A Fatima

Je n’ai pas connu Fatima Mernissi. Pas personnellement j’entends. Pour moi, c’était quelque chose qui pouvait attendre, puisqu’elle était éternelle. C’était comme une sorte de pensée magique… ou alors la conviction inconsciente que je la rencontrais chaque jour dans les rues de mon pays. Dans les visages des femmes délivrées des harems. Du moins, des murs de béton, car les murs de âme demeurent souvent infranchissables. Je la rencontrais aussi dans mes prises de position, quelques fois irréfléchies et me disais que c’est parce que des femmes comme Fatima ont tenu tête au premier jet de pierre que je peux aujourd’hui m’aventurer dans l’arène sans armure. Un jour, en 2012. On m’invita à un panel organisé par le CNDH avec des gens au très lourd passif militant. J’étais censée représenter la génération de féministes en herbe. Des bébés râleuses dont la conscience s’est tout juste réveillée par les premières brises du printemps arabe. Je n’avais rien contre, même si je n’avais jamais eu le militantisme tenace. Mais, avec des femmes, on avait créé une sorte ce blog collaboratif pour déverser nos ires et nos rires. On l’avait appelé Qandisha. Une dame, dont j’ai malheureusement oublié le nom, me demanda pourquoi ce nom de Qandisha. Je m’apprêtais à répondre avec lassitude à cette question redondante chez moult bonne gent qui s’effarouchait de l’évocation de la diablesse, quand j’aperçus une lueur intrigante dans les yeux de la dame. Je lui racontai donc consciencieusement comment l’idée de ce nom nous était venue. Comment on avait prédit qu’en parlant d’autre chose que de la beauté, la mode et la cuisine, on allait à l’encontre de l’idée qu’on se faisait de nous et que le pire que l’on pouvait subir, c’était d’être accusées de traitrise, stigmatisées de mille noms...

Il faut de tout pour faire un monde...

  Il faut de tout pour faire un monde, une société, une vie… Un pays. « Il faut de tout », une phrase qui renvoie à un certain équilibre des « choses », à toute cette diversité qui fait la richesse d’un monde, d’une société, d’une vie… D’un pays. Une expression qui sonne comme une évidence, qui reflète tout ce dont nous pourrions rêver, nous, habitants de cette tendre terre… Qui appelle à toute cette tolérance, dans son sens le plus absolu : L’acceptation et le respect de l’autre. Je pourrais m’arrêter sur le sens du respect et en faire mon projet de vie, une dissertation qui ne finirait jamais, une éternelle succession de mots, d’idées, de constats et de coups de gueule. Car le respect semble revêtir un tout autre aspect, lorsqu’il s’agit de ces libertés que nous sommes aujourd’hui réduits (es) à quémander , alors qu’elles figurent NOIR sur BLANC dans toutes les conventions que NOUS avons signées pour draguer les « autres », pour solliciter ces autres, pour paraître grands… Ce respect devient « religieux », ou, pour être plus précise, ce respect se laisse pousser la barbe, prône la tolérance, en remuant un foulard. Ce respect devient « autre », lorsqu’il ne concerne que ceux qui « répondent aux critères » d’un bon, d’un « juste » précepte sorti du LIVRE… Ou bien sorti de ce livre qui paraît nouveau, différent de celui qu’on connait depuis des siècles. Il faut de tout pour faire ce monde, cette société, cette vie… Ce pays. Même s’ils deviennent trop nombreux, même si l’on apprend aux plus jeunes comment faire pousser la barbe, comment remuer le foulard et ne respecter que ceux qui font comme eux… Les marchands de foulards, hommes et femmes… Ceux...

Demain, peut être… Août03

Demain, peut être…...

Ce matin, dehors, les bruits familiers de la rue, un chantier, des voitures qui passent, Casablanca un samedi matin comme les autres. Mais, rien pour moi ne sera plus jamais pareil. Je ne veux plus comprendre ni réfléchir, ni encore essayer d’analyser ou d’espérer un futur meilleur. Dans ma tête, il n’ y a plus de place pour la complaisance ou le compromis. Les années de plomb sont loin derrière. Elles avaient le mérite d’être claires. Nous avons eu nos martyres, ceux qui, au delà de leurs prises de position, nous ont montré que la lutte pour une vie meilleure est possible même au prix de leur vie. Notre histoire parle pour nous. Nous avons cru aux changements ou nous avons voulu y croire. Nous avons avalé une nouvelle constitution sans réelle liberté, sans liberté de conscience, assujettie aux « constantes nationales ». Nous avons accepté un ministre de la justice et des libertés polygame, une ministre de la famille et des blabla limite analphabète, la tentative d’imposer une culture propre, des jeunes filles violées que l’on veut marier à leurs violeurs, un gouvernement schizophrène , composé d’une coalition improbable, une opposition qui rapidement attend son tour pour participer à la mascarade, des velléités de protestation brimées, des atteintes graves aux libertés individuelles, des homosexuels taxés de malades que l’on emprisonne, des déjeuneurs que l’on juge et condamne à 3 mois de prison, et aujourd’hui, nous devons accepter en silence la grâce d’un violeur d’enfant pour une fictive histoire de raison d’Etat. Et l’on est en droit de se demander si on nous prend pour des idiots. Et l’on est en droit de se demander si effectivement nous sommes idiots. La sensation de vivre dans un sempiternel brouillard, de se lever chaque matin et...

يوم عادي من زمان الحڭرة...

  ما عرفتش علاش بغيت نكتب بالدارجة. يمكن على حقاش بغيت يفهمني كل مغربي غادي يقراني، و يمكن حيت الهدرة كتخرج احسن بلغة القلب… و لا حيت ما كاين حتى لغة كتعرف تترجم بدقة كلمة « حڭرة ».1 مغامراتي ف الطاكسي الأحمر ما كتقاداش. كل نهار و رزقو. مرة مناڭرة مع شيفور عنصري و لا ضاسر، مرة مقشبة مع ناس ما كنعرفهمش، جمعاتنا ركبة ف اتجاه واحد. بزاف ديال المرات، ملي كيكون الحال سخون بحال هاد الإيام و الراس عامر، كنسد وذني و كنسهى ف السما… باش ما نشوفش بنادم.1 اليوم وانا راكبة ف الطكسي ف الروداني، الحرارة، الصداع، الزحام، موسيقى كتفرع الراس، شيفور مقابل الي دازت كثر من الضو الاحمر و الخط المتصول، ما كان عندي ما ندير. حتى السما غطاها واهد الكاميو مشارجي كيكحب غمام كحل كيطيح الضيم.1 كنت كنفكر في المستقبل البعيد، ملي شفت واحد المنظر ف شكل. هوندا مشارجية بزاف و راكب فيها اللور راجل ما لاقي فين يڭلس، لدرجة أنو حل باب الثلاجة الي مشارجي و دخل يڭلس فيها. يلله بديت كنفكر بللي السيد ڭالس ف ثلاجه و ميت بالصهد، حيت الشمش ضاربة فيه، وانا نشوف الطوموبيل لي وراه. كاط كاط بيضا، فيها جوج رجال ما بين 30 و 35 عام، مفرشخين بالضحك على نفس الراجل. اللي سايق كيكلاكصوني عليه و الاخركيصور فيه بآيباد. فكرت بللي الموقف ما كيضحكش لهاد الدرجة و ملي شافهم السيد و بانت عليه مضايق بالفعل ما بقيتش حملت الموقف بصفة نهائية. علاش هاد الضحك كامل؟ علاش كيتهكمو عليه لمجرد أنو ما لقاش فين يڭلس و دخل للثلاجة؟ ڭلت مع راسي : ياه على براهش! بقات ف الشلاغم و الطوموبيل.1 لكن القضية ما وقفتش هنا، حيت مول الآيباد خرج راسو من الطوموبيل و ڭال للسيد : واش مزيانة عندكم لا كليم؟ داكشي بارد مزيان؟ عنداك يتهرس ليك ملي تنوض! وا هدر هدر آ صاحبي! إلى...

خزي على الطريق...

بعد أن فاتني اخر قطار للعاصمة من الجديدة في 7 ونصف. كان ركوب الحافلة إلى الرباط الاختيار الوحيد. اضطررت لركوب « الكار » لثاني واخر مرة في حياتي…1 في المحطة الطرقية كل ينتظر قبلته وكل يحمل حكايته… حكايات البؤس والفقر والبطالة والأمراض والجنائز والمشاكل… وأنا أيضا أحمل أحلامي وهمومي وأسئلتي الوجودية وقضيتي النسائية أحملها في كتاب « امرأتان في امرأة  » لنوال السعداوي و « الجنس الآخر » لسيمون دي بوفوار1 وسط أعين تتربص بي من كل مكان، أنقذتني الحافلة وركبتها لأجد مقعدا فارغا ينتظرني في المقاعد الخلفية وسط كومة من الرجال قاموا بتعريتي من فوق ملابسي. جلست قرب أحدهم بكل ثقة في النفس من امرأة تدعو للمساواة بكل براءة وجدية. أشم رائحة العرق والفقر و »الميزيريا » وعاتبت نفسي قائلة  » ليس لهم ذنب في رائحة لم يختاروها لأنفسهم » وتجاوزت الأمر و أطفأت أزرار حاسة الشم. وأطفأوا بعدها أزرار الأضواء. لم أجد ما أفعله بعد أن حرموني من إكمال صفحات من كتبي. جلست أنتظر مرور الساعتين من الطريق…1 بدأت أشم روائح الكبت الجنسي وروائح مني مخنوق وأعضاء تناسلية منتصبة تحت السراويل. هربت من الحقيقة وغفوت في النوم. مرت مدة وإذا بيد تتحسس فخذي وفي أوج الغفوة ودوخة الطريق ! قلت  » إن بعض الظن إثم »، ربما من بقربي يبحث عن شيء ضاع له في حلكة الظلام. أعادها للمرة الثانية. انتظرت الثالثة لأتأكد أن الفقير ليس دائما مظلوما أو بريئا أو مقهورا. هذه المرة وفي غفلة مني خطف يدي بحركة انتحارية ووضعها فوق جسم غريب ساخن. لم أستوعب الأمر حتى مرت بعض الثواني لأفهم أنه خطف يدي في لمسة ربما كانت الحاسمة لينفجر بركانه بعد أن قذف حمما طيلة الطريق…1 استشظت غضبا، أحسست بكل مشاعر العنف والإهانة والحكرة. ومر شريط حياتي في أقل من ثانية،تذكرت فيها كل موقف دوني وضعت فيه أو قد أوضع فيه. نظرت إليه لأرى عينيه المحمرتين شبقية وسط الظلام. فكرت في أن أصفعه لكني وقفت في مكاني...

Non, nous ne sommes pas des prostituées!...

  C’est l’histoire de cette jeune femme marocaine, âgée de 23 ans, invitée à un événement internationale aux Emirats Arabes Unis, qui une fois à l’ambassade de ce pays, on lui a refusé le visa car elle ne remplissait pas les conditions : à savoir l’âge (être âgée de plus que 25 ans) et l’état matrimoniale (mariée), ce que j’ai trouvé illogique. Quand j’ai cherché à comprendre quelles étaient les raisons de telles exigences, on m’a répondu qu’il y avait et qu’il y a beaucoup de prostituées marocaines dans ces pays du golf et que les responsables de ces derniers ont instauré ces conditions pour mettre fin à ce fléaux, le tout avec l’accord de notre pays, le Maroc. J’ai ressenti ce sentiment d’humiliation mélangé à la « 7ogra ». Est-ce que Marocaine est synonyme de prostituée ??????????? J’analyse ce qu’on vient de me faire découvrir, et je conclus que toute femme marocaine âgée de moins de 25 ans, célibataire, est soit prostituée soit prostituée en devenir. Mais que notre pays le confirme en acceptant de telles lois (!!!) franchement, j’ai envie de crier c’est quoi ça ???? Pourquoi ces préjugés sur la femme marocaine ? Pourquoi nos responsables ne font qu’accepter et confirmer ces préjugés, au lieu de nous défendre? Si notre pays est pour cette loi qui interdit aux femmes, âgées de moins de 25 ans et célibataires, de voyager dans certains pays, pour des raisons de tourisme, travail, études ou autres sous prétexte de prostitution, alors c’est grave ! Ce serait admettre que le Maroc est une pépinière de prostituées ! Ce qui est une insulte pour tout le peuple !!! Y’en a marre de cette étiquette de prostituée qu’ils nous colle à chaque fois qu’on parle ou qu’on bouge !...

Silence! On râle… Fév11

Silence! On râle…

Je veux aujourd’hui violer mon apparence plutôt calme voire même sereine. Je veux dévoiler un peu de mon intérieur que je qualifie de brasier : toujours chaud, brulant par moment et pouvant dégénérer en feu à tout moment. Parfois, il suffit d’un tout petit souffle de contrariété pour transformer mon brasier en un feu ravageur. Aujourd’hui, je vais oser ouvrir une petite fenêtre pour laisser échapper au hasard quelques petites flammes. Aujourd’hui, je mets entre parenthèses la question que j’emprunte à Shakespeare et que je répète souvent dans ma tête : Râler ou ne pas râler ? Rouspéter ou ne pas rouspéter ? Pester ou ne pas pester ? J’ai toujours râlé, en silence depuis mon très jeune âge, contre les discours« politicostratégicosociodémocratiques » : un terme bizarre certes qui n’existe dans aucun dictionnaire, mais qui rappelle des mots encore plus bizarres par lesquels, on ne cesse de nous rabâcher  les oreilles à longueur de journée tels que : « المنظومة؛ سياسة القرب ؛ التركيبة السوسيووو… »  et j’en passe.  Des termes qui poussent à zapper au plus vite. Des mots qui me faisaient tourner rapidement les pages du journal quitte à passer aux pages des annonces légales ou à celles des nécrologies et méditer sur les photos ou les noms de ceux qui ont quitté ce « beau » monde. Des discours qui me poussaient à rester bouche béante devant des chaînes étrangères pour fuir la réalité et faire comme celui qui noie ses problèmes dans un verre d’alcool fort. Si au moins cette dernière alternative était réellement efficace, j’aurais peut être songé défier ma religion et mes principes et user de ce remède pour noyer mes déceptions. Alors râler ou ne pas râler ? Rouspéter ou ne pas rouspéter ? Je rouspète car je ne peux pas marcher, activité que j’affectionne et qui devient pour moi une obligation,...

Hasard ou providence?...

La providence serait la manière dont Dieu mènerait les choses sur Terre, et par extension partout ailleurs dans l’univers. Sachant, toutes les qualités et les vertus qu’on attribue à Dieu, je persiste à croire que si nous étions vraiment gouvernés par la providence, il n’y aurait pas autant d’injustices sur notre globe. La providence de Dieu doit être juste et elle ne l’est pas ! Par conséquent, l’Homme est seul dans cette immensité indifférente de l’univers d’où il a point par hasard. Il en résulte que son destin, son devoir n’est écrit nul part. C’est à l’Homme de choisir dans la plupart des cas, entre les lumières et les ténèbres, le juste et l’injuste, la logique et l’absurde. Reste le hasard ! Le hasard, une intensité d’un phénomène qui est à l’origine d’évènements inexplicables… Quelqu’un disait que la providence était le nom de baptême du hasard ; des dévots pourraient affirmer que le hasard est un sobriquet de la providence. Moi je me hasarde juste à poser une question : Dieu s’il existait, serait-il aveugle ? Le hasard est pluriel, il peut être merveilleux, comme il peut être inintelligent, il peut être la volonté des autres, comme il peut être une ingéniosité de la nature… Le hasard fait tant de besognes et de bonnes actions qu’il a le mérite, partagé avec la nécessite, d’avoir contribué à l’existence de l’univers… La philosophie du hasard est vaste et soulève de nombreuses interrogations : lorsqu’il frappe (le hasard), lorsqu’il semble jouer à la surface, est-il sous l’emprise de lois internes cachées ? Des lois qu’il faudrait donc découvrir ; le hasard deviendrait alors une science… Le hasard s’associe à d’autres phénomènes naturels, pour perturber ou arranger notre existence comme par exemple les rêves, les coïncidences, les objectifs,...

Tais-toi!

Quand tu sors prendre ta tasse de café et qu’une bande de gnaouis te martèlent les oreilles pour un dirham, tais-toi ! Quand tu te fais traiter de pute par une mendiante, faute de donner un dirham, tais-toi ! Quand le chauffeur de taxi te demande, en te déposant tard le soir, de lui donner plus d’argent parce que toi tu en gagnes facilement, tais-toi ! Quand un homme te dit de te marier pour avoir un enfant et que les hommes finissent toujours par venir et partir, tais-toi ! Quand un autre t’explique qu’une femme qui met une mini-jupe est une femme qui s‘exhibe et mérite tout, tais-toi ! Quand tu vois deux filles, âgées d’à peine de 18ans, se faire tirer et agresser par une vingtaine de jeunes enfants d’à peine 14 ans, n’arrête pas ta voiture et tais-toi ! Et si tu ne veux pas te taire, hurle et dis aux gnaoui qu’ils te martèlent les oreilles, alors que les autres habitués du café te disent du regard que tu perds les pédales. Crie pour dire à la mendiante qu’on se prostitue tous et chacun à sa manière et que toi tu n’achètes pas ton plaisir dans l’au-delà. Crie, encore plus fort, pour faire comprendre au chauffeur de taxi que tu ne paieras rien et que cette affaire se réglera au commissariat de police. Et pour les jeunes filles, descends de ta voiture, va vers elles et pleure après dans ton coin parce que cette société ne produit plus que des enfants victimes et bourreaux. Rugis et explique au bonhomme que tu es un être entier et hurle encore et encore! Et si, après des années de cris et de hurlements, tu trouves encore de l’énergie et de l’espoir pour vivre alors...

J’aime les hommes

Je crois que finalement j’aime les hommes. J’aime à dire que les hommes « sont comme un panier de fruits exotiques dont le nectar différent à chaque bouchée de l’un d’eux est juste délicieux ». J’ai appris à connaitre le sexe dit « opposé ». J’ai appris à aimer sa sensibilité cachée ou pas. J’ai appris à aimer leurs différences. J’ai hâte de goûter à cette différence à chaque fois que j’en rencontre un de nouveau. J’ai appris à les reconnaitre et à les comprendre. J’aime les décortiquer et les analyser. J’ai appris à accepter que je sois une hétéro forcenée. Je ne me considère pas comme une grande dévoreuse de chair fraîche. Ça doit surement être dû au fait que je sois quelqu’un qui a toujours préféré la qualité à la quantité mais chaque spécimen que j’ai rencontré me fait voir une nouvelle facette de moi-même que je prends plaisir à découvrir par la suite. Après chaque pause méritée entre des relations mouvementées, je regarde l’homme que je rencontre par la suite comme une aventure que je jure de vivre à fond. Je me taxe de prendre le meilleur et de laisser le pire. D’autres me traiteront de naïve, mais moi je ne veux pas détester mon autre moitié. Même s’il l’est seulement pour quelques semaines, quelques mois ou plus. Un jour peut être. Je suis une jeune femme qui, à défaut d’autre chose, prétend se connaître. Quand je vois que j’ai épuisé mon quota de bonheur avec un homme, je pars. Je tourne le dos, je me prépare à quitter le navire, je fais mes bagages et je me barre (mentalement parlant, je n’ai pas encore expérimenté la cohabitation avec « l’autre », non pas que je ne regrette que la chose...

…مرأة أنا، و لكن...

!أنصتوا إلي فآبائي،أعمامي، إخواني،أزواجي، و أبنائي في الشوارع يتحرشون بتباهي اتركوني… خطواتي تسارع خوفي، ابتعدوا عني كرهت عيونكم الجاحظة التي خاصمتني و جسمي فنظراتكم المتسولة من ملابسي جردتني و لكم من الجرأة ما يكفي ، لتحطوا من قدري و إن أذنبت… فهل أنتم و الرذيلة ضدي؟ كيف لكم أن تكونوا مني و عني؟ أتلوموني و أنتم أذلكم لحمي ؟ فمنكم من خسر الغالي من أجلي… تلهتون ورائي! .و بشبح الرجولة تظهرون علنا و تعاتبونني !تنادون ، تصرخون… متى لك أن تحتشمي أنخوتكم، رهينة بثوب يسترني؟ أرجولتكم عائدة إن غطاني ثوبي؟ يا خيبتي… فأنا من انتظر مغتصبي ليحميني. فبين التقاليد و العادات ، شرفي هو وأدي!! .غاب صوتي …فكل شيء فيَّ حر سوى رأيي …يغتالون كل يوم جزء من غضبي !صنفوني …سجنوني حاكموني بدون علمي أُصدر الحكم في غيابي براءة لبضع الرجال من كل اتهاماتي غض البصر شاهد استشهد ما بين ثوراتي و حسب ما سبق ذكره فالحكم كالآتي …الإعدام لكرامتي و السجن الأبدي مع وقف التنفيذ لأنوثتي   Par Nouha...

عندما أكتب مثل هذا المقال Juil31

عندما أكتب مثل هذا المقال...

عندما تبكي ؛ تلك اللحظة عندما تودع آخر شخص كأنك تراه لآخر .. تبكي المرأة بحرقة أكثر ؛ لا تفسير بين كرامة تئـِنُّ و بين رجل متردد في اختياراته … عندما تتألم ؛ تلك اللحظة التي تجدك لست المعني بكلمات الحب و الولع .. تجد نفسك في محل الصديق و الصديقة ؛ لا تفسير بين الحب المنقطع النظير و بين الحب المشروط .. عندما تضحك ؛ تلك اللحظة التي تنهك فيها نبض القلب بسعادة القفز و الوتب بين الشرايين … تجد نفسك مختطفا لبرهة من الزمن ؛ خارج الزمكان في رحابة تلك الهدنة المصطفاة بعناية الواحد الأحد… أكتب ذلك و أعنيه جيدا في هاته اللحظات العصيبة التي تجدك في وضعية الغريب عن مجرات الكون ؛ حين كان يكتب صديقي في كل مرة على صفحته الفيسبوكية « تلك اللحظة حينما.. » سبحت في عمق هذا الأسلوب الذي يبدو لأول وهلة رديئا ريتما تحول إلى أداة « وقفة » تأمل حقيقية  مع المواقف التي تقتنصها لنا الحياة .. ففي تلك اللحظات يولد أشخاص مثلنا في محطة ما في حياتهم ؛ و في تلك اللحظات التي نكون نحن فيها ..يموت من حولنا النمل و يندر الماء في زامبيا..و يفوز منتخب زمبابوي و تتجوز العروس الهندية في باكيستان ..في تلك اللحظات التي نُختطف بعنوة من المواقيت و نواميس الكون ملايين المرات ؛ لا يحزن بدلنا آخرون..يبكوا آخرون لأجل أسباب مختلفة تتقاطع فقط في تلك اللآلام المصاحبة للحزن .. الحزن كافر..من منكم عاش نصف السعادة ؟ السعادة تعاش بين أزقة الحياة المليئة بمفاجآت الطقس و المزاجية و ذاك الآخر؛ أما الحزن فهو عتيد كالجبل ؛ شاهق كالموج … بسيط كدمعة ! يأتي الحزن مختلفا بطقوسه المغردة بطيور الوداع ؛ يأتي الحزن غالبا على شكل غصة تختلط في أمعاءك و تودع قلبك الوديع لاعتصار أشياءه كي تنزف أكسجينا في شهقة .. كيف يكون الحب شيئا غبيا لدرجة تصديقه؟ تلك اللحظة التي تفتح فيها خزائن قلبك...

Moi, femme, marocaine, musulmane et esclave...

On a tous fait un jour ce rêve d’un long couloir sombre avec à son terme la lumière, une lumière inaccessible, si proche et pourtant si lointaine. J’ai l’impression de vivre dans ce rêve. Pour certains, ce songe tiendrait plus du cauchemar que du rêve, pourtant c’en est un de rêve, car je caresse l’espoir de pouvoir atteindre, un jour, cette lumière tant convoitée. Si elle venait à s’éteindre, les choses en seraient certainement autrement, mais pour l’heure, elle est là cette lumière, elle est en chacune d’entre nous. Cette révolte pour une égalité morale et spirituelle. Moi, femme, marocaine, musulmane et esclave. Femme et marocaine, je le suis, musulmane je l’ai choisie, mais esclave je n’y consens ! J’ai le malheur d’être née femme dans un pays où seuls les hommes ont le droit au choix. Victime de la misogynie, j’ai laissé mon cœur et mon âme manifester leur mécontentement. Je me suis découverte féministe le jour où j’ai découvert le désir. Un désir si profond de vivre, d’avoir le choix, d’aller au-delà de ce que les autres se sont sentis le droit de m’imposer. Aujourd’hui, je me rêve en femme libre de son corps et de son esprit, capable de renverser l’état des choses et se proclamer libre. Cette femme que je suis au fond et qui jusqu’ici n’a pas eu le courage de manifester son existence au monde. A la fois rongée par le remord de ne pas être à l’image de ce que l’on attend d’elle et pourtant jubilant d’avoir su enfin faire l’effort de réfléchir par elle-même et de dire non, quand tout ce que l’on attend d’elle c’est qu’elle consente sans s’indigner. J’ai ouvert la porte, je me suis laissée pénétrer par cette conviction, si forte et si profonde, que j’étais...

Femme, noire, chrétienne et occidentale au Maroc...

Femme, noire, chrétienne et occidentale au Maroc Posté par Carole Hofbauer le 1 mai 2012 dans Etats dames | 26 commentaires L’occident ? Le mal. Le noir africain ? La misère, la pauvreté, la délinquance… La femme ? Le mal, le vice, la perversion ! Le chinois ? L’envahisseur ! Depuis quelques années que je pratique le Maroc, je me demande si la religion est réellement un élément de tolérance et d’ouverture, de paix et d’harmonisation sociale. C’est en effet le premier pays dirigé par la religion dans lequel je vis et c’est donc le seul exemple que j’ai. J’ai œuvré pour ce pays et je continue à le faire. Non pas que je l’aime spécialement. Je sais qu’il est de bon ton pour les étrangers de clamer la chaleur de l’accueil des marocains, mais je me demande si cette bienveillance envers l’étranger de ne se limite pas aux mois de juin, juillet et aout, réservés aux touristes et leurs rentrée d’argent salvatrice… Non, j’œuvre pour ce pays comme je le ferais dans n’importe quel pays où je me trouverais. J’aime la terre, partout et les gens quel qu’ils soient. Et il est dans ma nature d’œuvrer à l’effort commun. Sauf que. Le commun ici me demande beaucoup plus d’effort pour avoir le droit d’œuvrer. Au départ je me suis dis que je devais faire preuve de patience pour espérer m’intégrer. Ensuite je me suis dis que je devais faire preuve d’abstraction de mes codes habituels pour essayer de comprendre. Et puis j’ai tout simplement laissé tomber quand j’ai compris. Combien de fois m’a t-on renvoyé à mon pays ? Je ne compte plus. J’ai été choqué de la façon dont on parlait à ma mère, noire, dehors. J’ai été enragée et triste d’entendre...

Le 8 mars, fête de l’égalité...

Le 8 mars, fête de l’égalité Posté par Fayrouz Lamani le 8 mar 2012 dans Etats dames | 6 commentaires Le 8 mars : Journée Internationale de la Femme. Une journée où sont ressassées des statistiques déprimantes sur la condition de la femme, où pleuvent les interviews et articles de nanas qui s’insurgent contre ces statistiques et où les patrons offrent à leurs collaboratrices une rose pour leur faire oublier ces mêmes statistiques, s’évitant par la même occasion le pénible exercice de répondre à leur revendications concernant une meilleure représentativité dans des postes clés ou l’égalité en terme de salaire. Pendant ces 24 heures, certains hommes ressortiront la même rengaine boudeuse : « Mais euuuh moi aussi je veux ma journée internationaleuuuh »… D’autres se sentiront obligés de faire la bouffe et la vaisselle en affichant le sourire fier du devoir accompli : « Va te reposer chérie, aujourd’hui c’est TA journée, va au cinéma avec tes copines, c’est gratuit, c’est pas génial ça ? »… Et pour certains, cette journée est source de maux de têtes. Ils ont peur d’heurter les sensibilités et ne savent pas trop quoi dire, quoi faire et s’il faut offrir quelque chose ou pas. Ils sont donc un peu perdus alors qu’ils ont à peine eu le temps de souffler après la saint valentin et ses niaiseries. La plupart des sites internet marchands choisiront de se relooker avec un rose bonbon très girly à l’occasion pour nous vendre des épilations au laser, des soins ou des massages relaxants. Et puis bien sûr, chaque chaine TV ou radio va y aller de sa petite enquête exclusive sur les femmes qui s’immolent en Afghanistan, de son analyse sur un certain regain religieux versus situation de la femme dans les pays...

Je veux marcher dans la rue !...

Je veux marcher dans la rue ! Posté par Fayrouz Lamani le 2 mar 2012 dans Etats dames | 60 commentaires En tant que marocaine, ayant en plus grandi à Casablanca, les remarques dans la rue ont toujours fait partie intégrante des bruits de fond qui ont accompagné mes promenades ou trajets à pieds. Mots doux, mots crûs, regards concupiscents et insultes, quand ce n’est pas une main baladeuse, venaient troubler toute distance parcourue. J’ai subi le harcèlement dans la rue comme une fatalité avec laquelle il fallait composer. Pourtant, révoltée au fond, il m’est souvent arrivé a posteriori d’avoir des conversations imaginaires avec ces hommes ou je leur clouais le bec, je les recadrais façon super woman mêlant parole bien inspirée à baffe bien stridente pour les plus récalcitrants, avant de repartir le buste bombé et le sourire aux lèvres. Puis, à 17 ans, je suis partie dans une petite ville française poursuivre mes études. J’ai alors découvert le bonheur de l’indifférence masculine dans la rue. Ça a littéralement changé mes perspectives sur la vie (j’exagère à peine !). Comment ça je peux marcher dans la rue sans faire gare à mes fesses, sans avoir à esquiver celui là, puis traverser la route pour ne plus avoir à l’entendre lui, essayer de rester digne et imperturbable alors que l’autre me décrit tout ce qu’il rêvait de me faire (Eurk) ? La vie dans l’espace public redevenait belle !! Pour d’autres copines restées au Maroc, il a fallu s’épanouir au milieu du sexisme ambiant. En discutant hier autour d’un café avec certains amies sur le sujet, une de mes meilleures copines m’a livré sa propre expérience : « J’ai pas mal souffert de harcèlement. C’est devenu plus dur à accepter quand j’ai commencé à...

!متقيش كتابــي Fév13

!متقيش كتابــي...

هذا ليس بغريب أن نأتي بعبارات استعملت من ذي قبل ، عبارات كررناها من سخطنا و من قهر ما عانيناه من  لامسؤولية من لا مسؤولية له ! ذلك و أن شريحة واسعة من فلذات أبناءنا تعرضوا لانتهاكات جنسية و أمكنة ببلادي شوهتها إيديولوجيات دينية متطرفة ، اليوم جاء جيل جديد ينادي بشرف ميتافيزيقي و نخُبوي طُمر في المكتبات دون التفاتة متأبط لحقيبة ، كتب نالت مما نال منه الحائط من قراديات و كلوروفيل جراء نسيان أو إعتزام إحباط أو تقزيم أقلام مغمورة تمارس شغبها و هلوساتها على أمكنة بيض تسر الناظرين… هو نتــاج أحزان و خلاصات معتقة لرؤية حقب من الزمن و تخمر لنسق التفكر حيث يأتيك الإبداع من حيث لا تدري و ما كنا لنصبح ذوات أقلام إلا بعد قدرة القادر على ضخ جرعات من التفلسف و تراكم التجارب على مر الرأس فتحاصرني في البال و أنا أكتب مقالي هذا  مقطع لمجموعة الغيوان عندما تسمعهم بحسرة  إيقاع رجل واحد « بحر الغيوان ..ما دخلتُ بلعاني !  » من ذا الذي شاء أن يُعذب نفسه و الغير و أن يُحرف ما أحسه في وقت من زمن ؟؟ من ذا الذي يشاء أن يعتزل الناس و أن يبكي وراء كل حرف مغموس بالحزن و يشربه بمرارة قدح المواقف حتى يهديها طبقا عاجيا لقارئ و منتج عابثين؟؟؟ من ذا الذي يشاء أن يقض مضجع نومه و القوم نيام لا يستصيغ سنة و لا يمس حلما يأتيه جن الحروف بعذابات الأبطال ، فيكتب و يَكْبَتُ حسّ الروح فيه كي يخمد بركان الضمير فيه؟؟؟ من ذاك الذي يكتب حتى تُصادر بنات أفكاره وِفقاً لميول الناس و أهوائهم ؟؟؟؟ الكتابـــة أول الحريات و أول علم رسا على قواعد أمتنا ، تُدوِّن المسكوت عنه و تُفصحُ عن الهواجسِ و الدّواخل فتكون بمثابة طبيب نفسي مجاني نحيله على أشياءنا الخفية ..يرانا العوام عُراةً حُفاةَ..نُكلّم الأبكم و نعشق الأصم و نتبنى قضايا بجرة حرف !  ...

Qui suis-je? hommage à Zaydoune...

Qui suis-je ? Un bébé , je viens à peine de naître. je regarde autour de moi ,c’est le flou total, une odeur nauséabonde me monte dans les narines, un décors macabre s’étale devant moi, une vision que je ne trouve pas rassurante de ce nouveau monde….je saurais plus tard que ce coin si dérangeant s’appelle « hôpital marocain ». Qui suis-je ? Je suis un ado, plein de rêves et d’espérance, je scrute le ciel en songeant à un avenir glorieux. Des fois, je me vois chercheur connu dans le monde entier recevant un prix… et d’autres, je me vois peintre de renommé expliquant son art aux grands de ce monde. Entre mes flirts et mes rêveries , je me pose beaucoup de questions : pourquoi mon collège ne ressemble pas à celui que je vois dans les sit-com américains ? pourquoi dois-je me précipiter en classe pour ne pas me retrouver sans place ? pourquoi n’ai-je que « rass derb » comme activités extra-scolaire ? J’introduis mon dirham dans le jeu de voiture qui se trouve dans notre club qu’on appelle « moul billard » , et je m’évade avec ma Ferrari imaginaire dans les rues de Los Angeles. Qui suis-je ? Un étudiant, assis sur les bancs de la faculté… Pour être arrivé jusqu’aux études supérieures, je fais partie des veinards. J’ai perdu beaucoup de camarades sur la route, obligés de subvenir aux besoins de leur familles ou perdus dans les ténèbres ruelles de Casanegra et ses soucis. Mon amie et moi, nous asseyons sur le banc du jardin public, main dans la main, nous bâtissons notre nid, nous songeons à notre petite famille, nous rêvons notre futur vie. Un coup de frein du bus retentit pour freiner notre imagination, nous allons...

Qu’est ce que vous avez foutu les féministes ?...

Il y a un an à peine certaines d’entre vous se levaient, fières et arrogantes, pour me jeter des cailloux et me traiter d’anti-féministe lorsque je réclamais le droit de rester à la maison pour m’occuper des enfants ! J’étais dans mon petit paradis de combat de maman à quémander plus de droit pour celles, qui comme moi, décident de leur pleine volonté d’arrêter de travailler pour choyer leur progéniture. Je déclamais mes idées selon lesquelles la place de la femme est à la maison près de ses enfants à faire des gâteaux et des bisous les premières années de vie des petits pious-pious. Je m’armais de courage pour proposer que les mères au foyer reçoivent une rémunération pour service rendu à la nation. Que des formations gratuites soient dispensées pour apprendre à accoucher, à allaiter, à devenir de bonnes mères, de bons parents. Et j’étais heureuse de recevoir les objections des « travailleuses » qui par leurs efforts du quotidien ramenaient de l’argent sur la table après maintes sacrifices pour monter dans l’échelle sociale. Je savais que l’équilibre existait et donc que mon discours trouvait son adversaire dans un débat équitable permettant de décider librement.   Aujourd’hui, je ne peux plus ! Mon combat est en chômage technique parce que vous n’avez pas fait votre travail, bande d’Incompétentes ! Je me retrouve alors à venir grossir les rangs des « féministes » moi qui vomie cette appellation que je remplace toujours par humaniste. Le féminisme est aujourd’hui rendu obligatoire pour tous, hommes ou femmes, parce que personne n’a vérifié que la parité serait bien au rendez-vous de la formation du gouvernement. Où étiez-vous quand le gouvernement se formait ? Moi j’étais à ma place de femme au foyer militante pour mes collègues femmes au foyer. Je...

Souffrez monsieur !

Monsieur est souffrant, monsieur se meurt, monsieur s’étrangle de nous voir nous offusquer, nous indigner, geindre, râler, pester – dit-il, contre la présence d’une seule femme au sein du nouveau gouvernement de l’akh Benkirane ! Et bien cher monsieur, souffrez notre indignation, souffrez notre rage et nos écrits ;  souffrez que les choses ne soient pas si simples et que nous ne soyons pas ces petites sottes écervelées, geignardes et nombrilistes à souhaits que, dans votre papier, vous avez brossé ! Souffrez cher monsieur, ou investissez dans une bonne paire de boules-quiès car je peux vous assurer, que nous ne cesserons ni de geindre, ni de crier ! Nous ne cesserons jamais de nos droits réclamer et pour notre dignité, parité, égalité nous enflammer ! Souffrez cher monsieur, qu’aucun gouvernement, qu’aucun fait accompli ou mâle faussement zélé, ne soit à même de nous museler ou de nos yeux voiler ! Si vous étiez né femme dans le pays du soleil couchant monsieur, si vous deviez vous battre et travailler plus pour gagner moins, représenter plus de la moitié de la population de votre pays et  n’être représenté que par une seule femme au gouvernement, hériter d’office deux fois moins ; peut-être alors auriez vous été moins tenté de nous traiter de nombrilistes, d’arrogantes, de pleurnichardes ! Peut-être alors auriez vous mesuré vos palabres et nuancé vos propos, que je me permets de démonter tout de go : Qui a dit que Bassima Hakaoui avait le tort de défendre une vision conservatrice de la cause féminine ou d’accepter d’être soumise à la domination masculin ? Libre à elle de se soumettre à tout va, libre à elle de se sentir inférieure à l’homme, d’accepter l’idée que sa fille de treize ans puisse convoler en juste noce car sa poitrine aurait subitement doublé de volume...