La meilleure chose qui me soit arrivée...

La meilleure chose qui me soit arrivée Posté par Jihane Raqiq le 21 mai 2013 dans Chronikate | 9 commentaires Le cœur battant et les doigts fébriles tu décachètes l’enveloppe et parcours le document à la recherche du résultat…Positif ! Ton cœur fait un bond, tu arrêtes de respirer, tes yeux se transforment en fontaine. Tu remercies la dame qui n’a pas arrêté de te scruter pour deviner si pour toi c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle et quitte la laboratoire. Tes jambes ne te portent plus, tu cours te réfugier dans ta voiture. Tu prends ton téléphone et compose machinalement le numéro de ton chéri. Toi qui avais depuis ta tendre enfance échafaudé des milliers de scénarii pour annoncer la nouvelle à ton homme de la manière la plus originale et la plus romantique qui puisse exister, lui annonce de tout go que vous attendez un enfant et lui demandes dans la foulée si sa réunion s’est bien passée. Tu repars au bureau et finis ta journée de travail, un SMS du futur papa te replonge dans la réalité, il te dit tout son amour et son bonheur. Tu te sens comme un alien. L’idée qu’une chose est en train de grandir en toi te donne la chair de poule. Tu repenses au sketch de Roumanoff et glousse en imaginant ton fœtus – à ce stade tu n’arrives toujours pas à l’appeler bébé- en train d’aspirer ta cellulite de l’intérieur et prie pour que ce soit vrai. Tes réveils sont de plus en plus violents, tu te réveilles en vomissant ce que tu n’as même pas encore envisagé de manger. Désormais, la nausée te suit comme ton ombre, les relents du camion poubelle te sont plus supportables que l’odeur du café et...

L’Arabie Saoudite reconnaît la violence faite aux femmes...

L’Arabie Saoudite reconnaît la violence faite aux femmes Posté par Amanda Kabuiku le 16 mai 2013 dans De par le monde | 11 commentaires « Certaines choses ne peuvent être couvertes – Combattons ensemble les violences faites aux femmes » 2013. Oui, nous sommes en 2013 et c’est cette année que l’Arabie Saoudite a dévoilé sa première campagne contre les violences domestiques. Un pays qui assume pleinement ses inégalités entre les hommes et les femmes. Correction. Un pays qui assume parfaitement que la femme n’est pas grand chose ! Je suis heureuse de l’avancement mais je trouve que c’est trop tardif. Le scandale récent, on fait réagir une certaine frange de la société et combattre les violences faites aux femmes est devenu primordial. Cette histoire malheureuse a fait les gros titres. Lama est le symbole de la cause féminine saoudienne. Cette fillette de 5 ans a été violée par son père et hospitalisée en décembre 2011, avec le crâne fracassé, des côtes cassées, des traces de brûlures et un ongle arraché, avant de clamser comme une pauvre bête ! Alors que l’affaire aurait pu passer inaperçue, l’opinion publique s’est enfin levée et le père a écopé d’une malheureuse peine de 4 mois de prison ferme et d’une petite compensation financière de rien du tout à verser à la mère. 40 000 euros pour remplacer une petite fille ! Le prédicateur Fayhane Al-Ghamedi et sa victime Lama Fayhane Al-Ghamedi C’est toujours le même combat. Un combat qui ne cessera pas d’être combattu. Une frange de la population saoudienne a enfin compris que la femme est aussi un être à part entière. Le processus est long, mais il vaut la peine d’être poursuivi. Ce manque de confiance envers la femme révèle que l’homme saoudien n’a pas...

يوم عادي من زمان الحڭرة...

  ما عرفتش علاش بغيت نكتب بالدارجة. يمكن على حقاش بغيت يفهمني كل مغربي غادي يقراني، و يمكن حيت الهدرة كتخرج احسن بلغة القلب… و لا حيت ما كاين حتى لغة كتعرف تترجم بدقة كلمة « حڭرة ».1 مغامراتي ف الطاكسي الأحمر ما كتقاداش. كل نهار و رزقو. مرة مناڭرة مع شيفور عنصري و لا ضاسر، مرة مقشبة مع ناس ما كنعرفهمش، جمعاتنا ركبة ف اتجاه واحد. بزاف ديال المرات، ملي كيكون الحال سخون بحال هاد الإيام و الراس عامر، كنسد وذني و كنسهى ف السما… باش ما نشوفش بنادم.1 اليوم وانا راكبة ف الطكسي ف الروداني، الحرارة، الصداع، الزحام، موسيقى كتفرع الراس، شيفور مقابل الي دازت كثر من الضو الاحمر و الخط المتصول، ما كان عندي ما ندير. حتى السما غطاها واهد الكاميو مشارجي كيكحب غمام كحل كيطيح الضيم.1 كنت كنفكر في المستقبل البعيد، ملي شفت واحد المنظر ف شكل. هوندا مشارجية بزاف و راكب فيها اللور راجل ما لاقي فين يڭلس، لدرجة أنو حل باب الثلاجة الي مشارجي و دخل يڭلس فيها. يلله بديت كنفكر بللي السيد ڭالس ف ثلاجه و ميت بالصهد، حيت الشمش ضاربة فيه، وانا نشوف الطوموبيل لي وراه. كاط كاط بيضا، فيها جوج رجال ما بين 30 و 35 عام، مفرشخين بالضحك على نفس الراجل. اللي سايق كيكلاكصوني عليه و الاخركيصور فيه بآيباد. فكرت بللي الموقف ما كيضحكش لهاد الدرجة و ملي شافهم السيد و بانت عليه مضايق بالفعل ما بقيتش حملت الموقف بصفة نهائية. علاش هاد الضحك كامل؟ علاش كيتهكمو عليه لمجرد أنو ما لقاش فين يڭلس و دخل للثلاجة؟ ڭلت مع راسي : ياه على براهش! بقات ف الشلاغم و الطوموبيل.1 لكن القضية ما وقفتش هنا، حيت مول الآيباد خرج راسو من الطوموبيل و ڭال للسيد : واش مزيانة عندكم لا كليم؟ داكشي بارد مزيان؟ عنداك يتهرس ليك ملي تنوض! وا هدر هدر آ صاحبي! إلى...

Le vrai nom des petites bonnes...

  Quel est le vrai nom de celles qu’on appelle petites bonnes ? De ces fillettes. Elles peuvent avoir huit ans, et se voir confiées à de bonnes familles, ces employeurs qui promettent qu’ils s’en occuperont bien, de ces petits corps féminins. Corvéables, sans merci… Des fillettes, qui n’iront jamais l’école, n’apprendront pas à lire, à écrire leur nom sur une ardoise. A dessiner un soleil. Ne sauront jamais ce qu’est une récréation… Des fillettes de huit, neuf, dix ans, levées à six heures, debout avant les enfants de la maison. Car il faut, à ses enfants-là, qui possèdent une enfance, préparer le petit déjeuner. Après, on passera la serpillère, on fera les lits et la poussière… Alors, quel est le nom de ces petites bonnes, vendues par la campagne à la ville, que leurs parents croient tirer de la pauvreté en les confiant à la misère, celle de misérables intermédiaires, praticiens horribles d’un deux métiers les plus vieux du monde… Celui d’un autre, d’un second commerce des corps. Celui qui consiste à vendre de la peine et de la sueur de gosse, à être un commerçant, encore trop impuni, de l’inhumanité, être le maillon encore trop fort, de la chaine du travail des enfants dont on fait des domestiques… Et pas seulement… Que dire d’enfants autorisés à ne manger que deux fois par jour. A sept heures. A minuit. Mais à la seule condition que le travail soit fini. Que dire d’enfants qui acceptent les coups en silence, n’en disent rien parce qu’il faut se taire, si l’on veut aider les parents, trop pauvres, et n’ayant pas les moyens, ni le cœur à se voir encore asséner une énième vérité sur l’état de leur pauvreté… Que penser, enfin, de ces petites, qui disent...

عَمَلِيَّةٌ انْتِحَارِيَّة Mai01

عَمَلِيَّةٌ انْتِحَارِيَّة...

عَمَلِيَّةٌ انْتِحَارِيَّة Posté par Nouha Abardazzou le 1 mai 2013 dans plume’art | 2 commentaires الحَياةُ حِكاياتٌ هَزلِيَّة نُصُوصُها قِيَمٌ مَنْسِية أبْطالُها كَراكيزٌ بِدون مِصْداقية و عَنْكِ يا بِلادي تُحْكَى قِصَصٌ خُرافِية يُحْكى عَن رُجولَةٍ مُنْتَهِية ٱلصَّلاحية عَن أنُوثَةٍ، ما بَيْن انْحِلالٍ و اضْطِهَادٍ، فَانِيَة عَن أبٍ فَرَضَ الخِمارَ، و لا أسْبابَ مَنْطِقِية عَن أمٍّ قَمَعَتِ السُؤالَ لِدَواعِي اجْتِمَاعِية وَ اسْتِشْهاداً بِتَقاليدٍ باَلِيَة الحِوَارُ مَا يَزَالُ، فيك يا بِلادي، فَضيحَة أخْلاقِيَّة يُحْكَى أيْضاً عَنْ شُيُوخٍ جَعَلُوا مِنَ العِلْم بِدْعَة، مَعْصِيَّة وَ أحَلُّوا زَواج المُتْعَةِ بِدَلَالات شَرْعِيَّة وَ بَعْد يُحْكى عَن شَعْبٍ ذو انتقاداتٍ اسْتِعْباطِيَة ذو مُداخَلاتٍ سْكِزوفرينِيَّة وَ ذو مَواقِف سَلْبية فَفِيك العَدالَة مِنَ الحُقُوق الافْتِرَاضيَّة أمَّا الحَقُّ فَهُوَ مِن القَوانِين النّظَرِيَّة وَ التَّغْييرُ عَمَلِيَّةٌ انْتِحَارِيَّة غَدى الجَهْلُ فيها أسْلِحَة نَوَوِيَّة وَ الظُّلْمُ زَادَها قَنابِل ذُرِّيَّة نَعَم يا بِلادِي، فَعَنْكِ يا أيَّتُها الغَالِية نَثَروا كِتابات ظَنَنْنَاها،إلى حِيننا،...

Pourquoi le viol ?

  Violer une femme. Décider de la suivre, de la pister, alors qu’elle marche, peut-être dans une rue étroite, au grand jour, jusqu’à l’isoler du monde. L’isoler de tout… La connaître. Ou, sans la connaître, avant tout, déjà, vouloir qu’elle paie.La frapper. Arracher ses vêtements, comme on arracherait sa peau. La tuer presque. Mais en veillant à la garder vivante. L’assommer, lui casser la gueule, pour la pénétrer de force. Les hommes, jeunes ou dans la force, ou la rage de l’âge, ils sont des milliers, des millions, à violer ! Alors, le violeur, un guetteur ? Et le viol, une pulsion ? Et la guerre ? Lorsqu’on entre dans une ville, lorsqu’on la prend d’assaut, qu’on la bombarde, jusqu’à ce qu’elle tombe. Comme un humain. Comme une femme. Et qu’alors, on se sert sur les corps de ses filles, sur la chair de ses femmes, qu’on prend, là aussi, de force… Et souvent à plusieurs ! Le viol, un tribut de guerrier, un droit des vainqueurs. Oui, les soldats violent, parce qu’ils ont gagnés. Et si, au fond, c’était cela. S’il était là, le vrai, peut-être le seul théâtre d’ombre, théâtre des opérations où tout se joue, dans cette affaire de viol… Dans cette histoire trop longue. Et si, au fond, c’est d’une guerre qu’il s’agissait ? D’une guerre contre les femmes ! Menée depuis le début par les hommes. Une guerre sans merci, sans quartier, sans prisonniers, contre le mystère de ce corps qui les produit tous, les Hommes. La femme, un continent noir, – dira le pater noster de la psychanalyse… Une terre obscure. Une nuit salée, dira le poète, éperdu, que ses vers, que ses quatrains rassurent, mais n’en perdent pas moins. Une guerre, donc. De l’inachevé contre le fini…...

Wiam… Avr25

Wiam…

  « Correction : ce fut une tentative de viol… Juste une tentative », ai-je lu sur un mur facebook. C’est vrai que le pire a été évité. Visage complètement entaillé avec risque de perte de l’oeil droit, jambe gauche et main droite hachées, mais son hymen est intact, voyons! L’honneur de la petite Wiam est sauvé! Il y a des jours, à la lecture de ces faits divers presque tirés de film d’horreur, tu penses que ça ne peut plus être pire, que t’as saturé les récepteurs de dégoût pour la sainte journée, mais non! Détrompe-toi, il y a toujours quelqu’un qui viendra lancer l’argument qui tue, le commentaire qui achève et qui te prouve, à ton grand désespoir, qu’il y a toujours un pis à ton mal. Rappelons les faits. Il y a deux jours, une image atroce puis une vidéo d’une petite fille font le buzz sur facebook. Il s’agit de Wiam, une enfant qui a subi, selon le quotidien Almassae, une « tentative de viol » de la part d’un homme armé, lorsqu’elle jouait pas loin du puits dans leur douar. S’étant débattue énergiquement, elle fut récompensée de plusieurs coups profonds de faucille sur son visage et ses membres. alerté par les cris, son jeune frère courut appeler l’aide et le criminel s’enfuit. Quelques heures et une cinquantaine de points sutures plus tard, la jeune fille lance un appel à l’aide via le quotidien almassae, où elle rend compte de l’état pitoyable de la prise en charge hospitalière et la négligence qu’elle subit. Un groupe citoyen est immédiatement constitué pour répondre à l’appel. La prise en charge a lieu, probablement déjà programmée, mais pas assez rapide pour cette famille désespérée. Pendant ce temps, le criminel circule librement dans les champs....

Femmes…mais violentes Avr22

Femmes…mais violentes...

  Admettons ensemble qu’on commence à en avoir assez de ces slogans stériles qui dénoncent la violence physique contre les femmes. « Stop à la violence contre les femmes » ; « Non à la violence contre les femmes » ; « soyons à l’écoute des femmes battues» … Une multitude de slogans qui versent tous, certes, dans la dénonciation d’un grave phénomène que nous partageons même avec les sociétés et pays les plus développés, les plus civilisés, les plus égalitaires. Un phénomène qu’il faut continuer à décrier et à dénoncer. Un phénomène qui est loin d’être atténué. Quoique dans les pays dits « développés » et qui nous devancent en tout, des associations ont parallèlement vu le jour pour protéger les hommes battus par leurs épouses. Je n’ose pas encore imaginer l’existence d’une association similaire dans notre société si machiste, ni imaginer les milieux dont lesquels elle interviendra et quels slogans elle osera diffuser. En attendant, je préfère aborder d’autres formes de violence, une autre forme de maltraitance et de nuisance à la gent féminine : notamment celle qu’elle subit de la part de ses semblables. Et oui, chères mesdames il faudrait reconnaître qu’il nous arrive d’être très violentes entre nous, qu’il nous arrive de dégager une violence que même le plus féroce des machos ne pourrait contenir. Sinon comment pourrait-on qualifier : Les discours de certaines extrémistes féministes qui conditionnent la pensée de leurs jeunes disciples en faisant de l’homme leur ennemi. Un antagoniste à qui il faudrait livrer bataille sur tous les terrains. Des extrémistes qui me donnent l’impression d’agir dans un monde virtuel. A ceux-ci ou plutôt à celles-ci, je demande réponse à une seule question : pourquoi je paye les mêmes cotisations au régime retraite et assurance maladie et...

Moi… l’Homme de la situation Avr15

Moi… l’Homme de la situation...

  Et Pafff, Elle vient de recevoir la claque de sa vie, le son résonne dans ses oreilles, et l’empêche de poursuivre la conversation téléphonique, ou plutôt le monologue débité par son interlocuteur qui n’est d’autre que son ex futur Big Boss numéro I : Allo, madame vous êtes toujours là, Alors je disais, Madame, j’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer, le comité a recruté (sans mon accord) un homme pour le poste qui vous était destiné. Elle respire profondément et lâche avec dégout : Excusez moi? et notre accord? et la présentation de la nouvelle stratégie? et mes deux entretiens? et mon dossier de recrutement? et le draft de mon contrat ? Ils ont pensé que c’est mieux de mettre un homme dans ce poste clef – il marque une pause et ajoute- j’ai négocié pour vous un autre poste : Son adjoint… bla bla bla Le bourdonnement de son sang dans ses oreilles, l’empêche d’entendre la suite du monologue et un malaise s’empare de ses tripes. Vous voulez dire, une secrétaire? sa secrétaire? c’est se que vous me proposez? Dois-je porter une mini-jupe, Monsieur ? Maintenant je comprends la réaction de ces femmes qui manifestent la poitrine en l’air, elles le font par déception, par horreur, par mépris. Elle avait envie de hurler, d’arracher le haut de sa tenue, d’exhiber sa poitrine de femme, de mère, d’être humain tout simplement ! Elle avait envie de hurler contre cet homme, contre ce comité d’hommes, qu’elle est une femme, et qu’elle l’assume ! Qu’elle n’est ni moins compétente, ni moins responsable que cet homme qui a pris sa place ! Qu’elle est une personne intègre et qu’elle ne cédera pas à leur harcèlement moral, elle n’abandonnera pas ses droits ! Elle est à...

خزي على الطريق...

بعد أن فاتني اخر قطار للعاصمة من الجديدة في 7 ونصف. كان ركوب الحافلة إلى الرباط الاختيار الوحيد. اضطررت لركوب « الكار » لثاني واخر مرة في حياتي…1 في المحطة الطرقية كل ينتظر قبلته وكل يحمل حكايته… حكايات البؤس والفقر والبطالة والأمراض والجنائز والمشاكل… وأنا أيضا أحمل أحلامي وهمومي وأسئلتي الوجودية وقضيتي النسائية أحملها في كتاب « امرأتان في امرأة  » لنوال السعداوي و « الجنس الآخر » لسيمون دي بوفوار1 وسط أعين تتربص بي من كل مكان، أنقذتني الحافلة وركبتها لأجد مقعدا فارغا ينتظرني في المقاعد الخلفية وسط كومة من الرجال قاموا بتعريتي من فوق ملابسي. جلست قرب أحدهم بكل ثقة في النفس من امرأة تدعو للمساواة بكل براءة وجدية. أشم رائحة العرق والفقر و »الميزيريا » وعاتبت نفسي قائلة  » ليس لهم ذنب في رائحة لم يختاروها لأنفسهم » وتجاوزت الأمر و أطفأت أزرار حاسة الشم. وأطفأوا بعدها أزرار الأضواء. لم أجد ما أفعله بعد أن حرموني من إكمال صفحات من كتبي. جلست أنتظر مرور الساعتين من الطريق…1 بدأت أشم روائح الكبت الجنسي وروائح مني مخنوق وأعضاء تناسلية منتصبة تحت السراويل. هربت من الحقيقة وغفوت في النوم. مرت مدة وإذا بيد تتحسس فخذي وفي أوج الغفوة ودوخة الطريق ! قلت  » إن بعض الظن إثم »، ربما من بقربي يبحث عن شيء ضاع له في حلكة الظلام. أعادها للمرة الثانية. انتظرت الثالثة لأتأكد أن الفقير ليس دائما مظلوما أو بريئا أو مقهورا. هذه المرة وفي غفلة مني خطف يدي بحركة انتحارية ووضعها فوق جسم غريب ساخن. لم أستوعب الأمر حتى مرت بعض الثواني لأفهم أنه خطف يدي في لمسة ربما كانت الحاسمة لينفجر بركانه بعد أن قذف حمما طيلة الطريق…1 استشظت غضبا، أحسست بكل مشاعر العنف والإهانة والحكرة. ومر شريط حياتي في أقل من ثانية،تذكرت فيها كل موقف دوني وضعت فيه أو قد أوضع فيه. نظرت إليه لأرى عينيه المحمرتين شبقية وسط الظلام. فكرت في أن أصفعه لكني وقفت في مكاني...

Rahama Wright : l’entrepreneuriat équitable Avr04

Rahama Wright : l’entrepreneuriat équitable...

  Le 22 mars 2013, Rahama Wright a présenté son projet d’entrepreneuriat équitable à Dar America de Casablanca, pour faire connaitre l’action de son ONG, devant un public constitué essentiellement d’étudiants. Qandisha Magazwine est allé à la rencontre de cette entrepreneuse qui œuvre pour faire évoluer les coopératives en Afrique à travers son organisation, Shea Yeleen International. Lorsqu’on rencontre Rahama Wright, on est en admiration devant son dévouement et sa passion pour améliorer la situation des femmes rurales en Afrique de l’ouest. Au fur et à mesure de la discussion avec elle, on ressent cette énergie positive qu’elle transmet autour d’elle, ce sens de la dévotion pour un quotidien meilleur des femmes en Guinée, son pays d’origine, mais surtout la révolte qui la pousse à agir pour changer la donne : Shea Yeleen International estime que 66% du personnel derrière la production industrielle internationale sont des femmes. Elles contribuent à 50% de la production alimentaire dans le monde mais ne touchent en somme que 1% de bénéfices de leur labeur.   Shea Yeleen International : un pont entre acheteurs et producteur Pour Rahama Wright, cette quasi-absence de reconnaissance a plusieurs explications : structures patriarcales, absence d’outils qualifiant les femmes à avoir une autonomie entière et une dépendance financière, faibles infrastructures, faible niveau d’instruction. Cette situation une solution : au niveau des coopératives dans le monde rural, il n’existe pratiquement aucun lien entre producteurs et acheteurs à l’échelle de l’Afrique de l’ouest. Rahama Wright a voulu faire de Shea Yeleen ce pont liant acheteurs et productrices, créé en 2005 par ses propres moyens. Ce n’est plus un secret, le marché mondial du beurre de karité est saturé. On retrouve cette substance dans différentes gammes de produits de cosmétique et de bien-être. Mais combien de ses...

إفك الوسطية أو ميساء سلامة الناجي Avr02

إفك الوسطية أو ميساء سلامة الناجي...

إفك الوسطية أو ميساء سلامة الناجي Posté par Hanane Guennoun le 2 avr 2013 dans Focus | 67 commentaires Hanane Guennoun خرجت منذ فترة من حيث لا أحد يدري، أقبلت علينا بثوبٍ درامي، كمن يُريد أن يعيش و أن يُعاش معه « ريميك » لرائعة هرم السينما يوسف شاهين، فيلم « عودة الابن الضال ». لكن في الواقع، لا يهم من أين أتت و من تكون، بقدر مايهم أن أفهم حيثيات و أهداف جرمها المكتوب، الذي لا تمل من اقترافه في حق الحرية و المرأة و الفن و حتى في حق الإسلام نفسه. لا أحد يعي ماهية العلاقة الخفية المخفية بين ادعاء هاته الآنسة الدفاع عن الوسطية و الثورة لكرامة الدين، و بين العنف و الحث عليه، و سيوف الحيف التي تقفز من « مقالاتها » لتضرب رقاب قيم مهمة، أريقت من أجلها الدماء، و ذاقت في سبيلها شعوبٌ من القهر و الذل ألواناً. ما هي يا ترى الرسالة الكاملة السمو، التي تحملها « سيزيف » العصر الإسلامي الحديث على عاتقها؟ بعد متابعتي، على مضض، لانفعالات الميساء، التي غالباً ما تنجم عنها كتابات تدخل في عداد التطرّف الفكري، و العنف ضد الإنسانية، أظنني فهمت أن فريستها الوحيدة، و عدوها اللدود، ما هو إلا ذاتها كامرأة، و في جموع النساء تنتقم من نفسها لضحايا نجهل هويتهم. فتارة تأتي بالعفو و الخلاص لكل مختل جنسي بغيض، و ترمي بالمسؤولية أكملها على أم رأس القاصرات، قائلة أن في زواجهن أو تزويجهن خير كثير و سلام ,و تحصين لهن من الشهوات و إثمها، و من الخطيئة و عارها، و تارة أخرى تضرب عرض الحائط بمبادىء المساواة و الأحقية و العدالة المهنية المبنية على المؤهلات و الكفاءات، صارخة على أعلى الأسطح و بأعلى صوت، أن مكان المرأة و مآلها هو المنزل، مهما تعلمت و تكوّنت و فهِمت و علِمت. بل و ذهبت ربة الصون و العفاف إلى أبعد من...

Au bonheur des Bachelors Mar26

Au bonheur des Bachelors...

Au bonheur des Bachelors Posté par Bouchra El Azhari le 26 mar 2013 dans Eh ! | 6 commentaires Elle est loin, bien loin, l’époque des poèmes de Victor Hugo et des chansons d’Aznavour, où chaque rime, chaque mélodie et chaque syllabe étaient un vibrant hommage aux femmes. Elles étaient alors au cœur des convoitises et avaient le bénéfice de toutes les courtoisies. Hier, Brel fredonnait douloureusement, désespérément, farouchement « Ne me quitte pas ». Aujourd’hui, c’est le dicton « une de perdue, dix de retrouvées ! », qui prime ! Que s’est-il donc passé en ce 21ème siècle ? Ne cherchez pas bien loin, car il n’y a qu’a faire un tour d’horizon des émissions de téléréalité qui en divertissent plus d’un. Même vous. Allez avouez… Même si je ne me fixe que très rarement face au petit écran, je reconnais qu’il m’arrive des fois de regarder ce genre de supercheries, et même d’en rire. Nerveusement. Honteusement. Tristement ! Les plus drôles sont celles qui mettent en scène une farandole de pseudo « bons partis », prêt, voire pressés, de passer à la « casserole », dixit se caser, se marier. Bref, trouver leur moitié ! « Qui veut épouser mon fils ? », « Le Bachelor, le gentleman célibataire », pour n’en retenir que les françaises car du côté des ricains, c’est bien plus médiocre… Bref, en tout cas, la règle est la même : l’Homme doit sélectionner parmi une vingtaine de femmes l’élue de son cœur. Bien entendu, elles rivalisent toutes en beauté et en «intelligence» (dit-on), ce qui rend son choix «terriblement» cornélien. Et c’est bien là que réside tout le suspens de ce programme, ô combien… Absurde ! Non, vous ne rêvez pas. Il ne s’agit nullement d’un rituel...

Diplôme, boulot, mari ! Mar25

Diplôme, boulot, mari !...

  Lors d’un entretien d’embauche, une amie a eu droit à une question surprenante : « Envisagez-vous de vous marier dans les trois prochaines années ? ». Le RH rajoute : « Je vous pose cette question, car le poste est soumis à des astreintes et vous seriez amenée à travailler la nuit et certains weekends, bien évidemment pas tout le temps… ». Cet échange m’a fait réfléchir sur l’équilibre entre la vie de famille et l’évolution professionnelle. Pourrions-nous sacrifier quelques années de notre existence, pour s’imposer dans le monde du travail et booster rapidement notre évolution avant de réfléchir au mariage et aux enfants ? La femme marocaine a évolué au fil des décennies. On est passé d’une grand-mère qui n’a pas eu de scolarité et qui s’est consacrée à son mari et à ses enfants, à une mère cultivée, mariée jeune et qui a réussi à trouver un équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle, même si la balance penche en faveur de la famille. Enfin, on trouve les jeunes femmes de notre génération qui s’engagent dans des cursus universitaires assez longs, afin d’acquérir un diplôme, assurant ainsi un certain rang social ( ingénieur, médecin, docteur, avocate…). Jusque-là tout est normal, mais une fois le diplôme en poche, la jeune femme se lance dans un combat périlleux : « Chercher un travail », ou le vrai parcours du combattant au Maroc. Les plus chanceuses (ou les pistonnées) se trouvent une place dans le marché du travail et se consacrent au but ultime de leur existence : TROUVER UN MARI! Personne ne peut nier que l’aspiration à fonder une famille est jugée unanimement légitime. Toutefois, plusieurs questions me tracassent : Pourquoi s’engager dans de longues études sans chercher derrière à les...

Comment expliquer à mon père… Mar21

Comment expliquer à mon père…...

  Note pour le lecteur : Ce billet est un simple appel au secours ! Aujourd’hui mon père et moi avons eu un débat, un énième débat … Pardonnez moi, je corrige : Aujourd’hui mon père et moi avons eu une querelle, une énième querelle. Voilà c’est dit ! Tout a commencé quand nous étions entrain de papoter et nous nous sommes arrêtés au sujet d’un supposé héritage qu’une amie devrait recevoir. De la manière la plus spontanée au monde, j’ai exprimé mon regret quant au fait que cette amie n’aura que la moitié de ce que ses frères recevront, alors que de surcroît elle est dans le besoin car elle a toute une famille à charge. Si ce qui suit vous étonne, moi je ne suis plus étonnée. J’en ai même pris l’habitude au point de le trouver marrant des fois. Cependant, cela ne m’empêche pas de vouloir le partager, le but étant de trouver des réponses aux questions que j’exposerai plus bas. Un sexagénaire, pourtant lettré et trilingue. Mon père fait partie de ce type d’hommes qui ont évolué dans un environnement conservateur et conformiste par excellence et qui se battent pour que leur progéniture soit comme eux, réfléchisse comme eux ou plutôt « ne réfléchisse pas, comme eux !». Bref, il est comme une grande majorité des Marocains de la même génération. Revenant à ce qui peut étonner. Je résume. Mon indignation par rapport à l’inégalité que va subir mon amie en terme de revenu a engendré un torrent de «astaghferou llah, la 7awla wa la 9owata illa billah» et m’a value une mention spéciale «mécréante». Mon père a déduit de ma position que je voulais changer la religion, j’ai rétorqué que je n’en avais pas le désir ni aucune intention,...

Non, nous ne sommes pas des prostituées!...

  C’est l’histoire de cette jeune femme marocaine, âgée de 23 ans, invitée à un événement internationale aux Emirats Arabes Unis, qui une fois à l’ambassade de ce pays, on lui a refusé le visa car elle ne remplissait pas les conditions : à savoir l’âge (être âgée de plus que 25 ans) et l’état matrimoniale (mariée), ce que j’ai trouvé illogique. Quand j’ai cherché à comprendre quelles étaient les raisons de telles exigences, on m’a répondu qu’il y avait et qu’il y a beaucoup de prostituées marocaines dans ces pays du golf et que les responsables de ces derniers ont instauré ces conditions pour mettre fin à ce fléaux, le tout avec l’accord de notre pays, le Maroc. J’ai ressenti ce sentiment d’humiliation mélangé à la « 7ogra ». Est-ce que Marocaine est synonyme de prostituée ??????????? J’analyse ce qu’on vient de me faire découvrir, et je conclus que toute femme marocaine âgée de moins de 25 ans, célibataire, est soit prostituée soit prostituée en devenir. Mais que notre pays le confirme en acceptant de telles lois (!!!) franchement, j’ai envie de crier c’est quoi ça ???? Pourquoi ces préjugés sur la femme marocaine ? Pourquoi nos responsables ne font qu’accepter et confirmer ces préjugés, au lieu de nous défendre? Si notre pays est pour cette loi qui interdit aux femmes, âgées de moins de 25 ans et célibataires, de voyager dans certains pays, pour des raisons de tourisme, travail, études ou autres sous prétexte de prostitution, alors c’est grave ! Ce serait admettre que le Maroc est une pépinière de prostituées ! Ce qui est une insulte pour tout le peuple !!! Y’en a marre de cette étiquette de prostituée qu’ils nous colle à chaque fois qu’on parle ou qu’on bouge !...

« !نشدّك من « طبّونك » و نعلقك، هادشي اللي يصلاح لك »...

  يوم الخميس الماضي، وأنا أمشي متجهة إلى محطة القطار الرباط المدينة، قال لي شاب حين مروري أمامه: « نشدّك من طبّونك و نعلقك، هادشي اللي يصلاح لك« .1 1لم نكن لوحدنا، كان هناك رجال آخرون و قد سمعوا ما قيل. توقف قلبي عن النبض، و أحسست ببركان على وشك الإنفجار بذاخلي. التفتت و سألته: « معايا أخويا؟ ». رأيت باقي الشباب يشاهدون المنظر، يبتسمون، صامتين. « لا ماشي معاك » أجابني بإبتسامة عريضة، و نظراته تخترقني و تعريني من ملابسي .1 فكرت في القطار الذي كان من اللازم علي ركوبه كي أصل إلى موعدي بالدار البيضاء؛ فاستأنفت طريقي…1 لماذا هذا العنف و الكراهية تجاه شخص لا تعرفه، و الذي يمر أمامك في الشارع؟ ما الذي يجعل شابا يتقيأ أفكارا بهذه البشاعة و بكل راحة في الفضاء العام؟ كيف و أين أجد القوة لكي لا أكره هذا الشاب؟ و ما أصعب أن أحاول فهم ما الذي أوصله إلى قول جملة كهذه بدل الرد عليه بنفس العنف و العدوانية!1 « نشدك من طبّونك و نعلقك، هادشي اللي يصلاح لك. » هذه الجملة لا تفارق ذهني، تحدث بداخلي مزيج من الأحاسيس: الاستنكار،الغضب، الخوف، الحزن، الدّوخة!1 أمضيت ثلاث أيام أفكر في الجملة و معها الصورة التي وصفها لي هذا الشاب: التعلاق من جهازي التناسلي. بحثت على الأنترنيت لعلي أجد معنى لها، و أبحاثا قد تكون تطرقت لهذا الموضوع. حكيت هذه الواقعة لبعض الأصدقاء لعل اخراج هذا السم من ذاخلي قد يجعلي أرتاح. لكن لم ينفع شيء، لا زلت لا أفهم.1 لا أفهم كيف حصل هذا التحرش العنيف في وسط مدينة الرباط، أمام الملأ.1 لا أفهم كيف يمكن لي أن أثق في مجتمع لا يحميني قانونيا من هذا العنف العلني.1 …لا...

Non je ne zapperai pas! Mar19

Non je ne zapperai pas!...

  « Je t’attraperai par ton vagin et je te pendrai. C’est ce que tu mérites ». Pour ceux qui ont raté la phrase en arabe, c’est littéralement la traduction de la déclaration qui m’a été faite en pleine rue de Rabat et en plein jour. Entendre une telle phrase heurte votre « sensibilité »? Vous trouvez cette expression vulgaire? Si c’est le cas, vous avez raison de réagir, d’être insupportés. Mais attention, ne vous trompez pas de cible. Ne vous attaquez pas à la personne qui vous rapporte ces mots mais à celui qui les a proférés en plein public. La réaction qu’elle devrait créer est de souhaiter que cela ne se reproduise plus, et non pas d’en vouloir à la citoyenne qui rapporte ce qu’elle a enduré. Dans chacun de ces commentateurs bien-avisés qui me demandent, choqués, comment j’ose écrire de telles choses, je vois ce passant et ce spectateur qui assiste à mon harcèlement et à celui de toutes les femmes sans ouvrir la bouche, voire qui sourie devant la scène. Ce même spectateur intervient dès que j’ »ose » m’arrêter et interpeler mon agresseur. Ils accourent tous pour me dire: « ne fais pas attention à lui », « continue ta route et fais comme si de rien n’était », « ne lui réponds pas, ça peut mal finir », « tu as l’air d’une fille bien, d’une fille respectable, ne t’abaisses pas à son niveau », « s’il t’agresse, baisse les yeux et accélère le pas ». C’est à en créer bien des troubles psychologies! On t’agresse, mais tu dois faire semblant de n’avoir rien entendu, rien ressenti, pire tu dois garder tout ça pour toi. Car si tu le répètes, TU es vulgaire, TU n’es plus respectable. En...

L’émancipation économique de la femme : le grand recul Mar12

L’émancipation économique de la femme : le grand recul...

  C’est une conclusion accablante celle qui s’est dégagée de l’étude du Centre de recherche de HEM (CESEM) et de Carnegie Middle East Center sur les inégalités économiques entre les hommes et les femmes. Malgré les beaux discours de l’Etat, le taux de participation des femmes dans le marché du travail a dégringolé de 30% en 1999 à 25% en 2012. Cinq points de perdus malgré l’augmentation du nombre des filles dans les écoles; malgré toute la paperasse «genre» qui peuple les tiroirs des Ministères; malgré la Moudawana, l’INDH, le micro-crédit, et toutes ces politiques qui visent à sortir la femme de la précarité et la mettre sur le chemin de l’émancipation professionnelle. Le cadre législatif et la réalité du terrain sont dans un décalage désarmant. «Cela prouve que le temps juridique et le temps sociologique sont loin d’être synchronisés», expliquent l’écrivain Driss Ksikes, la sociologue Aicha Belarbi et l’économiste Lahcen Achy, initiateurs de cette étude. C’est d’autant plus désarmant que le travail, censé mettre la femme sur le chemin de l’émancipation sociétale, est en train de la pousser vers le bas, vers des activités précaires qui la maintiennent dans l’aliénation. À quoi servent alors les chiffres en augmentation sur le travail des femmes que nous sort le HCP, si l’objectif d’émancipation réel n’est pas réalisé? En effet, il est opportun de lire derrière ces statistiques qui donnent des résultats édulcorés et parfois très vicieux. Selon l’étude du Cesem et de Carnegie, 6 femmes sur 10 recensées en activité au niveau national sont dans le secteur agricole. Sur ces 6 femmes, seules 10,6% sont exploitantes agricoles, donc susceptibles d’avoir une certaine autonomie. C’est très peu. Ce qui est pire, c’est que les femmes qui travaillent dans le secteur agricole ont accédé au travail avant...

La vieille femme marocaine : une précarité dessinée par le patriarcat Mar11

La vieille femme marocaine : une précarité dessinée par le patriarcat...

  Le cercle des vieux marocains s’élargit ! Les études statistiques de l’HCP l’ont prouvé : D’ici 2050 ils seront (nous serons) 10 millions de personnes âgés dans le Royaume. Cette mutation de la société marocaine aggrave d’avantage la situation de la gent féminine : La vieille femme d’aujourd’hui était une jeune femme analphabète et totalement dépendante d’un mari beaucoup plus âgé qu’elle. La vieille femme d’aujourd’hui est donc généralement une veuve pauvre, vulnérable, perdue, probablement atteinte d’une maladie chronique et continue de dépendre de ses enfants, vu que sa maigre pension ne peut en aucun cas couvrir ses besoins. Une simple confrontation des avancés concernant l’autonomisation des femmes marocaines avec les études sociodémographiques démontrera qu’on est loin de mettre fin à cette situation désastreuse. Il parait que le patriarcat continue à s’imposer, continue à faire en sorte que les femmes finissent mal leurs vies ! Je ne comprends guère la myopie de nos politiciens vis-à-vis les retombées culturelles et éducatives sur les affaires économiques du royaume et le bien-être de ses citoyens. Pourquoi sont-ils incapables d’agir et d’accélérer un peu la vitesse des reconfigurations socioculturelles ? La réponse est assez claire : Le patriarcat reste beaucoup plus puissant que la volonté politique. Je dirai même que le patriarcat reste soutenu par une sorte de volonté politique d’un gouvernement piloté par des conservateurs. Le gouvernement promet de revoir la pension des veuves marocaines à la hausse : Elles toucheront 1000 Dhs… oui 1000 Dhs ! Mr Benkirane n’avait pas honte de le déclarer. Que voulez-vous qu’il fasse ? Tirer ces femmes par leurs mèches blanches pour qu’elles redeviennent jeunes, instruites et actives ? Il est plus judicieux de jeter un coup d’œil sur les taux de chômage, d’alphabétisation des jeunes marocaines d’aujourd’hui et tirer...

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