الجميلة والذئب...

  كانت محامية مبتدئة جميلة مفعمة بالحياة ولكنها خلافا للعديدات كانت ترفض الدردشة مع الأفراد المنتمين للجنس الاَخر لأنها كانت تجد الأمر مخالفا لمبادئه1 لم تكن ترتدي الحجاب وكانت تعشق موسيقى البوب والريغي وتحب رقصتي التونغو والصالصا وتتعاطى لكتابة النصوص الرومانسية في أوقات فراغها.. ولكنها كانت تحافظ على صلواتها وتصون شرفها بشراسة محاربات الأمازون وعزم مقاتلي الماساي في مواجهة الأسود..1 ذات صباح رمادي, أرسل لها مدير الشركة التي تعمل فيها ابنة عمها طلب صداقة على موقع تواصل اجتماعي.. شاب سبق له أن سلم عليها ذات يوم عرضا وهي في مقهى مع قريبتها.. فخجلت أن ترفض وهي التي لاتقبل عادة سوى طلبات معارفها..1 طرح عليها في بادئ الأمر تساؤلات قانونية بطريقة راقية ومهذبة جعلتها ترد عليه بإسهاب.. تناسلت بينهما الأحاديث ثم أصبح لقاؤهما الإفتراضي شبه يومي.. كان الوقت بصحبته يمر بسرعة الضوء.. أعجبها جموحه الهادر وانجذبت لروحه المتوثبة..1 أفلح فيما فشل فيه غيره ونجح في اختراق حصنها واجتياز الأبراج التي شيدتها لحماية خصوصيتها..1 أخبرها فيما بعد أنه استطاع أن يفلت من فخ الوظيفة وأن يفرض واقعه الخاص وسط مجتمع لا يعرف إلا منهج التقوقعات الفكرية والسكيزوفرينيا المنهجية والتيه الانتمائي وتردي الإرادة وتدهور الضمير وبأنه حقق قفزات في طريق النجاح العملي قلما تتحقق لمن هم في مثل سنه..1 بدا واثقا من نفسه يرفض الحلول الجاهزة والوصايا القبلية وقد كانت شركته الصغيرة واعدة بحق..1 عزا بقاءه بدون زواج رغم قدرته على الباءة إلى عدم عثوره على المرأة المناسبة معددا شروطا لم يفته أن يعترف بندرة توفرها في المرأة المغربية التي تنحصر جل اهتماماتها حسب زعمه في التفكير في الزواج والانجاب وتحسر على ضعف ثقافة النساء و على اكتفائهن بالرجل كهدف يلهيهن عن تحقيق أي إنجازات فردية..1 صارحها منذ الوهلة الأولي بأنها مختلفة عن كل من قابلهن وأكد لها بأنه وجد فيها أخيرا ندا له يحاوره ويناقشه .. وبإعجابه بكونها فتاة لا تكتفي بدور المستمع..1 ذاد عن ليبراليتها...

La meilleure chose qui me soit arrivée...

La meilleure chose qui me soit arrivée Posté par Jihane Raqiq le 21 mai 2013 dans Chronikate | 9 commentaires Le cœur battant et les doigts fébriles tu décachètes l’enveloppe et parcours le document à la recherche du résultat…Positif ! Ton cœur fait un bond, tu arrêtes de respirer, tes yeux se transforment en fontaine. Tu remercies la dame qui n’a pas arrêté de te scruter pour deviner si pour toi c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle et quitte la laboratoire. Tes jambes ne te portent plus, tu cours te réfugier dans ta voiture. Tu prends ton téléphone et compose machinalement le numéro de ton chéri. Toi qui avais depuis ta tendre enfance échafaudé des milliers de scénarii pour annoncer la nouvelle à ton homme de la manière la plus originale et la plus romantique qui puisse exister, lui annonce de tout go que vous attendez un enfant et lui demandes dans la foulée si sa réunion s’est bien passée. Tu repars au bureau et finis ta journée de travail, un SMS du futur papa te replonge dans la réalité, il te dit tout son amour et son bonheur. Tu te sens comme un alien. L’idée qu’une chose est en train de grandir en toi te donne la chair de poule. Tu repenses au sketch de Roumanoff et glousse en imaginant ton fœtus – à ce stade tu n’arrives toujours pas à l’appeler bébé- en train d’aspirer ta cellulite de l’intérieur et prie pour que ce soit vrai. Tes réveils sont de plus en plus violents, tu te réveilles en vomissant ce que tu n’as même pas encore envisagé de manger. Désormais, la nausée te suit comme ton ombre, les relents du camion poubelle te sont plus supportables que l’odeur du café et...

La journée de la honte !...

  Dans notre société composite, beaucoup de « mécréants » confondent la journée de la femme avec la Saint Valentin. Le 8 mars, une journée censée arroser les démarches courageuses des femmes qui bataillent vaillamment pour améliorer leur condition et revendiquer l’égalité avec l’homme, se mute effroyablement. Une publicité aguichante pour passer le weekend dans une tente écologique à Tombouctou pour les femmes divorcées qui n’ont toujours pas reçu leurs pensions alimentaires de 2005. Une offre spéciale « Soin de visage éclat » pour estomper les ecchymoses des femmes battues par leurs maris respectables. Un présent à moins 30 pourcent à l’achat d’un vernis Shellac pour enjoliver les mains éreintées par l’eau javel et l’acide sulfurique. Un bon de réduction dans un spa, pour remodeler sa silhouette pompée par le manque d’activité du au licenciement de travail après un accouchement. Un Free Pass pour arpenter les pistes des lounges branchés pour les célibattantes endurcies loin des harceleurs qui déambulent en toute impunité dans les rues. Des concours sous forme de Quizz pour gagner une BMW » Comment la petite Amina El Filali a t elle épousé son violeur? Envoyez vos réponses sur le site contrepedophile.com ou indignez vous hadhchi hchouma.org… Je crois qu’ il y a erreur sur le combat. Pas besoin de chercher loin pour comprendre qu’aujourd’hui c’est la journée internationale des droits, mais certainement pas de la femme. Des entreprises créent exclusivement en ce jour sacré » l’opération croix rouge » en offrant un bosquet de fleurs rouges à toutes leurs employées chastes, à l’hymen pur et insondable par les démons. Des tickets pour assister au film » Activités paranormales 3″ sont distribuées gratuitement aux femmes démunies, ou un député renommé viole par télépathie sa jeune secrétaire qu’il n’a jamais rencontré, malgré...

Spiderman m’a (presque) tuer…...

Miloudi savourait son deuxième Chawarma à l’agneau, lorsqu’une silhouette attrayante l’incita à se rendre vers la salle d’embarquement numéro 3. Miloudi, casablancais certifié, n’a pas sillonné les artères du Moyen Orient pour délivrer la Palestine de l’occupation israélienne, pour sponsoriser les actions humanitaires des refugiés éreintés, ou pour baigner dans les eaux douces de Gaza. Non! Il faut savoir que ce quadragénaire, marié et père de quatre enfants a des motivations bien plus respectables. Miloudi quête simplement la femme de sa vie. Il ne veut pas d’une épouse complaisante comme Zoubida, qui lui mitonne son fameux Trid aux coquelets le jeudi, qui lave ses chemises encrassées par la sueur du midi et s’enduit de fleur d’orangers pour lui plaire à minuit. Miloudi veut une vrai femme, comme celles qui se déhanchent sensuellement sur les tercets populaires des clips Khaliji. Des jouvencelles aux cheveux noirs ébènes, aux lèvres pulpeuses charnues et aux corps potelés et bien grassouillets. Ahhh, Ça c’est des femmes ! Sur les conseils de son ami Hamid, spécialiste attesté des fausses identités virtuelles et surtout des faux comptes réels, Miloudi s’inscrit sur Muslima.com et se surnomma Khalifa AL Khalifa : un arabe du golf fortuné, installé au Maroc et à la recherche de son âme sœur. Rapidement, le profil de Hanina, la sosie conforme de Hayfa Wehbe accrocha son intérêt. Cette jeune palestinienne, de 25 ans, envoûta Miloudi par son anatomie affriolante, sa voix délectable, et sa poitrine plantureuse. Elle n’hésita pas à lui murmurer ses fantasmes dépravés et à lui dévoiler ses appétences refoulées. Enfin une femme honnête et intègre. Elle lui mendiait certes de l’argent fréquemment, à déverser sur le compte de Hanine  » une erreur de sexe dans son certificat de naissance », mais elle le déchiffrait, elle le domptait,...

J’ai fait un enfant toute seule!...

Dans notre société névrosée, une trentenaire célibattante certifiée est une prostituée en quête de chaire rassie, une malheureuse obsédée par les rituels de la magie noire, ou une pseudo féministe entêtée aux orientations sexuelles très douteuses. Selon les normes biscornues de notre communauté machiste, une femme ne peut exister, subsister ou respirer sans homme. Ce mâle devient un passeport national agrégé pour aborder les providences de la vie, chevaucher les péripéties névrosées d’une société hybride, dompter les réprimandes d’une audience totalement paranoïaque et procréer un bataillon de rejetons schizophrènes et détraqués. Alors une trentenaire célibattante et enceinte : c’est le hallelujah suprême pour franchir les portes des enfers !! J’ai appris que j’étais enceinte de deux mois par mon médecin. Les particules temporelles de l’espace s’étaient paralysées, le hélium des atmosphères s’était rétracté et les charges électriques des foudres avaient éclaté. Ma raison bouillonnait d’amertume et bataillait hardiment avec mes esprits, partagés entre la pression sociale, sa sagesse immorale et l’affection d’une mère pour son bébé. J’étais affligée par cette nouvelle. Je ne savais pas qui renverser farouchement avec ma voiture, qui abattre brutalement de sang froid… Je portais un petit chérubin dans mes entrailles débauchées, qui témoignaient encore de mes nuits folles avec mon pervers de Salim . Il est assez complexe dans sa composition pour m’épouser. C’est un homme déréglé par le temps, détraqué par la malchance et brouillé par son existence. Il répond parfaitement aux théories contournées de Nietzsche dans  » la généalogie de la Morale », attestant profusément que le mariage est incompatible avec les philosophes. C’est pas un homme à marier, ni un homme qui acceptera de se marier sous la contrainte. Du coup, deux alternatives s’offraient à moi, avorter ou accoucher !! Je croyais vivre seule, je me préparais...

انبعاث امرأة...

قصة تحدث كل يوم… ارويها كي لا تحدث مجددا … أنت لم تكن معي حين حملني القطار وحيدة، و في داخلي شيء منك… انت لم تكن معي حين اكد لي الدكتور اني انتظر طفلة … طفلة، يعني فتاة… أتعلم ما معنى ان ترى فتاة بدون اب النور في بلدنا ؟ يعني ان لا حقوق لها … لا حقوق ! مجردة من كل شيء حتى من هويتها … و لم تكن معي حين بدأت النظرات المتطفلة تلحظ بطني التي بدأت تنتفخ كبالونة … لقد كنت وحيدة في مهب الريح، في مجتمع الكل فيه يراقب الكل حتى ينهال عليه عند اول هفوة. لقد واجهت قدري بمفردي، انت لن تحس ابدا بما احسست به. لا لم اكن بمفردي، كانت معي، تحطمني لاعادة بنائي من جديد، اذ كيف تحمي طفلةٌ طفلةً من العاصفة ؟؟ كيف لك ان تفهم معاناة لم تعشها؟ و عندما عدت في نفس القطار، لكي تتحمل مسؤولية ما اقترفناه معا… تملصت من واجبك. حسنا انا اعترف بذنبي،  بخطئي… بخطيئتي حتى. و لكن ما ذنب ابنتك؟؟ لو كان صدري شفافا لأريتك قلبي كيف ينزف دما … كيف يتمزق ليلتئم من جديد في دورة عذاب متجددة… اذ لم تشفع هاته الدموع التي لا تريد ان تجف و لا ان تأخذ نظري كي ارتاح…ارجوك لا تأخذ ابنتك بذنبي. و لكنك لم تشأ ان تسمع شيئا، طالبتني باجهاضها، بحذفها من الحياة بضربة مشرط، كيف تجرأ ؟؟ انها ابنتك !! اهكذا يتخلى الرجل بكل انانية على جزء منه ؟؟ و عندما ضقت ضرعا بتوسلاتي، و نفذت كل الاعذار و الحجج، آثرت ان تختصر المسافات الكلامية بقولك: كان عليك ان تفكري بهذا قبل ان ترفعي رجليك !! صعقت حينها و احسست ان الارض تمور، كيف اصدق ما اراه و اكذب ما قطعته لي من وعود، كيف اصدق اذني و اكذب ما اطربتني به من عذب الكلام؟؟ كان بودي ان اجيبك، ان...

Mon premier mariage

Contrairement à ce que vous devez spéculer dans vos crânes pollués, je me suis bel et bien marié deux fois !! Volontairement, de bonne foi et sous aucune intimidation parentale ou chantage juridique. J’ai épousé deux femmes…responsables cliniquement, vaccinées de la méningite et libérées intellectuellement…quoique complètement différentes. Vous vous demandez certainement comment un salaud comme moi, peut-il convoler en juste noce tel un brigadier crédule en défaillance éthylique….Et à deux reprises en plus !! J’ai croisé ma première épouse, alors que je briguais le calvaire absolu pour décrocher mon  MCI (master en commerce international) à l’université de Nantes. J’absorbais quelques chopes de whiskey avant d’attaquer un énième soir de besogne estudiantine chez L’Univers Speakeasy (un ancien bar clandestin spécialiste des cognacs et des whiskies…Intestins fragiles s’abstenir), lorsque j’ai rencontré quelques potes débarqués de Paris. Il y avait parmi eux une captivante jeune femme nommée Maria. J’ai appris qu’elle était  franco-espagnole, fragmentée entre la Corridas De Toros en España par son père, et la galette des rois gauloise par sa mère. Elle était ingénieur en génie des bioprocédés, et on avait exactement le même âge à quelques différences près. J’étais fasciné par son instruction intellectuelle, son urbanité épurée et  sa culture bigarrée sur divers enclins (ça change de toutes les blondasses plantureuses siliconées qui te répliquent…Ouais j’adore ce créateur… lorsque tu abordes Antigone). Je ne pouvais pas dénier qu’elle avait une anatomie aussi affriolante qu’un Harley Davidson 1200 et une putain de maléfice louable à la plus révélée des prêtresses madones. Chevelure vermeille soyeuse, prunelle des yeux verdâtre et olivâtre, esprit autonome et affranchi à la Carolina Coronado et un caractère saillant digne d’une bohèmia catalana.J’étais assurément et entièrement mordu de Maria…..Ho Maria Maria Mi canto la Esperanza ahora vengo mama chola…Wa matin Maria (Elle m’a...

Mon deuxième mariage Août21

Mon deuxième mariage...

Dans notre société psychotico-névrosée, un homme ayant dépassé la quarantaine, sans avoir expérimenté le mariage au moins une fois, est un pervers chronique, brouteurs de vagins, un homosexuel refoulé et sodomite, ou un stérile ambigu. Pour faire taire toutes les rumeurs infondées qui sillonnaient les rue de Casablanca City sur ma personne, et qui remettaient en question ma virilité corporelle et mes penchants sexuels douteux, j’avais décidé de me remarier !! Comme mon premier mariage fut un vrai carnage communautaire, plus escarpé que le film «Amours et Mensonges » de Julia Roberts, et plus ombrageux qu’une tornade Guadeloupéenne, je voulais choisir ma future épouse avec précaution et vigilance. Pour cela, pas mieux que ma tendre mère !! Une experte certifiée des commérages fédératifs, et une chevronnée habile du Tberguig locale, qui allait me dégoter la fameuse Bent Nass, arpentant avec moi diligemment Dwayer Zman. Ma future compagne et mère téméraire de mes futurs chérubins devait évidement répondre à une horde de critères : ·         De souche Ben elle sera….ascendance et descendance purement fasciste, je ne veux pas d’une race souillée qui intoxiquera ma lignée de pseudo chorfa. ·         Powerful… famille aisée et réputée… Un grand père ancien ministre des habous, ous un cousin juriste d’entreprise. Les connexions sociales de ma belle famille peuvent toujours me servir. ·         Pourrie gâtée… Normal !! Je ne veux pas d’une femme encrassée par de l’eau de javel et des éponges Tertio. Mais une donzelle habituée aux fchouch de ses parents, aux Fish Pédicure quotidiens et aux sacs Gucci. ·         Lettrée… Assez instruite pour converser convenablement, mais pas trop cultivé. Je ne recherche pas une Simone de Beauvoir, pour débattre de théories sur...

Le brushing Août10

Le brushing

Merde ! Je fais quoi maintenant ? Je peux essayer de revenir sur mes pas. Non, non, pas moyen de revenir. J’ai le pied fier, têtu, un peu con aussi. Il n’obéit pas aux ordres de repli. Il s’imagine qu’on abdique. « On marche déjà sur Roudani, putain ! C’est la mobylette qui t’effraie ? La charrette ? Chochotte ! ». Oui, c’est comme ça que le pied parle à la tête, chez moi. Ici, c’est le mousse qui commande au maréchal. Forcément, c’est un peu branlant. Ça tangue, si vous préférez. Bande de pervers. Parce que mon pied n’en fait qu’à sa tête, Garcia Marquez est resté à la maison. Et pendant que mon pied met Maârif à sac, moi je culpabilise. Abandonner Garcia Marquez sur une étagère, c’est pire que d’emprisonner un chat. Au moins, un chat, ça tourne en rond, ça fait de l’art contemporain avec tes canapés. Alors que Garcia Marquez coincé sur une étagère, entre un Proust en position fœtale et un Kafka qui ne finit jamais ses phrases, c’est le breakdown direct. Je culpabilise, mais je m’inquiète surtout pour ma pomme. Investir un salon de coiffure sans Garcia Marquez, c’est à peu près aussi effrayant que d’être catapulté, sans munitions, dans Metal Gear Solid 4, face à un Alamix et un Nézaren – Mes amis imaginaires – affamés de la manette depuis trois jours. No place to hide. Éliminée dans la seconde. Sauf qu’au salon de coiffure, tu ne meurs pas tout de suite. Pas folles, les demoiselles, pour abréger tes souffrances d’une paire de ciseaux fleurie dans la trachée. Non. Mourir chez le coiffeur, c’est tout un art. Ou une science. Je la soupçonne d’ailleurs de travailler au CNRS, ma coiffeuse. Département « post-béhaviorisme ». Ivanovna Pavlovna, aurait-elle...

Moi, femme sans identité...

Voilà je les ai soufflé ses fichues bougies ! Oui trente six et ans et pas toutes mes dents, je me suis cassé pas mal de dents il faut dire, dans le sens propre et mal propre d’ailleurs, beaucoup de mythe au passage, et quelques théories avec. Bref le chantier est énorme. Trente six ans cette semaine, et sur le coup, je me retrouve à me poser des questions existentielles du genre « qui suis-je réellement ? ». Mince alors, je pensais que ce genre de crise arrivait à partir de la quarantaine, je suis apparemment précoce en tout même en crise de mitan. Si je me pose la question très souvent ces derniers temps c’est que je n’arrive plus à me reconnaître dans aucune des catégories et nulle part sur la carte de notre sociogramme. Commençons par le commencement : je suis Moi, femme… Femme ? Mais quelle femme ?   Je suis féministe, mais pas tant que ça d’après mes amies féministes. C’est que je suis féministe féminine, pour ce qui est des droits je suis intraitable, cela dit je subis la torture de mon épilateur électrique pour faire jolie dans ma robe printanière et je corresponds au cliché des cinquante paires de chaussure et autant de sacs à main et alors ? Féministe qui trouve que la féminité est un beau cadeau que je reçois avec gratitude. Féministe mais, je ne veux pas être l’égal de l’homme, je veux des droits adaptés à mon statut de femme, parce que le congé maternité de deux mois je trouve cela injuste et révoltant surtout comparé à nos sœurs outre-mer qui jouissent d’un congé maternité de douze mois avec possibilité de reprendre le travail à mi-temps, ça c’est du droit : avoir le choix et des options. Féministe, mais je trouve que l’égalité...

Nadia, célibataire, ignorante, enceinte…...

Ce qui suit est une histoire vraie. Ce n’est pas une histoire sur l’avortement, c’est une histoire sur l’ignorance et le manque d’éducation sexuelle qui a brisé la vie d’une jeune femme. Dans une société où « Hchouma! » est le maître mot. Éduquer nos petites filles doit devenir une priorité. « Je m’appelle Nadia. J’ai 33 ans, je suis femme de ménage chez une famille à Casablanca. Je m’occupe de leur petit, fais le ménage et la cuisine. Je viens d’une famille très pauvre. J’ai 3 grands frères chômeurs, je suis la seule à subvenir aux besoins de ma famille. A 33 ans, je rêve encore de me marier et de fonder une famille. Je regarde toutes ces séries turques et mexicaines qui passent à la TV et je me dis que mon prince existe quelque part à Casa. Je l’ai rencontré un dimanche, il prenait soin de moi. On s’est vu à plusieurs reprises. Il m’a promis le mariage, il avait l’air sérieux. Un jour, il m’a proposé d’aller chez lui. Euphorique à l’idée qu’il puisse devenir mon mari, j’ai accepté. Une fois chez lui, je me suis laissée aller à ses caresses. C’était tout nouveau pour moi. Personne ne m’en avait jamais parlé auparavant.  Il ne m’a pas violé. Non, il n’y a pas eu acte sexuel. On s’amusait, c’est tout. Je continuais de le voir chaque dimanche comme d’habitude. Un jour, j’ai commencé à avoir mal au ventre. Je n’avais plus eu mes règles depuis plus de deux mois. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Je vomissais tout le temps sans raison. Ma patronne m’envoya voir un médecin. Le verdict tomba : j’étais enceinte. Mon dieu, mes frères me tueraient au bled. Mon père me renierait… Mais on va se marier, tout ira bien....

Nadia, célibataire, ignorante, enceinte…...

Ce qui suit est une histoire vraie. Ce n’est pas une histoire sur l’avortement, c’est une histoire sur l’ignorance et le manque d’éducation sexuelle qui a brisé la vie d’une jeune femme. Dans une société où « Hchouma! » est le maître mot. Éduquer nos petites filles doit devenir une priorité. « Je m’appelle Nadia. J’ai 33 ans, je suis femme de ménage chez une famille à Casablanca. Je m’occupe de leur petit, fais le ménage et la cuisine. Je viens d’une famille très pauvre. J’ai 3 grands frères chômeurs, je suis la seule à subvenir aux besoins de ma famille. A 33 ans, je rêve encore de me marier et de fonder une famille. Je regarde toutes ces séries turques et mexicaines qui passent à la TV et je me dis que mon prince existe quelque part à Casa. Je l’ai rencontré un dimanche, il prenait soin de moi. On s’est vu à plusieurs reprises. Il m’a promis le mariage, il avait l’air sérieux. Un jour, il m’a proposé d’aller chez lui. Euphorique à l’idée qu’il puisse devenir mon mari, j’ai accepté. Une fois chez lui, je me suis laissée aller à ses caresses. C’était tout nouveau pour moi. Personne ne m’en avait jamais parlé auparavant. Il ne m’a pas violé. Non, il n’y a pas eu acte sexuel. On s’amusait, c’est tout. Je continuais de le voir chaque dimanche comme d’habitude. Un jour, j’ai commencé à avoir mal au ventre. Je n’avais plus eu mes règles depuis plus de deux mois. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Je vomissais tout le temps sans raison. Ma patronne m’envoya voir un médecin. Le verdict tomba : j’étais enceinte. Mon dieu, mes frères me tueraient au bled. Mon père me renierait… Mais on va...

La Saint Valentin, une journée comme les autres Fév15

La Saint Valentin, une journée comme les autres...

All the single ladies, come on, souriez…Le 14 février est une date comme les autres!! Warning:  Cette chronique est inspirée de faits et de personnages réels, si vous vous reconnaissez dans cette histoire, ce n’est donc pas par coïncidence. Dans la vie d’une femme, il y a des jours et des dates qui ne sont jamais les bienvenues, et qui se font beaucoup redouter, premières règles, premier rencard, premier rendez-vous chez l’orthodontiste, premier entretien d’embauche, première fois (Halal, voyons) … Mais dans la vie d’une femme célibataire, la date la plus appréhendée est sans surprise celle du 14 février, connue pour être la commémoration annuelle de l’amour (et donc de leur échec à le trouver) et communément appelée Saint-Valentin. Qui oserait prétendre n’avoir jamais entendu son amie baser son calendrier de rencontres autour de cette date : «Bon moi, je multiplie les rencards. Impossible que je reste seule pour la St-Valentin». Se plaindre à J-10 de l’arrivée de celle-ci « Putain j’arrive pas à croire que je serai célibataire le jour de la St-Valentin », Accuser le coup à J-5 « Mais quel crime odieux ai-je commis contre l’humanité pour mériter ça ? » Hurler de désespoir à J-1 jusqu’à se casser la voix « C’est injuste, injuste, injuuuste ! » et écouler le dernier son qui lui reste en annonçant : « Bon c’est décidé, je poke les mecs sur facebook, si ça marche pas, j’ouvre un compte sur Meetic » Et le jour J, se la couler douce en se reconvertissant en « The Artist », devenant une vraie Jean Dujardin pour l’occasion : Super muette, et surtout super expressive, hypocrisie oblige, en feignant d’être subjuguée par le chocolat et les cadeaux que sa copine casée a reçu, sans pour autant s’empêcher...

j’avorte…

Il est 8h30, le ciel vient de me tomber sur la tête. Assise dans ce café à côté du laboratoire d’analyses où je viens de confirmer ma grossesse, mon cerveau carbure à 200 à l’heure. Moi, qui pendant 3 ans de mariage, j’ai tout essayé pour tomber enceinte, voilà que ce fœtus dont j’ai rêvé, que j’ai imaginé, est bien installé au fond de mon utérus au moment où je ne peux pas l’accueillir. Que faire ? A qui le dire ? Comment m’en débarrasser ? Le simple fait de penser à cette dernière éventualité me fait monter les larmes aux yeux…  Mais c’est la seule option possible. Sinon comment annoncer à ma famille que j’ai un petit être innocent dans mon ventre qui ne demande qu’à vivre. Vivre, sans être traité de bâtard, sans que sa maman ne soit la pestiférée du quartier. Impensable, inimaginable, c’est tout simplement impossible. Toujours devant mon café froid, j’ai commencé à envisager toutes les possibilités pour enlever ce bébé. Tout d’abord, qui appeler ? Le père ? Pour risquer de me faire jeter comme une malpropre voulant le piéger? Non. Ma mère ? même pas dans les rêves. J’ai donc décidé d’appeler, ma meilleure amie, celle qui s’est toujours trouvée à mes côtés et qui partage tous mes secrets. A deux, entre deux crises de larmes, festival des hormones oblige, nous avons élaboré, puis écarté, puis repassé plusieurs plans d’action pour cette mission délicate et surtout très douloureuse. Option 1, la moins coûteuse : Ingurgiter des tisanes à base de clou de girofle, menthe, thym et cannelle pour déclencher les contractions de l’utérus ou préparer des décoctions d’herbes sèches (lhantita, essalmia) ou de grains de Harmel. Option 2 : Se laver le vagin en introduisant du savon...

Ne vous indignez pas Mesdames !...

Allez mesdames, fini la bamboula, tout le monde rentre à la maison ! On a bien rigolé c’est sûr. Sept bonnes femmes qu’on s’est farci pendant cinq ans… Une bonne expérience mesdames, il faudra s’en souvenir parce que je crois qu’il n’y en aura pas d autres. Beh c’est vrai quoi, après le bordel que vous avez mis !!!!!!!!! Tenez la Yasmina par exemple, elle nous a mis à dos tous les médecins et pas n’importe les quels. Les riches, ceux qui se font plein de blé dans des cliniques sans normes. Elle a voulu les assainir !!! N’importe quoi. Jamais un homme n’aurait fait ça. Il aurait pris un abonnement VIP à vie pour toute sa descendance et ascendance et puis voila le problème est réglé. Moi je l’aimais bien la petite Yasmina, mignonne, gentille et puis bonne famille, bonne éducation et toute une famille de ministres, de ministrables. C’est pas rien !!! Et puis l’autre, la Nezha, je peux vous dire que c’est pas le même gabarit, elle, c’est carrément nous mettre tous à la plonge!!! Fini les petites bonnes, ces petites choses corvéables à merci, fini aussi ces petits morveux qui se retrouvent au fond de votre ventre on ne sait comment, on les extermine un point c’est tout, c’est comme on veut quand on veut. Houuuuulalala elle sort d’où celle là. Bon ça va la calmer de faire un peu la vaisselle depuis qu’elle n’a plus de bonne. Et l’autre la madame marathon, pour une fois elle a une bonne raison de courir: rentrer chez elle et puis les autres la Jabrane, la Amina même pas capable de découvrir un puit de pétrole, non mais on va où ???? et….et puis c’est fini on tourne la page, on n’en parle...

Tous ces guides qui me connaissent Déc28

Tous ces guides qui me connaissent...

« Marre d’oublier à chaque fois de baisser le store avant de dormir !!! » pestai-je excédée encore une fois, d’être réveillée aux aurores par la lumière du jour.  J’avais pourtant pris soin la veille de donner un congé payé à mon radio réveil et de condamner mon téléphone à faire vœu de silence. Je  tentai de me rendormir sans succès. Renonçant à lutter contre le sommeil, je pris le livre qui attendait depuis des jours à mon chevet, et qui désespérait d’être lu : « devenir leader en 10 étapes». « Encore un livre donneur de leçons !! », pensai-je. « Mais au moins ça c’est du pratique ! Ça te change des «  rencontrez votre double lumineux » et « l’art de la méditation », me répondit ma petite voix intérieure. «  Oui c’est vrai, il n’y a rien de tel que ces manuels à l’américaine pour vous replonger dans la vie pratique ». Je m’installai confortablement, bloquai mes oreillers derrière ma tête et entamai la première page «  Être un leader commence par la connaissance de soi. Cette première étape primordiale est souvent incomprise, et mal expliquée. Connaître ces limites ou ne pas en avoir, jouer un personnage ou rester soi-même, tant de questions qu’un leader doit se poser…. ». Connaissance de soi ? N’est-ce pas ce que j’essaie de faire depuis que j’ai eu 35 ans? La moitié de la vie Il y a un an de cela, je me suis réveillée et j’avais 35 ans ! On a souvent parlé de la crise de la trentaine, de la quarantaine mais avez-vous entendu parler de celle de la trente-cinquaine ? Non ? Et pourtant, elle existe vraiment, elle est bien réelle, foi d’une ex- trentecinquagénaire !!! A 35 ans on se dit qu’on est à la moitié de sa vie ( en espérant vivre jusqu’à...

Moul Rmouk… Déc21

Moul Rmouk…

28 ans, veuve depuis 8 ans, 2 enfants de 11 et 8 ans. Profession : Femme de ménage. L’histoire commence le soir où j’ai croisé Moul rmouk… Il était grand, baraqué, beau ! Je l’ai rencontré à la station des taxis blancs où j’attendais depuis 2 heures pour rentrer voir mes enfants. Il m’a regardée, m’a parlé, j’ai craqué. Moi qui me suis mariée à l’âge de 16 ans, avec celui que j’ai vu pour la première fois le soir de ma nuit de noces et qui fut mon compagnon de route pendant seulement 4 ans avant de mourir, j’ai enfin compris ce que veut dire « être amoureuse». Moul rmouk était avenant, charmeur, tombeur ! Très vite je lui ai fait confiance. Je lui ai donné mon numéro de téléphone, je lui ai raconté ma vie et j’ai passé la nuit avec lui dans le rmouk après avoir raconté un drame imaginaire à ma famille. Tiens, parlons-en de ma famille, ou plutôt des gens du Douar dans lequel habite ma famille. Ces gens-là qui me traitent de fille facile. Non, ce n’est pas le bon mot, ils me traitent de PUTE. Pute, de travailler en ville pour nourrir mes enfants, mon père, ma mère, mon frère au chômage, sa femme et leur nouveau rejeton. Pute de m’habiller en pantalon et de ne pas respecter leurs standards en venant leur rendre visite. Pute, d’insister pour que ma fille continue d’aller à l’école au lieu d’aider sa grand-mère et de lui interdire de porter le hijab comme les autres petites filles de sa classe. Pute d’avoir refusé de me marier avec l’homme le plus riche du village qui faisait travailler mon père, parce qu’il a 70 ans et des enfants de mon âge. Moul rmouk était...