L’autre moitié du ciel : une réflexion sur la journée de la femme...

  Le principe d’une célébration de la femme tel jour de l’année me paraît aussi sympathique qu’absurde et insuffisant. Il y a dans cette institution symbolique une condescendance masculine implicite qui me dérange et qui a régulièrement empêché en moi tout lyrisme militant. La femme mérite bien davantage qu’un rite annuel. Pour faire bonne mesure, il eut fallu qu’on institue pareillement une journée de l’homme avec un petit « h »… Du fait qu’elle a été arrachée par des féministes radicales, cette concession me parait aussi porter irrémédiablement la marque d’une sensibilité, d’une représentation des rapports hommes-femmes et d’un style de combat datés, dont le credo mériterait d’être reformulé. La lutte des féministes pour l’égalité juridique, politique et économique, qui a globalement porté ses fruits aujourd’hui, est probablement très, très ancienne. On aurait tort de le faire remonter aux vociférations des féministes américaines des années 60, ou à Olympe de Gouges, figure humaniste de la Révolution française, à laquelle ses écrits avant-gardistes valurent la pendaison. Sans être historien, je peux affirmer qu’il y a eu, à toutes les époques, des féministes, c’est à dire des femmes soucieuses d’équité et de justice et sceptiques quant au fondement divin de la domination masculine. Qu’elles aient assumé en conscience le risque d’être châtiées ou qu’elles se soient emmurées dans un silence réprobateur, ces femmes lucides dont l’histoire n’a pas gardé trace doivent se compter par millions. Les Arabes du VIIème siècle n’étaient pas en reste. Le très beau livre de l’écrivaine algérienne Assia Djebbar, « Loin de Médine », en atteste. Tordant le cou aux stéréotypes usuels (occidentaux et islamistes) de la femme musulmane éternellement voilée et cloîtrée, et rappelant que le féminisme n’est pas l’apanage de l’Occident, elle y brosse le portrait de contemporaines du prophète...

My Close Death, my blessing...

Many people from my entourage criticise me for the fact that I am not getting a job, any job I find, with a steady income and all of that in order to be, as they say, « a normal person »; and that it is dangerous that I do not think seriously to prepare for the future aged life that is usually full of problems and hardship (that money will magically solve); and that I will face great risks of having a future miserable life without big savings… I do not blame them. They are sunk in the bubble of conformism. I am not against the idea of having a job and a routine life. However, I guess sitting 8 hours in an office doing things we do not like to do every day, complain about it, pretend it’s gonna be okay after, and still do it anyway for years doesn’t seem as a good deal for me. Yet there is a reason behind all this, besides being lazy or financially fulfilled that some of you might think is the reason.. It is not ! Back in the days during my childhood, I was taught about the fundamentals of my religion, Islam, by my grandfather (may he rest in peace). He was the only one in my family talking to me about this, maybe because my parents were not that religious or because they preferred to leave the matter for a wiser man. I have been taught by my grandpa that life goes on, then it ends. It is precious, because it ends. The time is important and is to be spent doing the right things. Nobody knows when it is going to end and there is wisdom in that by the Creator so...

L’islamisme, une machine politique rouillée...

Il ne date pas d’hier le combat des islamistes égyptiens pour ce pouvoir, pris, il y a un an. On se souvient qu’il y a trois décennies déjà, ils investissaient les universités, prédicateurs enthousiastes et patients. Hormis quelques chercheurs, personne ne les prenait très au sérieux, quand eux prenaient très au sérieux l’idée d’un grand soir. C’est ainsi qu’en 2011, après ce que le monde, – et le monde arabe avaient traversé de guerres, d’horreurs, d’ismes et de fins, – celle, supposée de l’Histoire, celle avérée, du Communisme, du moins celui des origines – les islamistes, en 2011 donc, furent les seuls à disposer d’une machine idéologique à même de produire la critique sociale, morale et croyaient-ils, les instruments à même de réformer et refonder l’ordre d’une Egypte dont il faut dire, au passage, qu’elle se portait, à ce moment-là, économiquement mieux que deux ou trois années auparavant… Alors, aujourd’hui, l’islamisme, – cette autre histoire de dialectique, des croyants contre les incroyants, mais aussi des pauvres contre les riches, de la fin et du début de quelque chose, avènement d’un califat ou d’une société pure, retour de la Vraie Loi… Oui, l’islamisme ne tombe-t-il pas à son tour dans le vide où s’écrasa la grosse machine de fer du communisme ? Parenthèse : même vision de l’état, fort. Même vision du pouvoir, unique. Même rapport à une idéologie devant tout expliquer et tout définir : le passé, le présent, l’avenir, soi et les autres, les hommes et les femmes, le travail, et surtout, la place, le rôle, et la morphologie de l’ennemi. Même usage, aussi, d’un népotisme visant à gratifier les frères et à faire taire les ennemis… Ainsi la nomination à Louxor comme gouverneur d’un ancien djihadiste repenti, ou niant l’avoir jamais été,...

من نجران إلى تطوان...

مر علي بالأمس يوم لعله أطول أيام حياتي.1 غادرت الفندق في الثانية بعد منتصف الليل بالتوقيت المغربي (الرابعة فجرا بتوقيت السعودية)، لحسن الحظ أن طائرة الصباح تمكنت من مغادرة أجواء نجران أخيرا بعدما صفا الجو وانقشعت سحائب الغبار. ترانزيت طويل في مطار جدة ورحلة أطول إلى الدار البيضاء التي وصلت مطارها على الساعة الخامسة مساء. ولأنني كنت مرتبطا بالتزام مع مهرجان العود بتطوان، فقد استلمت سيارتي من المطار ويممت شمالا: الرباط، طنجة، مارتيل ثم منتجع كابيلا حيث نقيم هنا بين المضيق وسبتة . وصلت بعد منتصف الليل بساعة. تقريبا 24 ساعة قضيتها في هذه الرحلة الماراتونية من نجران إلى تطوان.1 حينما استيقظت هذا الصباح بقيت مأخوذا لبضع دقائق أحاول أن أتذكر أين أنا. ياه في كابيلا! في إقامة على شاطئ البحر الأبيض المتوسط. فتحت الشرفة فرمقت مارسيل خليفة ونصير شمة قرب المسبح. استعدت الذاكرة كاملة.أنا الآن في مهرجان العود بتطوان. حديقة الفندق بديعة (خضرة ضارية افتقدتها في نجران) وفتاتان جميلتان تستعدان للسباحة (أيضا غياب ذلك الحضور السلس و التلقائي والطبيعي للمرأة في المجال العام أول ما يصدم المرء في السعودية).1 فكرت بمحبة وتعاطف في نجران : بلاد يصر مبدعوها على الحياة ويناضلون من أجل ذلك. تذكرت المخرجة الرائعة ريم البيات. كادت هيئة الأمر بالمعروف التي داهمت مهرجان قس بن ساعدة ليلة الاختتام بالكثير من الغلظة، كادت تلغي عرض فيلميها القصيرين. صالح زمانان الكاتب المسرحي النجراني وأحد مهندسي المهرجان دخل في نضال مستميت لكي لا يُلغى العرض. وفعلا سمحت الهيئة أخيرا بأن يعرض الفيلمان بشرط أن تخاطب المخرجة جمهورها من وراء ستار. وكذلك كان. وصلنا صوت ريم مرتبكا وواثقا في نفس الوقت تحكي عن تجربتها وتقدمها للجمهور بتكثيف جميل. أحمد الملا السيناريست والشاعر الجميل وزوج ريم لم تمكن من إتمام ورقته حول الفيلمين. غص الكلام في حلقه وكاد يجهش. لكأنه لم يطق أن تهاجم الهيئة وبعض المتعاطفين معها من الغوغاء حفلا كانوا يراهنون عليه كثيرا...

Le vrai nom des petites bonnes...

  Quel est le vrai nom de celles qu’on appelle petites bonnes ? De ces fillettes. Elles peuvent avoir huit ans, et se voir confiées à de bonnes familles, ces employeurs qui promettent qu’ils s’en occuperont bien, de ces petits corps féminins. Corvéables, sans merci… Des fillettes, qui n’iront jamais l’école, n’apprendront pas à lire, à écrire leur nom sur une ardoise. A dessiner un soleil. Ne sauront jamais ce qu’est une récréation… Des fillettes de huit, neuf, dix ans, levées à six heures, debout avant les enfants de la maison. Car il faut, à ses enfants-là, qui possèdent une enfance, préparer le petit déjeuner. Après, on passera la serpillère, on fera les lits et la poussière… Alors, quel est le nom de ces petites bonnes, vendues par la campagne à la ville, que leurs parents croient tirer de la pauvreté en les confiant à la misère, celle de misérables intermédiaires, praticiens horribles d’un deux métiers les plus vieux du monde… Celui d’un autre, d’un second commerce des corps. Celui qui consiste à vendre de la peine et de la sueur de gosse, à être un commerçant, encore trop impuni, de l’inhumanité, être le maillon encore trop fort, de la chaine du travail des enfants dont on fait des domestiques… Et pas seulement… Que dire d’enfants autorisés à ne manger que deux fois par jour. A sept heures. A minuit. Mais à la seule condition que le travail soit fini. Que dire d’enfants qui acceptent les coups en silence, n’en disent rien parce qu’il faut se taire, si l’on veut aider les parents, trop pauvres, et n’ayant pas les moyens, ni le cœur à se voir encore asséner une énième vérité sur l’état de leur pauvreté… Que penser, enfin, de ces petites, qui disent...

Pourquoi le viol ?

  Violer une femme. Décider de la suivre, de la pister, alors qu’elle marche, peut-être dans une rue étroite, au grand jour, jusqu’à l’isoler du monde. L’isoler de tout… La connaître. Ou, sans la connaître, avant tout, déjà, vouloir qu’elle paie.La frapper. Arracher ses vêtements, comme on arracherait sa peau. La tuer presque. Mais en veillant à la garder vivante. L’assommer, lui casser la gueule, pour la pénétrer de force. Les hommes, jeunes ou dans la force, ou la rage de l’âge, ils sont des milliers, des millions, à violer ! Alors, le violeur, un guetteur ? Et le viol, une pulsion ? Et la guerre ? Lorsqu’on entre dans une ville, lorsqu’on la prend d’assaut, qu’on la bombarde, jusqu’à ce qu’elle tombe. Comme un humain. Comme une femme. Et qu’alors, on se sert sur les corps de ses filles, sur la chair de ses femmes, qu’on prend, là aussi, de force… Et souvent à plusieurs ! Le viol, un tribut de guerrier, un droit des vainqueurs. Oui, les soldats violent, parce qu’ils ont gagnés. Et si, au fond, c’était cela. S’il était là, le vrai, peut-être le seul théâtre d’ombre, théâtre des opérations où tout se joue, dans cette affaire de viol… Dans cette histoire trop longue. Et si, au fond, c’est d’une guerre qu’il s’agissait ? D’une guerre contre les femmes ! Menée depuis le début par les hommes. Une guerre sans merci, sans quartier, sans prisonniers, contre le mystère de ce corps qui les produit tous, les Hommes. La femme, un continent noir, – dira le pater noster de la psychanalyse… Une terre obscure. Une nuit salée, dira le poète, éperdu, que ses vers, que ses quatrains rassurent, mais n’en perdent pas moins. Une guerre, donc. De l’inachevé contre le fini…...

…هكذا أسدل « الماتشو » ظلام لحيته...

إنهما هنا والآن وقد كانا هناك في قديم اللازمان كانا هناك لا فرق.. هو إنسان و هي إنسان ولما جاءا إلى هنا أسدل ظلام لحيته وقال : أنا رجل.. وأنت ولحيتي سيان في سواد الهامش تعيشان أحلقكما متى أشاء وكما أشاء لي كل الإنتشاء وكل ما لكما : استنشاق الهواء أنا الكل ككل الرجال وأنتما بدوني اللاشئ ككل النساء ! بقلم عادل...

IR–CITY ou la ville sexe...

  Khalid Jamai – écrivain et journaliste Pourchassée, traquée, Adjou savait qu’elle le serait depuis le premier jour où elle était retournée dans cette ville qu’elle croyait, pourtant, avoir désertée à jamais. Malgré la peur, les appréhensions, elle s’était installée, par défi, à la terrasse de « La Braise », café situé en bas de chez elle, avenue « Fal Ould Omir » à Rabat. Elle commanda un jus d’orange. Tous les mâles attablés au bistrot se mirent à la mater intensément. Des regards lubriques, pervers, perfides, dégoulinant de concupiscence et de misère sexuelle, la déshabillaient, la pénétraient, la transperçaient. Elle n’était pour eux qu’une « awra », une imperfection de la tête au pied, Mais une imperfection tentatrice, ensorcelante, fascinante, gorgée de luxure et de sensualité et dotée d’un sexe appelé clitoris qui lui permettait une jouissance multiple. Elle se sentit avilie, salie, souillée. Violée même. L’épreuve de force tournait à son désavantage. Ses défenses commencèrent à céder. Elle baissa les yeux. Quelque chose en elle s’insurgea, refusa de se soumettre. Dans un sursaut de révolte, elle leva la tête et fixa la meute. Elle sut qu’elle devenait le gibier, la proie. La traque allait commencer. Corps hérissés de phallus brandis, la horde piaffait d’impatience. Une panique folle s’empara de tout son être. Sa ville, la ville qu’elle croyait connaître était « Ir-City ». La légende disait vrai ! Adjou palpa son visage, terrorisée à l’idée de n’y trouver qu’une fente, des petites lèvres, un clitoris. Rassurée, elle bondit de sa chaise. Les « Phalluciens » la prirent en chasse. Cauchemardesque curée. Des deux cotés de la chaussée, certains brandissaient des pancartes: « Toute femme est pute, sauf celle qui n’arrive pas à l’être » « Jupe de femme et lange de diable...

Les quatre saisons

Les quatre saisons Posté par Un homme le 4 mai 2012 dans Texticules | 11 commentaires Le printemps J’ai écrit mon premier poème quand j’avais douze ans. C’était un poème d’amour en arabe. Eh oui ! Déjà à cet âge, les filles me tournaient la tête. Pas n’importe lesquelles, pas les petites morveuses de mon âge, non ; j’étais fou des grandes filles qui faisaient trois fois mon âge et dont les rondeurs étaient déjà parfaites, les courbes biens dessinées et la sensualité provocante. Mais c’était en secret, c’était mon secret à moi. Si maman l’avait su, elle m’aurait cassé la tête ! Et si papa l’apprenait, il allait me la fracasser ma tête ! C’est pourquoi je me contentais de raconter mes histoires secrètes sur des bouts de papier. Je leur dévoilais ma flamme et mes désirs, mes envies et mes soupirs, les meilleurs comme les pires. Les petits bouts de papier étaient discrets, ils n’allaient pas divulguer mon intimité et ils n’allaient jamais me trahir. Ils étaient mes confidents. Si je me souviens aujourd’hui de ces missives jamais postées, auxquelles j’avais livré des choses que je n’oserais pas répéter, c’est qu’en fait un jour j’en avais oublié une dans la poche de mon pantalon. Maman avait l’habitude de vider les poches de tous les habits avant de les plonger dans la bassine pleine d’eau mousseuse et savonneuse. C’était un ange ma mère, mais elle était analphabète. Maman était un ange analphabète ! Ne sachant pas ce que contenait le petit papier sur lequel j’avais griffonné mon premier poème, elle le tendit à mon père pour en évaluer l’intérêt. Au premier coup d’œil, son visage, déjà brun, brunit encore davantage. « Oh le petit voyou ! » cria-t-il, « Oh le salaud !...

Bibliophobie

Bibliophobie Posté par Un homme le 2 mai 2012 dans Qandil’homme | 2 commentaires Le 23 Avril 1616, deux des plus grands écrivains que cette terre (pourtant féconde de médiocrité) ait porté, passaient la plume à gauche, Cervantès et Shakespeare. C’est chaque année à cette même date Ô combien symbolique que sera des siècles plus tard célébrée la journée mondiale du livre. Une journée dédiée à la promotion du livre et de la lecture, en particulier chez les jeunes et les enfants, car le virus de la lecture doit être inoculé dès l’enfance, un virus heureusement incurable et qui donnera à son hôte l’envie et la joie de lire le restant de sa vie. Dans le quasi désert culturelle qu’est le Maroc, on s’imaginerait que l’État déploie des moyens titanesque, que nos bienveillants dirigeants ont perdu le sommeil et qu’ils s’échinent à trouver le moyen de sortir du marasme que les chiffres ne cessent de mettre en évidence surtout ceux concernant l’analphabétisme. Détrompe-toi compagnon d’infortune, la vérité est tout autre, elle est même tout à fait à l’opposé de ce que nous imaginions. Récit des faits Comme beaucoup de facebookeurs j’ai eu vent d’une initiative fort sympathique : amener son livre, se réunir dans une place et le lire dans le calme et la bonne humeur, ceci afin de célébrer cette fameuse journée du livre. C’était sans compter sur l’extrême vigilance des forces de l’ordre établi (et du désordre culturel), qui font preuve d’un zèle légendaire en matière de répression de toute initiative citoyenne et d’un laisser-passer tout aussi légendaire quand il s’agit de rendre justice aux citoyens lésés par le système. Ces forces de l’ordre ont décidé dans leur infinie sagesse de disperser ce rassemblement en invoquant un motif à leur hauteur, la...

Les islamistes (v)ont-ils volé(er) la révolution ?...

  Réponse à l’article   « Démocratie » ou «   dictature de la majorité » ? Suite à la lecture de l’article proposé par M. Kamal Abdelilah, je me devais de réagir face à tant de contre-vérités et d’analogies faites sans aucune contextualisation ni même preuve d’une quelconque connaissance du contexte iranien. Les progressistes médiatiques hégémonistes ont tendance à relayer l’idée qu’après le printemps arabe, est venu l’hiver islamiste.Pour se faire je répondrai point par point, en inversant enfin le regard accusateur porté sur les islamistes. Non pas que je sois islamiste, au contraire, militant politique dans un parti de gauche, jeune issu de la classe moyenne supérieure, poursuivant des études universitaires et féministe, je suis ce que l’on peut appeler un héritier, profondément séculier, mais également profondément attaché au principe d’honnêteté intellectuelle : pour changer les choses, il faut d’abord se changer soi-même et profondément, en lutte contre le « ce n’est pas moi, c’est les autres ». L’auteur se réfère à la révolution française de par sa popularité au sein de la société civile. C’est en effet ce qui a manqué aux révolutionnaires partout dans la zone Maghreb/moyen-orient pour parvenir à dessiner une société plus juste. Ceci étant dit, cela est-il la faute des partis islamistes ? Non absolument pas, ces mêmes partis islamistes, que l’on diabolise, servent à masquer la pauvreté intellectuelle et militante de celles et ceux qui se prétendent « élite ». En effet, les partis islamistes via des associations caritatives ont su s’organiser pour aider les plus démuni-e-s. Et ce notamment en période de catastrophes naturelles, de grande misère au quotidien, là où les élites progressistes se réunissaient dans les salles fermées à débattre des idées. L’auteur tente la comparaison, trop évidente, avec l’Iran d’après 1979. Il est profondément facile, hasardeux et...

« Démocratie » ou « dictature de la majorité » ? Avr16

« Démocratie » ou « dictature de la majorité » ?...

  Parler de « printemps» pour décrire les soulèvements dans les pays arabes est, pour le moins qu’on puisse dire, trop optimiste. L’euphorie de la victoire contre des régimes dictatoriaux est en train de céder la place au cafouillage politique, au désenchantement social et à la montée déferlante des forces les plus conservatrices et les plus rétrogrades dans ces pays. Les grandes révolutions dans le monde (telles que la révolution française, la révolution bolchévique, la révolution chinoise, la révolution en Afrique du Sud, etc….) ont été souvent adossées à un référentiel idéologique, à une philosophie avant-gardiste et à une vision claire de ce qu’on voulait construire (abstraction faite de la justesse ou de l’opportunité de ces idéologies). Ces révolutions étaient aussi menées par des guides et des personnalités qui bénéficiaient d’un large soutien populaire et d’une aura – méritée ou usurpée – ce qui leur donnait en tout cas une marge de manœuvre pour sortir leurs pays du chao qui suit inévitablement les révolutions violentes. Les révoltes arabes de 2011 quant à elles, avaient (et ont encore) pour but de faire tomber des régimes, mais sans avoir aucun projet fédérateur alternatif, et sans avoir une vision unanime relativement à la suite des événements. Chaque groupe, chaque organisation, chaque individu, avait et a toujours sa propre conception plus ou moins précise de ce que l’avenir devrait être. Une situation similaire a été vécue lors de la révolution Iranienne de 1979, à laquelle avaient contribué les communistes, les libéraux et les défenseurs des droits de l’Homme, avant de se faire tous massacrer ou museler par le pouvoir théocratique des Mollah. Le même scénario peut se répéter dans les pays arabes car nous sommes en présence d’ingrédients semblables : 1) la grande majorité de la population vit...

Le regard assassin

Le regard assassin Posté par Un homme le 12 avr 2012 dans Qandil’homme | 15 commentaires « L’Enfer, c’est les Autres », disait le grand Sartre (Jean-Paul, du prénom) … Aujourd’hui, on pourra presque attribuer ce « autres » aux Marocains. La tentation est on ne peut plus grande. Très souvent, une vue d’ensemble sur la société Marocaine permet de dresser un constat macabre : Cette société est malade, malade d’un complexe et d’un malaise profond vis-à-vis de l’autre, et plus spécialement du regard de cet autre. A vrai dire, les gens ont du mal à assumer leur faits et gestes, voir leur idées. Tout leur agissements restent donc tributaires du « socialement correct » et de sa bénédiction, une hypocrisie, un conformisme pesant, rétrograde, voir meurtrier qui s’installe dans les mœurs… Dans un tel environnement, se revendiquer de choses tel que l’humanisme, les droits de l’homme, la laïcité, voir du féminisme est susceptible d’attirer les foudres de tout ces yeux à l’affut : Il faut bien un certain courage et une indépendance vis-à-vis de la pensée unique pour ne pas se sentir obligé d’adhérer à la « norme » traditionaliste, tellement le poids de la société et de l’impact de son regard est présent et pesant sur la vie de tout les jours de tout un chacun. Nous avons la les symptômes d’un renfermement, un « communautarisme » , et un ordre moral ambiant, un état de fait qui a été meurtrier dans le cas d’une certaine Amina Filali , par exemple… Ce qui me révolte le plus dans cette tragédie, ca n’est pas l’arrogance d’une Hakkaoui qui minimise les faits, ni un Ramid qui, lors d’un plateau télé, défend le mariage des mineurs (ou alors, disons le clairement : la pédophilie !...

Violeur, parce que je le vaux bien…...

Violeur, parce que je le vaux bien… Posté par Un homme le 14 mar 2012 dans Qandil’homme | 68 commentaires Bonjour, je m’appelle Mahmoud je suis un marocain de base, sans éducation… Dans la vie, j’aime dormir sans me brosser les dents, sentir mes doigts après les avoir longuement frotté entre mes orteils. Je suis chômeur, mais pas comme les diplômés chômeurs ! Non. Moi je suis chômeur autodidacte : la glande et la rue, j’ai appris tout seul. J’ai tellement kiffé l’école, que je ne l’ai quitté qu’à 13 ans, je savais écrire Grenoy et elifon, parce que j’aime beaucoup les animaux. Mon animal préféré c’est la fille… c’est un animal au cheveux long qui sent bon. Je leur ai déjà parlé deux fois. Une fois c’était en 1997 dans un bus, j’ai dit « Pousse-toi » à une fille. Ensuite en 2002, y’en avait une dans mon quartier et une fois je rentrais dans l’immeuble où j’habite au moment où elle en sortait. Je lui ai dis « sma7 lya ». Bon après, y’à bien sûr ma mère, mais elle, c’est pas pareil, les mamans c’est à part. Sauf quand elles ont pas de maris, parce que si elle n’a pas de mari, c’est une pute… Si elle a un gosse, qu’elle est maman, mais qu’elle est entrain de se remarier, la c’est une pute en désintox. C’est ça le problème avec les filles, parce que quand elles sont jeunes, et avant le mariage, si elles n’ont pas de grands frère, elles vont mal tourner… c’est pas comme nous les hommes, comme le disait mon père, le diable préfère être dans les jupons des filles parce qu’elles sentent Saboune lkef. J’ai une sœur à la maison, mais elle c’est pas pareil. Je...

!بجانب كل رجل عظيم امرأة عظيمة...

!بجانب كل رجل عظيم امرأة عظيمة Posté par Un homme le 1 mar 2012 dans Qandil’homme | 1 commentaire تفصلنا أيام قليلة عن حلول ثامن مارس الذي يصادف اليوم العالمي للمرأة، و ربما سيصنف أسوأ احتفال لحدود الآن لدى العديد من المنظمات و الحركات النسائية المدافعة عن حقوق المرأة بالمغرب ! و السبب خيبة الآمال التي أصابتها عند الإعلان عن تشكيل حكومة تظم امرأة وحيدة ! دون الاستئناس على الأقل بزميلة لها لتجاذب أطراف الأحاديث النسائية عند استراحة شاي داخل قبة البرلمان ! حيث كان يُنتظر أن تحتفل المرأة في يومها العالمي بمكتسبات أكبر خصوصا في ظل دستور جديد ومن خلال مشاركة نسبة كبيرة للعنصر النسوي داخل التشكيلة الحكومية، وما لذلك من دلالة رمزية تدل على أن « نصف المجتمع » حاضر بتمثيلية نسائية تٌعطى بها إشارات قوية على أن تدبير شؤون البلاد و العباد تتم بمقاربة النوع الاجتماعي، التي تساهم إلى حد كبير في إرساء العدالة اجتماعية ! و رغم ذلك يبقى في نظر الكثير من النساء أن للاحتفال دلالة كبيرة فهناك من تعتبره نفسا جديدا لتجديد الثقة و الاعتراف بالجميل و ما تقدمه المرأة المغربية من تضحيات في سبيل الرقي بالمجتمع و الأسرة كمؤسسة اجتماعية، وتقديرا لشخصها و تتويجا لما حققته من إنجازات و في كل الميادين ومحطة وقوف عند مجموعة من المكتسبات، لإعطاء شحنة جديدة من مشاعر الاهتمام و تحفيزها على العطاء و الاستمرارية في تأدية مهامها ككل، لكن مع الأخذ بعين الاعتبار الاحتفال بها طيلة السنة، ليس فقط بتخصيص أعياد و محطات مناسبة آنية وظرفية تنحصر في تذكر المرأة و الاحتفال بها الاعتراف بها والالتفات إليها و الحديث عنها في يوم فقط ! وربط التعبير عن مشاعر التقدير والاحترام تجاهها بزمن محدد معتبرة أن هناك نوع من التقصير في باعتبارها نصف المجتمع وركيزة صلاحه و تطوره و لكن من الضروري أيضا، الاحتفال عبر المباشرة في تحسين أوضاعها و العمل على...