Je ne suis pas raciste, je suis pire… Août19

Je ne suis pas raciste, je suis pire…...

Je suis marocaine et j’ai honte de moi-même. Non que je ne sois pas porteuse de belles valeurs. Mais je vois se craqueler ma noblesse porcelaine. Mes lâches silences face à l’ignominie ôtent toute sa beauté à mes grands discours humanistes et mes honorables pensées sur la justice et l’égalité entre les Hommes. En moins de deux mois, Tina M., Alex Toussaint et Ismaila Fay ont payé de leurs vie et dignité, le prix d’un rêve. Celui d’une vie meilleure dans un pays voisin, ami et frère. Ils y ont cru. Quoi de plus naturel que de trouver refuge, espoir et sécurité chez cet autre qui ouvre grands ses bras à l’étranger et à la différence? Quelle désillusion pour toi Mon Frère ! Quand tu n’as pas connu le mépris de l’autre, quand tu n’as pas vécu la solitude parmi « tes frères », tu es passé, invisible, aux yeux de la plupart. Pour toi Mon Frère, je fais mon mea culpa et je te dévoile ma face honteuse. Pour toi Mon frère, je dis tout ce que je fais semblant de ne pas entendre. Comprends que je veux te regarder dans les yeux, sans honte car… Quand je ne trouve aucun mal à ce qu’on appelle nègre, Âazzi, Âabd ou Kahlouch, le jeune homme qui porte la couleur de ma terre sur sa peau, j’ai honte de moi… Quand je souris, même gênée, lorsque ma mère me demande de ne pas lui ramener un mari noir, au fond, j’ai honte de moi… Quand je ne commente pas lorsque mon voisin me raconte fièrement comment il s’est opposé à la location de l’appartement du 5e à un jeune couple noir, j’ai honte de moi… Quand je n’émets aucune objection à ce que le boucher me serve...

Wiam… Avr25

Wiam…

  « Correction : ce fut une tentative de viol… Juste une tentative », ai-je lu sur un mur facebook. C’est vrai que le pire a été évité. Visage complètement entaillé avec risque de perte de l’oeil droit, jambe gauche et main droite hachées, mais son hymen est intact, voyons! L’honneur de la petite Wiam est sauvé! Il y a des jours, à la lecture de ces faits divers presque tirés de film d’horreur, tu penses que ça ne peut plus être pire, que t’as saturé les récepteurs de dégoût pour la sainte journée, mais non! Détrompe-toi, il y a toujours quelqu’un qui viendra lancer l’argument qui tue, le commentaire qui achève et qui te prouve, à ton grand désespoir, qu’il y a toujours un pis à ton mal. Rappelons les faits. Il y a deux jours, une image atroce puis une vidéo d’une petite fille font le buzz sur facebook. Il s’agit de Wiam, une enfant qui a subi, selon le quotidien Almassae, une « tentative de viol » de la part d’un homme armé, lorsqu’elle jouait pas loin du puits dans leur douar. S’étant débattue énergiquement, elle fut récompensée de plusieurs coups profonds de faucille sur son visage et ses membres. alerté par les cris, son jeune frère courut appeler l’aide et le criminel s’enfuit. Quelques heures et une cinquantaine de points sutures plus tard, la jeune fille lance un appel à l’aide via le quotidien almassae, où elle rend compte de l’état pitoyable de la prise en charge hospitalière et la négligence qu’elle subit. Un groupe citoyen est immédiatement constitué pour répondre à l’appel. La prise en charge a lieu, probablement déjà programmée, mais pas assez rapide pour cette famille désespérée. Pendant ce temps, le criminel circule librement dans les champs....

Le juif en nous Fév21

Le juif en nous

D’abord les faits: Le 5 février, des manifestations ont été organisées à Tanger contre la projection du film documentaire «Tinghir-Jérusalem: Les Echos du Mellah». Près de 200 manifestants se sont rassemblés devant Cinéma Chellah pour demander le retrait de ce film qui raconte l’histoire des juifs de Tinghir et leur départ en Israel. Un documentaire émouvant! Que des membres du PJD et du parti Al Oumma participent à cette manifestation, cela paraît plus ou moins prévisible, vu les courants radicaux qui traversent ces partis. Mais quel ne fut mon choc en voyant des forces de gauche et des «militants» de droits de l’homme vociférer dans cette insanité publique! L’USFP, la ligue nationale des droits de l’homme, la CDT, des personnes se réclamant « progressistes » arboraient fièrement et sans ciller «Achaâb Yourid (le peuple veut) interdire le film» sous prétexte que ce dernier appelle «à la naturalisation avec Israel». Je suivais, hebétée, le reportage vidéo projeté par le site Lakome, cette foule chauffée à blanc, sans aucune connaissance du contenu du film, et surtout une démonstration monumentale anti-progressiste de gens se réclamant du progressisme! Ainsi, dans cette vidéo, une honorable dame qui se revendiquait du mouvement féministe «militant» disait: «Nous soutenons cette manifestation et au nom des femmes progressistes, nous rejetons ce film qui porte atteinte à la cause palestinienne». Observez les contre-sens! Ce que j’ai retenu, comme beaucoup d’ailleurs, c’est que le documentaire n’est en rien contre la Palestine. Il ne parle que de l’exode des juifs marocains. Dans la bouche d’une « féministe progressiste« , sensée défendre la pluralité et le changement des mentalités, j’avoue que cette déclaration fait mal. Son collègue de la CDT n’a pas fait dans la dentelle non plus: «Le film est une humiliation pour le peuple marocain». Non seulement, cette phrase...

Procès Arif, quand la justice est un théâtre de l’absurde Jan18

Procès Arif, quand la justice est un théâtre de l’absurde...

Hier j’ai assisté au procès le plus absurde au monde ! Les faits sont connus : Hassan Arif, député du parti l’Union Constitutionnelle et président de la Commune d’Aïn Aouda est poursuivi depuis trois ans pour le viol d’une fonctionnaire du ministère des Habous. La victime a eu un enfant qu’elle affirme être le fruit de cette agression sexuelle. Hassan Arif nie tout en bloc. Il ne connaît la victime que « professionnellement », il ne l’a jamais rencontré ailleurs, il n’a jamais eu aucun rapport sexuel avec elle, bien entendu ne l’a pas violé et le fils n’est pas le sien. Maroc Telecom a fourni les preuves de 284 communications téléphoniques entre le député et la victime. Les tests ADN ont été effectués par le laboratoire de la Gendarmerie Royale. L’un est basé sur un échantillon de sa salive, et l’autre sur le sperme retrouvé sur ses sous-vêtements sont clairs et sans équivoque : Hassan Arif est le père de cet enfant. Le Tribunal de première instance l’a donc condamné à un an de prison ferme. Pour rappel, l’article 486 du code pénal marocain prévoit pour le crime du viol une peine de prison allant de cinq à dix ans, et l’article 488 augmente cette peine à 10 jusqu’à 20 ans de prison si une défloration s’en est suivie. Hier, j’ai donc assisté au procès de ce député de l’Union Constitutionnelle et président de commune de Aïn Aouda qui a eu lieu à 14 heures à la Cour d’appel de Rabat et qui a duré jusqu’à 18 heures passées. L’accusé a continué de nier toute relation avec la victime. Les résultats du test d’ADN n’ont pas changé. La victime a affirmé que Hassan Arif continue à la harceler, l’appeler et lui envoyer des SMS...

محاكمة عاريف أو مسرح العبث Jan18

محاكمة عاريف أو مسرح العبث...

!اليوم حضرت المحاكمة الأكثر تناقضا مع العقل  في العالم الأحداث معروفة: حسن عاريف نائب برلماني عن حزب الاتحاد الدستوري ورئيس جماعة عين عودة متابع منذ ثلاث سنوات بتهمة إغتصاب موظفة تعمل بوزارة الحبوس. تصرح الضحية أن الإبن الذي أنجبت هو نتيجة إعتداء النائب البرلماني عليها. ينفي عاريف كل ما نسب إليه. ويدعي أن علاقته بالمجني عليها لا تتجاوز مجال العمل،  ولم يلتقي بها  قط خارجة هذا النطاق. وبالطبع ينفي أنه اغتصبها وأن الطفل ابنه. القرائن التي تدين المتهم وتدحض ادعاءاته متعددة وذات أسس صلبة. هناك أولا التسجيلات الهاتفية التي وفرتها شركة إتصالات المغرب للمحكمة والتي تبين بأن الضنين إتصل بالمجني عليها 284 مرة. ثانيا، نتائج تحليل الحمض النووي للجاني ومطابقته مع الحمض النووي للطفل تثبث بأنه فعلا ابنه.التحاليل تمت بمختبر الدرك الملكي.  وبالإعتماد على هاته القرائن كانت المحكمة الإبتدائية قد حكمت على المتهم بسنة سجنا نفدا. وللتذكير فحسب المادة 486 من قانون الجنايات فإن أقل مدة كان يجب أن يحكم بها على النائب البرلماني هي 15 سنة. 5 سنوات على الأقل بجنحة الإغتصاب، و 10 سنوات كأصغر عقوبة يحكم فيها القاضي عند ثبوت تهمة افتضاض البكرة. حضرت أمس محاكمة النائب البرلماني رئيس مجلس جماعة عين عودة التي ابتدأت على الساعة 14 بعد الزوال ولم تنته إلى على مشارف الساعة السادسة. أصر المتهم على نفي كل المنسوب إليه ونفي أي علاقة له بالمجني عليها  رغم وجود نتائج الحمض النووي التي تثبث العكس. تؤكد الضحية بأن الجاني لازال يتحرش بها، وذلك عن طريق رسائل قصيرة يستعمل فيها لغة بديئة. وقد برر النائب البرلماني الكم الكبير من الإتصالات التي يثبتها سجل شركة إتصالات المغرب: أنه بحكم منصبه يتلقى فالعديد من الأحيان مكالمات لايستطيع الرد عليها في حينها. فيفضل إعادة الإتصال بالرقم الذي حاول مكالمته من أجل التحقق من طبيعة الموضوع. كان هذا التفسير يمكن أن يكون منطقياً لو أن عدد الإتصالات لم يتجاوز الواحد أو الإثنين وليس 284 مكالمة. أريد أن اتقدم بالشكر للسيد ممثل النيابة العامة، يوسف زرهوني سلموني الذي ذكر بخطورة القضية. إذ يتعلق الأمر بممثل للشعب ، بمنتخب وأن التهمة هي الإغتصاب، الذي يمثل أخطر إعتداء على سلامة المرأة الجسدية والنفسية. وقد...

Suite du procès Arif Jan18

Suite du procès Arif...

Aujourd’hui la première image qui m’accueille au réveil est celle du sourire de Hassan Arif en quittant la Cour qui venait de l’innocenter. Une partie de moi voudrait presque me faire croire que ce n’était qu’un cauchemar. Mais mon témoignage écrit noir sur blanc m’attend sur le bureau et me rappelle mes émotions d’hier. Ce texte que vous avez lu et que j’ai rédigé est un simple témoignage, il n’est en aucun cas un article de presse ni un communiqué juridique. Je l’ai écrit pour exorciser cette peine, cette incompréhension et cette rage qui m’habitaient. J’invite donc naturellement tous les lecteurs à le prendre pour ce qu’il est et rien de plus. Je prends mon téléphone, compose le numéro de la victime, et m’inquiète quand elle ne répond pas. Différents scénarios dramatiques m’envahissent. Je l’ai laissée dans un état déplorable hier. Hier, elle ne croyait plus en l’existence d’une justice. Hier la loi, la nouvelle constitution et les beaux discours sur le changement au Maroc lui ont paru de gros mensonges. Hier elle en voulait à toute la société marocaine et répétait : « ça ne m’étonne pas que dans ce pays, des femmes et des jeunes filles perdent tout espoir et se suicident ». Je reçois un bip de sa part qui m’évite de broyer du noir plus longtemps. Je la rappelle et parle à une femme forte, qui ne lâchera rien et ira jusqu’au bout pour obtenir justice. Elle me demande de la rejoindre à la Cour d’Appel de Rabat où le procureur général l’attend. Elle me dit qu’elle a une bonne nouvelle pour moi. Et moi aussi, j’y vais pour lui porter de bonnes nouvelles : Une coalition d’associations et d’organisations de la société civile est en train de se former...

Anfgou : plus jamais l’indifférence! Jan07

Anfgou : plus jamais l’indifférence!...

Qu’on se le dise tous : La politique ce n’est très séduisant. Mais le social, si. Surtout lorsqu’on s’active allègrement pour participer à une expédition humanitaire ayant pour but de désenclaver l’une des régions abandonnées du Royaume : Anfgou… ou plutôt l’un des Anfgou du plus beau pays du monde. Cela aura lieu le week end prochain, du 11 au 13 janvier. Un fait divers, une décision A la lecture d’un article sur la mort d’un nourrisson dans la fameuse région rongée par le froid, un citoyen, Allae Hammioui, se pose la question : Peut-on encore mourir de froid en 2012? Une question bien naïve si elle n’était pas suivie d’une action immédiate. Le jeune homme initie un projet d’expédition vers ladite région, avec pour but de permettre à adultes et enfants d’accéder au minimum décent de biens de première nécessité. Très vite, la petite expédition fait le tour des réseaux sociaux et fait des vagues. « Le principe était simple : récolter chez nous et auprès de nos proches des vêtements, des couvertures non utilisés afin d’en faire profiter les habitants d’Anfgou.Très vite, l’évènement a pris des proportions non attendues… En moins de 24h les quatre coins du monde étaient concernés par la cause : Le Maroc, la France bien entendu mais aussi le Canada, l’Espagne, l’Allemagne et même le Japon! », Explique Elhahdi Benabdeljalil, co-organisateur de l’expédition et porte-parole du groupe. Des équipes de volontaires se sont formées à Casa et à Rabat pour recevoir les dons, sous la direction de Selwa Zine, une bénévole à la main de fer. Vêtements, couvertures, matelas, sacs de couchages, aliments non périssables et médicaments de bases, pour couvrir les besoins de près de 1000 ménages recensés par le Haut Commissariat au Plan dans la région. Rien n’est...

Tombe pluie ! Nov01

Tombe pluie !

A chaque saison, l’histoire se répète ! Chez nous pas besoin  d’une « Sandy » dévastatrice pour que les maisons s’effritent et tombent sur elles-mêmes et sur les habitants et passants, comme des châteaux de sable. Ce que je ne comprends toujours pas, c’est l’air choqué et ahuri des responsables concernés quand ils viennent faire la pose face aux caméras sur les sites catastrophés. J’ai un scoop pour vous Messieurs : « c’est arrivé l’année dernière, et celle d’avant, et celle qui l’a précédé, en bref ça arrive chaque année ! » alors, soit c’est une déconnection totale de la réalité, soit un manque cruel de suite dans les idées, soit c’est juste de la mauvaise foi !   Tombe la pluie, tombent les masques ! Pas besoin d’une « Sandy » déchaînée pour découvrir que l’on est arnaqués, avec de gros projets virtuels, il suffit de quelques gouttes de pluie pour voir nos autoroutes qu’on croyait solides ou juste propres à rouler, se transformer en pistes délabrées remplies de nids de poule et de trous béants, inondées d’eau et de boue.   Comme un visage maquillé à outrance, il suffit de peu d’eau pour découvrir la laideur dissimulée.   Tombe la pluie, tombent les ponts. Il suffit que quelques gouttes de pluie tombent, pour que les ponts, qu’on pensait réels, tombent aussi,  n’étant qu’un mélange de terre et de ciment, qui se dissout sans résistance aucune. Comme le sens de responsabilité de beaucoup de responsables.   Tombe la pluie, tombe le verdict. Il suffit de quelque gouttes de pluie, pour se rendre compte que les caniveaux et canaux sont en grève jusqu’à nouvel ordre, et que ces saletés de caniveaux obtus et bouchés comme pas possible, ne s’adaptent pas à la situation d’urgence, et refusent de laisser couler, au sens propre et mal propre....

فتاوى المجنون في تحريم المجون Juil04

فتاوى المجنون في تحريم المجون...

كثر مؤخرا في العالم العربي خروج بعض « العلماء » بفتاوى غريبة وعجيبة، تثير السخرية والاشمئزاز في نفس الوقت، فمن فتوى جواز قتل ميكي ماوس، إلى فتوى إرضاع الكبير وزواج الصغيرات، إلى جواز مضاجعة الزوجة الميتة وتوسيع الدبر بغرض الجهاد، يدلي كل « عالم » جهبذ بدوله، حتى صار بإمكان كل مجنون معتوه إصدار هلوساته الشاذة وإضفاء المصداقية عليها باسم الدين والاجتهاد.  1 آخر هاته الصرعات، دعوة العالم الجليل الفقيه العلامة شيخ العارفين سيدي عبد الله نهاري إلى قتل صحفي اتهمه بالديوث، لأنه وحسب الشيخ دائما، لا غيرة له على أهله، ويدعو إلى الفاحشة ويشجع على الفسق والعهر. 1 مثل هاته الدعوات تطرح سؤالا كبيرا دون جواب: ماذا أصاب العالم العربي ليصل إلى هذه الدرجة من التقهقر والانحطاط الفكري ؟ وكيف أصبح كل مهووس جنسي عالما بيده القتل والتكفير والإخراج من الملة لأسباب واهية ومخزية؟ الشيخ النهاري، المعروف بجلساته الدعوية التي يطغى فيها الصراخ والنحيب والعويل والهيستيريا، لم يدع مناسبة إلا وأبان فيها عن علو كعبه في إصدار أحكام القيمة والإهانات والتجريح بسبب وبدون سبب (غالبا بدون سبب)، ولا تخلو أي من أحاديثه من السباب والشتائم في حق النساء المتبرجات العاريات الفاسقات اللواتي يرغبن في تفتيت أواصر المجتمع والزج به في غياهب الجاهلية الأولى والرمي به في أحضان الرذيلة والفسق والفجور. المرأة لدى الشيخ (السيد المحجوبي أحرضان ذكره الله بخير أوضح وأوجز حين قال أن « الشيخ » هو زوج « الشيخة » )، هي أصل الداء ومصدر الوباء وتبرجها وسفورها ودعوتها للمساواة هو منبع الآفات وأساس الزلات والكوارث التي يعيشها مجتمعنا. 1 هكذا إذن، لخص السي نهاري التخلف الذي يعيشه المجتمع، وأعفى نفسه من الخوض في المشاكل الحقيقية والسياسة ودهاليزها، فما شأنه هو بالديمقراطية والدستور وحقوق الإنسان والبطالة والفقر والجهل واللامساواة والرشوة والمحسوبية واقتصاد الريع…تلك أمور تخص الحاكم والرعية ما عليها سوى السمع والطاعة والدعاء بالنصر والتمكين. وأما دور العلماء من السمو بالأخلاق وتهذيبها، وإعطاء القدوة الحسنة والدعوة إلى الحق بالتي...

Lettre à Benkirane Juin11

Lettre à Benkirane

« ما فهمتكش و ما غديش نفهم » Monsieur Benkirane, Premièrement, je tiens à vous dire que je n’ai pas voté pour vous et je ne voterai pas pour vous, ni pour aucun autre parti… mais voilà, vous êtes le chef de notre gouvernement et je me dois de l’accepter et vous vous devez de m’écouter. Vos vidéos circulent sur internet et font rire les gens, moi je n’ai pas envie de rire… c’est vrai qu’au début je me suis amusée comme tout le monde – ça me rappelait les temps de Bourguiba, bien que la comparaison ne soit pas juste- , mais maintenant, je prends conscience que vous avez le pouvoir de changer notre vie, chaque jour,  vous et votre gouvernement ajoutez un ingrédient amer qui passe de plus en plus difficilement… vous voyez pourquoi je n’arrive pas à rire de vos jolies sorties, bien que je comprenne mes co-citoyens :  galik 9out al ham kaddehek. Le ridicule tue… –       Le ridicule de compter une seule femme dans votre gouvernement… et quelle femme et pour quel ministère ! Alors que des milliers d’enfants sont dans les rues, que d’autres meurent pour ne pas avoir trouvé dans le Maroc la légitimité de naître, que des femmes et des filles sont maltraitées, battues, présentées  par les  institutions en offrande aux criminels, que des personnes vivant avec des handicaps sont enfermées dans leur incapacité à se considérer comme des citoyens… votre ministre nous abreuve chaque jour par des balivernes à réveiller les morts, nos ancêtres doivent bien rire de nous. –       Le ridicule de compter le nombre effarent d’enfants analphabètes, sans soins, sans encadrement, sans avenir, qui un jour seront des jeunes, des hommes et des femmes sur lesquels on ne peut pas compter, mais que vous allez...

3 questions à Catherine Graciet (co-auteur de « Le Roi prédateur ») Avr09

3 questions à Catherine Graciet (co-auteur de « Le Roi prédateur »)...

  Quelles sont les conséquences pour la société marocaine de l’absolutisme économique que vous décrivez dans votre livre ? La première d’entre elle est de transformer les citoyens marocains en clients des entreprises royales. C’est absolument scandaleux et cela ne passe d’ailleurs plus auprès de pans de plus en plus larges de l’opinion publique marocaine comme on a pu le voir sur les pancartes des manifestants du 20 Février et comme on le voit lors des émeutes qui explosent régulièrement dans différentes villes du royaume. Autre conséquence de l’absolutisme économique : un climat des affaires malsain, ce qui constitue clairement un frein aux investissements étrangers au Maroc. Et cela se voit au niveau des chiffres : selon l’Office des changes marocain, les investissements directs étrangers (IDE) au royaume ont chuté de 35% en 2011. C’est énorme et cela ne s’explique pas uniquement par la crise économique. En effet, l’absolutisme économique de la monarchie marocaine fait que les entreprises royales qui interviennent sur des secteurs rentables ne tolèrent aucune concurrence sérieuse. Le jeu est faussé d’avance. C’est par exemple le cas avec La Centrale Laitière qui mène depuis longtemps une véritable guerre contre Jaouda ou de Lesieur (avant sa vente) qui a tenté d’éjecter Savola du marché de l’huile. Pour parvenir à leurs fins, les entreprises de Sa Majesté n’hésitent de surcroît pas à instrumentaliser la justice pour obtenir gain de cause lorsqu’un concurrent en réfère aux tribunaux. Ces mauvaises manières rebutent les investisseurs qui sont lucides. Dans quelle mesure les revendications de l’année 2011 au Maroc ont-elles été comprises et prises en compte par le Palais ? En 2011, les manifestations du mouvement du 20 Février et l’onde de chocs des révolutions en Tunisie, en Egypte, en Libye et au Yémen ont contraint le...

Le Roi prédateur : absolutisme économique Mar09

Le Roi prédateur : absolutisme économique...

Le Roi prédateur : absolutisme économique Posté par Qandisha le 9 mar 2012 dans News | 20 commentaires Les journalistes français Catherine Graciet et Eric Laurent retracent les stratégies qui ont permis à Mohammed VI de multiplier par cinq la fortune de son père, alors que le Maroc ne sort pas de ses difficultés économiques. Extraits choisis. L’affaire Oughiri : croissance de l’Etat vs croissance de la fortune royale « En apparence, Majidi, Bouhemou et (Khalid Oudghiri) tiennent le même discours sur la nécessité de créer, dans le domaine économique et financier, des « champions nationaux » » adaptés à la compétition mondiale. En réalité, les mêmes mots sont au service de deux visions totalement antagonistes. Oudghiri envisage une réorganisation complexe qui, tout en favorisant l’émergence de pôles de croissance, s’accompagnerait du retrait du roi et de sa famille du sein de l’économie de son pays. Notamment pour éviter la confusion des genres et les tensions politiques, estime-t-il. Pour Majidi, au contraire, la défense des champions nationaux est un slogan qui doit permettre de dissimuler à l’opinion la prise de contrôle économique et financière du pays par le roi. En septembre 2006, Khalid Oudghiri pénètre dans les luxueux bureaux de Majidi, au sein du holding royal Siger. Il remet au secrétaire particulier du souverain une étude argumentée qui détaille les mécanismes de désengagement du roi et de sa famille de l’économie marocaine. La démarche d’Oudghiri, totalement suicidaire, équivaut à suggérer à un obèse de cesser de se nourrir. « A la lecture, se souvient-il, Majidi est devenu littéralement livide. Après avoir terminé, il m’a tendu le texte en déclarant : « Reprends-le, je ne veux pas garder ce document ! » En constatant sa réaction, j’ai vraiment compris, conclut-il, que leur objectif était de...

“Paris Marrakech : luxe, pouvoir et réseaux » : les bonnes feuilles Fév04

“Paris Marrakech : luxe, pouvoir et réseaux » : les bonnes feuilles...

“Paris Marrakech : luxe, pouvoir et réseaux » a de fortes chances de déranger l’Oncle Censeur au Maroc. Le dernier livre de Jean-Pierre Tuquoi et Ali Amar, sorti en France chez les éditions Calmann-lévy, revient sur les amours malsaines du Royaume avec son ex… colonisateur. Dans ce qui suit, les « bonne feuilles » offertes par l’éditeur.     LA NOUVELLE SODOME À Marrakech la paisible, quel que soit le lieu de sortie, le sexe tarifé est omniprésent et les prix aussi variés que les prestations. Tarif de la soirée pour une « ambianceuse » croisée dans un endroit à la mode dans le quartier huppé de l’Hivernage : environ 200 euros, soit à peine moins que le smic local. Certes, les hôtels ont pour consigne d’interdire à une femme seule, qu’elle soit mariée ou célibataire, d’entrer dans une chambre occupée par un tiers. « La police est très stricte là-dessus et la consigne est respectée », assure le responsable d’un palace du centre-ville. Mais rien de plus simple que de contourner la législation, précise-t-il. « Il suffit au client de louer deux chambres, ajoute l’homme. C’est dans la seconde qu’il ira rejoindre la prostituée. L’hôtel y trouve son compte et la loi est respectée. Tous les hôtels font ça, même les plus huppés. » Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à tirer profit du commerce du sexe. Depuis qu’une crise immobilière sévit à Marrakech, des centaines de meublés sont disponibles pour des durées très brèves, parfois une seule nuit, et des rencontres éphémères et tarifées. Au total, elles seraient à Kech plus de 20 000, âgées de 16 à 30 ans, à offrir leurs services avec l’espoir de gagner jusqu’à 15 000 euros par mois pour les plus sollicitées. La passe furtive, elle, se négocie aux alentours de 10...

Communiqué de l’ADFM : Un programme gouvernemental inconstitutionnel Jan25

Communiqué de l’ADFM : Un programme gouvernemental inconstitutionnel...

Communiqué de l’Association Démocratique des Femmes du Maroc en marge du programme du gouvernement: L’Association Démocratique des Femmes du Maroc a suivi avec grand intérêt la présentation du programme du gouvernement au parlement, non seulement parce que le programme est une feuille de route pour ceux à qui incombe la gestion des affaires du pays, mais parce qu’il intervient dans un contexte particulier caractérisé par les avancées qu’a connues le Maroc dans plusieurs domaines, y compris celui des droits des femmes, ainsi que l’adoption d’une nouvelle Constitution. C’est dans cette conjoncture que nous réagissons à cette déclaration et apportons les remarques suivantes : + On ne peut pas parler d’un réel programme gouvernemental, dans la mesure où dans la présentation qui en a été faite, les indicateurs qualitatifs et quantitatifs font largement défaut. Ces lacunes structurelles empêchent le suivi des réalisations et de l’état d’avancement des plans d’action et ne permettent, par conséquent,  aucun contrôle ni reddition de comptes. Par ailleurs, le programme gouvernemental brille par la confusion entre finalités, objectifs,  moyens et vœux pieux. + La domination du discours idéologique et moralisateur qui met l’accent sur le concept d’une identité marocaine unique, spécifiée dans la dimension religieuse et l’identité islamique. Ce qui rend le premier axe inacceptable dans le programme de tout gouvernement, tant que la Constitution, une référence pour tous, a défini l’identité marocaine dans la variété et la diversité, et a fait de la citoyenneté active dans l’État de droit, le fondement du  projet sociétal, qui doit mobiliser marocains et marocaines. + Le confinement des femmes dans l’espace privé/ famille par opposition à l’espace public, en noyant leurs droits et leurs libertés fondamentales dans des considérations de cohésion ou de dissolution familiale dont la femme/épouse/mère endosserait la totale responsabilité. Cette conception...

Des questions pour nos champions Jan04

Des questions pour nos champions...

Quel sort pour les femmes et les libertés ??? Après une longue attente ponctuée de suspens et de spéculations de tous genres, le 30ème gouvernement a été enfin nommé. Pas de grandes surprises quant aux postes ministériels : le PJD détient la part du lion. Cependant  certaines interrogations s’imposent. Premier constat, Bassima Hakkaoui est nommée ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, soit… sauf que c’est l’unique femme au sein du gouvernement. La représentativité féminine se voit ainsi reculer. C’est le cas de dire, que le principe de parité adopté constitutionnellement est tout sauf respectédu point de vue pratique. Est-ce encore une fois l’éternelle paralysie qui consiste à promulguer une règle et être dans l’incapacité de l’appliquer, ou bien il n’y a-t-il tout simplement pas assez de femmes capables de s’imposer dans un gouvernement de type islamiste ??? Loin de moi l’idée de tirer des conclusions rapides ou simplistes, j’avoue sentir un parfum de machisme voir même de misogynie dans ce nouveau gouvernement. Notons au passage que Bassima Hakkaoui PJDiste confirmée, sera certainement fidèle au référentiel conservateur de son parti. Reste à savoir, jusqu’à quel point le sera-t-elle ???   D’un autre côté Mustafa Ramid est ministre de la justice mais aussi des libertés ! Alors qu’en est-il des libertés individuelles??? Si on se réfère aux déclarations d’Abdalilah Benkirane, le choix vestimentaire -par exemple-est une liberté que son parti et son gouvernement ne chercheront absolument pas à confisquer. A travers cette déclaration Benkirane cherchait à rassurer l’opinion publique mais cherchait aussi à faire oublier à ceux dont la mémoire est solide, le fameux incident qui remonte à une dizaine d’années. Rappelez-vous cette jeune journaliste qui s’est faite insulter à cause de sa tenue jugée indécente (débardeur) en pleine séance parlementaire ! Espérons...

Le printemps à-ras-bord Déc30

Le printemps à-ras-bord...

On y avait cru… Tous cru… Avouez ! Un jeune homme qui met fin à sa vie de misère en s’immolant avec le feu… Un pays qui s’embrase… Un président qui dégage, qui s’en fuit comme le misérable voleur qu’il était ! Un autre pays… Des milliers et puis des millions qui prennent d’assaut une place mythique… Une place dont le nom invite à la liberté et à la dignité… l’armée « tire »… Tue… Exécute… Avant de déposer les armes et rejoindre « le peuple » ! Et rebelote… Le président dégage… De son trône de pharaon sacré… Il perd son trône, le laisse entre les mains de cette même armée. Il abandonne sa vie et en devient malade… Il quitte sa place et on a juste le temps de verser quelques larmes de joie, avant d’en verser d’autres… de tristesse et de dégoût ! Des églises brûlées, des hommes, femmes et enfants tués… Parce que dans le pays des pharaons, certains n’attendaient que « ce moment » que le chaos jaillisse, pour se débarrasser de ces « ordures » qui se permettent d’adorer un homme accroché à une croix ! Et puis, dans les mosquées, ce n’est pas la joie non plus… Des Imams prêchent la haine, alors que d’autres essayent de calmer les enfants du Nil ! Et puis, c’est l’Apocalypse selon Saint-Jean … Et Al Jazeera ! Les Egyptiens ne s’aiment plus… Ils ne sont plus « un »… Mais plusieurs !!! On s’envole pour un autre pays… Et un autre… et un autre.. : On suit les informations, en priant pour ces âmes qui se livrent à un combat contre le monde. On prie pour ces jeunes qui meurent pour la dignité et le droit à la décence ! Entre une limasse qui se fait brûler le visage… déjà visage d’ogre… qui part se faire soigner… Et revient ! Et puis...

Le cliché de la Marocaine dans les médias Déc12

Le cliché de la Marocaine dans les médias...

Les résultats de l’étude, portée sur l’image des femmes marocaines, réalisée par le cabinet LMS-CSA et présentée lors du Somment arabe des nouvelles technologies et de l’équité des genres à Rabat, sont très éloignés de la réalité et ne reflètent pas l’image de la gent féminine marocaine. «Écervelées», «manipulatrices», «soumises», «peu instruites», «victimes», «inexpérimentées»… sont les termes qui sont ressortis le plus souvent par les 1500 femmes interrogées âgées entre 15 et 55 ans. Selon ce rapport : «L’image des femmes véhiculée par les médias n’est pas représentative de la place réelle qu’elles occupent dans la société et de la pluralité des rôles, professionnel, familial et social qu’elles remplissent ». Source : http://www.lesechos.ma/medias/16383-limage-des-femmes-un-cliche-.html Depuis la nuit des temps, les femmes sont les piliers des familles. Nos grand-mères sous leurs airs de femmes soumises, ont toujours pris les grandes décisions qui orientaient et cadraient tous les hommes de la famille. Elles ont toujours su arrondir les angles pour garder le ciment qui unit tous les membres « du clan ». Ce sont ces femmes qui ont porté, nourrie, élevé, éduqué, transmis les valeurs … Aujourd’hui, la femme est une tête à plusieurs casquettes. Et selon la position du soleil dans le ciel, elle passe d’un rôle à l’autre. Au réveil, elle est maman, épouse et maîtresse de maison, le temps que tout son petit monde commence sa journée. Elle se met ensuite dans la peau de la femme active où elle retrouve ses dossiers, ses réunions et ses patrons tout en jonglant, à chaque fois qu’il le faut, avec les autres rôles qui lui sont assignés. La fin de la journée retrouve la maîtresse d’école en faisant les devoirs, la chef cuisto, la belle-fille, la fée du logis, la psy… Alors comment peut-on retrouver un aussi...

AU FIFM : « On nous a traités comme du bétail ! » Déc08

AU FIFM : « On nous a traités comme du bétail ! »...

Au FIFM, les journalistes marocains sont régulièrement malmenés par des organisateurs, qui leur préfèrent de loin les médias étrangers, jugés plus dignes d’intérêt. Témoignages. «Les chargés des relations presse nous ont informés qu’un entretien avec l’acteur et réalisateur français Roschdy Zem allait se tenir dans la journée, raconte une journaliste marocaine, accréditée à cette onzième édition du Festival international du film de Marrakech. Une vingtaine de journalistes sont donc allés le rencontrer dans son hôtel. Point d’entretiens individuels, nous a-t-on prévenus. On nous a séparés en deux groupes de dix personnes, pour que ça aille plus vite. À un moment, j’ai voulu relancer Roschdy Zem, mais on m’en a empêché, car, m’a-t-on asséné, chacun n’avait droit qu’à une ou deux questions !», s’indigne la jeune femme, résumant ainsi la mésaventure : «On nous a traités comme du bétail». Plus tard, un autre reporter viendra me confier son désarroi : «Je n’ai pas pu assister à la cérémonie d’ouverture car mon rédacteur-en-chef y était convié et qu’on ne distribue qu’une invitation par média». On se demande qui, de l’envoyé spécial ou du rédacteur-en-chef, doit couvrir l’inauguration du festival. J’ai moi-même enduré les dégâts collatéraux de cette organisation « ségrégationniste », je ne trouve pas d’autre mot pour qualifier cette avanie : Allant m’enquérir de ces « précieuses » invitations, qui permettent d’assister, sans se tordre le cou, aux films projetés, j’atterris devant le bureau des accréditations pour la presse nationale qu’on m’a indiqué à l’entrée du Palais des congrès. Un vigile m’y attend, et d’un ton bourru, me signifie que je n’ai pas le droit d’entrer. Mais, mon bon monsieur ! Qui donc a le droit d’entrer au bureau des accréditations « presse », si la presse en est exclue ? À ma question, ce...