JE ME révolte donc NOUS sommes! Mar08

JE ME révolte donc NOUS sommes!

  Pour le 08 Mars, j’avais envie d’écrire : « Au Maroc, circulez, il n’y a rien à voir » !Mais je n’ai pas pu en rester là, quand j’ai vu que les radios et les chaînes de TV marocaines s’entêtent à inviter- à quelques exceptions près- des personnes non habilitées à parler des Droits des femmes et des Droits humains tout court, pour nous entretenir encore de clichés que nous croyions pourtant dépassés, quand elles ne ronronnent pas de satisfaction ! Le choix de ces personnes est en lui-même une offense aux femmes militantes qui – au lieu de capitaliser leurs ‘’acquis’’- aussi dérisoires soient-ils- et d’avancer- sont aujourd’hui réduites à vouloir uniquement sauver les meubles en voyant leurs efforts anéantis et leurs’’ acquis’’ grignotés au quotidien ! Je passe sur les commentaires qui nous mettent en garde parce qu’une marche pour les Droits des femmes, diviserait le Maroc en deux ! Ben voyons ! N’y a-t-il pas de ‘’divisions’’, de fractures sociales au Maroc, dont les femmes sont justement les premières victimes ??? De même que je passe sur ceux qui, dès qu’on aborde ce sujet, s’empressent de nous entretenir de la ‘’sécheresse’’, de la ‘’grippe aviaire’’ et j’en passe ! Les plus pathétiques sont ces propos qui nous expliquent que les femmes peuvent avoir des droits, mais sous réserve, parce qu’il y aurait des ‘’spécificités’’ les concernant!!! Dans le même sens, je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi certains hommes se croient obligés de parler au nom des femmes, de leur dire ce qu’il faut qu’elles pensent ou pas, ce qu’il faut qu’elles fassent ou pas… comme si la femme était un simple pendant au sexe masculin ! Pourquoi s’arrogent-ils ce privilège que personne ne leur confère ? Il nous faudra une bibliothèque immense pour ranger nos archives, celles où seront relevées toutes les conneries entendues ces derniers jours et à chaque fois qu’il est question de droits des femmes ! Faut-il que les femmes prouvent jusqu’à la fin des temps qu’elles sont capables de penser par elles-mêmes, en inventant- par leur présence au monde- leur citoyenneté au même titre que les hommes ??? J’ai honte de devoir rappeler des évidences ! Faut-il encore répéter que la garantie et le respect des droits des femmes n’est pas uniquement une affaire de femmes et que l’Egalité est un droit fondamental et inaliénable, sans lequel, AUCUN autre droit ne pourra s’exercer ! Sur quel ton, dans quelle langue et combien de fois faut-il le pérorer ??? En fait, ce qui doit changer, ce n’est pas seulement le rapport à la femme, mais aussi le rapport avec l’humain tout court… Et cela doit passer par une refonte globale du système des relations sociales. En d’autres termes, les droits des femmes, partie intégrante des droits humains, sont intimement liés à la construction d’un Etat de Droit. C’est donc une révolution INSTITUTIONNELLE que le pouvoir en place doit engager d’urgence pour mettre fin à cette farce grotesque que nous jouent des turlupins tout aussi grotesques! Trêve de rhétorique et de discours creux émaillés de clichés sur les ‘’Droits humains’’ alors que lesdits droits continuent de dépérir au fil des années et que ceux qui prétendent les défendre n’en connaissent même pas l’abc ! Les femmes en ont assez d’être en prise avec un environnement politique illisible, assez du gargarisme verbal, assez de la sidération où on veut les maintenir et assez de devoir re-faire acte de naissance tous les jours ! Les discriminations à leur encontre sont déjà un scandale en soi ! Elles sont un cauchemar lorsque la loi les protège et les encourage ! Toutes les femmes et tous les hommes qui ont profondément compris qu’une société est forcément boiteuse quand elle est amputée d’une grande partie d’elle-même – sont là le 8 Mars après avoir épuisé toutes les possibilités ! (communiqués, doléances,mémorandums…) Sortir dans la rue n’est donc...

On ne naît pas femme Nov14

On ne naît pas femme...

« On ne naît pas femme, on le devient », disait Simone De Beauvoir. Elle n’aurait pas dit mieux, si elle était encore parmi nous aujourd’hui, mais dans un autre sens peut-être.Mais alors, y’aurait-il des femmes qui ne sont pas finies, qui sont nées de sexe féminin, mais qui auraient raté leur vocation de devenir une femme ? Personnellement, je commence à croire que certaines femmes, ennemies de la femme, n’ont pas achevé leur cheminement personnel pour devenir une femme parmi leurs sœurs. Des exemples ? Des preuves pour appuyer cette théorie ? Deux noms bien de chez nous : Mayssa, la dilettante prêcheuse, et Bassima, la parachutée au mauvais ministère. Deux illustrations parfaites de la femme qui assume complètement son côté « masculin » et phallocratique, jusqu’au machisme et la misogynie. Jusqu’à la rupture totale avec toute notion de féminisme, de féminité, ou d’appartenance au sexe féminin. J’ajouterais à ces deux noms, une longue liste de femmes, ennemies et traîtresses, vis-à-vis de leurs propres sœurs et filles. Ayant assisté au procès de deux jeunes filles ayant subi un viol, et en déambulant dans le couloir du tribunal ou devant la porte en attente d’une sentence qui tarde à venir, parce que la méthode dilatoire marche encore, et on n’y voit que du feu, j’ai eu l’occasion d’entendre des aberrations des inepties et des discours surannées, et pourtant ruminés encore et toujours. Un discours sur fond de jugement et de culpabilisation des victimes et de leurs familles. Dans le style « qu’est ce qu’elles portaient ? Que faisaient-elles là ? Que font les parents ?… ». Comme si la tenue, le lieu où l’on se trouve, ou l’éducation « ouverte ou pas » que l’on reçoit, pouvait excuser un viol ! Depuis quand, peut-on...

Hiba : ce n’est pas de notre faute Juil25

Hiba : ce n’est pas de notre faute...

Je me présente à vous tous et toutes, je m’appelle Hiba, j’ai 17 ans , je viens d’obtenir mon Bac et j’ai été victime de viol/agression sexuelle. Avant tout, je tiens à vous remercier tous et toutes pour votre solidarité qui fait chaud au cœur et qui témoigne de la grandeur d’âme dont les marocains peuvent faire preuve… Car après tout, le Maroc n’est pas fait que de violeurs, agresseurs, et fils de « flane » qui se croient supérieurs à leur semblables et qui, en plus de faire preuve de sauvagerie et de manque d’humanité, sont des (comme on dirait en dialecte marocain) des « 7OUGARAS ». Je tiens à éclaircir déjà le contexte dans lequel cet acte horrible a été commis. Oui, mon amie et moi voulions fêter notre réussite et l’un des deux agresseurs, qui est un ami à Jihane et que je ne connaissais pas, lui a proposé de nous conduire là où on avait l’intention d’aller retrouver nos amis. Et comme l’on croit aux valeurs nobles de l’amitié, on lui a fait confiance… Tout naturellement. Il s’avère qu’il y a un présumé cousin avec lui… Mais comme nos agresseurs sont venus nous chercher de chez les parents de mon amie, on ne pouvait pas imaginer que leur insolence dépasserait les limites et qu’ils oseraient nous nuire d’une quelconque façon. On a tourné en rond à travers Rabat et ils ont invoqué une multitude de raisons pour justifier ces déplacements qui n’étaient pas au programme. et là encore, on a été naïves… Jusqu’à ce qu’ils nous conduisent dans un coin perdu à Birkacem .. Il était clair que leur intention n’était pas de nous emmener rejoindre nos amis ( je pense que là, on peut clairement parler de kidnapping puisqu’ils nous ont interdit l’usage de...

Chère Itissalat Al Maghrib… Juin27

Chère Itissalat Al Maghrib…...

  Chère Itissalat Al Maghrib, Ou devrai-je dire : chère Inqitaate Al Maghrib ? en raison de la qualité de connexion et du réseau en général. Bref, ceci est une requête, et je vous demande, je vous supplie même, d’arrêter de m’importuner, me harceler, et polluer ma messagerie avec vos SMS publicitaires ! D’abord, il se trouve que nous n’avons pas d’affinités en ce qui concerne les goûts musicaux, Cheb Bilal et chebba dahdouha, que vous proposez dans votre pub « aghani » ne me conviennent pas du tout ! sans jugement, aucun, les goûts et les couleurs étant une affaire personnelle, je vous prie de respecter les miens. Pour ce qui est des pubs pour clubs de fitness, je m’excuse, mais je préfère courir gratuitement dans un parc ou en bord de mer et en profiter pour aérer mes poumons, plutôt que de suer dans un espace fermé, avec pour seule perspective, des machines, et le dos des machins machines qui s’essoufflent sur l’appareil devant moi. Concernant les fabuleuses offres pour les résidences secondaires, je suis encore désolée, de vous informer, que c’est à peine si j’arrive à payer ma résidence principale, l’idée ne me viendrait même pas à l’esprit, vous perdez du temps avec une mauvaise cliente comme moi. Pour toutes les coupes et tous les matchs, j’ai une autre mauvaise nouvelle pour vous : je ne m’intéresse pas, mais alors, pas du tout au ballon rond, à moins que ce ne soit celui des gamins du voisinage qui viendraient par accident casser une de mes vitres. Les chiffons, et les boutiques, ce n’est pas mon dada. Et je n’irais jamais dépenser l’équivalent d’un SMIC pour acheter une paire de chaussures. Alors ces pubs pour nénettes et médinettes, ne me concernent ni...

يا أمة ضحكت من نفاقها الأمم Mai28

يا أمة ضحكت من نفاقها الأمم...

يا أمة ضحكت من نفاقها الأمم Posté par Khadija Ouchen le 28 mai 2013 dans Eh ! | 13 commentaires كثر الحديث عن ملابس « فنانة » غنت في مهرجان موازين ، و كل من كان لديه غصة و كل من كان قلبو عامر صب جام غضبه علي هذه الفنانة التي لبت دعوة منظمي المهرجان و لم تطلب هي الحضور والغناء ببلدنا هادي أول حاجة.1 ثاني حاجة : كان على المنظمين أن يتحدثوا مع المغنية، و قبل الاتفاق على الأجر و غيره من شروط و بنود العقد، ليخبروها بأننا بلد مسلم له عادات و تقاليد يجب مراعاتها و احترامها.1 ثالث حاجة، و هي بالنسبة لي الأهم، هو المستوى المنحط الذي أظهره مثقفونا الذين تناولوا هذا الموضوع حيث نعتوها بأحقر الصفات و وصفوها بأبشع الأوصاف و تحدثوا عن جزء و منطقة معينة في جسمها، و نسوا أو تناسووا أن تلك الفنانة تصرفت علي طبيعتها و حسب نشأتها. فبالنسبة لها داكشي اللي كانت لابسة عادي و لم تفكر قط في أنها ارتدته أمام أناس « غير عاديين » وهنا مربط الفرس. فبدل أن تسبوا هذه الفنانة، أنظروا الى لغتكم التي استعملتوها و الألفاظ التي تباريتم في توظيفها و اجتهدتم في التنقيب عنها، سواء بالعربية الفصحى أو الدارجة، في المعاجم و القواميس، و كم من الصفحات فردتم لهذا الخبر و كم من الصور نشرتم من مختلف الزوايا بحثا عن التميز و الإثارة.1 هل هذا الحدث استحق منا كل هذا ؟ و لماذا لم يتمكن أحد من قول الحقيقة : و هي هاديك البنت ما عليها والو، راه المنظمين اللي غلطوا، كانوا يتافقو معاها في الأول، و الى جاتهم بهاديك اللبسة و ما عرفوا ما يديرو، غدي يحبسوا البث المباشر للسهرة بالعربية تاعرابت، و الجمهور اللي حضر بغا يكمل السهرة يكملها ، مابغاش يمشي لسهرة أخرى راه شرين كانت في نفس اليوم و كانت « لابسة حوايجها »!1...

Au bonheur des Bachelors Mar26

Au bonheur des Bachelors...

Au bonheur des Bachelors Posté par Bouchra El Azhari le 26 mar 2013 dans Eh ! | 6 commentaires Elle est loin, bien loin, l’époque des poèmes de Victor Hugo et des chansons d’Aznavour, où chaque rime, chaque mélodie et chaque syllabe étaient un vibrant hommage aux femmes. Elles étaient alors au cœur des convoitises et avaient le bénéfice de toutes les courtoisies. Hier, Brel fredonnait douloureusement, désespérément, farouchement « Ne me quitte pas ». Aujourd’hui, c’est le dicton « une de perdue, dix de retrouvées ! », qui prime ! Que s’est-il donc passé en ce 21ème siècle ? Ne cherchez pas bien loin, car il n’y a qu’a faire un tour d’horizon des émissions de téléréalité qui en divertissent plus d’un. Même vous. Allez avouez… Même si je ne me fixe que très rarement face au petit écran, je reconnais qu’il m’arrive des fois de regarder ce genre de supercheries, et même d’en rire. Nerveusement. Honteusement. Tristement ! Les plus drôles sont celles qui mettent en scène une farandole de pseudo « bons partis », prêt, voire pressés, de passer à la « casserole », dixit se caser, se marier. Bref, trouver leur moitié ! « Qui veut épouser mon fils ? », « Le Bachelor, le gentleman célibataire », pour n’en retenir que les françaises car du côté des ricains, c’est bien plus médiocre… Bref, en tout cas, la règle est la même : l’Homme doit sélectionner parmi une vingtaine de femmes l’élue de son cœur. Bien entendu, elles rivalisent toutes en beauté et en «intelligence» (dit-on), ce qui rend son choix «terriblement» cornélien. Et c’est bien là que réside tout le suspens de ce programme, ô combien… Absurde ! Non, vous ne rêvez pas. Il ne s’agit nullement d’un rituel...

Féministes, taisez-vous à jamais ! Mar07

Féministes, taisez-vous à jamais !...

  Latifa, Aicha, Rabéa, Amina… et toutes les autres qui aviez initié la pétition du million de signatures – secouant ainsi le monde du machisme régnant -, qui aviez impulsé le changement avec votre « comité démocratique de coordination féminine », votre « Conseil national pour le changement du statut personnel, votre comité de suivi pour les droits politiques des Marocaines (Nos droits à toutes, dont une infime partie arrachée au prix de vos sacrifices multiples nous permet aujourd’hui de nous exprimer librement sur le sujet…), indignez-vous ! Votre combat est aujourd’hui dénigré. Féministes – certaines d’entre vous le sont encore – devient une insulte. Car vos détracteurs ont été plus efficaces. Ils ont semé le doute dans des esprits jeunes et l’amalgame est venu s’installer dans les esprits. Au lieu d’être compris pour ce qu’il est – un engagement pour défendre les droits humains d’une grande majorité discriminée, notamment les femmes – ( droits dont les plus élémentaires sont bafouées), le féminisme est perçu comme « une guerre à l’homme. Le poisson est ainsi noyé. Les femmes sont élevées les unes contre les autres. Dans la guerre « homme-femme » (ainsi ancrée dans les esprits, et dont on vous prend pour des « satanées » responsables), les choix sont vite faits. Non à la guerre dit en chœur notre peuple conciliant et tolérant. Je suis la première à dire stop à la guerre. Sauf qu’il n’y a jamais eu volonté de votre part d’allumer une quelconque mèche de guerre entre l’homme et la femme. Vous qui êtes toutes de bonnes épouses et mères de famille. Votre combat est contre la discrimination et non contre l’homme. Mais seul le résultat compte. L’opinion de la majorité est visiblement aujourd’hui contre vous. Une majorité patiemment éduquée...

Viens voir les politiciens Fév17

Viens voir les politiciens...

– texte inspiré de la chanson d’Aznavour-   Viens voir les politiciens Voir les comédiens Voir les magiciens Qui arrivent Les politiciens ont installé leurs bureaux Ils ont dressé leur estrade Et tenu des micros Les politiciens ont parcouru les alentours Ils ont donné la parade A grand renfort de tambour. Au parlement, ils mettent le monde à l’envers Avec les sièges d’un théâtreà ciel ouvert, Et derrière eux comme un cortège en folie Ils drainent tout le pays, les politiciens. Viens voir les politiciens Voir les comédiens Voir les magiciens Qui arrivent   Si vous voulez voir confondus les coquins Dans une histoire un peu triste Où tout s’arrange à la fin Si vous aimez voir trembler les ambitieux Vous lamenter sur le destin élitiste Ou rire en imbécile heureux, Poussez le portail et entrez donc vous installer, Sous les applaudissements le rideau va se lever. Quand les séances commenceront dans le bruit Ils vont renaître à la vie, les politiciens Viens voir les politiciens Voir les comédiens Voir les magiciens Qui arrivent   Les politiciens ont démonté leurs chapiteaux Ils ont ôté leur estrade Et plié les dossiers vitaux Ils laisseront au fond du coeur de chacun Un peu de sérénade Et d’illusions pour demain Demain matin quand le soleil va se lever Ils seront loin, et nous croirons avoir rêvé Mais pour l’instant ils traversent dans la nuit Nos villes et villages endormis, les politiciens   Dans ce grand cirque nommé « scène politique » Un parlementaire, parle et ment Comme son nom l’indique Pour mieux se visser sur un siège Il vous fera son jeu de séducteur, ardemment Avant de filer sans réponses et sans répliques. Vous laissant  sa photo en affiche Collée sur vos murs  lors des élections, Comme pour mieux...

Qandisha : un an de vie Nov14

Qandisha : un an de vie...

Il y a exactement un an, Qandisha est née. Nous étions une dizaine de femmes à guetter la naissance d’un bébé conçu avec beaucoup d’amour, de foi et d’espoir. Nous voulions créer cet espace décalé, outrageusement subjectif, qui apporterait la lumière sur les vraies problèmes et centres d’intérêt des femmes, mais qui permettrait également de les sensibiliser davantage à la politique du pays qui se trouve être à l’origine d’un grand nombre de nos déboires. Qandisha, qui se voulait magazWine porteur de valeurs (et de fraicheur!), a réussi son pari en fédérant un très grand nombre de contributeurs. La communauté s’est agrandie, de jour en jour, de femmes et d’hommes issus de milieux et d’horizons différents, qui ne partagent pas forcément les mêmes avis sur tout, mais qui embrassent tous un idéal commun d’un Maroc libre et juste envers ses citoyens. Au total, ce sont 80 collaboratrices et quelques dizaines de contributeurs qui ont pris part à cette expérience. Un nombre que nous espérons voir augmenter à l’avenir. Sans spécialement le chercher, et par la force des choses, Qandisha a « attrapé » un caractère féministe. Une étiquette dont nous sommes fières, mais qui n’est qu’une face de l’humanisme que nous prônons et revendiquons. Au fil du temps, nous avons reçu des messages fort encourageants, spécialement de femmes qui se sentaient terriblement seules face à l’injustice, la discrimination ou le jugement à l’emporte pièce dont elles font l’objet. Elles nous ont rejoins et ont porté, en tant que contributrices ou fidèles lectrices, l’étendard de la cause. En déclarant notre appartenance à la communauté Qandisha, nous avons signalé notre présence, notre refus de l’ordre établi et notre intention de lutter pour changer la donne. Le magazWine a également créé un espace de débat qui manquait au paysage...

رسالة إلى ولدي Sep03

رسالة إلى ولدي...

بني، لا تعتقد أن كل صاحب منصب أو سلطة، يسترزق منه ما لا يستحق، ويسلط فيه سيف قوته على المستضعفين، ويستغني به بما لا يملكه حقا، هو شخص سعيد. اعلم يا بني أن السلطة تسلبك أول ما تسلب نفسك ، وتنسيك أول ما تنسيك كرامتك وانطلاقك، وحقك في الصراخ والركض والرقص، تسلبك حقك في الحرية، وهذا يا بني لا يشتريه مال ولا يعوضه جاه. اعلم يا بني أن المنصب السامي، والقرب من أصحاب النفوذ، يلبسك قناعا تضعه على وجهك ليتقبلوك، ثم يسري هذا القناع في مسامك فيغلفها، ويصبح القناع مع مرور الوقت جزءا منك، فتنسى ملامح وجهك الأصلية، وتتحول إلى نسخة ممسوخة لآخر صرته ولا فكاك لك منه إلا بفنائك. اعلم يا بني أن السلطة، ظاهرها قوة وطغيان، وباطنها ذل وهوان. بلاد تقمع وتخرس الضعيف، لا حق فيها للقوي في الوجود إلا بما يرميه له من هو أقوى منه من فتات للفعل والتنفيذ. اعلم يا بني أن صاحب السلطة الذي صفعك، وشتم صديقتك وهدد أخاك، يصفع ويشتم ويهدد في كل وقت، وأن ما يمارسه عليك هو جزء من نظام يمارس عليه أولا، ويتدرج حتى يسري على الجميع، فيرضخ الجميع لمن لهم الأمر. اعلم يا بني، أن مالا استولى عليه متسلط بغير حق، هو مال ملعون، ملعون ببكاء الفقير، وعويل العاجز، وأنين المريض، ولهفة المحتاج، مال يقض مضجع صاحبه خوفا عليه، ويتحول من مصدر للرخاء الظاهر، لعين قلق وسهر دائم. ولهذا فتأكد أن ما سرق بغير حق هو إلى زوال، وأن للتاريخ مسارا لا يتغير، يرد الحق لصاحبه ولو بعد حين، وكن على يقين أن القليل المكتسب بجدارة، ألذ مذاقا وأطيب من الكثير المسلوب نهبا وغيلة. وأخيرا، اعلم يا بني أن ابتسامة صديقك الصادقة في وجهك، ونظرة المارة في الشارع المليئة بالبساطة، ونومك العميق فوق مخدتك نهاية يوم قضيته في الكد والتعب، ولحظات سعادة صادقة تقتسمها مع فتاة اخترتها بحب، ودعاء الناس لك، لا عليك،...

Moi, Qandisha, Femme normale Juin07

Moi, Qandisha, Femme normale...

« Femme normale ». Le mot est lâché… Est-ce normal cela dit, que je le ressente comme une agression ? Je vous explique : c’est que j’ai horreur des étiquettes et des moules préconçus. L’OVNI que je suis, se sent à l’étroit dans un moule, c’est limite de la claustrophobie, avec crise de panique, étouffements, sueurs et tout et tout ! Qu’est ce qu’une « femme normale » ? Qu’est ce qui ne l’est pas ? Ma question est sincère puisque je n’ai pas compris qui a posé le cadre et défini les normes de cette « normalité » ? Normale par rapport à qui ? À quoi ? Quelle est la référence ? Quelle est l’unité de mesure ? Sur quelle échelle ? Selon quels critères ? Quel est le seuil de tolérance au dessus duquel on n’est plus normales ?…. des tonnes de questions sont à poser. J’ai besoin de savoir ! En dehors de cela, poser l’étiquette « femme normale », n’est-il pas un jugement de valeur ? Si en effet, on prend en considération la complexité de tout être humain, la subjectivité de son raisonnement, son mode de fonctionnement atypique, sa vérité unique, son système de croyances et de valeurs très personnel et individuel, son identité propre… comment peut-on parler de « Normalité » sans être dans le jugement et le préjugé ? On peut tout reprocher à l’humain, sauf qu’il reste toujours unique. Parler de normalité, c’est enlever à l’être humain la première chose positif qu’il a en lui : il n’est pas normal, puisqu’il n’y a aucune norme, on est tous différents et uniques. Suivant ce raisonnement, toute personne est normale, mais uniquement selon ses critères et ses propres normes : le barbu est normal, le rasé de près est normal, le minet en slim est normal, la dame en niqab est normale, la dame en tailleur chignon est normale, celle en short ras les...

Bassima : parle pour toi! Mai24

Bassima : parle pour toi!...

Bassima, j’avais besoin de me raconter et de le dire, c’est comme une thérapie : « Bassima, tu m’énerves ! tu m’énerves ! tu m’énerves ! » Ce n’est pas faute d’avoir essayé, je te promets, j’ai essayé de comprendre, de déchiffrer, de te donner une seconde chance pour que tu t’expliques, que tu te rattrapes. Mais à chaque fois que tu t’affiches, tu t’enfonces, tu t’enfonces tellement que pour arriver à t’atteindre, il faudrait des cours de plongée et un scaphandrier ! Bassima, j’avais déjà rompu avec toi depuis la première bourde : « une fille de 13 ans, paraît-il, est mariable si elle a un corps de femme ! » Ayant eu mes règles très tôt, et le corps de femme qui va avec, je peux te dire qu’à treize ans, sous l’apparence « lolita », on a toujours le cœur et l’esprit d’une enfant. Ce corps qui nous échappe est déjà un drame en soi, il nous limite, vole d’une certaine manière nos plaisirs d’enfant, avec les regards libidineux du voisin de pallier de « moul piceri », de notre crétin de camarade et de quelques professeurs… on nous confisque notre enfance et notre innocence d’un seul coup. Alors un mariage reviendrait simplement à « assassiner » l’enfant en nous pour toujours. Quel horrible crime ! Puis, je me suis dite que : bon, on dérape tous à un moment de notre vie, notre pensée peut nous dépasser, ou être mal formulée ou mal comprise, allez ! J’attends une autre sortie médiatique ou une déclaration qui rattrapera la bévue. Et là, le coup de massue, la déclaration surannée et surréaliste qui fait que ma rupture avec toi est définitivement consommée : « il paraît, que marier une violée à son violeur ne porte...

يومي العالمي : رسالة إلى من يهمــ (ه) ــا الأمر Mar08

يومي العالمي : رسالة إلى من يهمــ (ه) ــا الأمر...

يومي العالمي : رسالة إلى من يهمــ (ه) ــا الأمر Posté par Fatima Zohra Riad le 8 mar 2012 dans Eh ! | 0 commentaires اليوم العالمي… للبوعزيزيات فقط ! 1 إلى أبي..حبيبي إبني الذي لم يأتي أخي و زميلي إلى جدي و مديري ..إلى روح الرجل الذي يسكنُني ربما محاولة إهداء إلى « الرجل-أنا » بدون مناسبة تقريباً !1 من أنتَ؟؟ و بعد ،1 أهدي إليكَ عبثاً مقطعا من وصية حبيبي المصطفى علي الصلاة و السلام « رفقا بالقوارير » علّــكَ تستفسر مُحبطاً عن جدوى الشفقة التي ستراني بها اليوم على شاشات الأخبار ، محاولا السخرية القاتمة على أخبارٍ تخصنــا في يومٍ عالميّ يتيــم مشبها إيّانا « بالمرقــة » متظاهراً بالإنصاتِ و خصوصا ..مُنافقا لــنا في الشّارع ، تهنئ زميلاتك المتفوقات بغصّة موجعة و بقناع أرستقراطي نبيل أو ربّما كجُلّ المتبقيــن تتساءل في الطاكسي بقهقهة تستسترونيــّة بلكنة مغربيــة أشبه إلى الشّارع المتوحش : لآآآش بغاوْ يوصلو بالسلامة ؟؟ يُجيبُك « مول الطّاكسي » بنفس لكنتك إذ من عادة أرباب النقل أن لا يُعارض زبونه أيّا كان الموضوع و إن كان حول عسر هضم اللوبيا في أمعاءك الشخصية ..فإنه حتما يُشارككَ -كما العادة- في الإنتقاد الخبيث و سيذهب بعيدا مجاوباً إيّاك : ما كاين اللي عبر عليهم قد الحكومة الجديدة..آ سيدي امراة وحدة و لهلااا يزيــد كترْ !! و ستتعالى قهقهتكما و ربما ستذهب مجددا- و لا تجيءُ- حدّ الترحم على روح البوعزيزي فلولاه لما قامت الثورة و لما كانت العشرين من فبراير و لما كانت انتخابات و لما وصل الإسلاميون للحكومة ..و أخيــرا مفخرتُك.. لما وصلت واحدة وحيـــدة ..إلى حقيبة هاته المرة ليست ديور أو تشانيل بل تكشر عن ضحكة خبيثــة ..عن الإستوزار أللاللة مولاتي !1 هذا المشهد ليس إلا مقطعا تصويريا محاكيا لنسبــة لا يُستهانُ بها من شريحة الذكور و حتى لا تتهمني بالتعميم و الحنق و الحقد على الرجل ، قلتُ...

Touche pas à mon sparadrap ! Mar04

Touche pas à mon sparadrap !...

Touche pas à mon sparadrap ! Posté par Imane Halib le 4 mar 2012 dans Eh ! | 34 commentaires Je ne suis pas si étonnée de l’ampleur des boulets tirés sur le dernier édito de Telquel (du-moins dans le « e-monde »), tellement le sujet cristallise un des enjeux de société les plus énigmatiques : comment vivre ensemble ? Le voile n’en est qu’une manifestation « ostensible ». Nos trajectoires s’imbriquent pour le meilleur et pour le pire. La thérapie de groupe entre ces multiples Maroc devient obligatoire ces jours-ci. Même si j’ai toujours préféré des parents bien divorcés que mal mariés, la conciliation est encore possible entre deux conceptions qui s’amusent à se faire peur. Bouh ! Tout comme je m’insurge de la vision d’une gamine micro-jupée, maquillée comme un clown, soumise au diktat de la mode et des anorexiques qu’on nous présente comme canons de beauté… je m’insurge de même devant une fille/femme voilée des pieds à la tête présentée comme modèle de vertu, prête-au-mariage parce que « pure » (sans parler des – encore – minoritaires burkinisées). Effet de mode ou de croyance ? Que nenni, disposition d’esprit. Le système de pensée et d’attitude façonne notre rapport au monde : au temps, au destin, à l’autre, à la morale, au pouvoir, écétéra écétéra. Lu sur Twitter, j’ai ri : « Dans un monde parallèle, le voile est remplacé par un sparadrap sur la joue. Prouver sa foi avec un voile ou un sparadrap, quelle différence ? ». C’est précisément parce qu’il y a une différence que le débat est aussi crispé. Si mon boss me vire parce que je refuse de retirer mon sparadrap sur la joue au bureau, puis-je porter plainte ? Suis-je discriminée ? Evidemment que non !...

Ce n’est jamais la faute du violeur ! (réponse à Abdellah Tourabi) Jan07

Ce n’est jamais la faute du violeur ! (réponse à Abdellah Tourabi)...

Je tiens à féliciter Abdellah Tourabi, qui par un tour d’adresse à la plume dans ce billet « au bonheur des dames », a réussi un des plus beaux et plus fascinants amalgames elliptiques : mélanger réalités et chimères, utiliser le vrai pour prêcher le faux et finir par nous confondre : on l’aime, on le déteste, il a raison, mais nom de Dieu qu’il a tort ! D’emblée l’auteur avilit beaucoup de femmes, celles qui se sont prononcées contre la nomination d’une seule femme au parlant en leur dénigrant ce droit même de s’indigner, et je cite « …on se scandalise, non pour la présence de ministères de souveraineté dans un gouvernement qu’on a juré pourtant qu’il serait partisan et politique, ou encore pour la nomination d’Akhenouch, qui change de parti comme le Morocco Mall change de vigiles, mais à cause de la présence d’une seule femme au gouvernement. Et quelle femme! Bassima Hakaoui…».  Comme si en évaluant autrement la composition gouvernementale, ces femmes commettent un péché impardonnable. Si l’auteur, par cette tentative d’intimidation semble oublier que l’égalité femme/homme n’est pas invention de quelques dames effarouchées comme il tente si bien de le laisser entendre, rappelons-lui quelques faits. La constitution marocaine La constitution du 1er Juillet 2011, l’actuelle donc, stipule que l’homme et la femme jouissent, à égalité, de tous les droits et liberté et oblige les institutions explicitement à atteindre l’objectif de parité. L’auteur insinuerait-il donc, par cet acharnement contre une indignation légitime, que le texte constitutionnel a plus de valeur sur la nomination d’un ministre que sur les droits humains dont ceux de la femme. L’auteur nous pousserait-il à croire qu’au sein du texte suprême il y aurait de subtiles suprématies que lui seul décèle ? La « chose » est d’autant plus incongrue, que s’agissant des ministres de souveraineté,...

Devenez Qandisha ! Déc14

Devenez Qandisha !

Qandisha actuelle, profession : strip-teaseuse de l’âme féminine Cette semaine, je me suis découverte Qandisha ! Moi, l’électron libre qui ne me veux d’aucun courant, d’aucune doctrine, qui n’ai d’autre religion que la « pensée libre », j’appartiens à une famille !!! En quoi suis-je une Qandisha ? Et pour commencer, au-delà du mythe du fantôme « hommenivore », qu’évoque pour moi cette appellation? Qandisha était une belle femme qui aurait vécu au Maroc. Elle était belle certes, mais les femmes marocaines étaient réputées pour leur grande beauté. En quoi était-ce exceptionnel ? Qandisha osait exhiber sa beauté, elle se baladait dans les rues en portant pour tout voile, son sourire et sa grâce. Elle n’était autre qu’une femme libre qui, quand les autres osaient à peine glisser un œil craintif derrière leurs fenêtres, osait sortir la tête découverte. N’est-ce pas ce que nous faisons toutes, tous les jours? A l’instar de qandisha qui a tombé le voile, nous autres aussi tombons le masque. Ce ne sont pas nos cheveux que nous montrons, mais notre âme. Nous nous découvrons et ce faisant, nous nous dé-couvrons, à nous- mêmes et aux autres. Nous dévoilons nos envies, nos peurs, notre fragilité, notre différence… Quand d’autres les emmitouflent dans des draps d’ego, de « qu’en-dira-t-on », de « bent ennas » . Nous sommes des strip-teaseuses de l’âme !!!! Alors bien entendu, il y a ceux que ça intrigue : « c’est donc ça la femme ? », il y ceux à qui ça fait peur : « cachez cette femme que je ne saurai voir », il y a ceux ( ou celles) que ça rend jaloux(ses) : « elles n’ont rien qui soit digne d’être montré ». Et il y a ceux chez qui ça...

Qandisha est née ! Nov14

Qandisha est née !

Dieu sait qu’on a pas mal poussé, les amies… La grossesse n’a pas toujours été facile et l’accouchement fut rude, mais le bébé est là et nous sommes plusieurs à l’avoir mis au monde. Le plus dur sera de le faire grandir, de l’éduquer pour qu’il ne dérape jamais et qu’il soit à l’image de notre vision de l’avenir… ouvert et tolérant. Messieurs, dames, si le nom du magazWine vous effraie, une explication s’impose.  Le choix de Qandisha n’est pas anodin. Un retour sur l’histoire du mythe d’Aïcha Qandicha vous est présenté par Souad Debbagh. Un article d’analyse aussi qui fait un parallélisme avec l’histoire de Lilith et qui fait le tour de toutes les versions du mythe marocain, pour démystifier cette femme longtemps diabolisée. Le nom a fait l’unanimité des premières collaboratrices, parce que dès lors qu’une femme se met à revendiquer ce qui lui revient de droit, elle est d’emblée traitée de Qandisha dans notre société marocaine. Qandisha MagazWine (on assume le W !) est là pour nous servir de porte-voix, pour nous offrir cet espace d’expression qui nous manquait et qui se fermait à nous, femmes marocaines actives et forcément préoccupées par notre environnement social et politique.  Aujourd’hui où l’on prétend qu’on est à l’aube d’une ère nouvelle, les voix des femmes se perdent dans le néant. N’était-il pas question de parité dans la nouvelle constitution par exemple? Les femmes n’avaient-elles pas le droit d’aspirer à une meilleure représentativité politique, se basant sur le mérite plutôt que sur le genre ? Que de questions perdues dans une quasi indifférence des médias. Mais peut-on leur en vouloir ? On parle depuis quelques mois, voire quelques années, de changer l’image de la femme marocaine dans les médias. Les périples d’Abou Qtada* à Agadir ont fini par...