À qui appartient le corps de la femme? Août26

À qui appartient le corps de la femme?

À qui appartient le corps de la femme? Posté par Sanaa Takhssait le 26 août 2013 dans Focus | 22 commentaires Le visage découvert, couvert. Civilité ? Soumission ? Il me semble que si nous voulons comprendre et mieux poser le débat, il faut que nous partions aussi d’un point fondamental qui consiste à discuter du corps des femmes telle qu’il a été envisagé par la société, en nous posant une question mi-empirique mi-théorique : À qui appartient le corps des femmes? Il est nécessaire de rappeler que tous ces débats tournent autour d’un seul élément : le corps des femmes. Un corps couvert et effacé tel qu’il est représenté dans la photographie de la photographe Yéménite Bouchra Almutawakel, ou un corps nu, objet des revendications des Femen. Depuis toujours, le corps des femmes est l’objet d’un traitement très différent de celui réservé au corps des hommes. Recueillant autant de louanges émues quand il est jeune, dégoûté en cas de non-conformité à un idéal de séduction jamais atteint, étalé nu ici, honteusement couvert et recouvert là, cet « éternel féminin » semble cultiver la contradiction. Depuis les travaux des champs jusqu’à ceux de l’usine et de la maison, depuis les soins aux enfants jusqu’au soutien aux anciens et aux malades, depuis le poids de la culpabilité des désirs « illégitimes » des hommes jusqu’à leur satisfaction même non consentante, depuis la virginité réelle ou simulée jusqu’à la mise au monde d’enfants qu’elles ne désirent pas, la construction sociale d’un corps féminin problématique (compliqué, faible, malade, uniquement centré sur ses fonctions reproductrices…) et pourtant bon à tout faire, supporte des assignations qui deviennent à la fois cause et conséquence du statut inférieur des femmes, de leur dévalorisation symbolique et de leur exploitation et marchandisation économique, notamment dans le champs médiatique. Qu’on les veuille voilées ou dévoilées, les unes comme les autres dans la rue, dans l’espace public, sont ramenées à cette dure réalité : elles ne valent qu’en tant que «sexes» et pas en tant que personnes ayant des intérêts et des fonctions multiples, vaquant simplement à leurs occupations. Leur corps ne leur appartient pas tout à fait, puisque n’importe quel inconnu peut se permettre d’en commenter les caractéristiques ou l’accoutrement. Cantonnées dans ce rôle/organe de « sexe », elles sont à chaque instant susceptible d’être évaluées, désirées ou agressées par un homme. Dans le viol, dans la prostitution, dans les films X, dans les mutilations sexuelles, dans l’obligation de se cacher sous un voile, dans les publicités, et tout bonnement dans la pression constante prônant la beauté, la minceur et la jeunesse, c’est toujours la même chose qui est rappelée aux femmes : la société, régie par les hommes, a un droit de regard, et même un droit d’usage sur leur corps, à des fins de reproduction ou de guerre, à des fins religieuses ou...

Je suis l’Africaine Août20

Je suis l’Africaine...

Je suis l’africaine Noire ébène A ma blanche peau Ne prêtez d’importance Je suis la fille des sables Mon âme est tannée Mon cœur bat de sang brun Si noir Ne me parlez plus de Méditerranée Je suis née africaine Marcher nu-pieds Me sied mieux Mon regard pleure l’olive Brune Noire Je Suis Fille Des Sept Collines Tuez-moi encore Je reviendrai demain Noire comme à mon premier jour Ne prêtez guère d’attention A ma langue pure D’arabe, à mon français Châtié ou même A mon sang d’amazighe Je m’alourdis de chaînes Et Marche Vers Mon Afrique Expier les crimes de ma race Je me tiens debout Ensanglantée et ouvre mes bras A mon ami africain Je maudis les négriers De toutes les histoires Anciennes ou si proches Sur le sable je m’allonge Me livre à la marée noire Vigoureuse Ils m’ont spoliée de toi Mon Afrique Mais je te reviens Gorgée de feu Je te reviens Et mon poème Est d’écriture royale Bamoun est mon poème Cousin du Tifinagh Saint Augustin sourit Njoya est assis sur son trône Il bénit la sueur de mes mots Il n’est d’Orient ni d’Occident Mais des deux à la fois Il trace la Bible le Coran Sur un unique parchemin Et les signes anciens Ouvre-moi tes bras Njoya Ouvre-moi Et je dormirai Sur Ton Cœur Moi la fille aux yeux de jais  Moi l’africaine  Que l’on assassine  Qui renais toujours Ma géographie N’est pas simple Mais je ne m’y perds pas Je sais ce que mes courbes recèlent Mon dos plantureux Mes reins Et ce que ma main Supportent Mon viatique est si mince Mais qu’importe ? La Méditerranée me noie Dans ce que je ne comprends pas Je nage et étouffe D’excédent D’iode M’aveugle de blancheur Laissez-moi à...

Regarder le racisme et la racialisation en face Août20

Regarder le racisme et la racialisation en face...

 Hicham Tahir et le corps vulnérable de « Mama Africa » Dans son recueil de nouvelles intitulé Jaabouq (2013), Hicham Tahir a raconté l’histoire tragique d’une immigrée Burkinabée qui arrive au Maroc. Elle cherche à économiser suffisamment d’argent pour payer les passeurs de Tanger et gagner les côtes espagnoles. « Mama Africa » est arrivée à Rabat avec son jeune fils né durant les deux années qu’elle a mis à parcourir le désert avant d’arriver au Maroc. La nouvelle de Hicham Tahrir donne la voix aux personnes sans voix de l’immigration clandestine, victimes de stigmatisation racistes et de mépris social. C’est en tant que femme, pauvre et noire que « Mama Africa » doit faire face aux différentes violences qui s’exercent sur la vulnérabilité de son corps. Celle-ci a parfaitement intériorisé que le fait « d’écarter les jambes » est une façon de surmonter provisoirement les difficultés : « On avait beau me dire que quand Dieu fermait une porte, il ouvrait une fenêtre…C’était la seule façon pour nous, ici, de nous faire accepter cette vie carnivore qui nous tuait dès notre naissance […] il ne fallait pas toujours croire ce proverbe parce que, jusqu’ici, Dieu fermait une porte, ça finissait toujours avec moi ouvrant mon vagin ». Dès l’enfance, « Mama Africa » a été confrontée à la violence des rapports transactionnels entre les sexes. Pour avoir la protection de son père, de son oncle et du marabout de son village, elle avait dû coucher avec eux. Arrivée à Rabat, elle avait commencé à mendier mais pour gagner davantage d’argent elle avait été contrainte de se prostituer, en laissant son jeune fils dormir seul dans l’appartement : « Mes quelques heures de mendicité dans les rues de l’Agdal à Rabat se sont prolongées en journées complètes, parfois 24h/24h. Quand je décidais que la somme récoltée n’était...

Je ne suis pas raciste, je suis pire… Août19

Je ne suis pas raciste, je suis pire…...

Je suis marocaine et j’ai honte de moi-même. Non que je ne sois pas porteuse de belles valeurs. Mais je vois se craqueler ma noblesse porcelaine. Mes lâches silences face à l’ignominie ôtent toute sa beauté à mes grands discours humanistes et mes honorables pensées sur la justice et l’égalité entre les Hommes. En moins de deux mois, Tina M., Alex Toussaint et Ismaila Fay ont payé de leurs vie et dignité, le prix d’un rêve. Celui d’une vie meilleure dans un pays voisin, ami et frère. Ils y ont cru. Quoi de plus naturel que de trouver refuge, espoir et sécurité chez cet autre qui ouvre grands ses bras à l’étranger et à la différence? Quelle désillusion pour toi Mon Frère ! Quand tu n’as pas connu le mépris de l’autre, quand tu n’as pas vécu la solitude parmi « tes frères », tu es passé, invisible, aux yeux de la plupart. Pour toi Mon Frère, je fais mon mea culpa et je te dévoile ma face honteuse. Pour toi Mon frère, je dis tout ce que je fais semblant de ne pas entendre. Comprends que je veux te regarder dans les yeux, sans honte car… Quand je ne trouve aucun mal à ce qu’on appelle nègre, Âazzi, Âabd ou Kahlouch, le jeune homme qui porte la couleur de ma terre sur sa peau, j’ai honte de moi… Quand je souris, même gênée, lorsque ma mère me demande de ne pas lui ramener un mari noir, au fond, j’ai honte de moi… Quand je ne commente pas lorsque mon voisin me raconte fièrement comment il s’est opposé à la location de l’appartement du 5e à un jeune couple noir, j’ai honte de moi… Quand je n’émets aucune objection à ce que le boucher me serve...

Homme et Femme : égalité des genres dites-vous ? Août14

Homme et Femme : égalité des genres dites-vous ?...

C’est vrai que je ne me suis jamais vraiment arrêté sur cette question. À remémorer les différentes étapes de ma vie. Étant passé dans différents bords politiques et idéologiques à l’époque où je me cherchais une appartenance à quelque chose. Pouvoir exister tout court. Tout ce que je sais, c’est que quand je me penche sur cette question, il y a toujours l’image de ma mère qui couvre mon esprit, son sourire pudique et surtout sa force à faire face à toutes les difficultés qu’on peut imaginer. Elle a bien élevé et éduqué une fratrie multiple et a su gérer de mains de maître une maison comme il se doit. Cela, depuis le jour où le destin s’est décidé de cueillir l’âme de mon père (Dieu ait son âme). Peut-être que c’est parce que j’étais éduqué par une mère veuve qui a eu à affronter son destin toute seule que je ne me suis jamais posé la question: Si on doit parler d’égalité entre l’homme et la femme ou non ? Car, me concernant cette question n’avait même pas lieu d’être et c’est toujours le cas. Ayant grandi à la marge d’une société qui se satisfait à elle-même, avec ses dogmes révolus et ses soi-disant traditions qui n’ont de sens que l’ampleur de la bêtise qu’elles comportent, je n’avais jamais «réussi» à m’y voir ou à m’y identifier, ou à me dire que c’est bien la vérité sacrée qu’il faut perdurer au grès des vents et marées de tout ce que l’humanité a pu atteindre en terme de civilisation et de progrès. Dans une société où tout le monde croit encore à la légende du mâle alpha (ou « mâle dominant ») désigné par le divin et qui se doit de faire preuve de...

Mohamed, 14 ans : j’ai été violé Août12

Mohamed, 14 ans : j’ai été violé...

Une fois dans mon lit, j’essaye de bouquiner un peu pour arriver à dormir ,mais mes pensées m’empêchent de me concentrer. Celles-ci me conduisent à la grande silhouette blanche, flamboyante au milieu de l’obscurité, se dirigeant vers moi puis m’étranglant une fois de plus dans les bois ténébreux. Je sens le contact du métal froid avec la peau de mon coup frissonnant de frayeur. J’entends encore une fois sa voix rauque lourde de menaces. Son autre main rugueuse me cogne le crâne à chaque fois que j’essaye d’aligner deux mots dans une petite tentative de communication qui finit par échouer et par me fracturer la tête. J’entends pour la énième fois dans ma tête ce grognement assourdissant de la moto de mon ami qui s’en va, me laissant seul avec pour seule compagnie ma douleur sourde et l’agresseur. Mon Agresseur. Ce dernier me réclame tout ce que j’ai ,mais dans mon ahurissement total, je n’arrivais plus à parler, je ne faisais plus que zozoter des phrases incompréhensibles découpées par la douleur. Ce fut tellement brusque, irréel et… affreux. Il me débarrasse de tout ce que j’ai, ma paire de lunettes médicales inclue. Son complice, qui venait de débarquer, le violeur si mes souvenirs sont justes, s’en charge pour les tenir et tout planquer dans mon sac-à-dos tandis que l’autre me conduit sur une de ces tables en ciment conçues pour les familles qui viennent y pique-niquer le jour. Me mettant à plat ventre là-dessus, il s’assit sur mon dos et recommence brutalement ses taquineries avec le manche de son coteau. Ensuite, je le sens me débarrasser de mes converses, mon pantalon et mon caleçon. Mon esprit part dans tous les sens. Mon cœur bat la chamade. Je frissonne comme une feuille, mais je n’ai...

Demain, peut être… Août03

Demain, peut être…...

Ce matin, dehors, les bruits familiers de la rue, un chantier, des voitures qui passent, Casablanca un samedi matin comme les autres. Mais, rien pour moi ne sera plus jamais pareil. Je ne veux plus comprendre ni réfléchir, ni encore essayer d’analyser ou d’espérer un futur meilleur. Dans ma tête, il n’ y a plus de place pour la complaisance ou le compromis. Les années de plomb sont loin derrière. Elles avaient le mérite d’être claires. Nous avons eu nos martyres, ceux qui, au delà de leurs prises de position, nous ont montré que la lutte pour une vie meilleure est possible même au prix de leur vie. Notre histoire parle pour nous. Nous avons cru aux changements ou nous avons voulu y croire. Nous avons avalé une nouvelle constitution sans réelle liberté, sans liberté de conscience, assujettie aux « constantes nationales ». Nous avons accepté un ministre de la justice et des libertés polygame, une ministre de la famille et des blabla limite analphabète, la tentative d’imposer une culture propre, des jeunes filles violées que l’on veut marier à leurs violeurs, un gouvernement schizophrène , composé d’une coalition improbable, une opposition qui rapidement attend son tour pour participer à la mascarade, des velléités de protestation brimées, des atteintes graves aux libertés individuelles, des homosexuels taxés de malades que l’on emprisonne, des déjeuneurs que l’on juge et condamne à 3 mois de prison, et aujourd’hui, nous devons accepter en silence la grâce d’un violeur d’enfant pour une fictive histoire de raison d’Etat. Et l’on est en droit de se demander si on nous prend pour des idiots. Et l’on est en droit de se demander si effectivement nous sommes idiots. La sensation de vivre dans un sempiternel brouillard, de se lever chaque matin et...

الاغتصاب و مشكل العقوبة Juil31

الاغتصاب و مشكل العقوبة...

 ان كل  القوانين في بلاد العالم المتقدمة منها و المتخلفة تجمع على تجريم العنف الجنسي كشكل من اشكال امتهان كرامة الانسان و الاعتداء على حرمة جسده , ولعل من ابشع صور هذا العنف الجنسي  بلا منازع الاغتصاب الذي يخلف اضرارا جسيمة على المستوى الجسمي و النفسي و الاقتصادي. فكل القوانين لا تختلف في تجريم هذه الجريمة ولكن تتباين فيما يخص العقوبة التي من شأنها تحقيق الردع العام و الخاص. العقوبة تختلف من بلد إلى آخر، فتتراوح ما بين السجن لمدد تصل للمؤبد كما هو معمول به في بعض الولايات المتحدة الأمريكية وبعض دول أوروبا، ومدد تتراوح مابين الخمس سنوات إلى خمسة عشر أو عشرون عاما كما هو معروف في معظم دول العالم. إلا أن هناك دول تعاقب مرتكبي جريمة الاغتصاب بكافة أنواعها بعقوبة الإعدام، كما هو الحال في في المملكة العربية السعودية و بعض الدول الإسلامية.1< في المغرب، يعاقب القانون الجنائي  بعقوبة تتراوح مابين خمس و عشر سنوات، طبقا للفصل 486. و في الواقع، لم يقض حتى بالحد الأدنى للعقوبة، بل نزل عن ذلك بحكم ظروف التخفيف. فإذا كان سن المجنى عليها يقل عن 15 سنة فإن العقوبة هي السجن من 10 إلى 20 سنة. لكن القضاء المغربي لم يتعامل مع هذه النصوص بطريقة صارمة. في هذا الصدد نسوق مثالا  لقرار صادر عن محكمة الاستئناف بالرباط  ورد فيه أن الضحية تقدمت بشكايتها في شأن اغتصابها من طرف المتهم، و هو أخ لزوجها الذي هاجمها في فراشها و قام بخنقها بيده و حقق رغبته الجنسية. فقضت المحكمة بمؤاخذة المتهم من أجل ما هو منسوب إليه و حكمت عليه بسنتين سجنا نافذا. الملاحظ هو أن القاضي في هذه القضية كما في العديد من القضايا لم يحكم بالحد الأدنى للعقوبة المقررة قانونا فقط، بل نزل عن ذلك بموجب سلطته التقديرية المخولة له. و في نازلة أخرى للاغتصاب المقرونة بالضرب و الجرح، حكمت نفس المحكمة على المتهم بسنة واحدة. و في قضية أخرى ناتجة عن افتضاض بكارة قاصر،...

Coupable… de manger Juil30

Coupable… de manger...

(En 2013 et sous la nouvelle constitution qui respecte le droit à tout un chacun de pratiquer (ou pas) la religion qu’il confesse, de jeunes gens sont condamnés à la prison pour avoir rompu le jeûne en public). 1964… J’ai 14 ans et je viens de lâcher une bombe… Enfin, c’est « eux » qui le disent : j’ai refusé de jeûner et j’ai osé dire que j’attendais de réfléchir à la question et de décider si oui ou non, je faisais le ramadan… Cris, protestations, supplications, menaces : rien n’y fait jusqu’à ce qu’on me propose benoîtement de… manger en cachette. On me ferait à manger, le principal étant de taire soigneusement la chose sinon « ache ghadi igoulou nasse » (que vont dire les gens?), question capitale pour le Marocain moyen pour qui berner le Tout-Puissant est moins grave que de choquer son voisin ! Extrait de l’agenda de cette année de ma mère… « On lui a proposé de la nourrir… et cette petite sotte, du haut de sa rébellion, a décrété que, puisqu’on faisait pression sur elle et que son père avait menacé de quitter la maison pour fuir la mécréante, elle refusait avec hauteur de tricher et ferait donc le jeûne dans les règles : on n’avait rien compris, on ne l’avait pas comprise, a-t-elle rajouté…« . Presque 50 ans après, vous le voyez, on n’a pas bougé d’un pouce et on continue à reprocher aux dé-jeûneurs de se produire en public car, vous l’aurez deviné, le Maroc est un pays « où on peut vivre librement, il suffit d’y mettre les formes »… Comprenez : cachez-vous ! Oui, cachez-vous comme le voleur dans la maison vide, le violeur suivant sa proie, le tricheur ou l’assassin. Qu’ils se le disent une fois pour toutes : la foi...

Hiba : ce n’est pas de notre faute Juil25

Hiba : ce n’est pas de notre faute...

Je me présente à vous tous et toutes, je m’appelle Hiba, j’ai 17 ans , je viens d’obtenir mon Bac et j’ai été victime de viol/agression sexuelle. Avant tout, je tiens à vous remercier tous et toutes pour votre solidarité qui fait chaud au cœur et qui témoigne de la grandeur d’âme dont les marocains peuvent faire preuve… Car après tout, le Maroc n’est pas fait que de violeurs, agresseurs, et fils de « flane » qui se croient supérieurs à leur semblables et qui, en plus de faire preuve de sauvagerie et de manque d’humanité, sont des (comme on dirait en dialecte marocain) des « 7OUGARAS ». Je tiens à éclaircir déjà le contexte dans lequel cet acte horrible a été commis. Oui, mon amie et moi voulions fêter notre réussite et l’un des deux agresseurs, qui est un ami à Jihane et que je ne connaissais pas, lui a proposé de nous conduire là où on avait l’intention d’aller retrouver nos amis. Et comme l’on croit aux valeurs nobles de l’amitié, on lui a fait confiance… Tout naturellement. Il s’avère qu’il y a un présumé cousin avec lui… Mais comme nos agresseurs sont venus nous chercher de chez les parents de mon amie, on ne pouvait pas imaginer que leur insolence dépasserait les limites et qu’ils oseraient nous nuire d’une quelconque façon. On a tourné en rond à travers Rabat et ils ont invoqué une multitude de raisons pour justifier ces déplacements qui n’étaient pas au programme. et là encore, on a été naïves… Jusqu’à ce qu’ils nous conduisent dans un coin perdu à Birkacem .. Il était clair que leur intention n’était pas de nous emmener rejoindre nos amis ( je pense que là, on peut clairement parler de kidnapping puisqu’ils nous ont interdit l’usage de...

Jihane et Hiba : que la honte change de camp! Juil24

Jihane et Hiba : que la honte change de camp!...

  Aujourd’hui, Fatim-Zahra Yaakoubi et Jamila Sayouri nous ont donné une belle leçon de courage. Elles ont rejeté toute forme de compromis avec les agresseurs de leurs jeunes filles, malgré la pression et le poids de la tradition dans une société patriarcale, où les droits de la femme sont bafoués au quotidien. Ces femmes se sont insurgée contre le crime, avec bravoure et dignité, soutenues par leurs conjoints, des amies et de parfaits inconnus ayant répondu aux nombreux appels à soutien spontanés sur facebook. Les faits : Dans la nuit du 4 au 5, une sortie normale en compagnie d’un ami de la famille s’est vite transformée en cauchemar pour Jihane et Hiba, lorsque le jeune R.T., accompagné par K.B., un individu plus âgée (33 ans) méconnu du groupe d’amis, a changé de destination pour isoler les jeunes filles. Menacées avec des armes blanches et des battes en fer, frappées et surtout humiliées, Jihane et Hiba se débattent jusqu’au bout… Viol et agression à caractère sexuelle ont lieu. Les agresseurs recourent aux menaces pour intimider les jeunes filles et les empêcher de porter plainte. Statut social aidant (l’un des agresseurs est fils de haut gradé de l’armée et le second est le gendre d’un ancien haut responsable, père d’un malheureux enfant en très bas âge) les agresseurs comptent s’en sortir impunément. La plainte : Après des heures interminables de violence et de terreur, le choc est tel que les victimes perdent la voix. Mais soutenues par Maitre Jamai et Maitre Saadia Weddah, elles parviennent à rédiger un récit des faits… Dans les familles, c’est la panique. Les parents sont horrifiés, déprimés, en colère, mais entament la procédure légal pour prouver l’agression sexuelle et rechercher l’autre individu. 15 jours s’écoulent avant que les deux familles...

Les Égyptiens en quête d’une seconde révolution...

  Bien que l’envie ne manque pas – quand on s’appelle Marianne et que l’on est Française on naît forcément avec une sensibilité de révolutionnaire – j’ai choisi de ne pas prendre part aux manifestations organisées par le mouvement Tamarod (Rébellion) dimanche dernier. En tant qu’étrangère cela peut être risqué pour moi (un jeune étudiant américain a été tué vendredi dans le quartier de Sidi Gaber à Alexandrie) mais aussi pour mes amis égyptiens que l’on pourrait soupçonner de fréquenter des « espions ». Installée depuis près de trois semaines en Égypte, à Alexandrie, je découvre ce pays que je ne connaissais qu’à travers la littérature, le cinéma et bien évidemment la musique. L’Égypte, pour quelqu’un qui étudie les pays arabes, est la terre des fantasmes orientalistes par excellence. Sans n’y être jamais allée j’étais déjà submergée par les émotions et laissais mon imagination divaguer entre les romans de Naguib Mahfouz et les envolées lyriques d’Oum Kalthoum. Je nourrissais néanmoins quelques appréhensions au vu des nouvelles alarmantes diffusées dans les médias, notamment en ce qui concerne le harcèlement sexuel et l’intégrisme. Après avoir travaillé ces deux dernières années au Maroc, étudié en Tunisie quelques mois avant la révolution j’allais découvrir désormais le Machrek et fouler le sol d’Oum El Dounia (La mère du monde). Très rapidement mes appréhensions se sont envolées. Je marche tous les jours pour aller travailler et je croise peu de barbus, presque aucun en réalité. Par ailleurs, cela peut en étonner certains mais le harcèlement sexuel n’est pas pire ici que dans les rues de Casablanca (du moins c’est mon ressenti pour l’instant). À vrai dire, je m’y sens beaucoup plus en sécurité. Les magasins sont ouverts jusque très tard dans la nuit et les rues grouillent souvent encore de...

L’islamisme, une machine politique rouillée...

Il ne date pas d’hier le combat des islamistes égyptiens pour ce pouvoir, pris, il y a un an. On se souvient qu’il y a trois décennies déjà, ils investissaient les universités, prédicateurs enthousiastes et patients. Hormis quelques chercheurs, personne ne les prenait très au sérieux, quand eux prenaient très au sérieux l’idée d’un grand soir. C’est ainsi qu’en 2011, après ce que le monde, – et le monde arabe avaient traversé de guerres, d’horreurs, d’ismes et de fins, – celle, supposée de l’Histoire, celle avérée, du Communisme, du moins celui des origines – les islamistes, en 2011 donc, furent les seuls à disposer d’une machine idéologique à même de produire la critique sociale, morale et croyaient-ils, les instruments à même de réformer et refonder l’ordre d’une Egypte dont il faut dire, au passage, qu’elle se portait, à ce moment-là, économiquement mieux que deux ou trois années auparavant… Alors, aujourd’hui, l’islamisme, – cette autre histoire de dialectique, des croyants contre les incroyants, mais aussi des pauvres contre les riches, de la fin et du début de quelque chose, avènement d’un califat ou d’une société pure, retour de la Vraie Loi… Oui, l’islamisme ne tombe-t-il pas à son tour dans le vide où s’écrasa la grosse machine de fer du communisme ? Parenthèse : même vision de l’état, fort. Même vision du pouvoir, unique. Même rapport à une idéologie devant tout expliquer et tout définir : le passé, le présent, l’avenir, soi et les autres, les hommes et les femmes, le travail, et surtout, la place, le rôle, et la morphologie de l’ennemi. Même usage, aussi, d’un népotisme visant à gratifier les frères et à faire taire les ennemis… Ainsi la nomination à Louxor comme gouverneur d’un ancien djihadiste repenti, ou niant l’avoir jamais été,...

Chère Itissalat Al Maghrib… Juin27

Chère Itissalat Al Maghrib…...

  Chère Itissalat Al Maghrib, Ou devrai-je dire : chère Inqitaate Al Maghrib ? en raison de la qualité de connexion et du réseau en général. Bref, ceci est une requête, et je vous demande, je vous supplie même, d’arrêter de m’importuner, me harceler, et polluer ma messagerie avec vos SMS publicitaires ! D’abord, il se trouve que nous n’avons pas d’affinités en ce qui concerne les goûts musicaux, Cheb Bilal et chebba dahdouha, que vous proposez dans votre pub « aghani » ne me conviennent pas du tout ! sans jugement, aucun, les goûts et les couleurs étant une affaire personnelle, je vous prie de respecter les miens. Pour ce qui est des pubs pour clubs de fitness, je m’excuse, mais je préfère courir gratuitement dans un parc ou en bord de mer et en profiter pour aérer mes poumons, plutôt que de suer dans un espace fermé, avec pour seule perspective, des machines, et le dos des machins machines qui s’essoufflent sur l’appareil devant moi. Concernant les fabuleuses offres pour les résidences secondaires, je suis encore désolée, de vous informer, que c’est à peine si j’arrive à payer ma résidence principale, l’idée ne me viendrait même pas à l’esprit, vous perdez du temps avec une mauvaise cliente comme moi. Pour toutes les coupes et tous les matchs, j’ai une autre mauvaise nouvelle pour vous : je ne m’intéresse pas, mais alors, pas du tout au ballon rond, à moins que ce ne soit celui des gamins du voisinage qui viendraient par accident casser une de mes vitres. Les chiffons, et les boutiques, ce n’est pas mon dada. Et je n’irais jamais dépenser l’équivalent d’un SMIC pour acheter une paire de chaussures. Alors ces pubs pour nénettes et médinettes, ne me concernent ni...

A ma fille… Juin24

A ma fille…

A ma fille… Posté par Rabiaa Moueden le 24 juin 2013 dans Focus | 39 commentaires Je n’ai jamais autant pleuré que lors de cette journée de grand nettoyage. Pourtant, je ne suis ni allergique aux acariens ni au ménage. Lorsqu’on naît femme, on se prémunit contre les corvées du quotidien, mais pas contre l’insoutenable légèreté de la mémoire. J’ai sorti de l’armoire les vieux albums. A chaque grand ménage, j’envoie mes deux ados chez leur tante paternelle qui se fait une joie de renifler les enfants de son défunt frère et de leur construire une mythologie sur un père imaginaire. En tout cas, c’est loin d’être celui que j’ai épousé, mais les histoires drôles qu’elle leur raconte et leurs yeux qui brillent innocemment me donnent un sourire sincère aux choses. Pourquoi rompre un charme inoffensif? Cette fois-ci, ma fille est partie seule. Mon fils, lui, est parti rejoindre ses camarades de classe dans une petite excursion improvisée et encadrée par un prof dans son école. Avant de partir, il lui a sorti sa langue, exaspérant sa frustration de ne pas pouvoir l’accompagner. Je l’en avais empêchée. Pourquoi? Elle a 14 ans. Elle est jolie comme un coeur. Les regards des hommes qui s’attardent sur son corps me révulsent et m’effraient au plus haut point. Et comme je désespère de la responsabilité de son frère ainé, je ne peux lui confier de la protéger comme il se doit. De plus, je ne suis pas dupe sur ce qui se passe lors des excursions. Alcool et débauche sont au rendez-vous à chaque fois. Elle m’a regardée avec des yeux humides, le coeur brisé de mon « manque de confiance ». Elle qui a bossé studieusement toute l’année, pendant que je devais justifier l’absentéisme régulier de...

Le blog, le bug aérien français et moi...

  Pas facile de s’envoyer en l’air ! Non, ce n’est pas un papier cul. Quoique… On s’est bien fait… Restons polis. Après tout, ce n’est qu’une journée de foutue, un torticolis et une valise perdue quelque part entre Casa et Paris. Va savoir à quelle altitude elle se trouve en ce moment… J’ai même pas pu dire à maman que j’ai raté l’avion, car en courant dans tous les sens pour attraper un TGV ou un sandwich, il m’a été difficile de trouver une cabine téléphonique. Rassurez-vous, j’en ai trouvé. C’est la carte qui était exclusivement locale… Bon, on ne va pas se lamenter. En État de droits, on a droit à la grève. On a même le droit de ne pas être efficacement remplacé pendant la grève. Sinon ça servirait à quoi sérieusement, non mais! Et puis soyons compréhensifs : le gars a un métier à risque. Il orchestre les virées au septième ciel et force est de croire que ce n’est pas le pied. Un contrôleur aérien, c’est une victime comme nous. Il a même peur que l’on paie les pots cassés, ou alors qu’on ne paie pas… je ne sais plus! Tout ce que je sais, c’est que le contrôleur aérien français n’avait aucune intention de nous faire du mal ou de me faire rater l’agréable rencontre du 4M, organisée à Montpellier, avec des personnes tout à fait charmantes venues de 40 pays, pour débattre du blogging/journalisme 2.0. De toute façon, j’ai bien été présente à la rencontre prévue pour débattre de la crédibilité du net comme média. Si j’avais dormi assez la veille et que l’ombre de ma chère valise n’embrumait pas mes pensées, j’aurais peut-être pu objecter que le net n’était pas un média, mais un support comme...

Proposition indécente… Juin10

Proposition indécente…...

Proposition indécente… Posté par Ilhame Amarro le 10 juin 2013 dans Focus | 19 commentaires « J’aimerais savoir si vous êtes intéressée par devenir accompagnatrice de personnes ? » Cette phrase résonne dans ma tête depuis deux jours. Après un dîner parisien, je me dépêche pour prendre mon train de 22h30. Malheureusement, mon karma a décidé autrement et je l’ai raté à une minute près. Quelle chance !!! Je vais devoir attendre encore une demi-heure. Habillée d’un jean, d’une veste et de chaussures à talons, j’avais un look chic et décontracté, rien de choquant !! Debout face aux quais, j’essaie de tuer le temps en checkant mon facebook. Soudain, un homme surgit de nulle part et me dit : « Excusez-moi, je veux vous poser une question ». Je le fixe un laps de temps avant qu’il rajoute « ce n’est pas un plan de drague donc ne vous inquiétez pas ». L’homme est habillé en jean et pull, il devait rentrer chez lui avant de me repérer et s’arrêter pour me faire une proposition indécente voire humiliante. Je prononce une seule phrase : « Allez-y, je vous écoute ». Avec une assurance surprenante, il me sort « J’aimerais savoir si vous êtes intéressée par devenir accompagnatrice de personnes ? » Ma naïveté ou peut-être mes problèmes auditifs m’ont fait comprendre que la personne devant moi est accompagnatrice de personnes et qu’elle cherche un travail jusqu’à ce qu’elle m’explique : « C’est pour accompagner des hommes d’un certain âge et c’est rémunéré 1000 euros la soirée » Je fronce mes sourcils, je sens la colère m’envahir et je lui dis « Escort girl? Je suis ingénieur ». Je ne sais pas pourquoi je lui ai sorti ces mots, sans doute pour exprimer un sentiment...

يا أمة ضحكت من نفاقها الأمم Mai28

يا أمة ضحكت من نفاقها الأمم...

يا أمة ضحكت من نفاقها الأمم Posté par Khadija Ouchen le 28 mai 2013 dans Eh ! | 13 commentaires كثر الحديث عن ملابس « فنانة » غنت في مهرجان موازين ، و كل من كان لديه غصة و كل من كان قلبو عامر صب جام غضبه علي هذه الفنانة التي لبت دعوة منظمي المهرجان و لم تطلب هي الحضور والغناء ببلدنا هادي أول حاجة.1 ثاني حاجة : كان على المنظمين أن يتحدثوا مع المغنية، و قبل الاتفاق على الأجر و غيره من شروط و بنود العقد، ليخبروها بأننا بلد مسلم له عادات و تقاليد يجب مراعاتها و احترامها.1 ثالث حاجة، و هي بالنسبة لي الأهم، هو المستوى المنحط الذي أظهره مثقفونا الذين تناولوا هذا الموضوع حيث نعتوها بأحقر الصفات و وصفوها بأبشع الأوصاف و تحدثوا عن جزء و منطقة معينة في جسمها، و نسوا أو تناسووا أن تلك الفنانة تصرفت علي طبيعتها و حسب نشأتها. فبالنسبة لها داكشي اللي كانت لابسة عادي و لم تفكر قط في أنها ارتدته أمام أناس « غير عاديين » وهنا مربط الفرس. فبدل أن تسبوا هذه الفنانة، أنظروا الى لغتكم التي استعملتوها و الألفاظ التي تباريتم في توظيفها و اجتهدتم في التنقيب عنها، سواء بالعربية الفصحى أو الدارجة، في المعاجم و القواميس، و كم من الصفحات فردتم لهذا الخبر و كم من الصور نشرتم من مختلف الزوايا بحثا عن التميز و الإثارة.1 هل هذا الحدث استحق منا كل هذا ؟ و لماذا لم يتمكن أحد من قول الحقيقة : و هي هاديك البنت ما عليها والو، راه المنظمين اللي غلطوا، كانوا يتافقو معاها في الأول، و الى جاتهم بهاديك اللبسة و ما عرفوا ما يديرو، غدي يحبسوا البث المباشر للسهرة بالعربية تاعرابت، و الجمهور اللي حضر بغا يكمل السهرة يكملها ، مابغاش يمشي لسهرة أخرى راه شرين كانت في نفس اليوم و كانت « لابسة حوايجها »!1...

من نجران إلى تطوان...

مر علي بالأمس يوم لعله أطول أيام حياتي.1 غادرت الفندق في الثانية بعد منتصف الليل بالتوقيت المغربي (الرابعة فجرا بتوقيت السعودية)، لحسن الحظ أن طائرة الصباح تمكنت من مغادرة أجواء نجران أخيرا بعدما صفا الجو وانقشعت سحائب الغبار. ترانزيت طويل في مطار جدة ورحلة أطول إلى الدار البيضاء التي وصلت مطارها على الساعة الخامسة مساء. ولأنني كنت مرتبطا بالتزام مع مهرجان العود بتطوان، فقد استلمت سيارتي من المطار ويممت شمالا: الرباط، طنجة، مارتيل ثم منتجع كابيلا حيث نقيم هنا بين المضيق وسبتة . وصلت بعد منتصف الليل بساعة. تقريبا 24 ساعة قضيتها في هذه الرحلة الماراتونية من نجران إلى تطوان.1 حينما استيقظت هذا الصباح بقيت مأخوذا لبضع دقائق أحاول أن أتذكر أين أنا. ياه في كابيلا! في إقامة على شاطئ البحر الأبيض المتوسط. فتحت الشرفة فرمقت مارسيل خليفة ونصير شمة قرب المسبح. استعدت الذاكرة كاملة.أنا الآن في مهرجان العود بتطوان. حديقة الفندق بديعة (خضرة ضارية افتقدتها في نجران) وفتاتان جميلتان تستعدان للسباحة (أيضا غياب ذلك الحضور السلس و التلقائي والطبيعي للمرأة في المجال العام أول ما يصدم المرء في السعودية).1 فكرت بمحبة وتعاطف في نجران : بلاد يصر مبدعوها على الحياة ويناضلون من أجل ذلك. تذكرت المخرجة الرائعة ريم البيات. كادت هيئة الأمر بالمعروف التي داهمت مهرجان قس بن ساعدة ليلة الاختتام بالكثير من الغلظة، كادت تلغي عرض فيلميها القصيرين. صالح زمانان الكاتب المسرحي النجراني وأحد مهندسي المهرجان دخل في نضال مستميت لكي لا يُلغى العرض. وفعلا سمحت الهيئة أخيرا بأن يعرض الفيلمان بشرط أن تخاطب المخرجة جمهورها من وراء ستار. وكذلك كان. وصلنا صوت ريم مرتبكا وواثقا في نفس الوقت تحكي عن تجربتها وتقدمها للجمهور بتكثيف جميل. أحمد الملا السيناريست والشاعر الجميل وزوج ريم لم تمكن من إتمام ورقته حول الفيلمين. غص الكلام في حلقه وكاد يجهش. لكأنه لم يطق أن تهاجم الهيئة وبعض المتعاطفين معها من الغوغاء حفلا كانوا يراهنون عليه كثيرا...

Réveillez-vous les femmes : « la police » des mœurs est de retour ! Mai22

Réveillez-vous les femmes : « la police » des mœurs est de retour !...

Réveillez-vous les femmes : « la police » des mœurs est de retour ! Posté par Majda Saber le 22 mai 2013 dans Focus | 133 commentaires Réveillez-vous les femmes, « la police » des mœurs est de retour ! Oui ! Détrompez-vous ! On n’est pas en Iran, on est au Maroc, je suis marocaine. Au pays, où je n’attends l’autorisation de personne pour conduire un vélo ou une voiture. Et pourtant, je me rends compte que là, on m’interdit plus. On m’interdit de prendre les rênes de ma vie, de vivre en citoyenne jouissant de tous ses droits d’Etre humain, sans être renvoyée à la case de Pute. Je n’ai rien contre les putes. Mes respects à Vous Mesdames ! Voilà, c’est la troisième fois qu’on m’interdit de rentrer chez-moi. Oui vous avez bien entendu : « chez-moi ! Là où j’habite ». Une bande de mecs, nommés membres du syndic ont donné l’ordre de m’interdire l’accès chez moi à chaque fois que je serai accompagnée d’hommes. Là où il y a hommes, il y a baise, et mes chers membres du syndic de la résidence se sont attribués le droit de juger mes mœurs, mes relations et de tout mettre dans la case « Cul/baise ». Je demande une réunion qui dure presque deux heures, où je débats avec trois hommes qui m’expliquent que l’interdiction est pour me protéger et que mon statut de célibataire me mets au pied du mur. « Madame ! Vous êtes déclarée célibataire alors vous n’avez pas le droit à des visites d’hommes étrangers ! Bien entendu à part votre frère, père et les femmes ! ». Je tente de garder mon sang froid avant de cracher mon feu. J’explique que je suis majeure et vaccinée...

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