une maison comme il se doit. Cela, depuis le jour où le destin s’est décidé de cueillir l’âme de mon père (Dieu ait son âme). Peut-être que c’est parce que j’étais éduqué par une mère veuve qui a eu à affronter son destin toute seule que je ne me suis jamais posé la question: Si on doit parler d’égalité entre l’homme et la femme ou non ? Car, me concernant cette question n’avait même pas lieu d’être et c’est toujours le cas. Ayant grandi à la marge d’une société qui se satisfait à elle-même, avec ses dogmes révolus et ses soi-disant traditions qui n’ont de sens que l’ampleur de la bêtise qu’elles comportent, je n’avais jamais «réussi» à m’y voir ou à m’y identifier, ou à me dire que c’est bien la vérité sacrée qu’il faut perdurer au grès des vents et marées de tout ce que l’humanité a pu atteindre en terme de civilisation et de progrès. Dans une société où tout le monde croit encore à la légende du mâle alpha (ou « mâle dominant ») désigné par le divin et qui se doit de faire preuve de...

Mohamed, 14 ans : j’ai été violé Août12

Mohamed, 14 ans : j’ai été violé...

Une fois dans mon lit, j’essaye de bouquiner un peu pour arriver à dormir ,mais mes pensées m’empêchent de me concentrer. Celles-ci me conduisent à la grande silhouette blanche, flamboyante au milieu de l’obscurité, se dirigeant vers moi puis m’étranglant une fois de plus dans les bois ténébreux. Je sens le contact du métal froid avec la peau de mon coup frissonnant de frayeur. J’entends encore une fois sa voix rauque lourde de menaces. Son autre main rugueuse me cogne le crâne à chaque fois que j’essaye d’aligner deux mots dans une petite tentative de communication qui finit par échouer et par me fracturer la tête. J’entends pour la énième fois dans ma tête ce grognement assourdissant de la moto de mon ami qui s’en va, me laissant seul avec pour seule compagnie ma douleur sourde et l’agresseur. Mon Agresseur. Ce dernier me réclame tout ce que j’ai ,mais dans mon ahurissement total, je n’arrivais plus à parler, je ne faisais plus que zozoter des phrases incompréhensibles découpées par la douleur. Ce fut tellement brusque, irréel et… affreux. Il me débarrasse de tout ce que j’ai, ma paire de lunettes médicales inclue. Son complice, qui venait de débarquer, le violeur si mes souvenirs sont justes, s’en charge pour les tenir et tout planquer dans mon sac-à-dos tandis que l’autre me conduit sur une de ces tables en ciment conçues pour les familles qui viennent y pique-niquer le jour. Me mettant à plat ventre là-dessus, il s’assit sur mon dos et recommence brutalement ses taquineries avec le manche de son coteau. Ensuite, je le sens me débarrasser de mes converses, mon pantalon et mon caleçon. Mon esprit part dans tous les sens. Mon cœur bat la chamade. Je frissonne comme une feuille, mais je n’ai...

Demain, peut être… Août03

Demain, peut être…...

Ce matin, dehors, les bruits familiers de la rue, un chantier, des voitures qui passent, Casablanca un samedi matin comme les autres. Mais, rien pour moi ne sera plus jamais pareil. Je ne veux plus comprendre ni réfléchir, ni encore essayer d’analyser ou d’espérer un futur meilleur. Dans ma tête, il n’ y a plus de place pour la complaisance ou le compromis. Les années de plomb sont loin derrière. Elles avaient le mérite d’être claires. Nous avons eu nos martyres, ceux qui, au delà de leurs prises de position, nous ont montré que la lutte pour une vie meilleure est possible même au prix de leur vie. Notre histoire parle pour nous. Nous avons cru aux changements ou nous avons voulu y croire. Nous avons avalé une nouvelle constitution sans réelle liberté, sans liberté de conscience, assujettie aux « constantes nationales ». Nous avons accepté un ministre de la justice et des libertés polygame, une ministre de la famille et des blabla limite analphabète, la tentative d’imposer une culture propre, des jeunes filles violées que l’on veut marier à leurs violeurs, un gouvernement schizophrène , composé d’une coalition improbable, une opposition qui rapidement attend son tour pour participer à la mascarade, des velléités de protestation brimées, des atteintes graves aux libertés individuelles, des homosexuels taxés de malades que l’on emprisonne, des déjeuneurs que l’on juge et condamne à 3 mois de prison, et aujourd’hui, nous devons accepter en silence la grâce d’un violeur d’enfant pour une fictive histoire de raison d’Etat. Et l’on est en droit de se demander si on nous prend pour des idiots. Et l’on est en droit de se demander si effectivement nous sommes idiots. La sensation de vivre dans un sempiternel brouillard, de se lever chaque matin et...

الاغتصاب و مشكل العقوبة Juil31

الاغتصاب و مشكل العقوبة...

 ان كل  القوانين في بلاد العالم المتقدمة منها و المتخلفة تجمع على تجريم العنف الجنسي كشكل من اشكال امتهان كرامة الانسان و الاعتداء على حرمة جسده , ولعل من ابشع صور هذا العنف الجنسي  بلا منازع الاغتصاب الذي يخلف اضرارا جسيمة على المستوى الجسمي و النفسي و الاقتصادي. فكل القوانين لا تختلف في تجريم هذه الجريمة ولكن تتباين فيما يخص العقوبة التي من شأنها تحقيق الردع العام و الخاص. العقوبة تختلف من بلد إلى آخر، فتتراوح ما بين السجن لمدد تصل للمؤبد كما هو معمول به في بعض الولايات المتحدة الأمريكية وبعض دول أوروبا، ومدد تتراوح مابين الخمس سنوات إلى خمسة عشر أو عشرون عاما كما هو معروف في معظم دول العالم. إلا أن هناك دول تعاقب مرتكبي جريمة الاغتصاب بكافة أنواعها بعقوبة الإعدام، كما هو الحال في في المملكة العربية السعودية و بعض الدول الإسلامية.1< في المغرب، يعاقب القانون الجنائي  بعقوبة تتراوح مابين خمس و عشر سنوات، طبقا للفصل 486. و في الواقع، لم يقض حتى بالحد الأدنى للعقوبة، بل نزل عن ذلك بحكم ظروف التخفيف. فإذا كان سن المجنى عليها يقل عن 15 سنة فإن العقوبة هي السجن من 10 إلى 20 سنة. لكن القضاء المغربي لم يتعامل مع هذه النصوص بطريقة صارمة. في هذا الصدد نسوق مثالا  لقرار صادر عن محكمة الاستئناف بالرباط  ورد فيه أن الضحية تقدمت بشكايتها في شأن اغتصابها من طرف المتهم، و هو أخ لزوجها الذي هاجمها في فراشها و قام بخنقها بيده و حقق رغبته الجنسية. فقضت المحكمة بمؤاخذة المتهم من أجل ما هو منسوب إليه و حكمت عليه بسنتين سجنا نافذا. الملاحظ هو أن القاضي في هذه القضية كما في العديد من القضايا لم يحكم بالحد الأدنى للعقوبة المقررة قانونا فقط، بل نزل عن ذلك بموجب سلطته التقديرية المخولة له. و في نازلة أخرى للاغتصاب المقرونة بالضرب و الجرح، حكمت نفس المحكمة على المتهم بسنة واحدة. و في قضية أخرى ناتجة عن افتضاض بكارة قاصر،...

Coupable… de manger Juil30

Coupable… de manger...

(En 2013 et sous la nouvelle constitution qui respecte le droit à tout un chacun de pratiquer (ou pas) la religion qu’il confesse, de jeunes gens sont condamnés à la prison pour avoir rompu le jeûne en public). 1964… J’ai 14 ans et je viens de lâcher une bombe… Enfin, c’est « eux » qui le disent : j’ai refusé de jeûner et j’ai osé dire que j’attendais de réfléchir à la question et de décider si oui ou non, je faisais le ramadan… Cris, protestations, supplications, menaces : rien n’y fait jusqu’à ce qu’on me propose benoîtement de… manger en cachette. On me ferait à manger, le principal étant de taire soigneusement la chose sinon « ache ghadi igoulou nasse » (que vont dire les gens?), question capitale pour le Marocain moyen pour qui berner le Tout-Puissant est moins grave que de choquer son voisin ! Extrait de l’agenda de cette année de ma mère… « On lui a proposé de la nourrir… et cette petite sotte, du haut de sa rébellion, a décrété que, puisqu’on faisait pression sur elle et que son père avait menacé de quitter la maison pour fuir la mécréante, elle refusait avec hauteur de tricher et ferait donc le jeûne dans les règles : on n’avait rien compris, on ne l’avait pas comprise, a-t-elle rajouté…« . Presque 50 ans après, vous le voyez, on n’a pas bougé d’un pouce et on continue à reprocher aux dé-jeûneurs de se produire en public car, vous l’aurez deviné, le Maroc est un pays « où on peut vivre librement, il suffit d’y mettre les formes »… Comprenez : cachez-vous ! Oui, cachez-vous comme le voleur dans la maison vide, le violeur suivant sa proie, le tricheur ou l’assassin. Qu’ils se le disent une fois pour toutes : la foi...

Hiba : ce n’est pas de notre faute Juil25

Hiba : ce n’est pas de notre faute...

Je me présente à vous tous et toutes, je m’appelle Hiba, j’ai 17 ans , je viens d’obtenir mon Bac et j’ai été victime de viol/agression sexuelle. Avant tout, je tiens à vous remercier tous et toutes pour votre solidarité qui fait chaud au cœur et qui témoigne de la grandeur d’âme dont les marocains peuvent faire preuve… Car après tout, le Maroc n’est pas fait que de violeurs, agresseurs, et fils de « flane » qui se croient supérieurs à leur semblables et qui, en plus de faire preuve de sauvagerie et de manque d’humanité, sont des (comme on dirait en dialecte marocain) des « 7OUGARAS ». Je tiens à éclaircir déjà le contexte dans lequel cet acte horrible a été commis. Oui, mon amie et moi voulions fêter notre réussite et l’un des deux agresseurs, qui est un ami à Jihane et que je ne connaissais pas, lui a proposé de nous conduire là où on avait l’intention d’aller retrouver nos amis. Et comme l’on croit aux valeurs nobles de l’amitié, on lui a fait confiance… Tout naturellement. Il s’avère qu’il y a un présumé cousin avec lui… Mais comme nos agresseurs sont venus nous chercher de chez les parents de mon amie, on ne pouvait pas imaginer que leur insolence dépasserait les limites et qu’ils oseraient nous nuire d’une quelconque façon. On a tourné en rond à travers Rabat et ils ont invoqué une multitude de raisons pour justifier ces déplacements qui n’étaient pas au programme. et là encore, on a été naïves… Jusqu’à ce qu’ils nous conduisent dans un coin perdu à Birkacem .. Il était clair que leur intention n’était pas de nous emmener rejoindre nos amis ( je pense que là, on peut clairement parler de kidnapping puisqu’ils nous ont interdit l’usage de...

خزي على الطريق...

بعد أن فاتني اخر قطار للعاصمة من الجديدة في 7 ونصف. كان ركوب الحافلة إلى الرباط الاختيار الوحيد. اضطررت لركوب « الكار » لثاني واخر مرة في حياتي…1 في المحطة الطرقية كل ينتظر قبلته وكل يحمل حكايته… حكايات البؤس والفقر والبطالة والأمراض والجنائز والمشاكل… وأنا أيضا أحمل أحلامي وهمومي وأسئلتي الوجودية وقضيتي النسائية أحملها في كتاب « امرأتان في امرأة  » لنوال السعداوي و « الجنس الآخر » لسيمون دي بوفوار1 وسط أعين تتربص بي من كل مكان، أنقذتني الحافلة وركبتها لأجد مقعدا فارغا ينتظرني في المقاعد الخلفية وسط كومة من الرجال قاموا بتعريتي من فوق ملابسي. جلست قرب أحدهم بكل ثقة في النفس من امرأة تدعو للمساواة بكل براءة وجدية. أشم رائحة العرق والفقر و »الميزيريا » وعاتبت نفسي قائلة  » ليس لهم ذنب في رائحة لم يختاروها لأنفسهم » وتجاوزت الأمر و أطفأت أزرار حاسة الشم. وأطفأوا بعدها أزرار الأضواء. لم أجد ما أفعله بعد أن حرموني من إكمال صفحات من كتبي. جلست أنتظر مرور الساعتين من الطريق…1 بدأت أشم روائح الكبت الجنسي وروائح مني مخنوق وأعضاء تناسلية منتصبة تحت السراويل. هربت من الحقيقة وغفوت في النوم. مرت مدة وإذا بيد تتحسس فخذي وفي أوج الغفوة ودوخة الطريق ! قلت  » إن بعض الظن إثم »، ربما من بقربي يبحث عن شيء ضاع له في حلكة الظلام. أعادها للمرة الثانية. انتظرت الثالثة لأتأكد أن الفقير ليس دائما مظلوما أو بريئا أو مقهورا. هذه المرة وفي غفلة مني خطف يدي بحركة انتحارية ووضعها فوق جسم غريب ساخن. لم أستوعب الأمر حتى مرت بعض الثواني لأفهم أنه خطف يدي في لمسة ربما كانت الحاسمة لينفجر بركانه بعد أن قذف حمما طيلة الطريق…1 استشظت غضبا، أحسست بكل مشاعر العنف والإهانة والحكرة. ومر شريط حياتي في أقل من ثانية،تذكرت فيها كل موقف دوني وضعت فيه أو قد أوضع فيه. نظرت إليه لأرى عينيه المحمرتين شبقية وسط الظلام. فكرت في أن أصفعه لكني وقفت في مكاني...

À la recherche du Clark Kent arabe… Fév25

À la recherche du Clark Kent arabe…...

Soyons honnêtes. Joumana Haddad fait partie de ces femmes dont la vue vous laisse sans voix : impossible de ne pas être subjugué devant cette beauté orientale à la plastique parfaite. Mais ceci n’est que le premier choc. À la première phrase prononcée, la “Schéhérazade d’apparence” s’évanouit et laisse place à l’intellectuelle brillante, la poétesse éprise de liberté et la féministe à l’esprit corrosif. Du haut de ses talons de 12 centimètres et avec ses lèvres couleur coquelicot, Joumana Haddad est en colère. Pour cette féministe de troisième génération, assumer les attributs de la féminité n’entre pas en conflit avec ses idées, car pour elle être femme n’est pas une faiblesse, bien au contraire. Faisant voler en éclats le cliché de la femme « proie » et de l’homme « chasseur », elle s’attaque au système patriarcal et au lot de névrosés sexuels qu’il engendre. Certains mâles n’hésiteront pas à lui jeter l’anathème, mais notre amazone s’en affranchit, elle a depuis longtemps tué la Cendrillon en elle et compte bien s’attaquer au mythe du prince charmant. Dans son dernier essai,  Superman est arabe,  elle livre ses réflexions sur les maux qui rongent son pays, le Liban : machisme, asservissement de la femme et tabou du corps. À l’origine du magazine Jasad qu’elle a fondé en 2009, cette amatrice du Marquis de Sade (qu’elle a lu dès l’âge de treize ans) ne mâche pas ses mots quand il s’agit de dénoncer les archétypes sexuels et la profonde frustration qui régit les relations entre hommes et femmes dans les pays arabes : « En fait la plupart des Arabes définiraient la femme comme un être humain de nature angélique, rêvant de couchers de soleil romantiques, d’amour éternel et de recettes de cuisines spectaculaires. Tandis que l’homme serait un être humain de nature...

Le juif en nous Fév21

Le juif en nous

D’abord les faits: Le 5 février, des manifestations ont été organisées à Tanger contre la projection du film documentaire «Tinghir-Jérusalem: Les Echos du Mellah». Près de 200 manifestants se sont rassemblés devant Cinéma Chellah pour demander le retrait de ce film qui raconte l’histoire des juifs de Tinghir et leur départ en Israel. Un documentaire émouvant! Que des membres du PJD et du parti Al Oumma participent à cette manifestation, cela paraît plus ou moins prévisible, vu les courants radicaux qui traversent ces partis. Mais quel ne fut mon choc en voyant des forces de gauche et des «militants» de droits de l’homme vociférer dans cette insanité publique! L’USFP, la ligue nationale des droits de l’homme, la CDT, des personnes se réclamant « progressistes » arboraient fièrement et sans ciller «Achaâb Yourid (le peuple veut) interdire le film» sous prétexte que ce dernier appelle «à la naturalisation avec Israel». Je suivais, hebétée, le reportage vidéo projeté par le site Lakome, cette foule chauffée à blanc, sans aucune connaissance du contenu du film, et surtout une démonstration monumentale anti-progressiste de gens se réclamant du progressisme! Ainsi, dans cette vidéo, une honorable dame qui se revendiquait du mouvement féministe «militant» disait: «Nous soutenons cette manifestation et au nom des femmes progressistes, nous rejetons ce film qui porte atteinte à la cause palestinienne». Observez les contre-sens! Ce que j’ai retenu, comme beaucoup d’ailleurs, c’est que le documentaire n’est en rien contre la Palestine. Il ne parle que de l’exode des juifs marocains. Dans la bouche d’une « féministe progressiste« , sensée défendre la pluralité et le changement des mentalités, j’avoue que cette déclaration fait mal. Son collègue de la CDT n’a pas fait dans la dentelle non plus: «Le film est une humiliation pour le peuple marocain». Non seulement, cette phrase...

Étranger Fév20

Étranger

Etranger était passé par là. De la terrasse d’une tour, l’ « étranger » contemplait l’horizon brumeux et lumineux de son monde nocturne. Le temps d’un soir, il se laissait évader paisiblement dans un infini vague à l’âme. D’un geste frémissant, il reboutonna la dernière fermeture de son manteau et remontait de temps à autre le cache-col agrippé à son cou. La brise maritime pouvait jouer dans sa chevelure comme elle voulait. Le vent emportait et rapportait des souvenirs et d’autres bribes à sa mémoire, au rythme las des vagues. De la veille, rien ou presque n’avait changé : l’écume brillait comme des rubis sous le clair-obscur de la pleine lune. Les rempares étaient à leur place, en face des palmiers fraîchement plantés et fortifiés du tronc par des supports en bois. De son éclair enivrant, le phare luisait au cœur d’un regroupement d’habitations insalubres. Il alternait peine-ombre et lumière blanche sur les paupières tombantes de l’ « étranger ». En bas, une discothèque vibrait à ses premières heures de réception. Les convois ne tardaient pas à se multiplier. Des individus déambulaient sur leur trente et un, s’impressionnaient les uns les autres par un costar et des chaussures italiennes, par une micro-jupe et des tallons aiguilles, ou communément par les premiers pétards et trinquettes d’une soirée qui s’annonçait longue. Le tumulte rejoignait des appels à la prière dans un haut-parleur, le minaret n’étant qu’à quelques mètres. A cet instant-là, la vie semblait s’arrêter aux pieds de la tour sacrée. Les boutiques étaient confiées aux apprentis et les cafés furent momentanément désertés. Les commerçants priaient pour davantage de gains, les souffrants pour une meilleure santé, les orphelins pour une vie plus chanceuse, les escrocs pour ne jamais être dévoilés au grand jour. Au milieu du bruit des klaxons en boucle dans l’avenue,...

Silence! On râle… Fév11

Silence! On râle…

Je veux aujourd’hui violer mon apparence plutôt calme voire même sereine. Je veux dévoiler un peu de mon intérieur que je qualifie de brasier : toujours chaud, brulant par moment et pouvant dégénérer en feu à tout moment. Parfois, il suffit d’un tout petit souffle de contrariété pour transformer mon brasier en un feu ravageur. Aujourd’hui, je vais oser ouvrir une petite fenêtre pour laisser échapper au hasard quelques petites flammes. Aujourd’hui, je mets entre parenthèses la question que j’emprunte à Shakespeare et que je répète souvent dans ma tête : Râler ou ne pas râler ? Rouspéter ou ne pas rouspéter ? Pester ou ne pas pester ? J’ai toujours râlé, en silence depuis mon très jeune âge, contre les discours« politicostratégicosociodémocratiques » : un terme bizarre certes qui n’existe dans aucun dictionnaire, mais qui rappelle des mots encore plus bizarres par lesquels, on ne cesse de nous rabâcher  les oreilles à longueur de journée tels que : « المنظومة؛ سياسة القرب ؛ التركيبة السوسيووو… »  et j’en passe.  Des termes qui poussent à zapper au plus vite. Des mots qui me faisaient tourner rapidement les pages du journal quitte à passer aux pages des annonces légales ou à celles des nécrologies et méditer sur les photos ou les noms de ceux qui ont quitté ce « beau » monde. Des discours qui me poussaient à rester bouche béante devant des chaînes étrangères pour fuir la réalité et faire comme celui qui noie ses problèmes dans un verre d’alcool fort. Si au moins cette dernière alternative était réellement efficace, j’aurais peut être songé défier ma religion et mes principes et user de ce remède pour noyer mes déceptions. Alors râler ou ne pas râler ? Rouspéter ou ne pas rouspéter ? Je rouspète car je ne peux pas marcher, activité que j’affectionne et qui devient pour moi une obligation,...

Dans la peau de ta Maire Fév05

Dans la peau de ta Maire...

En me réveillant le matin, je me sens toute bizarre. J’ai le sentiment que quelque chose avait changé.Je me rends à la salle de bain et je scrute mon visage en essayant de détecter le changement. Rien… Toujours le même visage qui me rend mon bonjour chaque matin. Alors qu’est ce qui a changé ? je jette un coup d’œil à mon mari endormi : toujours le même… et c’est la que j’eus l’idée lumineuse d’aller fouiller mon sac. Premier indice qui me frappe : mon vieux sac en bandoulière a disparu et à la place, il y a un sac de « jeune cadre dynamique »… Bizarre ! En fouillant un peu plus, je vois des cartes de visite qui ne ressemblent aucunement à mes cartes habituelles. J’en prends une et je dois me rattraper pour ne pas me retrouver par terre… Les nom et prénom sont bien les miens, mais la fonction : pas du tout. Je lis et relis pour m’assurer que ce n’est pas un rêve. Je me suis réveillée dans la peau du maire de ma ville ? Rien  que ça… « Reprends tes esprits » me dis-je…. Tu veux tellement changer les choses que tu prends tes rêves pour réalité ! Entretemps mon chouchou se lève : bijur mon cœur… euh bijur… alors prête pour une nouvelles journée ?… euh…oui… comme d’hab… hahaha tu joues les modestes de bon matin… euh je ne vois pas ce qu’il y a d’héroïque à faire les courses mon cœur ? Quelles courses ? Tu comptes encore procéder à un changement ? Bon, j’ai arrêté de l’écouter et je suis partie boire ma tasse de café. Surement que c’est une blague que chouchou me fait. Zut j’ai oublié de lui dire merci pour le...

Lettre ouverte à Allah au sujet de la lecture...

(Cette missive m’est inspirée par le colloque organisé par l’AMEF (Association Marocaine des Enseignants de Français) à Guelmim du 24 au 26 janvier 2013 sous le thème : Lire et faire lire) Allah, Étant désespéré de bénéficier de l’écoute de mes compatriotes, je m’adresse directement à Vous. Cela fait des lustres que personne ne bouge le petit doigt pour inciter à la lecture et pour montrer les bienfaits d’une telle pratique. Je m’adresse donc à Vous en dernier recours. Vous êtes Omniscient, Vous devinerez aisément mes intentions et décèlerez mes vœux même quand je ne trouverai pas le mot juste. Vous êtes Omnipotent, Vous saurez faire aboutir ma requête. Faites que ceux qui gouvernent ce pays béni daignent  accorder à la lecture la place qui lui est due, que les yeux des chérubins qui courent les rues se décillent et les esprits des adultes qui glandent se désaveuglent. Faites que les responsables qui s’introduisent dans toutes les chaumières via les petits écrans se présentent un livre à la main car Votre volonté fait de l’homme demeure un animal imitateur. Faites que les parents, en remplissant leurs cadis ou leur cabas, y glissent un livre comme nourriture de l’esprit de leur progéniture.  Et que le mamelon sème une sève nourrie de l’esprit des lettres et de la curiosité des savoirs. Faites que le voyageur, qui passe des heures à scruter le vide ou qui papote avec son voisin, finisse par plonger son regard amoureusement dans un livre pour découvrir d’autres horizons en dehors des sentiers battus qui s’offrent généreusement à lui. Faites que le citoyen lambda accorde à ce petit objet, que nous nous égosillons à défendre ici, un statut privilégié et lui portent plus d’amour et d’affection. Allah, Vous êtes témoin des diverses tentatives avortées....

Enfin Libérée Jan29

Enfin Libérée

Chez nous, comme chez la majorité des familles maghrébines, Toute fille pubère est perçue comme une « 3awra » (partie honteuse). Et le hijab joue la fonction de voile (couverture) qui lui a été assigné depuis longtemps. J’ai donc été obligée de le porter sans opposer de refus, puisque mon père ne cessait de me demander  quand est-ce que je comptais le faire…  j’avais à ce moment là 14 ans. J’étais dé-personnifiée, d’autant plus qu’à cette époque je n’étais pas la seule à me voiler en famille, et qu’on avait toutes le même âge. Une fois voilée, mes parents étaient heureux et il me suffisait de les voir intensément joyeux, pour accepter la situation qui me semblait pénible. Au-delà de mes parents, j’ai constaté aussi que je grimpais dans l’estime de tout le monde : famille, amis, voisins… Mais au fond de moi, je n’étais guère satisfaite, j’étais simplement contrainte à faire semblant de l’être pour préserver l’honneur de la famille. Mais ce n’est qu’après quatre années de soumission, que j’ai commencé à comprendre les choses : pour commencer, ce voile que je portais a été une entrave pour mes études, sans pour autant me protéger du harcèlement et des pervers. Et c’est à ce moment là, que ma souffrance a commencé. Je me suis rendu compte que je n’étais pas sur la bonne voie. Mais l’idée qui me hantait toujours était que : tant que je portais un voile sur la tête et ma virginité entre les cuisses, c’est la virilité des mâles et la réputation des autres femmes, membres de la famille, qui sont préservées… et je me disais aussi à chaque fois que j’avais un doute, que la jeune fille Marocaine est particulièrement victime de commérages… Et l’on sait quel enjeu représente « l’honneur » pour une famille dans...

Spiderman m’a (presque) tuer…...

Miloudi savourait son deuxième Chawarma à l’agneau, lorsqu’une silhouette attrayante l’incita à se rendre vers la salle d’embarquement numéro 3. Miloudi, casablancais certifié, n’a pas sillonné les artères du Moyen Orient pour délivrer la Palestine de l’occupation israélienne, pour sponsoriser les actions humanitaires des refugiés éreintés, ou pour baigner dans les eaux douces de Gaza. Non! Il faut savoir que ce quadragénaire, marié et père de quatre enfants a des motivations bien plus respectables. Miloudi quête simplement la femme de sa vie. Il ne veut pas d’une épouse complaisante comme Zoubida, qui lui mitonne son fameux Trid aux coquelets le jeudi, qui lave ses chemises encrassées par la sueur du midi et s’enduit de fleur d’orangers pour lui plaire à minuit. Miloudi veut une vrai femme, comme celles qui se déhanchent sensuellement sur les tercets populaires des clips Khaliji. Des jouvencelles aux cheveux noirs ébènes, aux lèvres pulpeuses charnues et aux corps potelés et bien grassouillets. Ahhh, Ça c’est des femmes ! Sur les conseils de son ami Hamid, spécialiste attesté des fausses identités virtuelles et surtout des faux comptes réels, Miloudi s’inscrit sur Muslima.com et se surnomma Khalifa AL Khalifa : un arabe du golf fortuné, installé au Maroc et à la recherche de son âme sœur. Rapidement, le profil de Hanina, la sosie conforme de Hayfa Wehbe accrocha son intérêt. Cette jeune palestinienne, de 25 ans, envoûta Miloudi par son anatomie affriolante, sa voix délectable, et sa poitrine plantureuse. Elle n’hésita pas à lui murmurer ses fantasmes dépravés et à lui dévoiler ses appétences refoulées. Enfin une femme honnête et intègre. Elle lui mendiait certes de l’argent fréquemment, à déverser sur le compte de Hanine  » une erreur de sexe dans son certificat de naissance », mais elle le déchiffrait, elle le domptait,...

المرأة المغربية بين الصورة الإعلامية والواقع الاجتماعي Jan25

المرأة المغربية بين الصورة الإعلامية والواقع الاجتماعي...

« المرأة الجسد، المرأة الضحية، المرأة التقليدية، هي الصور الطاغية على الإعلام المغربي في غياب إستراتيجية إعلامية واضحة، تكسر دونية المرأة واضطهادها في ظل العادات والتقاليد السائدة في المجتمع. إستراتيجية إعلامية تنفض الغبار عن الدور الكبير الذي تلعبه المرأة المغربية في شتى المجالات الأدبية، الاجتماعية، الاقتصادية، السياسية، العلمية والفنية… » لقد كثر الحديث عن المرأة المغربية وحقوقها ومساواتها بالرجل، إلى أن صار موضوعا متداولا ومستهلكا في مختلف المنابر الإعلامية الورقية والالكترونية، السمعية والبصرية. غير أن الحديث عن المرأة ظل موضوعا عاما وموسميا، ولا يحتل سوى حيز ضيق في بعض المقالات التي تتخذ المرأة موضوعا لها. وهي مقالات غالبا ما تُنشر على هامش جريدة يومية أو مجلة نسائية، هذه الأخيرة التي تولي أهمية كبيرة للمواضيع المتعلقة بالطبخ، الجمال، الديكور، الأزياء التقليدية والعصرية، الأبراج، الأخبار الفنية وكل المواضيع التي من شأنها شد انتباه القارئات من النساء اللواتي ينتمين إلى الفئة الاجتماعية الميسورة. في حين تظل المرأة الخادمة والمرأة العاملة والمرأة المهمشة والمرأة القروية، مجرد موضوع لمقالات موسمية يروج لها خلال اليوم العالمي للمرأة (8 مارس)، هذا اليوم الذي يعتبر مناسبة للاهتمام بالمرأة ومناقشة همومها وقضاياها الشائكة بشكل لا يرقى إلى المستوى المطلوب في بعض الندوات والتحقيقات التلفزية أو الإذاعية. خاصة وأننا في ظل مجتمع ذكوري، يعتبر المرأة كائنا ضعيفا يحتاج إلى وصاية الرجل (الزوج، الأب، الأخ، الابن،…)، الذي يُحدد لها مساحة معينة للمشاركة في مختلف مناحي الحياة العامة، لتتماشى مع الأعراف والتقاليد السائدة في المجتمع، والدور النمطي للمرأة، بغض النظر عن المكتسبات المميزة التي حققتها في مختلف المجالات الاقتصادية والاجتماعية والسياسية والفكرية… إذ إن المجتمع المغربي لا يزال مصرا على إعادة إنتاج الصورة التقليدية للمرأة واختزالها في الجسد والمتعة الجنسية والإنجاب. ويعتبر الإعلام بمختلف أشكاله، وسيلة فعالة لتسويق الأفكار وزرع القيم والمبادئ بين الأفراد، وكذا الترويج لمفاهيم تنال من الحقوق الأساسية للمرأة المغربية وترسخ صورتها التقليدية (الأم، الزوجة، الخادمة…) وتبعيتها للرجل، فيساهم الإعلام بشكل مباشر في إعادة إنتاج...

L’affaire Arif et ses implications Jan19

L’affaire Arif et ses implications...

Deux jours sont passés depuis la publication de mon témoignage et surtout depuis le verdict de la Cour d’Appel qui a acquitté Hassan Arif. Cette affaire, comme je l’ai précisé n’est pas terminé, mais un semblant de polémique s’en est suivi. Essayons d’en tirer ensemble des points sur la base desquels des débats constructifs peuvent naître. Tout d’abord, oui : Hassan Arif, comme tout autre citoyen, du moment qu’il a été innocenté par la Cour d’Appel de Rabat le 17 janvier 2013 a le droit encore une fois à la présomption d’innocence pour le crime de viol. Je remercie les personnes qui ont insisté sur l’importance de cet aspect. Et j’ai pris le soin de revoir mon témoignage pour en retirer toute affirmation qui lui dénie ce principe élémentaire. Penchons nous maintenant sur l’objet même de la plainte : le viol. Face au mensonge continu et à la mauvaise foi totale de l’accusé qui nie même les faits les plus évidents et pour lesquels la justice dispose de preuves sans conteste (tests ADN, sous-vêtements sur lequel des prélèvements ont été faits, communications téléphoniques), nous n’avons qu’une version des faits et c’est celle de la plaignante. Si la plaignante s’est tue aussi longtemps, c’est parce qu’elle affirme qu’à la suite du viol, Hassan Arif lui a promis de « couvrir sa honte sociale» en échange de son silence : « Setrini nsetrek ». Une phrase qui n’est pas si étonnante dans notre contexte social et qui bien sûr, du fait de la position et du pouvoir que détient l’accusé prend un sens beaucoup plus fort. Ce silence qui l’aurait maintenue dans une relation abusive, où la seule chose qu’elle attendait c’est d’être « couverte », et que sa réputation soit sauve. Quitte à divorcer tout de suite...