Viole-moi, futur époux!...

Il y a quelques mois, Amina El Filali, une jeune fille âgée de 16 ans native de Larache s’était donnée la mort après avoir été forcée d’épouser son violeur. Aujourd’hui, c’est Safae, tangéroise de 14 ans qui a été mariée contre son gré à son violeur par un juge. Cerise sur le gâteau : ce mariage est parfaitement légal selon l’article 475 du code pénal marocain qui garantit l’immunité au violeur tant que le mariage n’est pas annulé ! Les us marocains offrent un piédestal à la notion d’honneur et de virginité, notions dont les corrélations diffèrent d’un milieu à un autre. Cependant, cela ne peut justifier en aucun cas le recours à des mariages forcés pour cacher « la honte ». Les sanctions pénales ont pour dessein de rectifier les dérapages qui émanent des individus vis-à-vis du contrat social qui nous lie. Mais donner au violeur le subterfuge du mariage avec sa victime devient alors une aberration à l’encontre de la victime, de sa famille et de la société. Le tort revient unanimement au violeur qui doit être châtié pour la débauche de sa virilité. Comment peut-on le marier à une fille qui a été violée à un âge où son corps continue de croître ? Le mariage précoce est fortement condamnable, que dira-t-on du mariage précoce et forcé à son violeur ? L’article 475 condamne, oui, mais il condamne la victime et non le bourreau. La société marocaine est amenée à évoluer et à dépasser ses coutumes rétrogrades qui offrent un refuge aux pervers. Sous le couvert du silence et de l’honneur, plusieurs viols et cas de pédophilie sont perpétrés, le coupable tire profit de cette situation pour récidiver encore et encore. Le nombre des victimes augmente, les séquelles physiques guérissent tandis...

Réfléchir

Ma réflexion guide ma vie. C’est mon regard sur le monde, ma façon d’évaluer le monde, les gens, les thèmes et la vie de manière générale. Le monde influe sur moi mais ma réflexion me permet de comprendre ce qui s’y  passe, de m’y intégrer et d’agir convenablement  et librement. C’est une gestion rationnelle et même sentimentale de ma vie, et c’est ma contribution à ce monde où je vis et par lequel je passe.  comprendre analyser et produire la réaction adéquate me permet d’apporter le fruit de mes idées au monde ou je vis. Je cesse d’être l’acteur passif et le consommateur égoïste et inopérant. j’integre les changements dans ma vie, et je fais un tri convenable pour ne pas être entraîné dans le flot considérable de nouveautés, de plaisirs, de productions tous azimuts, et mon bonheur réel et  profond est au prix de la réflexion et de la distinction. Je suis un être humain, c’est moi l’acteur de tout ce qui fait l’image et la réalité de mon monde. Mais en même temps, c’est un droit inaliénable que celui de mériter  le bonheur, et de ne pas être esclave du monde artificiel complexe qui s’est créé à travers les générations. Jai le droit de défendre mon unicité, mais j’ai le devoir aussi de protéger le monde dans lequel je vis. Faire taire l’autre ne peut que créer des tensions, des sentiments d’injustice et des volontés de chercher des échappatoires à  ses cris  et à son expression libre. l’accumulation de l’expérience humaine et des tentatives de comprendre et d’évoluer sont dignes de respect ,d’étude,  de compréhension et d’intégration à mon être. Mais vouloir faire abstraction de cette activité humaine, et s’accrocher coûte que coûte à une idéologie donnée, à une vision unique du...

Bibliophobie

Bibliophobie Posté par Un homme le 2 mai 2012 dans Qandil’homme | 2 commentaires Le 23 Avril 1616, deux des plus grands écrivains que cette terre (pourtant féconde de médiocrité) ait porté, passaient la plume à gauche, Cervantès et Shakespeare. C’est chaque année à cette même date Ô combien symbolique que sera des siècles plus tard célébrée la journée mondiale du livre. Une journée dédiée à la promotion du livre et de la lecture, en particulier chez les jeunes et les enfants, car le virus de la lecture doit être inoculé dès l’enfance, un virus heureusement incurable et qui donnera à son hôte l’envie et la joie de lire le restant de sa vie. Dans le quasi désert culturelle qu’est le Maroc, on s’imaginerait que l’État déploie des moyens titanesque, que nos bienveillants dirigeants ont perdu le sommeil et qu’ils s’échinent à trouver le moyen de sortir du marasme que les chiffres ne cessent de mettre en évidence surtout ceux concernant l’analphabétisme. Détrompe-toi compagnon d’infortune, la vérité est tout autre, elle est même tout à fait à l’opposé de ce que nous imaginions. Récit des faits Comme beaucoup de facebookeurs j’ai eu vent d’une initiative fort sympathique : amener son livre, se réunir dans une place et le lire dans le calme et la bonne humeur, ceci afin de célébrer cette fameuse journée du livre. C’était sans compter sur l’extrême vigilance des forces de l’ordre établi (et du désordre culturel), qui font preuve d’un zèle légendaire en matière de répression de toute initiative citoyenne et d’un laisser-passer tout aussi légendaire quand il s’agit de rendre justice aux citoyens lésés par le système. Ces forces de l’ordre ont décidé dans leur infinie sagesse de disperser ce rassemblement en invoquant un motif à leur hauteur, la...

Les islamistes (v)ont-ils volé(er) la révolution ?...

  Réponse à l’article   « Démocratie » ou «   dictature de la majorité » ? Suite à la lecture de l’article proposé par M. Kamal Abdelilah, je me devais de réagir face à tant de contre-vérités et d’analogies faites sans aucune contextualisation ni même preuve d’une quelconque connaissance du contexte iranien. Les progressistes médiatiques hégémonistes ont tendance à relayer l’idée qu’après le printemps arabe, est venu l’hiver islamiste.Pour se faire je répondrai point par point, en inversant enfin le regard accusateur porté sur les islamistes. Non pas que je sois islamiste, au contraire, militant politique dans un parti de gauche, jeune issu de la classe moyenne supérieure, poursuivant des études universitaires et féministe, je suis ce que l’on peut appeler un héritier, profondément séculier, mais également profondément attaché au principe d’honnêteté intellectuelle : pour changer les choses, il faut d’abord se changer soi-même et profondément, en lutte contre le « ce n’est pas moi, c’est les autres ». L’auteur se réfère à la révolution française de par sa popularité au sein de la société civile. C’est en effet ce qui a manqué aux révolutionnaires partout dans la zone Maghreb/moyen-orient pour parvenir à dessiner une société plus juste. Ceci étant dit, cela est-il la faute des partis islamistes ? Non absolument pas, ces mêmes partis islamistes, que l’on diabolise, servent à masquer la pauvreté intellectuelle et militante de celles et ceux qui se prétendent « élite ». En effet, les partis islamistes via des associations caritatives ont su s’organiser pour aider les plus démuni-e-s. Et ce notamment en période de catastrophes naturelles, de grande misère au quotidien, là où les élites progressistes se réunissaient dans les salles fermées à débattre des idées. L’auteur tente la comparaison, trop évidente, avec l’Iran d’après 1979. Il est profondément facile, hasardeux et...

Le regard assassin

Le regard assassin Posté par Un homme le 12 avr 2012 dans Qandil’homme | 15 commentaires « L’Enfer, c’est les Autres », disait le grand Sartre (Jean-Paul, du prénom) … Aujourd’hui, on pourra presque attribuer ce « autres » aux Marocains. La tentation est on ne peut plus grande. Très souvent, une vue d’ensemble sur la société Marocaine permet de dresser un constat macabre : Cette société est malade, malade d’un complexe et d’un malaise profond vis-à-vis de l’autre, et plus spécialement du regard de cet autre. A vrai dire, les gens ont du mal à assumer leur faits et gestes, voir leur idées. Tout leur agissements restent donc tributaires du « socialement correct » et de sa bénédiction, une hypocrisie, un conformisme pesant, rétrograde, voir meurtrier qui s’installe dans les mœurs… Dans un tel environnement, se revendiquer de choses tel que l’humanisme, les droits de l’homme, la laïcité, voir du féminisme est susceptible d’attirer les foudres de tout ces yeux à l’affut : Il faut bien un certain courage et une indépendance vis-à-vis de la pensée unique pour ne pas se sentir obligé d’adhérer à la « norme » traditionaliste, tellement le poids de la société et de l’impact de son regard est présent et pesant sur la vie de tout les jours de tout un chacun. Nous avons la les symptômes d’un renfermement, un « communautarisme » , et un ordre moral ambiant, un état de fait qui a été meurtrier dans le cas d’une certaine Amina Filali , par exemple… Ce qui me révolte le plus dans cette tragédie, ca n’est pas l’arrogance d’une Hakkaoui qui minimise les faits, ni un Ramid qui, lors d’un plateau télé, défend le mariage des mineurs (ou alors, disons le clairement : la pédophilie !...

Violeur, parce que je le vaux bien…...

Violeur, parce que je le vaux bien… Posté par Un homme le 14 mar 2012 dans Qandil’homme | 68 commentaires Bonjour, je m’appelle Mahmoud je suis un marocain de base, sans éducation… Dans la vie, j’aime dormir sans me brosser les dents, sentir mes doigts après les avoir longuement frotté entre mes orteils. Je suis chômeur, mais pas comme les diplômés chômeurs ! Non. Moi je suis chômeur autodidacte : la glande et la rue, j’ai appris tout seul. J’ai tellement kiffé l’école, que je ne l’ai quitté qu’à 13 ans, je savais écrire Grenoy et elifon, parce que j’aime beaucoup les animaux. Mon animal préféré c’est la fille… c’est un animal au cheveux long qui sent bon. Je leur ai déjà parlé deux fois. Une fois c’était en 1997 dans un bus, j’ai dit « Pousse-toi » à une fille. Ensuite en 2002, y’en avait une dans mon quartier et une fois je rentrais dans l’immeuble où j’habite au moment où elle en sortait. Je lui ai dis « sma7 lya ». Bon après, y’à bien sûr ma mère, mais elle, c’est pas pareil, les mamans c’est à part. Sauf quand elles ont pas de maris, parce que si elle n’a pas de mari, c’est une pute… Si elle a un gosse, qu’elle est maman, mais qu’elle est entrain de se remarier, la c’est une pute en désintox. C’est ça le problème avec les filles, parce que quand elles sont jeunes, et avant le mariage, si elles n’ont pas de grands frère, elles vont mal tourner… c’est pas comme nous les hommes, comme le disait mon père, le diable préfère être dans les jupons des filles parce qu’elles sentent Saboune lkef. J’ai une sœur à la maison, mais elle c’est pas pareil. Je...

!بجانب كل رجل عظيم امرأة عظيمة...

!بجانب كل رجل عظيم امرأة عظيمة Posté par Un homme le 1 mar 2012 dans Qandil’homme | 1 commentaire تفصلنا أيام قليلة عن حلول ثامن مارس الذي يصادف اليوم العالمي للمرأة، و ربما سيصنف أسوأ احتفال لحدود الآن لدى العديد من المنظمات و الحركات النسائية المدافعة عن حقوق المرأة بالمغرب ! و السبب خيبة الآمال التي أصابتها عند الإعلان عن تشكيل حكومة تظم امرأة وحيدة ! دون الاستئناس على الأقل بزميلة لها لتجاذب أطراف الأحاديث النسائية عند استراحة شاي داخل قبة البرلمان ! حيث كان يُنتظر أن تحتفل المرأة في يومها العالمي بمكتسبات أكبر خصوصا في ظل دستور جديد ومن خلال مشاركة نسبة كبيرة للعنصر النسوي داخل التشكيلة الحكومية، وما لذلك من دلالة رمزية تدل على أن « نصف المجتمع » حاضر بتمثيلية نسائية تٌعطى بها إشارات قوية على أن تدبير شؤون البلاد و العباد تتم بمقاربة النوع الاجتماعي، التي تساهم إلى حد كبير في إرساء العدالة اجتماعية ! و رغم ذلك يبقى في نظر الكثير من النساء أن للاحتفال دلالة كبيرة فهناك من تعتبره نفسا جديدا لتجديد الثقة و الاعتراف بالجميل و ما تقدمه المرأة المغربية من تضحيات في سبيل الرقي بالمجتمع و الأسرة كمؤسسة اجتماعية، وتقديرا لشخصها و تتويجا لما حققته من إنجازات و في كل الميادين ومحطة وقوف عند مجموعة من المكتسبات، لإعطاء شحنة جديدة من مشاعر الاهتمام و تحفيزها على العطاء و الاستمرارية في تأدية مهامها ككل، لكن مع الأخذ بعين الاعتبار الاحتفال بها طيلة السنة، ليس فقط بتخصيص أعياد و محطات مناسبة آنية وظرفية تنحصر في تذكر المرأة و الاحتفال بها الاعتراف بها والالتفات إليها و الحديث عنها في يوم فقط ! وربط التعبير عن مشاعر التقدير والاحترام تجاهها بزمن محدد معتبرة أن هناك نوع من التقصير في باعتبارها نصف المجتمع وركيزة صلاحه و تطوره و لكن من الضروري أيضا، الاحتفال عبر المباشرة في تحسين أوضاعها و العمل على...

Maroc : le bateau ivre…...

On savait que 2012 serait l’année de tous les dangers, elle est en train de tenir toutes ses promesses. Pour être plus précis, elle est en train de payer le prix des promesses non tenues du 9 mars 2011. Incapable de véritable despotisme, mais totalement récalcitrant à la démocratie, le Makhzen est maintenant aux commandes d’un bateau entre la voile et la vapeur, mais dépourvu de gouvernail. Un bateau ivre. Cruelle ironie que celle de cette ivresse quand on a appelé à son secours… des islamistes. Mais l’heure est à la gueule de bois. Emeutes, jacqueries, insurrections, rébellions, révoltes : les colères collectives prennent toutes les formes. Feux de forêts qui menacent de converger en un gigantesque incendie. Les colères individuelles, quant à elles, ne prennent de plus en plus qu’une seule forme, celle de la torche humaine. Une, puis cinq, puis dix, puis on ne compte plus… Obsession Bouazizi. Abbas éteignait ces incendies en les aspergeant de dirhams, mais il n’y plus de dirhams. Pauvre Abdelilah. Mais il n’y a pas que le feu de la colère qui se propage, celui de l’irrévérence aussi : Mouad L7a9ed, Abdessamad Haidour, Walid Bahomane… les jeunes franchissent toutes les bornes. faites les taire, ressucitez la sacralité, vite , vite, au diable le 9 mars! Pendant ce temps, Ramid se substitue au procureur. Ministre ou substitut du Procureur ? Il faut offrir du sang au peuple en colère. Benallou, Alioua. Petit gibier qui sent le ranci, mais le gros gibier est encore une espèce protégée… il faut faire avec ce qu’on trouve sous le bras. Il ne reste plus que cinq mois de devises ? Vite, il faut économiser le salaire de Gerets ! Avec ça, on pourra payer au moins une journée d’importations du Morocco Mall. Et dix...

Lettre ouverte au censeur...

Monsieur, Ce mot de simple civilité vous sied à merveilles, comme un gant ! Cela a l’avantage de consacrer, pour ces mêmes règles de courtoisie, votre identité : vous êtes un bel anonyme !C’est pourquoi je vous invite avec instance, me pliant aux règles de l’urbanité et invoquant cette vertu que l’on appelle d’un nom si précieux mais redevenu, en ces temps de grisaille morale, si banal;  je vous invite donc au courage ! Courage du nom et de la parole ! Vous n’avez pas le courage de votre nom, bien qu’on ait, en des temps certainement immémoriaux, sacrifié une bête pour célébrer votre naissance !  Et vous n’avez pas le courage de votre voix, ce bien inestimable :    Interdiction de fait, censeur anonyme ! Ose dire, petit monsieur : j’interdis ! قلها ومت آ صاحبي Ai-je envie de dire pour reprendre un chant célèbre. Faute de connaître votre nom – vous vous entêtez à rester anonyme – je vous appellerai désormais par ce que vous savez si bien faire : la censure. Je ne me déleste pas, voyez-vous, des règles de courtoisie et vous apostrophe par cette formule de politesse dont seuls nous, amis de Leftah, connaissons les subtilités et le sens : Monsieur le censeur ! Vous interdisez, dans l’ombre et sans état d’âme, au nom de je ne sais quelle morale rétrograde un livre de fiction fait de papier et d’encre, et vous foulez de multiples droits : ceux de l’auteur empêchant la circulation de ses idées, ceux du lecteur que vous infantilisez en le privant de découvrir sa littérature et de se former, en son âme et conscience, un jugement. De quel droit vous vous érigez en juge des consciences et statuez sur une jouissance exigible par le lecteur...

كيمياء الراديكالية...

 في علم الكيمياء و عالمها و مجتمع الذرات و الجزيئات، كل جزيئة تحتوي على « راديكال حر » تعتبر من أقل الجزيئات ثباتا في محيطها و أشدها عرضة للتفاعل. لأنها في العرف الكيميائي لم تستكمل خواص و شروط المواطنة و النضج الكيميائي، و تسبب ب ذلك حالة من عدم التوازن و اللانظام في محيطها، مما قد يجعل الفضاء الذي تشغله عرضة للانفجار في أي لحظة إذا ما توفرت شروطه. كما أنها تكون سهلة الاستقطاب و الشحن من جديد حسب الظروف الفيزيائية لمحيطها.1 و لعلكم تلاحظون هنا مدى التشابه الموجود بين الراديكالية في شقها الكيميائي و الراديكالية في شقها الإنساني. لأن الشخص الراديكالي هو شخص يتسبب حسب درجة تأثيره في خلق حالة من اللانظام و الدعوة للفوضى من أجل إعادة خلق نظام و فضاء يتسع له وحده و حسب هواه. و لعل القارئ قد يتفق معي على أن الراديكالي هو شخص لم يستكمل بعد شروط المواطنة الكاملة في المجتمع الديمقراطي الذي يتسع للجميع و يقبل باختلافهم، و من منا لا يحلم ب هكذا مجتمع.1 إن الراديكالية في كل تجلياتها هي ذلك التمسك الرهيب بأقصى جوانب و هوامش الفكر و الإيديولوجية و إراحة النفس و العقل من تبعات التفكير و إعادة التفكير المتكررة و التهرب من كل أسئلة الشك التي تعترضنا دائما أينما ولينا وجهتنا. فالراديكالي (هذا المصطلح يشمل جميع التوجهات الفكرية و الإيديولوجية الراديكالية و التي تدعو أساسا لإقصاء كل من يخالفها الراي) كي يريح نفسه من عناء التعايش بكل شقاءه المتمثل في التجديد المستمر للأفكار و تدويرها في شكل إبداعي و بناء، يسعى لإقصاء خصومه و تصفيتهم قصد التخلص من مصادر الشك و التساؤل التي لا تجف، هذا الإقصاء صار يتجلى في شكل تبني قوانين مجحفة و غريبة و تأويلها وإضفاء الشرعية عليها بإعتماد أساليب خبيثة و مثيرة للإشمئزاز. فالخطر إذن يتجلى حين تصل الراديكالية إلى مرحلة إعادة خلق النظم و القوانين، لأنها بالطبع ستخيط قوانينها...

Je suis un Refuzfoot !...

De mémoire d’Homme, je n’ai jamais assisté à un match de foot. Malgré les tentatives –sérieuses et persistantes-, je n’ai jamais pu me résigner à l’idée de m’assoir 90 longues minutes devant un poste de TV entrain de regarder 22 personnes (dont le QI n’est souvent jamais plus haut que celui d’une poule… mes excuses plates à ceux qui font l’exception), courir derrière un ballon tout rond (en général de couleur blanche, avec des carrés noirs ! va savoir pourquoi…) ; le tout sous les yeux d’un gars au bord de la crise cardiaque, souvent tête dégarnie, habillé en noir (parfois en couleur de stabilo) qui siffle à tout va !   Non, merci… Je préfère un bon film, un bon livre ou une bonne compagnie pour se taper des discutations (pluriel de discussions à Berkane) entre amis–es! Oui, je suis vieux jeu ! Oui, je suis out of time, oui je ne suis pas normal. Désolé de vous décevoir, mais me déplacer, à un endroit en bas de la rue Michlifen, ou ailleurs dans Agdal, Hassan ou autre quartier de Rabat, pour m’entasser avec des gars et des nanas au bord de l’hystérie pour constater l’échec d’une équipe qui n’a jamais walou foutu depuis des décennies, coachée par un cousin (normal, les belges sont les cousins des berkanis) qui touche l’équivalent de quelques années de mon salaire par mois, et qui va nous offrir un piètre 0 – 0 au final,voir une raclée comme pas pareille de la part des aigles de Carthage … Tout çà pour siroter un coca (je ne peux faire mieux, au vu de mon intégrisme prononcé), en mettant en péril mes oreilles (déjà endommagées par une intervention chirurgicale), et à mal mes cordes vocales (affreuses, même en temps normal) et...

Les droits de la femme, c’est pour quand?...

Dès son annonce, l’ex -nouvelle Moudawana n’avait relevé aucun obstacle politique. Mais elle s’était vite heurtée à une forte contestation populaire. Ça continue aujourd’hui, et cela retarde gravement l’application de ladite réforme. La Marocaine, peut dorénavant, se marier envers et contre tous. Ce n’est évidemment pas désirable, mais il n’est pas impossible qu’un père mal éclairé gêne à tort le bonheur de sa fille. De telles situations sont légion. Pour autant, avez-vous, ne serait-ce qu’entendu l’histoire d’une demoiselle qui aurait bravé l’interdiction familiale, depuis 7 ans que la Moudawana est applicable ? Celle-ci risquerait bien pire que les foudres du tribunal : essakht (la malédiction) de sa mère. L’intimidation serait tellement insupportable qu’aucune, à ma connaissance (et surement à la vôtre), n’a encore tenté l’expérience interdite (pas comme le film). En plus, le devoir partagé des parents, particulièrement au regard des dépenses de la maison, est maintenant posée en principe légal. Pourtant, la plupart des Marocaines considèrent toujours qu’il est du devoir du conjoint d’entretenir sa bien aimée et que même si celle-ci bosse, il est de son droit de décider de son revenu comme elle le souhaite. La plupart des mâles pensent pareil. Et s’ils associent leurs épouses aux frais communs, c’est toujours dû aux conditions financières du couple et toujours avec un fond de culpabilité… Le droit modifiera-t-il la société ? Seulement si la volonté politique y est. Faire évoluer la Moudawana, c’était souhaitable – très souhaitable, même. Mais il reste énormément à faire pour que les comportements suivent. Il fallait décrasser les programmes, à l’école, de fond en comble, c’était indéniable. Mais il fallait aussi – voire surtout – instrumentaliser lourdement la télévision et la radio, seuls médias populaires dans un pays encore considérablement analphabète. Il fallait vulgariser au maximum les dispositions de...

Libertés au Maroc: Sale temps pour les muezzins!...

Pour une fois que j’avais commencé à aimer Qandisha, voilà que le ton me fait grincer des dents! Ce n’est jamais simple de faire de l’opinion dans ce bled, je sais, mais il est simple de faire dans le ridicule, et là, ma foi, c’est du sacré bon travail, gratuit quoi que signé de belle griffe. J’ai lu le billet, l’ai relu, dans tous les sens, mais je n’ai pas trouvé d’alibi suffisant à valider la patte blanche de monsieur qui se moque/plaint de son muezzin! J’ai aussi peiné à comprendre comment est ce que, selon le commentaire de la rédaction, ce billet serait un appel à un débat de société…Alors de deux choses l’une: ou je ne comprends plus rien à rien, au plus beau pays du monde, ou alors, c’est monsieur Abdelhadi Saïdqui s’est trompé! Vous m’en direz quelque chose!   Dans son article du 17 Janvier 2012, notre poète s’indigne du dérangement que lui cause l’appel à la prière du Fajr, et je l’aurais compris s’il s’était limité à la qualité des voix des muezzins au Maroc, car c’est là une petite problématique (petite oui, parce qu’elle ne mérite pas tout ce tapage) qu’il mériterait une autant petite penchée de la part du ministère de tutelle. En effet, et au vu de leur rôle très significatifs, les muezzins doivent être sélectionnés sur une base de critères, dont une belle voix et une parfaite maîtrise des gammes musicales. Point! Un appel dans ce sens, ne saurait dépasser cette remarque, car au delà, la malversation est vite commise, et qu’elle par préméditation ou inadvertance, elle ne fera qu’alimenter un faux débat sur la liberté de culte et je ne sais quoi d’autre.   Maintenant, pour répondre à monsieur Abdelhadi Saïd, dont je respecte autant la...

فلنتذكرهم بفرح...

ذات ثلاثاء بينما كنا مستغرقين في تقليب خلافاتنا البسيطة منها والعميقة بينما كانت صراعات السياسة والمناصب تشغل البعض في حين يضيق بنا السجن الكبير ، غادرانا دون أن يتركا رسالة وداع لا لنا ولا للسجان ، لم يطرقوا حتى الباب مرة أخيرة ، كان الموت قد تأخر فعلا ولم يصدقوا مقدمه حتى خرجوا لاستقباله بحضن دافىء كيوم عيد، إنه مجد طاردوه في حياة قضياها ناسكين زاهدين بكل ما يحمله الزهد من معاني النبل ، نريد أن نبكي ولكن لا نستطيع أن نخالفهما فالموت لم يكن أبدا نهاية بالنسبة لهم وحتى الحياة لم تكن أبدا لا انتصارا ولاامتيازا بالنسبة لهما ، يريدوننا أن نتذكرهم في يوم الرحيل بفرح ، لا مكان للجنائز وللمآتم ، اليوم مغنى ، اليوم عيد ننشد فيه أغانيكما مرات ومرات ، يحق لهما أن تكون الساعات القادمة مسجلة حصريا باسميهما ، هذا أقل ما يمكن أن نفعله ونحن نرى المشهاب ينطفىء و جبال الأطلس شامخة أوتارها تصوم اليوم عن النحيب لأنه الزمن .1 أخد الاثنان حيزا من حيوات كثيرة ، بمسحات الحزن على ملامح كل مقهور ومغبون ، لكن لسنا يتامى اليوم و رويشة الذي تساءل في أغنيته  » شكون يفهمني ؟ » يحيا من جديد ، نعم يحيا مع الوتر في قلوب أثخنها الضيم والانتظار ، يحيا مع الزمن الذي لم يعد كالزمن ، محمد سوسدي سيذهب بعيدا أيضا عن كل هذا الوهم الذي يسيطر علينا في الصباح ويقتلع فراشنا في الليل كما تقول رائعة  » الغادي بعيد  » ربما بحثا عن الخليل الضائع ، وحدهم الرائعون يغادرون ويستقلون الرحلة المجانية التي لا يعرف موعدها لا إنس ولا جان .. لا يوضبون لا حقيبة سفر ولاهم يحزنون في حين يمهل الزمن الفاجر أنصاف الرجال ليمرحوا بتاريخ يكتب وينشر ثم يحتفى به ، في حين يرحل أبناءنا الشرعيون والصمت يصوت بمقاطعتهم ، هل لنا أن نذرف شيئا من الدمع على « السي محمدين »...

Tourabi ou l’Evoé du désaveu…...

Il aura fallu qu’un effronté téméraire ose aborder de manière non émotive la représentativité féminine au sein du gouvernement pour que l’alliance des femmes sans frontières lui tombe dessus à bras raccourcis et talons aiguilles aiguisés. Du coup, toute la pertinence de la « femme » se retrouve résumée à ce cri « d’orfraie » arpentant le côté obscur du « féminisme », venant donner raison à cet égaré de la cause féministe qui pourtant ne faisait que pointer du doigt cette façon«échevelée » dans l’expression même de ce féminisme acariâtre auquel bon nombre de femmes refusent de s’identifier. Si l’on prend ne serait qu’une petite aune de recul, on remarquerait que les esprits ont été remodelés avec une accélération notoire afin d’appréhender une nouvelle conception, disons plus universaliste, de “l’humain” depuis la date fatidique du 11 septembre, événement dont l’exploitation à outrance a permis de fabriquer des “cerveaux disponibles”. Personnellement, je ne suis pas contre cette universalisation de l’« humain », je suis même pour, si la motivation première en était la pacification de l’espèce en respect du droit de chacun conformément aux principes de l’éthique et de la morale, notions de plus en plus subjectives de nos jours. Le sens même de l’éthique et de la morale a été détourné à des fins inavouées causant par là même une putréfaction de la valeur humaine, amenant les esprits à “catégoriser” instinctivement les populations qui à leur insu sont en train d’être regroupées en “tribus“sous de fausses bannières unificatrices (femmes, occidentaux, orientaux, islamistes, homos…etc). Lors de la formation du précédent gouvernement, j’avais émis cette crainte de voir la nomination des sept femmes dans notre gouvernement se limiter qu’à une victoire de la “tribu femme” faisant office de révélateur dans cette marche, aussi désordonnée soit-elle,...

Au malheur des dames

Que d’indignation! Que de rage! Que de cris d’orfraie poussés par nos belles âmes après l’installation du gouvernement de Benkirane. On s’étrangle, on s’emporte, on se scandalise, non pour la présence de ministères de souveraineté dans un gouvernement qu’on a juré pourtant qu’il serait partisan et politique, ou encore pour la nomination d’Akhenouch, qui change de parti comme le Morocco Mall change de vigiles, mais à cause de la présence d’une seule femme au gouvernement. Et quelle femme! Bassima Hakaoui, qui a le tort, d’après ces belles âmes, de défendre une vision conservatrice de la cause féminine. Comme si une militante et dirigeante islamiste était censée prêcher et promouvoir des idées laïques et égalitaristes sur ce genre de questions. On se croirait presque dans cette fameuse réplique de Louis de Funès : «  votre oncle est rabbin? Mais il n’est pas juif quand même? ».   Ce nombrilisme, chez beaucoup de nos féministes et modernistes, est le résultat d’un aveuglement sidérant. Il considère qu’il n’existe qu’une seule forme, un unique modèle de concevoir la question féminine et dela défendre. Tout ce  qui est en dehors de ce modèle n’est alors qu’une exécrable soumission à la domination masculine, dont Bassima Hakaoui ne serait que l’instrument et l’agent. Une arrogance et un mépris qui font oublier qu’en 2000, Bassima Hakaoui et ses frères ont fait descendre des centaines de milliers de marocains dans les rues de Casablanca, pour  défendre ces valeurs conservatrices, que nos féministes et modernistes toisent par-dessus la jambe. Unpeu d’humilité et de lucidité seraient plus que nécessaires.   Ces âmes charitables, qui ne jurent que par parité, égalité et discrimination positive, se lamentent, pleurnichent, crient au machisme, à la régression et à la  menace islamiste, oubliant la part de responsabilité des femmes elles-mêmes dans...

…سكوت ! حنصور...

تمثيل فقط ، إنها سينما فقط يا حبيبي تقول رفيقتي وأنا الذي كنت قد بدأت الانسجام مع الجو ، آه إنه تمثيل فقط لكن صدقا إنهم ممثلون بارعون جدا.  1 ليسوا أبرع من ممثلينا ، يقول أحد من الرفاق في تلك الليلة الخمرية ، هل لنا فعلا ممثلون يجيدون التمثيل ؟ طرحت هذا السؤال ، أعرف أن لنا ممثلين وممثلات لكنهم أنفسهم لا يجرأون على أن يزعموا أنهم ممثلون يجيدون أداء أدوار بتلك الدقة والحرفية الخادعة ، تستدركني الأخت في مجمع لا يفصل بين الرفيقات والأخوات:  » يبدوا أن الإحباط والركون إلى اليأس استبد بك يا رفيق حتى ما عدت رفيقا و لا أخا ما عدت قادرا حتى على أن تميز بين لعبة شريفة ومسرحية مطبوخة أم أنك شربت من نبيذ الأسياد وثملت ديمقراطيتهم ؟ « ، ولكن كيف يمكن أن يكون كل هذا لا شيء ، كيف يمكن ؟ يهيأ لك أن ساحة المعركة حقيقية ، تعتقد أنك  تراها بعينيك المثقلتين انتظارا ، كل شيء هناك الغريمان والأضداد وذلك الحكم النزيه الذي يتدثر بالشرف والبراءة ، كل شيء موجود هنا ، تبدوا مباراة حقيقية تماما كما مباراة المصارعة تلك.  1 لكن لا شيء يحصل فعلا في واقع الأمر ، إنهم يمثلون فقط ، يرفعون عقيرتهم عاليا حتى يخيل إليك أن المسألة وصلت حدا لا خط رجعة معه ، تنتظر معها تفاصيل القادم من الأحداث ، ترقب باهتمام ما سيقوله هذا أو ذاك ثم قد تتعاطف مع هذا الطرف أو الآخر وهما منك بأنه ثمة أطراف عديدة ، ثم تسمع باتفاقهم وتنسج انتصارا عابرا أو استنتاجا عفويا ثم تغادر مع نهاية الجنريك ، ظننتهم يتعاركون ، ظننت ذلك الأخ التقي يواجه ذلك الشيخ من ساكني دار البقاء وبينهما ينتظر الرفيق الآخر أن يأذن له المخرج بفرصة فقط فيما الرابع انضم إلى مقعد خلفي إلى جانب المتفرجين دون أن يدفع ثمن التذكرة ، السيناريست لم يحضر...

أش من حريات فردية تتهضرو عليها؟...

الفرق بين اليسار والاسلاميين أن اليساريين تايمارسو السياسة بسذاجة كبيرة، نقدرو نكول كاع فيهم النية بزاف، على عكس الاسلاميين لي عندهم القدرة على المراوغة، والمشكل اننا كامالين تا ننساو هاذ التويشية وحنا تنهضرو على البي جي دي . علاش هاذ الهضرة دبا؟ مباشرة من بعد ما تعرف على ان البي جي دي هو لي غادي اشد الحكومة، بداو بزاف ديال الناس تيبينو المخاوف ديالهم من المساس  بالحريات الفردية، هاذ المخاوف كانت معقولة او باينة ، الاسلاميين لي واعرين بزاف فالسياسة ارتاكبو فالاول شي اخطاء بعد شي تصريحات مكانش هي هذيك، ولكن من بعد ما عاقو كثرو علينا من الهضرة ديال انهم غادي احتارمو السوليما والمسرح والفن بشكل عام ، بل اكثر من هكا الزعماء ديال البي جي دي دارو واحد الفانت واعر، او كالو انهم متضامنين مع لطيفة احرار فقضية القفطان المحلول، بالرغم من انه منذ اشهر قليلة كانو هما لي هاجموها. على كل الحال هاذ شي كلو عادي  الخطورة جاية من جانب اخر. هو الفنانة والكتاب بريوسهم لي كثروا مؤخرا من الخطابات التطمينية: العادلة مغاديش امسو الحريات الفردية، اللحايا غادي احتارمو الفن، حنا والله مخايفين على الفن في زمن البي جي دي، راه ها الحزب كاع رشح فنان للبرلمان. او هاذ التطمينات خارجة من جوج انواع ديال الفنانة: النوع الاول من الشكل المنافق باغي يتقرب لعدالة والتنمية باش ياخذ حقو من الكاطو ،هاذ النوع تمحن فالسنوات الاخيرة، او عندو امل ان فعهد البي جي دي يقدر انه يصور شي حاجة. النوع الثاني تيكذب على راسو وتيثيق الخطابات ديال العدال والتنمية،  او تينسى ان االناس تيديرو السياسة،  كمثال فالوقت لي كان الزعماء ديال العدالة تيباركو مهرجان مراكش، كان المقرئ ابو زيد شابع فيه سبان , او هاذ الفيلم هو لي غادي يتكرر شحال من مرة فالاشهر القادمة، شي غادي يبدا يبخ او شي غادي يبدا يكوي، باش الحزب احافظ على الخطاب المزدوج، او فنفس...

Aït Kala : ces enfants qui ne meurent jamais…...

A Aït Kala et Aït Maghlif, le décès des enfants est rarement déclaré. L’enfant mort est automatiquement remplacé par celui qui vient après. Quant aux filles mariées, elles ne se présentent pas directement devant le juge ou l’adoul. C’est l’élu qui s’improvise intermédiaire. Cause principale : l’enclavement de ces douars et l’absence de routes goudronnées ou aménagées. Récit. La Fondation Ytto vient de revenir d’un autre périple dans ce « Maroc inutile » dont personne ne parle. Cette fois-ci, c’est vers la province d’Ouarzazate que la caravane de la Fondation s’est dirigée, plus précisément à Aït Kala et Aït Maghlif où résident pas moins de 7000 habitants. «Quand on est parti voir le président du tribunal de Ouarzazate, lui-même ignorait l’existence de ces deux villages. Il a fallu qu’il se renseigne autour de lui pour qu’il prenne conscience qu’Aït Kala et Aït Maghlif faisaient partie de la province », lance d’emblée Najat Ikhich, présidente de la Fondation Ytto. Tout d’abord, c’est pour traquer le phénomène du mariage coutumier et celui des mineurs que l’association a choisi cette destination. Mais, les caravaniers allaient découvrir d’autres phénomènes liés directement à l’enclavement de cette région. Une région abandonnée par l’Etat et par les autorités locales.   Aït Kala est une région très difficile d’accès. La route est goudronnée de Ouarzazate jusqu’à Tidili. Puis c’est le règne des pistes impraticables où même des véhicules 4X4 peinent à se frayer un chemin. Les 26 km de Tidili à Aït Kala prennent une heure. Plus d’une heure pour les douze kilomètres reliant Aït Kala à Aït Maghlif. Durant la période hivernale, ces populations restent emprisonnées pendant de longues semaines. Non seulement à Aït Kala et Aït Maghlif, mais aussi dans les douars d’Aït Hmane, Tagdourte, Tilemsine, Anemmid, Agroulaoune. La caravane a...

Quand les femmes s’en foot!...

Depuis qu’il a lu sur Internet que le Maroc était issu d’un “affluent méditerranéen”, Brahim se disait que Sumériens qui auraient débarqué à Oualidia un mardi auraient très bien pu donner le nom de leur Dieu Soleil à sa province. “Hélios” ca faisait plus classe que “Tlat Sidi Bennour”, sa cité expériale comme disait Brahim qui en avait marre de ces marocains de la télé qui semblaient tous venir de cités aussi impériales les une que les autres. Brahim partageait sont temps entre son boulot de prof de sport, celui d’entraineur de l’équipe de foot des jeunes d’Hélios, les bandes dessinées qu’il pouvait trouver et Internet. Il allait au cyber deux fois par jour et y faisait le tour du monde à chaque fois. Brahim allait aussi au café du centre pour prendre son petit-déjeuner ou voir les matchs de foot qui y étaient retransmis. Il y croisait souvent Si Fettah, l’adjoint du Caid, et parfois l’Haj Miloud, l’imam de la grande mosquée ainsi que le Fqih Allal, imam de la petite mosquée et chef des Huns en gandoura afghane à Hélios.   Les yeux de tous les clients du café étaient rivés sur le petit écran. L’Angleterre avait ouvert le score très vite, mais la France avait outrageusement dominé avant l’égalisation dans les toutes dernières minutes du match. Le suspens de la séquence de tirs aux buts était insoutenable. Le pénalty décisif marqué par la France s’accompagna de cris de joie dans la salle. Brahim savait que cet enthousiasme n’avait rien à voir avec les bienfaits de la colonisation à Hélios, mais que c’était lié au fait que le but de l’égalisation et le dernier pénalty avaient été marqués par El Hadaoui, RabiaEl Hadaoui, native d’Angers et capitaine de l’équipe de France.  ...